Plusieurs organisations syndicales proposent un salaire minimum d’embauche fixé à 360.000 Ar pour le secteur privé. Cette revendication marque une nouvelle tournure dans les discussions engagées avec le patronat dans le cadre des concertations tripartites pour l’année 2026.
En février dernier, un consensus semblait pourtant se dessiner autour d’un montant de 300.000 ariary, arrêté par le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Fivmpama et la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM). Ce seuil est aujourd’hui jugé insuffisant face à la hausse du coût de la vie, selon plusieurs syndicats
Le secrétaire général de l’alliance Randrana Sendikaly, Barson Rakotomanga, qui porte cette revendication, insiste sur la nécessité d’ajuster les salaires aux réalités économiques. L’amélioration du pouvoir d’achat devient une urgence dans un contexte marqué par la précarité persistante, soutient-il.
Les arguments avancés par les syndicalistes reposent sur des références internationales. En se basant sur les seuils de pauvreté établis par la Banque mondiale, ils estiment qu’un revenu permettant de s’éloigner de l’extrême pauvreté devrait atteindre un niveau supérieur à 400.000 ariary mensuels. Dans cette optique, le montant de 360.000 ariary est présenté comme un compromis minimal, visant à amorcer une revalorisation progressive des revenus.
Du côté du patronat, la prudence reste de mise. Si certaines organisations syndicales ont exprimé des réserves face à cette nouvelle proposition, elles ont néanmoins accepté de l’examiner. Le ministère du Travail, pour sa part, appelle à un compromis tenant compte à la fois des besoins des salariés et des capacités des entreprises. À ce stade, aucun accord définitif n’a encore été trouvé, retardant la validation du montant par le Conseil national du travail (CNT) et, par conséquent, l’élaboration du décret officiel.
En parallèle des négociations, la pression monte sur le terrain social. Le Randrana Sendikaly appelle à une mobilisation lors de la Journée internationale des travailleurs, le 1er mai prochain. Le rassemblement est prévu au départ des 67 Ha. Ce sera l’occasion pour les travailleurs de porter leurs revendications salariales et de rappeler leurs attentes en matière de droits sociaux, affirme Barson Rakotomanga. L’alliance Randrana Sendikaly qui a toujours défendu pour un salaire minimum à au moins un million d’ariary, entend maintenir la pression pour obtenir des avancées concrètes.
Faute d’entente entre les partenaires sociaux, les syndicats n’excluent pas de solliciter l’intervention de l’État pour trancher. Une perspective qui souligne l’importance des discussions en cours, alors que le niveau du salaire minimum pour 2026 reste encore incertain.
-----





Vos commentaires
Tout ça n’est que la façade, tout le monde sait que le salaire minimum n’est jamais respecté.
De la lavandiere à 150 000 ary en passant par la femme de ménage et le coursier, le salaire moyen reste bien bas.
Et comme il n’y a pas beaucoup d’embauche, les pauvres acceptent sans broncher l’aumône que les patrons leurs font.
La honte !
Répondre
salama djiaby
Entièrement d’ accord avec vous quand on a rien à manger on accepte n’ importe quoi !
Meme une heure de travail, une course, le moindre service !
Ces syndicats comme ceux à qui ils s’ adressent ne brassent que du vent !
Sur le port du Pirée ( géré à + de 50 % / les Chinois) quand ces syndicats se sont présentés , ils ont plus vite été reconduits que bien reçus, ici pas besoins de " syndicats " ( branleurs/ parasites) tout marche tres bien et ceux qui ont la chance d’ avoir un emploi en sont les plus satisfaits, circulez ya rien à voir !
Je vois déjà les embrayages se bousculer au portillon hurlant à tue tète : " FACHO ! "
Quand on voit le bilan de leurs Mozart : ils en redemandent ...
Sans besoin ( non plus ) de rajouter que cela ne fait absolument pas partie des prérogatives de "notre Colon" sensé expédier les affaires courantes en attendant la prochaine élection ?
La folie des grandeurs, aurait-elle touché aussi "notre Colon" ?
C’est complètement faux pour les sociétés déclarées, elles ne peuvent déroger au salaire minimum.
Mais c’est vrai, pour les particuliers qui ne déclarent pas leurs gens de maison.
Et pour les sociétés informelles.
Et vous ? Quel est le salaire de vos gens de maison ? Sont-ils déclarés ? Ont-ils un num Cnaps ?
J’ai hâte de vous lire.
HS
Le Mexique en 2025 avait fait baisser son taux de pauvreté de 24 %,
en.moins de six ans,
— à partir de deux axes :
1- en INVESTISSANT MASSIVEMENT dans le domaine "PRODUCTIF"...priorité pour une raffinerie et pour le ferroviaire (2.000km) .
2- INVESTIR DANS LE SOCIAL et éradiquer la précarité en CRIMINALISANT L’INFORMEL par de nouvelles lois contraignant les patrons à régulariser l’informel, donner une retraite et sécurité sociale, les sous traitants sont mis sous haute surveillance.
Ce qui dédit la pensée constante économique de la BM et du FMI ,
qui ne conçoivent que la croissance comme seule source de développement.
Les pays sous développés étant soumis aux mêmes règles
que les pays développés .....
........qui les exploitent
HS pour ceux la que cela intéressent...
? poir plus tard ?
Sachant pertinemment que ces mafieux dondrona n’en ont rien à faire....
Plus marrant le festival de tsapika a Tulear
que reconstruire Tamatave....
Répondre
La baisse est de 12% et non de 24% !..
« Claudia Sheinbaum avait en effet de quoi se réjouir : entre 2018 et 2024, la pauvreté au Mexique est passée d’environ 42 % à 29,6 % de la population. Plus de treize millions de personnes en sont sorties pendant les six années de la présidence de son prédécesseur, Andres Manuel Lopez Obrador, dit « AMLO » (Morena, gauche). Le seuil de pauvreté correspond à un revenu mensuel inférieur à 4 565 pesos (209 euros), et à 1 900 pesos pour l’extrême pauvreté, qui a, elle aussi, réduit, mais dans une moindre mesure (– 1,7 %), passant de 7 % à 5,3 % entre 2018 et 2024 ».
Source : lemonde.fr
avec mes excuses
exactement 12,80 %
avec l’économiste GERARDO ESQUIVEL
En effet source le monde du 28 août 2025
L’amélioration de l’éducation restant marginale.