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	<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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	<description>L'actualit&#233; &#224; Madagascar. Informations politiques, &#233;conomiques, sociales, culturelles et sportives. Tourisme, m&#233;t&#233;o, guides pratiques, dossiers et reportages.</description>
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		<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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		<title>S&#233;curisation des droits de propri&#233;t&#233; : antidote aux bidonvilles</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Securisation-des-droits-de,25234.html</link>
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		<dc:date>2020-01-06T00:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Mon, 06 Jan 2020 03:00:00 +0300</pubDate>

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		<description>
&lt;p&gt;Les planificateurs centraux de l'urbanisme partent du principe que les projets de logements informels ne sont que des bidonvilles anarchiques. Ce n'est pas vrai. Le probl&#232;me du logement informel est d&#251; en partie au manque de droits de propri&#233;t&#233; s&#233;curis&#233;s et transf&#233;rables. En effet, lorsqu'un logement, si petit soit-il, est construit, le propri&#233;taire h&#233;site &#224; l'am&#233;liorer. Toutes les am&#233;liorations, et la totalit&#233; du logement pourraient &#234;tre confisqu&#233;es au constructeur &#224; n'importe quel moment. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les planificateurs centraux de l'urbanisme partent du principe que les projets de logements informels ne sont que des bidonvilles anarchiques. Ce n'est pas vrai. Le probl&#232;me du logement informel est d&#251; en partie au manque de droits de propri&#233;t&#233; s&#233;curis&#233;s et transf&#233;rables. En effet, lorsqu'un logement, si petit soit-il, est construit, le propri&#233;taire h&#233;site &#224; l'am&#233;liorer. Toutes les am&#233;liorations, et la totalit&#233; du logement pourraient &#234;tre confisqu&#233;es au constructeur &#224; n'importe quel moment. Lorsque les droits de propri&#233;t&#233; sont enregistr&#233;s et s&#233;curis&#233;s, le parc de logements &#233;volue au fur et &#224; mesure que les propri&#233;taires am&#233;liorent leurs habitations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pauvres ont la capacit&#233; d'&#234;tre propri&#233;taires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nombreuses terres appartenant au gouvernement devraient &#234;tre allou&#233;es aux n&#233;cessiteux avec des parcelles de taille suffisante pour minimiser les risques d'incendie. De plus, les nouveaux propri&#233;taires de ces parcelles devraient avoir une forte garantie de protection de leur titre foncier et une totale libert&#233; de vendre tout ou partie de leur terrain s'ils le souhaitent. Ces parcelles attribu&#233;es ne devraient pas d&#233;pendre de mise en conformit&#233; des habitations, il faut laisser le propri&#233;taire libre. Un sans-abri avec un terrain peut construire une maison, mais un sans-abri sans parcelle ne peut rien faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'&#233;vidence, les plus pauvres dans le monde sont capables de se loger eux m&#234;mes. Tr&#232;s peu de pauvres dans le monde sont log&#233;s par d'autres. Le livre &#171; Freedom to Build &#187; fait justement valoir ce point, selon lequel &#171; &lt;i&gt;un tiers de la population mondiale se loge en autonomie, le plus souvent en l'absence d'aide gouvernementale&lt;/i&gt; &#187;. Les capacit&#233;s des pauvres ne sont pas seulement sous-estim&#233;es, mais &#233;touff&#233;es par la r&#233;glementation et le manque de terres. C'est pourquoi je pr&#233;conise la distribution de parcelles adapt&#233;es avec ou sans services. Si le terrain est s&#233;curis&#233; et cessible, les propri&#233;taires investiront dans le logement. Au fil du temps, le logement &#233;voluera et gagnera en valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux de recherche de Hernando de Soto sur le logement informel au P&#233;rou ont montr&#233; exactement le m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne. La menace d'expulsion r&#233;duit l'investissement dans le b&#226;timent lui-m&#234;me car il est fondamentalement inamovible. Au lieu de cela, &#171; &lt;i&gt;les op&#233;rateurs dans l'informel ont tendance &#224; investir dans des produits tels que des appareils &#233;lectrom&#233;nagers et des v&#233;hicules, qui sont mobiles, plut&#244;t que dans des articles fixes comme la tuyauterie, le drainage ou la toiture. Il n'est pas rare de trouver des voitures &#224; moteur, des t&#233;l&#233;viseurs et d'autres appareils dans des &#233;tablissements informels avec des b&#226;timents de mauvaise qualit&#233;. Il n'est donc pas surprenant qu'aucun investissement ne soit fait dans l'assainissement, ce qui a de graves cons&#233;quences pour le bien-&#234;tre de tous.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'impact de la propri&#233;t&#233; sur le comportement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les incitations &#224; la propri&#233;t&#233; changent le comportement humain. Les espaces publics, qui n'appartiennent &#224; personne, sont trait&#233;s avec irrespect tandis que les individus sont beaucoup plus prudents avec leur propre propri&#233;t&#233;. Les logements d&#233;tenus juridiquement en toute s&#233;curit&#233; seront mieux entretenus et am&#233;lior&#233;s au fil du temps. M&#234;me Colin Ward, un homme de gauche, le reconna&#238;t : &#171; &lt;i&gt;Le propri&#233;taire-occupant ch&#233;rit et am&#233;liore sa petite maison, bien qu'elle soit bien modeste par rapport &#224; un chef d'&#339;uvre architectural municipal pour lequel il ne manifeste aucun int&#233;r&#234;t parce qu'il n'est pas son bien &#224; lui. Les gens se soucient de ce qui leur appartient, de ce qu'ils peuvent modifier, alt&#233;rer, adapter &#224; l'&#233;volution des besoins et am&#233;liorer par eux-m&#234;mes. Ils doivent &#234;tre capables de fa&#231;onner leur environnement pour se l'approprier. Ils doivent en &#234;tre directement responsables&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colin Ward a abord&#233; un aspect important de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e : les impacts psychologiques que la propri&#233;t&#233; priv&#233;e a sur les propri&#233;taires. L'auteur John Turner note que les propri&#233;taires de logements informels ont trois avantages distincts par rapport &#224; ceux qui sont log&#233;s par l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Premi&#232;rement, dit-il, ils ont la libert&#233; de choisir eux-m&#234;mes dans quelle communaut&#233; ils vivront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Deuxi&#232;mement, ils ont la libert&#233; de budg&#233;tiser leurs propres ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Et enfin, ils ont la libert&#233; de fa&#231;onner leur propre environnement. Au lieu de se sentir impuissants. Les pauvres, qui ont la libert&#233; de se loger, ressentent une plus grande autonomisation, peut-&#234;tre pour la toute premi&#232;re fois de leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces avantages psychologiques combin&#233;s aux avantages &#233;conomiques de la propri&#233;t&#233; et la capacit&#233; de cr&#233;er une renaissance communautaire sont une r&#233;elle opportunit&#233;, un r&#233;el socle de progr&#232;s. &#201;tendre les avantages de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e aux pauvres et leur donner la libert&#233; de d&#233;velopper cette propri&#233;t&#233; et d'en r&#233;colter les b&#233;n&#233;fices est un moyen d'initier cette Renaissance tant esp&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;James Peron&lt;/strong&gt;, Pr&#233;sident du Moorfield Storey Institute et auteur de plusieurs livres, dont Exploding Population Myths et The Liberal Tide. Article initialement publi&#233; en anglais par la Free Market Foundation &#8211; Traduction r&#233;alis&#233;e par Libre Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Afrique : Comment forger l'esprit entrepreneurial des jeunes ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Afrique-Comment-forger-l-esprit,25154.html</link>
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		<dc:date>2019-11-22T02:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 22 Nov 2019 05:00:00 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;ducation est largement reconnue comme l'atout essentiel pour am&#233;liorer la stabilit&#233; et la paix dans toutes les soci&#233;t&#233;s. Cet outil puissant fournit aux individus les comp&#233;tences et la confiance n&#233;cessaires pour aider le monde et s'&#233;panouir de diff&#233;rentes mani&#232;res. Il donne &#224; la population les connaissances n&#233;cessaires pour stimuler la croissance &#233;conomique, r&#233;duire la pauvret&#233; et bien plus encore. &lt;br class='autobr' /&gt;
Fabrique de m&#233;diocrit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Malheureusement, la formation p&#233;dagogique n'est pas facilement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;ducation est largement reconnue comme l'atout essentiel pour am&#233;liorer la stabilit&#233; et la paix dans toutes les soci&#233;t&#233;s. Cet outil puissant fournit aux individus les comp&#233;tences et la confiance n&#233;cessaires pour aider le monde et s'&#233;panouir de diff&#233;rentes mani&#232;res. Il donne &#224; la population les connaissances n&#233;cessaires pour stimuler la croissance &#233;conomique, r&#233;duire la pauvret&#233; et bien plus encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fabrique de m&#233;diocrit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, la formation p&#233;dagogique n'est pas facilement accessible dans toute l'Afrique. Celle-ci pr&#233;sente un taux d'exclusion scolaire parmi les plus &#233;lev&#233;s au monde, tandis que ceux qui ont la chance de s'inscrire peuvent ne pas acqu&#233;rir les comp&#233;tences de base n&#233;cessaires pour entrer sur le march&#233; du travail mondial. Les environnements d'apprentissage m&#233;diocres, l'insuffisance de la technologie et du mat&#233;riel ne sont que quelques-uns des obstacles majeurs auxquels le syst&#232;me est confront&#233;. Cela cr&#233;e des environnements d'apprentissage m&#233;diocres qui ne peuvent pas inspirer les &#233;tudiants et les professeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que l'Afrique ne soit pas le seul continent confront&#233; &#224; ce type de probl&#232;mes, sa d&#233;mographie unique ajoute une couche d'urgence &#224; la situation. L'Afrique est le plus jeune continent du monde, avec 60% de sa population actuelle &#226;g&#233;e de moins de 25 ans. Les analystes pr&#233;voient que d'ici 2030, le nombre de jeunes africains (ceux &#226;g&#233;s de 15 &#224; 24 ans, tels que d&#233;finis par les Nations Unies) augmentera de 42%, et qu'ils repr&#233;sentent d&#233;j&#224; 19% de la population mondiale de jeunes. Les probl&#232;mes du syst&#232;me &#233;ducatif africain &#233;touffent des millions d'esprits brillants et d'entrepreneurs potentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'urgence de mettre &#224; niveau le syst&#232;me &#233;ducatif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me &#233;ducatif africain doit faire davantage pour s'assurer que les jeunes du continent soient pr&#233;par&#233;s aux exigences du monde professionnel &#224; la fin de leurs &#233;tudes. Il faut mettre un accent renouvel&#233; sur la technologie, les capacit&#233;s de communication et de collaboration et la pens&#233;e critique, sans perdre de vue le savoir-faire de base en mati&#232;re de calcul et d'alphab&#233;tisation n&#233;cessaire pour &#234;tre un membre productif de toute soci&#233;t&#233;. Dans le monde d'aujourd'hui ax&#233; sur les donn&#233;es, il est essentiel de comprendre les derniers d&#233;veloppements et plateformes technologiques pour quiconque souhaite entrer dans le monde des affaires. Les connaissances technologiques permettront aux jeunes entrepreneurs africains d'utiliser les outils et les programmes consid&#233;r&#233;s par beaucoup d'occidentaux comme allant de soi. M&#234;me des connaissances de base sur des programmes de tableurs peuvent faire toute la diff&#233;rence dans la carri&#232;re d'un jeune entrepreneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, on ne peut pas parler de technologie sans mentionner Internet. L'acc&#232;s au Web et sa compr&#233;hension peuvent ouvrir la porte &#224; des millions de clients potentiels et &#224; des opportunit&#233;s commerciales, transformant rapidement une entreprise locale en un conglom&#233;rat mondial. Les plateformes de m&#233;dias sociaux offrent &#233;galement des opportunit&#233;s de marketing gratuites qui manquent &#224; plusieurs Africains simplement parce qu'elles ne poss&#232;dent pas les connaissances n&#233;cessaires pour les utiliser efficacement. Avec l'acc&#232;s croissant au num&#233;rique et au mobile en Afrique, il est essentiel que les entrepreneurs africains puissent capitaliser sur cette r&#233;volution technologique &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ma&#238;trisent la communication seront en mesure de transmettre et de discuter de nouvelles id&#233;es avec des pairs, des mentors et, ce qui est peut-&#234;tre le plus important, des investisseurs. Beaucoup de jeunes professionnels des affaires oublient qu'il ne suffit pas d'avoir une bonne id&#233;e, il faut pouvoir la vendre. Cela signifie donner &#224; l'entreprise une voix pour qu'elle parle aux investisseurs. Mais la communication ne consiste pas seulement &#224; parler. Il s'agit &#233;galement d'&#233;couter et d'utiliser les informations pour collaborer et apprendre des autres. Un rapport de McKinsey a r&#233;v&#233;l&#233; qu'entre 2008 et 2010, les entreprises compos&#233;es d'&#233;quipes multidisciplinaires &#233;taient plus susceptibles de r&#233;ussir sur le plan financier. Les collaborateurs exp&#233;riment&#233;s seront en mesure de s'adapter &#224; des environnements plus ax&#233;s sur l'&#233;quipe, ce qui leur permettra d'accepter les critiques constructives tout en offrant leurs propres critiques, le cas &#233;ch&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, apprendre aux &#233;l&#232;ves &#224; penser de mani&#232;re critique par eux-m&#234;mes les encouragerait &#224; remettre en question le statu quo et &#224; devenir des preneurs de risques calcul&#233;s. L'entrepreneuriat est une activit&#233; risqu&#233;e. 20% des nouvelles entreprises &#233;chouent au cours de leur premi&#232;re ann&#233;e et seulement 50% survivent au cours de leur cinqui&#232;me ann&#233;e. Un entrepreneur qui r&#233;ussit doit &#234;tre capable de g&#233;rer ces risques avec le juste &#233;quilibre entre courage et humilit&#233;. Cela n&#233;cessite d'ignorer toute source de rumeurs, afin qu'ils puissent prendre une d&#233;cision &#233;clair&#233;e bas&#233;e uniquement sur les faits et les informations dont ils disposent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que nous soyons loin du but, des progr&#232;s ont &#233;t&#233; accomplis. Des pays tels que le Kenya et l'Afrique du Sud r&#233;examinent leurs syst&#232;mes &#233;ducatifs pour faire en sorte que les &#233;tudiants n'apprennent pas seulement &#224; lire et &#224; &#233;crire, mais aussi &#224; interagir dans le monde professionnel. Les innovations technologiques, telles que celles lanc&#233;es par The Click Foundation, le BookBox de QuickDo, Kio Kit et d'autres, permettent aux plus jeunes &#233;tudiants d'avoir acc&#232;s &#224; une technologie qui sera essentielle &#224; leurs progr&#232;s &#233;ducatif et professionnel. Bien s&#251;r, il reste encore du travail &#224; faire. Les d&#233;cideurs politiques &#224; travers le continent doivent faire leur part et aider &#224; cr&#233;er de nouvelles voies pour un meilleur apprentissage. Tous les &#233;l&#233;ments du syst&#232;me &#233;ducatif sont mis en &#339;uvre sur la base de leurs d&#233;cisions. Ils jouent donc un r&#244;le crucial dans la progression du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde d'aujourd'hui en rapide &#233;volution, un syst&#232;me d'enseignement fond&#233; sur la technologie, qui enseigne la communication, la collaboration et la pens&#233;e critique, est la pierre angulaire du parcours d'un entrepreneur en devenir. Les &#233;tablissements d'enseignement africains doivent faire davantage pour que ces comp&#233;tences soient inscrites dans l'esprit de leur population jeune afin d'assurer une croissance &#233;conomique positive dans les ann&#233;es &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Zandre Campos&lt;/strong&gt;, PDG de ABO Capital, Angola &#8211; Article initialement publi&#233; en anglais par Forbes &#8211; Traduction r&#233;alis&#233;e par Libre Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;https://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Eva Joly : &#171; Ils donnent 100, 120 millions aux dirigeants corrompus et moyennant quoi ils peuvent continuer &#224; piller le pays &#187;</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Entretien-avec-Eva-Joly-Ils,24998.html</link>
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		<dc:date>2019-09-07T02:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Sat, 07 Sep 2019 05:00:00 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;(Ecofin Hebdo) - Ic&#244;ne de l'anti-corruption, Eva Joly, a, au cours de sa carri&#232;re de juge d'instruction au p&#244;le financier du Palais de Justice de Paris, mis &#224; jour de nombreuses affaires dont la plus retentissante fut le r&#233;seau africain de corruption de la compagnie Elf. A son actif &#233;galement la mise en examen de Roland Dumas, alors pr&#233;sident de Conseil Constitutionnel fran&#231;ais, ou encore l'affaire Bernard Tapie contre le Cr&#233;dit Lyonnais. Eva Joly a &#233;galement conseill&#233; plusieurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Ecofin Hebdo) - Ic&#244;ne de l'anti-corruption, Eva Joly, a, au cours de sa carri&#232;re de juge d'instruction au p&#244;le financier du Palais de Justice de Paris, mis &#224; jour de nombreuses affaires dont la plus retentissante fut le r&#233;seau africain de corruption de la compagnie Elf. A son actif &#233;galement la mise en examen de Roland Dumas, alors pr&#233;sident de Conseil Constitutionnel fran&#231;ais, ou encore l'affaire Bernard Tapie contre le Cr&#233;dit Lyonnais. Eva Joly a &#233;galement conseill&#233; plusieurs gouvernements dans la lutte contre la corruption et la d&#233;linquance financi&#232;re internationale. En 2012, elle a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;e candidate &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle fran&#231;aise pour le parti Europe Ecologie Les Verts. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le mois pass&#233;, elle &#233;tait re&#231;ue &#224; Londres par l'ONG Tax Justice Network qui lui a remis un Prix pour sa contribution extraordinaire en faveur de la justice fiscale. Idriss Linge l'a rencontr&#233;e &#224; cette occasion. Entretien.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agence Ecofin : Votre plus grande bataille contre la corruption s'est d&#233;roul&#233;e en Afrique. Comment avez-vous men&#233; cette enqu&#234;te ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eva Joly&lt;/strong&gt; : C'&#233;tait une enqu&#234;te qui avait commenc&#233; de fa&#231;on assez modeste &#224; partir d'un dossier de la COB (le gendarme de la Bourse en France, NDLR), &#224; l'&#233;poque, concernant la soci&#233;t&#233; de textile BIDERMANN. Et j'ai d&#233;couvert assez rapidement qu'il y a avait de mouvements de fonds pas normaux et au bout d'une longue enqu&#234;te, j'ai pu d&#233;terminer que BIDERMANN avait b&#233;n&#233;fici&#233; d'un soutien tout &#224; fait anormal d'ELF. Et &#224; partir de l&#224;, on est partis en Afrique et j'ai pu ainsi &#233;tablir qu'il y avait tout un syst&#232;me de corruption et de b&#233;n&#233;fices indus. Donc, l'argent de Elf &#233;tait r&#233;parti : un peu retournait en Afrique mais beaucoup restait en France et servait pour les besoin propres des dirigeants, pour leurs femmes, leurs enfants, leurs maitresses, pour leur train de vie. Et c'est effectivement la plus grande enqu&#234;te anticorruption en Occident depuis la deuxi&#232;me guerre mondiale. Et ce qui est bien, c'est que nous avons pu la porter jusqu'au bout et que des gens ont &#233;t&#233; condamn&#233;s. 30 personnes ont &#233;t&#233; condamn&#233;es dans ce dossier. Mais c'&#233;tait la premi&#232;re fois qu'on mettait vraiment &#224; jour le r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AE : Que vous a appris cette enqu&#234;te sur l'Afrique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eva Joly&lt;/strong&gt; : On a montr&#233; comment des dirigeants africains, corrompus par l'argent d'ELF, personnellement, permettaient &#224; la France de s'enrichir au d&#233;triment des pays africains. &#199;a, c'&#233;tait tr&#232;s int&#233;ressant. Et cet aspect-l&#224; du dossier n'a pas &#233;t&#233; vraiment trait&#233;, je crois, alors qu'il y avait un mat&#233;riel qu'on pouvait utiliser scientifiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AE : Vous n'&#234;tes pas intervenue qu'en Afrique francophone. En Zambie, par exemple, qu'avez-vous d&#233;couvert ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eva Joly&lt;/strong&gt; : Oui, la Zambie, comme tous les pays miniers qui vivent de l'extraction des mati&#232;res premi&#232;res, ne re&#231;oit pas la juste part de cette rente naturelle qui est vraiment capt&#233;e par les multinationales qui utilisent tous les &#171; tricks in the book &#187;, notamment ils utilisent le tri des transferts au d&#233;triment des pays, que ce soit le Mali ou la Zambie. Ils utilisent les paradis fiscaux, comme Maurice pour la Zambie, et les b&#233;n&#233;fices r&#233;alis&#233;s ne vont pas dans les pays o&#249; ils pourraient &#234;tre tax&#233;s pour participer au d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui il faut cr&#233;er un registre mondial de biens qui permettrait de suivre qui est propri&#233;taire de quoi, partout &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, les chiffres que nous avions &#224; l'&#233;poque &#233;tait que la Zambie ne tirait que 50 millions de dollars de cette industrie alors que la valeur de l'exportation &#233;tait de l'ordre 3 milliards, donc c'&#233;tait vraiment une petite partie. En plus, il subventionnait l'&#233;lectricit&#233; n&#233;cessaire &#224; l'industrie mini&#232;re, sans compter l'usage des routes et autres&#8230; Et donc, c'est tout &#224; fait r&#233;voltant. Et la Norv&#232;ge dans le cadre de son projet d'aide au d&#233;veloppement a aid&#233; le gouvernement zambien &#224; modifier les contrats qui le liaient aux multinationales et le r&#233;sultat a &#233;t&#233; spectaculaire. &#199;a n'a malheureusement pas dur&#233; parce que le pr&#233;sident, qui &#233;tait anti-corruption et qui avait envie de ce programme (Michael Sata, NDLR), est mort et son successeur (Edgar Lungu, NDLR) est revenu dans les vieilles traditions...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AE : Comment ces chefs d'Etat peuvent-ils c&#233;der &#224; la tentation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eva Joly&lt;/strong&gt; : C'est tr&#232;s souvent parce qu'ils sont pay&#233;s, eux, &#224; titre personnel avec des fonds sur des comptes, pour la Zambie, &#224; Londres. C'est tr&#232;s peu cher pour les multinationales. Ils donnent 100, 120 millions aux dirigeants corrompus et moyennant quoi ils peuvent continuer &#224; piller le pays. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui il faut cr&#233;er un registre global de biens, mondial, qui permettrait de suivre qui est propri&#233;taire de quoi, partout, et ceci pour pour les pays en d&#233;veloppement, comme pour les pays d&#233;velopp&#233;s. Et &#231;a ce serait un progr&#232;s &#233;norme dans la lutte contre la corruption et aussi contre toute forme de criminalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AE : Apr&#232;s toutes ces ann&#233;es &#224; combattre la corruption en Afrique, voyez vous un progr&#232;s se dessiner ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eva Joly&lt;/strong&gt; : Non. Le grand malheur de l'Afrique, c'est aussi l'absence de qualit&#233; de ses dirigeants. Et c'est &#224; la soci&#233;t&#233; civile d'intervenir, c'est aussi de travailler sur la d&#233;mocratie et de faire en sorte que les dirigeants soient plus transparents, plus comptables envers la population. Et que cette mal&#233;diction s'arr&#234;te. Je pense qu'il y a une grande volont&#233;, une grande compr&#233;hension aujourd'hui dans les pays d&#233;velopp&#233;s du fait que nous devons laisser &#224; l'Afrique une plus grande partie de ses richesses. Nous sommes terriblement responsables de la situation au Mali.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Propos recueillis par Idriss Linge&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ecofin Hebdo n&#176;91&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Et si les Africains avan&#231;aient malgr&#233; leurs dirigeants ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Et-si-les-Africains-avancaient,24963.html</link>
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		<dc:date>2019-08-21T04:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 21 Aug 2019 07:00:00 +0300</pubDate>

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		<description>
&lt;p&gt;C'est sur le continent africain que l'on d&#233;nombre le plus grand nombre d'&#201;tats d&#233;faillants en 2019, selon le rapport de &#171; Fund for Peace &#187;. En effet, &#224; partir de plusieurs crit&#232;res qui comprennent notamment les in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques, les services publics, la pression d&#233;mographique et migratoire, on observe que 31 &#201;tats en Afrique sont consid&#233;r&#233;s comme fragiles et 23 comme d&#233;faillants. Dans un tel contexte, comment appr&#233;hender les politiques de d&#233;veloppement ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Et si l'&#201;tat ne fait pas sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est sur le continent africain que l'on d&#233;nombre le plus grand nombre d'&#201;tats d&#233;faillants en 2019, selon le rapport de &#171; &lt;i&gt;Fund for Peace&lt;/i&gt; &#187;. En effet, &#224; partir de plusieurs crit&#232;res qui comprennent notamment les in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques, les services publics, la pression d&#233;mographique et migratoire, on observe que 31 &#201;tats en Afrique sont consid&#233;r&#233;s comme fragiles et 23 comme d&#233;faillants. Dans un tel contexte, comment appr&#233;hender les politiques de d&#233;veloppement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et si l'&#201;tat ne fait pas sa part ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'ayant tous leurs sp&#233;cificit&#233;s, les pays africains partagent des similitudes. Si certains &#201;tats, comme la Somalie ou le Soudan, sont confront&#233;s &#224; des conflits arm&#233;s chaque jour plus meurtriers, d'autres font face &#224; des d&#233;fis &#171; moins meurtriers &#187; certes, mais non moins graves. Le constat reste le m&#234;me : chaque &#201;tat a de grandes difficult&#233;s &#224; subvenir aux besoins basiques de sa population et &#224; assurer son d&#233;veloppement durable et r&#233;silient. Les populations sont-elles condamn&#233;es &#224; attendre l'arriv&#233;e de dirigeants providentiels ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la population en Afrique continue d'accroitre &#224; vitesse grand V et constituera le quart de l'humanit&#233; en 2050. Les projections de la Banque mondiale indiquent que le continent africain concentrera en 2050 pr&#232;s de 90% des personnes vivant dans l'extr&#234;me pauvret&#233;. D'&#233;vidence, dans un tel contexte, la responsabilit&#233; du d&#233;veloppement de l'Afrique doit passer par la population qui devient la responsable &#171; par d&#233;faut &#187;. Ce n'est pas une t&#226;che facile dans un environnement o&#249; toutes les croyances convergent vers la toute-puissance de l'&#201;tat. Mais que faire si cet &#201;tat est fragile ou d&#233;faillant ? Tous les espoirs risquent s'effondrer et l'attentisme devient un crime. Ce n'est certes pas politiquement correct de le dire, mais la mauvaise gouvernance est plus mortelle que les guerres. Elle est le pire ennemi du d&#233;veloppement. Ainsi, l'avenir du continent se doit de reposer essentiellement sur sa population. C'est une question de survie et de dignit&#233;. La voie &#224; suivre repose sur un mod&#232;le de d&#233;veloppement dit &#171; &lt;i&gt;bottom-up&lt;/i&gt; &#187; c'est &#224; dire du bas vers le haut, venant de la population, et non de haut en bas via l'Etat. Comment ? Il peut s'agir de projets innovants men&#233;s par des populations avides de changement, d'autant que la facult&#233; d'innovation est un trait que l'on retrouve chez beaucoup de jeunes entrepreneurs en Afrique. Certaines personnes n'ont pas attendu l'arriv&#233;e de cet homme ou de cette femme providentiel(lle) &#224; la t&#234;te de leur pays et ont cr&#233;&#233; par elles-m&#234;mes des initiatives qui ont cr&#233;&#233; de la richesse pour leur pays tout en agissant positivement sur l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;veloppement &#171; made &#187; par les populations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auparavant, Manners Mukuwiri, ce Zimbabw&#233;en handicap&#233;, luttait au quotidien pour gagner sa vie et m&#234;me survivre, jusqu'&#224; ce qu'il d&#233;cide de transformer des d&#233;chets qu'il ramassait en art. Aujourd'hui, il en a fait son m&#233;tier car &#224; partir de cannettes et capsules usag&#233;es, il cr&#233;e des &#339;uvres d'art uniques reconnues et les vend &#224; prix forts &#224; des acheteurs internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Ghana, une initiative locale et inspirante, Ghana Bambou Bikes, men&#233;e par une jeune Ghan&#233;enne, Bernice Dapaah, permet &#224; la population d'acheter localement des v&#233;los en bambou. S'inscrivant dans une logique de d&#233;veloppement durable, ces v&#233;los robustes, &#233;cologiques et &#224; prix abordables, r&#233;duisent l'impact environnemental et favorise la cr&#233;ation d'emplois pour les populations rurales, notamment les femmes, particuli&#232;rement touch&#233;es par la pauvret&#233;. Cette id&#233;e innovante a d&#233;j&#224; s&#233;duit de nombreux jeunes entrepreneurs &#224; travers le continent et laisse percevoir un avenir meilleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la capitale nig&#233;rienne, l'acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation et son co&#251;t sont des probl&#232;mes r&#233;currents qui impactent de nombreuses familles. Afin d'apporter une solution, Alexander Akhigbe a d&#233;velopp&#233; un projet &#224; la fois environnemental et soci&#233;tal : le Recycle Pay Project . C'est la premi&#232;re fois en Afrique que des parents ont d&#233;sormais la possibilit&#233; de payer les frais de scolarit&#233; de leurs enfants avec des d&#233;chets plastiques. Plus il y en a, moins ils payent. Comme le pr&#233;cise l'initiateur de ce projet, &#171; &lt;i&gt;Les bouteilles en plastique ne sont plus vues comme un simple d&#233;chet mais comme une solution&lt;/i&gt; &#187;. Ainsi, cette initiative r&#233;pond &#224; une logique &#233;ducative pertinente sur les plans sociaux et environnementaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans un quartier de Dar es salaam en Tanzanie, Christian Hafidh Mwijage, entrepreneur de 32 ans, s'est lanc&#233; un d&#233;fi ambitieux et inspirant : recycler toutes sortes de d&#233;chets plastiques pour les convertir en bois d'&#339;uvre synth&#233;tique afin de prot&#233;ger l'&#233;cosyst&#232;me en r&#233;duisant la d&#233;forestation tout en faisant vivre des communaut&#233;s de villageois. C'est un pari r&#233;ussi car aujourd'hui Christian est directeur de la start-up Eco Act Tanzania. Des collectes sont r&#233;guli&#232;rement organis&#233;es &#224; travers la capitale, et en fonction du poids, les habitants re&#231;oivent en &#233;change soit une somme d'argent, soit la possibilit&#233; d'obtenir une couverture sant&#233; dont peu de familles pauvres disposent. Christian Hafidh Mwijage ne veut pas s'arr&#234;ter l&#224; et aspire &#224; d&#233;barrasser l'environnement de plus de 100 000 tonnes de d&#233;chets plastiques destin&#233;s &#224; remplacer le bois et le m&#233;tal. Cet objectif permettra de prot&#233;ger 250 hectares de for&#234;t et de pr&#233;venir l'&#233;mission de 2500 tonnes de CO2 dans l'atmosph&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en &#233;tant en harmonie avec l'environnement, ces quatre projets illustrent parfaitement ce mod&#232;le de d&#233;veloppement dit &#171; bottom-up &#187; qui d&#233;montre l'importance d'innover sans forc&#233;ment attendre l'intervention de l'&#201;tat. La bonne nouvelle est que, selon la Banque mondiale, le continent africain est celui o&#249; les femmes ont le plus l'esprit de l'entreprenariat. C'est donc un terreau favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un exemple &#224; suivre : la l&#233;gende du colibri&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promotion d'initiatives locales et originales est l'un des seuls moyens d'assurer le d&#233;veloppement du continent. Prenons comme exemple, la l&#233;gende am&#233;rindienne du colibri, ce petit oiseau qui allait chercher quelques gouttes d'eau avec son bec pour les jeter sur l'immense feu qui ravageait la for&#234;t. Son action provoqua un agacement de la part des autres animaux qui, terrifi&#233;s, observaient impuissants le d&#233;sastre. Un tatou demanda alors au colibri : &#171; &lt;i&gt;Colibri ! Tu n'es pas fou ? Ce n'est pas avec ces goutes d'eau que tu vas &#233;teindre le feu ! &lt;/i&gt; &#187;. Le colibri lui r&#233;pondit : &#171; &lt;i&gt;Je le sais, mais je fais ma part.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette l&#233;gende s'av&#232;re &#234;tre source d'inspiration pour toute la population en Afrique, moteur r&#233;el du d&#233;veloppement. Chacun a le potentiel de faire sa part pour fuir la pauvret&#233;. Chaque action a son importance. Cette part peut para&#238;tre insignifiante mais il n'en est rien puisque c'est l'engagement g&#233;n&#233;ral et la somme de toutes les actions qui importent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian Hafidh Mwijage, fondateur et directeur de Eco Act Tanzania, l'a bien compris et pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt;Je vois le monde pleurer face au changement climatique mais tout le monde devrait jouer un r&#244;le dans les r&#233;ponses &#224; y apporter ; peu importe l'importance de son impact. On ne devrait pas pleurer. Face au changement climatique on devrait agir&lt;/i&gt;. &#187; Ces propos sont encore plus vrais lorsque l'&#201;tat ne joue pas son r&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Davoine&lt;/strong&gt;, &#233;tudiante &#224; King's College London, MA in International Conflict Studies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Taxer les riches : une id&#233;e fausse bonne id&#233;e</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Taxer-les-riches-une-idee-fausse,24908.html</link>
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		<dc:date>2019-07-25T01:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Thu, 25 Jul 2019 04:00:00 +0300</pubDate>

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		<description>
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, un petit groupe de milliardaires na&#239;fs fait la queue pour r&#233;clamer d'accro&#238;tre la pression fiscale sur les super riches. Na&#239;fs, car ils &#233;num&#232;rent toute une liste de probl&#232;mes qu'ils pensent pouvoir r&#233;soudre avec cette hausse des imp&#244;ts. Tout cela rappelle l'histoire de l'aide &#233;trang&#232;re en Afrique. Comment expliquer cela ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les milliardaires sont de brillants r&#234;veurs qui croient dur comme fer que plusieurs probl&#232;mes peuvent &#234;tre r&#233;solus automatiquement avec de l'argent. Ils (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, un petit groupe de milliardaires na&#239;fs fait la queue pour r&#233;clamer d'accro&#238;tre la pression fiscale sur les super riches. Na&#239;fs, car ils &#233;num&#232;rent toute une liste de probl&#232;mes qu'ils pensent pouvoir r&#233;soudre avec cette hausse des imp&#244;ts. Tout cela rappelle l'histoire de l'aide &#233;trang&#232;re en Afrique. Comment expliquer cela ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les milliardaires sont de brillants r&#234;veurs qui croient dur comme fer que plusieurs probl&#232;mes peuvent &#234;tre r&#233;solus automatiquement avec de l'argent. Ils soutiennent que cela pourrait alimenter les investissements &#233;conomiques, financer les soins de sant&#233; et r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s. En d'autres termes, cet imp&#244;t suppl&#233;mentaire apporterait tout ce que l'aide &#233;trang&#232;re allait apporter &#224; l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que fait l'&#201;tat l'argent des imp&#244;ts ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; pr&#233;sent, le gouvernement am&#233;ricain a d&#233;j&#224; confisqu&#233; des milliards de dollars d'imp&#244;ts. Pourtant, tous les probl&#232;mes que les politiciens ont promis qu'ils allaient r&#233;soudre restent sans solution. En quoi le gouvernement central am&#233;ricain d&#233;pense-t-il ces milliards de dollars ? Ils financent des camps d'internement pour les r&#233;fugi&#233;s fuyant la violence en Am&#233;rique centrale, violences directement li&#233;es &#224; la guerre am&#233;ricaine contre la drogue. Un &#233;norme pourcentage des imp&#244;ts am&#233;ricains finance les guerres et l'expansionnisme militaire. Il paie pour les drones qui bombardent des cibles civiles dans la pr&#233;tendue guerre contre le terrorisme. Il sert &#224; ce que les services de police proposent de nouvelles m&#233;thodes pour surveiller les Am&#233;ricains, ce qui permet de subventionner des soci&#233;t&#233;s de plusieurs milliards de dollars. Il finance la Federal Drug Administration (FDA), qui &#171; cart&#233;lise &#187; le march&#233; des produits pharmaceutiques et fait grimper les prix &#224; des niveaux encore plus &#233;lev&#233;s que ce qu'ils seraient sur un march&#233; libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les exc&#232;s des pr&#233;sidents sur le dos de l'aide&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que les politiciens d&#233;pensent l'argent. Les solutions de r&#234;ve annonc&#233;es pour justifier les taxes sont rarement mises en &#339;uvre au-del&#224; de certaines d&#233;penses symboliques. Le r&#233;gime de Robert Mugabe au Zimbabwe s'est joint &#224; la file d'attente pour obtenir une aide &#233;trang&#232;re et a fourni toutes sortes d'arguments allant dans le sens de l'aide des pauvres. Dans la pratique, l'argent de l'aide &#233;trang&#232;re servait &#224; Mugabe pour des voyages de luxe en Angleterre o&#249; il profitait du shopping chez Harrods. Lorsque son peuple a manifest&#233; contre la corruption, il a eu recours &#224; l'aide &#233;trang&#232;re pour financer la r&#233;pression polici&#232;re de ses opposants. &#192; un moment donn&#233;, ils ont utilis&#233; des v&#233;hicules fournis par le gouvernement britannique pour arr&#234;ter des manifestants, parmi lesquels un cousin de la reine Elizabeth II. Asger Pilegaard, alors chef de la d&#233;l&#233;gation de l'UE au Zimbabwe, a admis : &#171; L'aide humanitaire financ&#233;e par les contribuables europ&#233;ens n'est pas re&#231;ue par les personnes &#224; qui elle &#233;tait initialement destin&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'aide &#233;trang&#232;re a permis &#224; Mobutu du Za&#239;re d'accumuler une fortune de 10 milliards de dollars. L'aide accord&#233;e au seigneur de guerre somalien Siad Barre a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour acheter des armes. Mengistu en &#201;thiopie a utilis&#233; les fonds de donateurs pour contraindre des opposants &#224; quitter leurs terres et un responsable de son gouvernement s'est vant&#233; : &#171; Il est de notre devoir de d&#233;placer les paysans s'ils sont trop stupides pour agir par eux-m&#234;mes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me en Afrique du Sud, l'aide destin&#233;e &#224; financer la lutte contre le sida a &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233;e pour financer un faux film de sensibilisation sur le SIDA (Sarafina II). Le film a &#233;t&#233; &#224; peine vu par quelques personnes. Il a pourtant consomm&#233; 20% du budget de la lutte contre le SIDA pour cette ann&#233;e. Cela a permis d'acheter plut&#244;t un autobus de luxe que le producteur peut utiliser, mais elle n'a gu&#232;re contribu&#233; &#224; r&#233;duire les infections de Sida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un bureaucrate &#233;thiopien n'a montr&#233; que du m&#233;pris pour son peuple. Il avait d&#233;clar&#233; qu'il devait les commander car ils sont trop stupides pour mener leur propre vie. C'est le probl&#232;me de ces tentatives de r&#233;solution des probl&#232;mes par des moyens politiques. Les motivations des politiciens sont compl&#232;tement en d&#233;calage avec les motivations n&#233;cessaires &#224; la r&#233;solution des probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour &#224; la raison : donner aux vrais b&#233;n&#233;ficiaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces milliardaires am&#233;ricains pourraient facilement financer les soins de sant&#233; sans qu'aucune loi ne soit adopt&#233;e. S'ils veulent donner 3% de leur capital &#224; un h&#244;pital, personne ne les en emp&#234;che. L'H&#244;pital de recherche pour enfants St. Jude offre des soins de sant&#233; gratuits &#224; tous. Il est financ&#233; par des dons priv&#233;s. Ces milliardaires pourraient certainement s'adresser aux exploitants de St. Jude et leur offrir un fonds de dotation pour ouvrir plusieurs autres h&#244;pitaux. L'argent servirait alors &#224; financer les soins de sant&#233; et il est certain qu'ils ne serviraient pas &#224; financer des frappes de drones. S'ils veulent &#233;largir l'acc&#232;s &#224; l'enseignement sup&#233;rieur, ils pourraient faire ce que le Berea College du Kentucky a fait. Berea a mis en place un fonds de dotation d'une valeur de 1,2 milliard de dollars. Les int&#233;r&#234;ts sur capital obtenus offrent un enseignement gratuit &#224; tous les &#233;tudiants de Berea. Si vous voulez cr&#233;er des emplois, aidez les employeurs &#224; embaucher de nouveaux travailleurs et &#224; se d&#233;velopper. Si vous souhaitez am&#233;liorer les conditions de vie des personnes, donnez-leur la propri&#233;t&#233; de leurs logements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vraie solution est de faire confiance aux gens. Les solutions &#171; par le bas &#187; fonctionnent beaucoup mieux que les solutions bureaucratiques &#171; d'en haut &#187;, souvent truff&#233;es de corruption et de gaspillage. L'Afrique du Sud verse des milliards de rands &#224; des entreprises d'&#201;tat en faillite qui reviennent chaque ann&#233;e pour demander davantage. L'approche de la gestion politique ne fonctionne pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces milliardaires am&#233;ricains devraient rechercher des &#339;uvres de bienfaisance dignes de ce nom et diriger leur aide vers les centaines de millions de personnes qui en ont r&#233;ellement besoin. En s'&#233;vertuant &#224; confier leurs fonds &#224; des politiciens, il est &#233;vident qu'ils agissent &#224; l'encontre des objectifs qu'ils souhaitent atteindre &#224; travers une hausse d'imp&#244;ts .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;James Peron&lt;/strong&gt;, Pr&#233;sident de l'Institut Moorfield Storey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Intimidations, viols, violences, meurtres&#8230; : ces exactions qui salissent l'industrie mini&#232;re</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Intimidations-viols-violences,24900.html</link>
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		<dc:date>2019-07-22T03:30:00Z</dc:date>

      <pubDate>Mon, 22 Jul 2019 06:30:00 +0300</pubDate>

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&lt;p&gt;(Ecofin Hebdo) - Chaque ann&#233;e, des dizaines de personnes meurent dans le monde en tentant de d&#233;fendre leurs terres, leurs environnements. Activistes, militants, et m&#234;mes journalistes subissent des violences, re&#231;oivent des menaces de mort, sont assassin&#233;s, pour s'&#234;tre dress&#233;s contre des exploitations mini&#232;res cens&#233;es am&#233;liorer leurs vies. Si la question est peu &#233;voqu&#233;e, elle n'en demeure pas moins importante dans cette course &#224; l'exploitation des ressources naturelles o&#249;, souvent, les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;(Ecofin Hebdo) - Chaque ann&#233;e, des dizaines de personnes meurent dans le monde en tentant de d&#233;fendre leurs terres, leurs environnements. Activistes, militants, et m&#234;mes journalistes subissent des violences, re&#231;oivent des menaces de mort, sont assassin&#233;s, pour s'&#234;tre dress&#233;s contre des exploitations mini&#232;res cens&#233;es am&#233;liorer leurs vies. Si la question est peu &#233;voqu&#233;e, elle n'en demeure pas moins importante dans cette course &#224; l'exploitation des ressources naturelles o&#249;, souvent, les populations locales ne p&#232;sent rien face &#224; des enjeux industriels et financiers consid&#233;rables.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;velopper une mine dans un pays, les compagnies mini&#232;res ont besoin de plusieurs permis accord&#233;s par les autorit&#233;s. Et de plus en plus, elles oeuvrent pour obtenir &#171; &lt;i&gt;le permis social d'op&#233;rer&lt;/i&gt; &#187;, c'est &#224; dire le consentement et la coop&#233;ration des populations locales. C'est lorqu'elles n&#233;gligent ce permis, o&#249; qu'elles peinent &#224; l'obtenir, que les choses se g&#226;tent et peuvent parfois virer au cauchemar.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Le r&#233;cent cas malgache&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A Madagascar, l'actualit&#233; mini&#232;re est marqu&#233;e par les manifestations et protestations contre le d&#233;veloppement, par la compagnie australienne Base Resources, du projet de sables min&#233;raux Toliara. Lesdites protestations, qui durent depuis des ann&#233;es, ont pris de l'ampleur en mars dernier lorsque la soci&#233;t&#233; a publi&#233; une &#233;tude de pr&#233;faisabilit&#233; qui a pr&#233;sent&#233; les nombreux avantages du d&#233;veloppement de Toliara pour le pays. Le projet devrait ainsi, selon les estimations, rapporter plus de 900 millions de dollars en termes d'imp&#244;ts directs et redevances &#224; l'Etat malgache, contribuer annuellement &#224; hauteur de plus de 200 millions $ au PIB de l'&#238;le et cr&#233;er 3800 emplois. Base Resources a indiqu&#233; que le projet pourrait entrer en production fin 2021, suffisant pour raviver l'ire des d&#233;tracteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est inacceptable qu'il y ait des &#233;trangers, qui viennent chez nous pour piller notre richesse ! Cette terre, elle est &#224; nous ! Quand le peuple malgache coupe les arbres, on lui tombe dessus en disant &#034;ah non ! Protection de la for&#234;t ! Fais attention, c'est pas bien !&#034; Mais quand il y a des multinationales avec des bulldozers, la radioactivit&#233;, des d&#233;versements chimiques, l&#224;, plus rien ! Mais ils sont o&#249; les WWF, les Madagascar National Parks, et toutes les ONG internationales ?! C'est pas dangereux &#231;a ?!&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;non&#231;ait Th&#233;o Rakotovao, chanteur originaire de la zone impact&#233;e, dans des propos relay&#233;s par RFI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#171; Quand le peuple malgache coupe les arbres, on lui tombe dessus en disant &#034;ah non ! Protection de la for&#234;t ! Fais attention, c'est pas bien !&#034; Mais quand il y a des multinationales avec des bulldozers, la radioactivit&#233;, des d&#233;versements chimiques, l&#224;, plus rien ! &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;claration &#224; elle seule traduit les principales objections mises en avant par ceux qui s'opposent au d&#233;veloppement du projet, des questions de droits fonciers aux impacts environnementaux et sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nil novi sub sole&lt;/i&gt; &#187; a-t-on l'habitude de dire dans ce genre de cas (rien de nouveau sous le soleil), les protestations contre les exploitations mini&#232;res sont monnaie courante. Cependant, si le gouvernement reste trop passif et qu'aucun processus de dialogue n'est instaur&#233;, la situation peut rapidement d&#233;g&#233;n&#233;rer. En mai, la police malgache a arr&#234;t&#233; des habitants du district de Toliara apr&#232;s une manifestation durant laquelle des &#233;quipements et objets appartenant &#224; la soci&#233;t&#233; ont &#233;t&#233; d&#233;truits et incendi&#233;s. Les habitants seront finalement lib&#233;r&#233;s en juin, mais condamn&#233;s &#224; six mois de prison avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;200 d&#233;fenseurs de l'environnement assassin&#233;s en 2016, et le secteur minier en pole position&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2016, dans un rapport intitul&#233; &#171; &lt;i&gt;Defenders of the Earth&lt;/i&gt; &#187; (D&#233;fenseurs de la Terre), l'ONG Global Witness a indiqu&#233; que 200 d&#233;fenseurs de l'environnement, des activistes aux populations indig&#232;nes, ont &#233;t&#233; tu&#233;s dans le monde, un record.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2002, ann&#233;e &#224; partir de laquelle l'organisation a commenc&#233; par recenser les assassinats, c'est le chiffre le plus &#233;lev&#233; qu'elle a enregistr&#233;. Global Witness a indiqu&#233; que 33 personnes sont mortes en 2016 en luttant contre l'exploitation des mines, faisant du secteur, le plus meurtrier, devant l'industrie agroalimentaire, l'exploitation foresti&#232;re, le braconnage et les barrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Global Witness a indiqu&#233; que 33 personnes sont mortes en 2016 en luttant contre l'exploitation des mines, faisant du secteur, le plus meurtrier, devant l'industrie agroalimentaire, l'exploitation foresti&#232;re, le braconnage et les barrages.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La bataille pour la protection de la plan&#232;te s'intensifie rapidement et son prix se compte en vies humaines (&#8230;) alors que de plus en plus de gens n'ont pas d'autres options que de s'opposer au vol de leurs terres et la d&#233;t&#233;rioration de leur environnement&lt;/i&gt; &#187;, commente l'organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A en croire l'ONG, ces chiffres ne seraient que la partie &#233;merg&#233;e de l'iceberg, car tous les d&#233;c&#232;s ne sont pas enregistr&#233;s. La plupart des assassinats concernent l'Am&#233;rique latine, qui compte pour 60% des cas. Ils visent essentiellement des populations indig&#232;nes. Mais cette violence s'&#233;tend. En 2015, 16 pays &#233;taient concern&#233;s contre 24 un an plus tard, y compris des pays d&#233;velopp&#233;s comme l'Australie ou les &#201;tats-Unis qui sont aussi touch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et une ann&#233;e plus tard, la situation ne s'est pas am&#233;lior&#233;e. Pour s'&#234;tre oppos&#233; &#224; des projets miniers, forestiers ou agro-industriels, au moins 207 personnes ont &#233;t&#233; tu&#233;es en 2017, un nouveau record. En Afrique, sur 19 meurtres (12 en RDC), 17 &#233;taient li&#233;s &#224; du braconnage ou des activit&#233;s mini&#232;res ill&#233;gales. Global Witness n'a not&#233; aucune traduction en justice, &#171; &lt;i&gt;signe d'une culture d'impunit&#233; et d'inaction du gouvernement &#224; l'&#233;gard des activistes environnementaux&lt;/i&gt; &#187;. En dehors des gouvernements, l'ONG accuse &#233;galement les compagnies et les investisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;Green Blood&lt;/i&gt; &#187;, des journalistes r&#233;duits au silence pour avoir enqu&#234;t&#233; sur les &#171; exactions &#187; des compagnies mini&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ils ont r&#233;duit des journalistes au silence. Pas leur enqu&#234;te&lt;/i&gt; &#187;, c'est ainsi que commence la s&#233;rie d'enqu&#234;tes &#171; Green Blood &#187; r&#233;alis&#233;es par r&#233;seau de journalisme d'investigation Forbidden Stories et publi&#233;es en juin 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;40 journalistes de 30 m&#233;dias diff&#233;rents y compris les journaux fran&#231;ais Le Monde et britannique The Guardian. Les enqu&#234;tes racontent comment des journalistes investiguant sur les violences et les d&#233;g&#226;ts environnementaux se trouvent pris en &#233;tau entre les gouvernements r&#233;pressifs et les compagnies mini&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier volet des enqu&#234;tes portant sur la Tanzanie, la soci&#233;t&#233; britannique Acacia Mining, dont la compagnie m&#232;re n'est autre que Barrick, le leader mondial de l'industrie aurif&#232;re, est accus&#233;e d'exactions dans sa mine North Mara. Suite &#224; la privatisation de la mine, les habitants de la r&#233;gion se sont retrouv&#233;s priv&#233;s de terre sans indemnisation et le site serait devenu le th&#233;&#226;tre de confrontations constantes et parfois sanglantes entre ces habitants, les gardes de s&#233;curit&#233; et la police. Ces confrontations sont dues au fait que les locaux - parfois arm&#233;s de machettes - s'introduisent &#224; l'int&#233;rieur de la mine &#224; la recherche de granules d'or dans les st&#233;riles et au bord du bassin de r&#233;sidus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;J'ai vu beaucoup de gens se faire tirer dessus, certains &#224; c&#244;t&#233; de moi. On entrait dans un groupe et on courait s'ils nous voyaient. Nous entendions le lendemain qui &#233;tait mort. La police d&#233;pose les corps &#224; l'ext&#233;rieur des maisons&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt;, d&#233;clare un habitant relay&#233; par The Guardian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des cas de meurtres, de viols, la mine est &#233;galement accus&#233;e de polluer les eaux de la r&#233;gion &#224; travers &#171; &lt;i&gt;une fuite d'eau contamin&#233;e d'un barrage-r&#233;servoir de r&#233;sidus miniers&lt;/i&gt; &#187;. Les journalistes qui d&#233;cident d'enqu&#234;ter sur le sujet sont victimes d'intimidations et de menaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On dirait que lorsqu'un journaliste fait son travail, il devient un ennemi. S'il enqu&#234;te trop sur les puissants et leurs m&#233;faits, il s'attire des ennuis, le journal ferme et il doit affronter de longues proc&#233;dures judiciaires&lt;/i&gt; &#187;, t&#233;moigne Jabir Idrissa, un journaliste tanzanien qui a travaill&#233; sur le dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres volets portent sur la mort myst&#233;rieuse d'un p&#234;cheur qui accusait Solway, une entreprise de mine de ferronickel de polluer le lac Izabal. Egalement sur le journaliste Jagendra Singh, qui enqu&#234;tait en Inde sur un trafic de sable, et qui a &#233;t&#233; br&#251;l&#233; vif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre enjeux &#233;conomiques et bien-&#234;tre des populations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans plusieurs pays africains, on assiste &#224; des manifestations contre le d&#233;veloppement de projets miniers pour des questions fonci&#232;res ou environnementales, lesquelles protestations sont finalement &#233;cart&#233;es au profit des retomb&#233;es &#233;conomiques. Cependant, dans la plupart des cas, l'exploitation des ressources n'am&#233;liore pas la vie des populations, syndrome d&#233;fini comme la &#171; &lt;i&gt;mal&#233;diction des mati&#232;res premi&#232;res&lt;/i&gt; &#187;. Ainsi, malgr&#233; les grandes richesses du sous-sol de la RDC, les Congolais restent parmi les plus pauvres du monde. Dans la m&#234;me lign&#233;e, on peut citer des pays comme le Niger et son uranium, ou le Nig&#233;ria et son p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sur, toutes les compagnies mini&#232;res ne sont pas &#224; mettre dans le m&#234;me sac, certaines d'entre elles d&#233;veloppent m&#234;me de larges programmes sociaux et environnementaux dans leurs zones d'intervention. Mais ensemble, elles disposent d'une telle puissance &#233;conomique qu'elles pourraient largement r&#233;guler leur propre secteur, arbitrer les conflits, fixer des limites et les faire respecter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une perte de confiance en l'industrie mini&#232;re qui s'accro&#238;t au fil des ann&#233;es. Pour r&#233;tablir cette confiance, les compagnies doivent prouver qu'elles suivent le rythme du changement, en passant de &#171; &lt;i&gt;transformateurs de salet&#233;s&lt;/i&gt; &#187; en &#171; &lt;i&gt;constructeurs &#233;minents de capital &#233;conomique et social&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;conise le cabinet international PwC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Louis-Nino Kansoun&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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<item xml:lang="fr">
		<title>L'illusion de la &#171; putsch-th&#233;rapie &#187; en Afrique</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/L-illusion-de-la-putsch-therapie,24681.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/L-illusion-de-la-putsch-therapie,24681.html</guid>
		<dc:date>2019-03-28T03:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Thu, 28 Mar 2019 06:00:00 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;La derni&#232;re tentative de coup d'&#233;tat en date du 7 janvier 2019 au Gabon a ramen&#233; le d&#233;bat sur une pratique qui pendant toute la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle s'&#233;tait presque impos&#233;e comme &#171; mode normal &#187; d'accession au pouvoir en Afrique. Dans un environnement africain o&#249; la d&#233;mocratie et l'alternance peinent encore &#224; s'imposer comme r&#232;gles du jeu politique, l'Afrique serait-elle toujours en proie &#224; l'illusion de la &#171; putsch-th&#233;rapie &#187; ? Quelles transformations politiques vertueuses seraient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La derni&#232;re tentative de coup d'&#233;tat en date du 7 janvier 2019 au Gabon a ramen&#233; le d&#233;bat sur une pratique qui pendant toute la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle s'&#233;tait presque impos&#233;e comme &#171; mode normal &#187; d'accession au pouvoir en Afrique. Dans un environnement africain o&#249; la d&#233;mocratie et l'alternance peinent encore &#224; s'imposer comme r&#232;gles du jeu politique, l'Afrique serait-elle toujours en proie &#224; l'illusion de la &#171; putsch-th&#233;rapie &#187; ? Quelles transformations politiques vertueuses seraient &#224; m&#234;me de pacifier la vie politique en Afrique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le putsch comme arbitre institutionnel du jeu politique africain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale le coup d'&#233;tat ou putsch s'entend par l'usage de la force dans l'accession au pouvoir politique au sein d'un Etat, soit par action militaire, soit par une action populaire civile, entrainant le renversement ill&#233;gal des dirigeants en place. Les &#233;tudes des auteurs Jonathan Powell et Clayton Thyne recensent 475 coups d'&#233;tat dans le monde, dont un plus grand nombre en Afrique. Depuis 1950 l'Afrique aura &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre d'un total de 204 putschs, dont 104 &#233;chou&#233;s, 100 r&#233;ussis, et 139 complots en vue de coups d'&#233;tat. Entre 1960 et 1982 pr&#232;s de 90% des 45 Etats ind&#233;pendants d'Afrique noire a connu l'exp&#233;rience d'un coup d'Etat, en faisant un v&#233;ritable m&#233;canisme &#171; institutionnel &#187; d'alternance politique. De 1960 &#224; 1999 il y a eu entre 39 et 42 coups d'&#233;tat par d&#233;cennie, alors que pour la d&#233;cade 2010 seuls 16 sont enregistr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le putsch comme &#171; th&#233;rapie politique &#187; s'est impos&#233; comme un mode &#171; quasi normal &#187; d'alternance. Le cas de la R&#233;publique Centrafricaine est suffisamment &#233;loquent &#224; ce propos. Ce pays ind&#233;pendant depuis le 14 ao&#251;t 1960 a connu pas moins de 5 coups d'&#233;tat. Alors que l'&#233;lection libre peine &#224; s'imposer comme dans bon nombre d'Etats africains &#224; la m&#234;me &#233;poque, le coup d'&#233;tat devient l'ultime arbitre d'un jeu politique scl&#233;ros&#233; o&#249; les acteurs ne veulent ni attendre leur tour, ni passer la main. La putsch-th&#233;rapie s'est impos&#233;e malheureusement comme r&#233;gulateur politique paradoxal. Une dynamique quasi identique est observable au Burkina Faso entre 1966 et 2015. Le Burkina &#233;tant d'ailleurs le pays africain avec le plus grand nombre de putsch r&#233;ussis, soit sept, tandis que le Soudan d&#233;tient le record du plus grand nombre cumul&#233; de coups d'&#233;tat, soit 14 au total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Putsch-th&#233;rapie ou le mythe de la &#171; d&#233;mocratie bott&#233;e &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'une transition politique &#171; vertueuse &#187; impos&#233;e de force par le duo &#171; treillis-bottes &#187; a fait son chemin. Alain Antil notait &#224; ce sujet qu'on ne peut pas dire que tous les putschs sont mauvais. Dans l'histoire, certains ont &#233;t&#233; opportuns. Les exemples du Ghana sous Jerry Rawlings ou d'un Mali r&#233;invent&#233; sous Amadou Toumani Tour&#233; sont forts r&#233;v&#233;lateurs. Cependant, le mythe de &#171; l'Etat garnison &#187; ou &#171; Etat caserne &#187; va vite se heurter &#224; ses propres limites, les exemples pr&#233;c&#233;dents s'av&#233;rant tr&#232;s souvent n'&#234;tre que l'arbre qui cache la for&#234;t. M&#234;me la D&#233;claration d'Alger de 1999 par laquelle les Chefs d'Etat et l'Union Africaine se sont inscrits contre cette pratique des putschs n'y aura rien chang&#233;, vu que m&#234;me le pr&#233;sident en exercice de l'Union Africaine en 2019, l'Egyptien Al Sissi, est lui-m&#234;me issu d'un coup d'&#233;tat de 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Impact des putschs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traditionnellement, les coups d'&#233;tat n'ont conduit qu'&#224; une appropriation priv&#233;e (famille, clan, ethnie, parti unique) et renti&#232;re du pouvoir. Les promesses r&#233;volutionnaires de transformation et de rupture ayant motiv&#233; l'action initiale s'effondrent rapidement. C'est la th&#233;orisation de &#171; l'Etat butin de guerre &#187; dont l'avenir s'articule entre d&#233;pe&#231;age et d&#233;liquescence. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, le sous-d&#233;veloppement de l'Afrique, l'absence de diversification des &#233;conomies, sont dus aux coups d'Etat. La sp&#233;cialisation renti&#232;re dans les mati&#232;res premi&#232;res ou les ressources extractives a rapidement &#233;t&#233; &#233;rig&#233; en mod&#232;le entre les mains de seigneurs de guerre au Lib&#233;ria, en Sierra Leone, au Nigeria sous Sani Abacha, au Burkina Faso, en Guin&#233;e, en Lybie, en Somalie et en RDC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour un renforcement du r&#244;le du Parlement dans la vie politique africaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, Raymond Carr&#233; de Malberg rappelait qu'il n'y a pas de place dans le droit constitutionnel pour une th&#233;orie juridique des coups d'Etat. Aussi pour sortir de cette pratique, l'urgence est au dialogue et &#224; une augmentation du r&#244;le des Parlements pour un minimum de consensus. L'impact des Parlements varie certes d'un pays &#224; un autre mais l'une des forces du continent r&#233;side dans l'organisation communautaire forte qui demeure un socle solide de r&#233;silience et de d&#233;veloppement &#224; ne pas n&#233;gliger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La poign&#233;e de main historique au Kenya entre les &#171; fr&#232;res &#187; ennemis (Uhuru Kenyatta et Odinga), la diplomatie de paix du premier ministre &#233;thiopien Abiy Ahmed dans la Corne de l'Afrique, ou encore la transition observ&#233;e en R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo entre les pr&#233;sidents Kabila et Tshisekedi, sont autant de r&#233;v&#233;lateurs du pouvoir du dialogue, pour taire &#224; jamais le pouvoir des armes et de la violence dans les dynamiques politiques africaines. La putsch-th&#233;rapie ne peut se substituer &#224; une concurrence saine afin de promouvoir une alternance pacifique et in fine consolider la d&#233;mocratie en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alexe Kitio Kenfack&lt;/strong&gt;, Doctorant en Relations internationales et &#233;tudes strat&#233;giques, Universit&#233; de Gazi-Ankara, Turquie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Prosp&#233;rit&#233; en Afrique : Maurice donne la recette</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Prosperite-en-Afrique-Maurice,24532.html</link>
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		<dc:date>2019-01-18T02:30:00Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 18 Jan 2019 05:30:00 +0300</pubDate>

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&lt;p&gt;Selon le dernier rapport annuel sur la libert&#233; &#233;conomique dans le monde (EFW), le rang de l'Afrique du Sud en mati&#232;re de libert&#233; &#233;conomique s'est consid&#233;rablement d&#233;t&#233;rior&#233;, passant de la 46&#232;me position en 2000 &#224; la 110&#232;me cette ann&#233;e. L'&#206;le Maurice quant &#224; elle troque d&#233;sormais la 8&#232;me place du classement g&#233;n&#233;ral contre sa 26&#232;me position en 2000. Si l'Afrique du Sud avait suivi la voie mauricienne et renforc&#233; le niveau de libert&#233; &#233;conomique, les Sud-Africains seraient aujourd'hui en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon le dernier rapport annuel sur la libert&#233; &#233;conomique dans le monde (EFW), le rang de l'Afrique du Sud en mati&#232;re de libert&#233; &#233;conomique s'est consid&#233;rablement d&#233;t&#233;rior&#233;, passant de la 46&#232;me position en 2000 &#224; la 110&#232;me cette ann&#233;e. L'&#206;le Maurice quant &#224; elle troque d&#233;sormais la 8&#232;me place du classement g&#233;n&#233;ral contre sa 26&#232;me position en 2000. Si l'Afrique du Sud avait suivi la voie mauricienne et renforc&#233; le niveau de libert&#233; &#233;conomique, les Sud-Africains seraient aujourd'hui en meilleure sant&#233;, plus riches et plus heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'&#233;conomiste britannique James Meade s'est rendu &#224; Maurice en 1960, il en a conclu que son avenir &#233;tait peu prometteur. Apr&#232;s, il a re&#231;u un prix Nobel d'&#233;conomie, en 1977, et le petit pays insulaire mauricien a montr&#233; au monde que de sombres pr&#233;dictions &#233;conomiques ne correspondent pas forc&#233;ment &#224; la r&#233;alit&#233;, en particulier lorsqu'il s'agit d'un peuple &#224; fort esprit entrepreneurial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice a connu une transformation &#233;conomique remarquable, passant d'une &#233;conomie &#224; faible revenu bas&#233;e sur l'agriculture, &#224; un pays diversifi&#233; &#224; revenu moyen-sup&#233;rieur qui attire des investissements &#233;trangers consid&#233;rables. Plus pr&#233;cis&#233;ment, Maurice a opt&#233; pour la consolidation de la libert&#233; &#233;conomique en lib&#233;ralisant son &#233;conomie, reconnaissant qu'il s'agissait de la meilleure voie pour g&#233;n&#233;rer la prosp&#233;rit&#233; future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Duo libert&#233; &#233;conomique et recul de la pauvret&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des objectifs cl&#233;s de l'indice EFW est d'&#233;tablir s'il existe un lien entre la libert&#233; &#233;conomique, la croissance &#233;conomique et la richesse. Les conclusions du rapport confirment sans ambigu&#239;t&#233; que la libert&#233; &#233;conomique est &#233;troitement li&#233;e &#224; la prosp&#233;rit&#233; et &#224; la croissance : les pays &#233;conomiquement libres ont tendance &#224; se d&#233;velopper plus rapidement et &#224; &#234;tre plus prosp&#232;res. Les pays du quartile sup&#233;rieur du classement de libert&#233; &#233;conomique ont un PIB moyen par habitant de 40 376 dollars, contre 5 649 dollars pour les pays du quartile inf&#233;rieur. Dans le quartile sup&#233;rieur, le revenu moyen des 10% les plus pauvres &#233;tait de 10 660 dollars, contre 1 345 dollars pour les plus pauvres du quartile inf&#233;rieur. Il est int&#233;ressant de noter que le revenu moyen des 10% les plus pauvres des pays les plus &#233;conomiquement libres est presque le double de celui des pays les moins libres. Cela montre que la libert&#233; &#233;conomique profite &#224; tout le monde, aussi bien les pauvres que les riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'impact de la libert&#233; &#233;conomique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes vivant dans les pays les plus libres peuvent &#233;galement esp&#233;rer vivre beaucoup plus longtemps, avec une esp&#233;rance de vie moyenne de 79,5 ans, contre 64,4 ans dans le quartile inf&#233;rieur. Plusieurs autres indicateurs sont meilleurs dans les pays &#233;conomiquement libres que dans ceux qui ne disposent pas de libert&#233; &#233;conomique. Par exemple, les libert&#233;s politiques et civiles sont consid&#233;rablement plus &#233;lev&#233;es dans les pays &#233;conomiquement libres que dans les pays non libres. L'&#233;galit&#233; du genre est plus grande dans les pays &#233;conomiquement libres ; et les niveaux de bonheur y sont aussi plus &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les progressions faramineuses de Maurice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1990, Maurice avait un PIB moyen par habitant de 7 387 dollars et une esp&#233;rance de vie moyenne de 69,4 ans. En revanche, l'Afrique subsaharienne avait un PIB moyen par habitant de 9 696 dollars et une esp&#233;rance de vie moyenne de 62,1 ans. &#192; partir des ann&#233;es 1990, pour &#233;viter le d&#233;clin &#233;conomique, Maurice a connu d'importants changements qui ont n&#233;cessit&#233; des r&#233;formes radicales dans la politique gouvernementale et des adaptations rapides de la part du monde des affaires. La mani&#232;re dont les d&#233;fis ont &#233;t&#233; relev&#233;s a montr&#233; la r&#233;silience du peuple mauricien et a permis de mieux comprendre les facteurs qui ont amen&#233; certains commentateurs &#224; qualifier la performance de l'&#233;conomie du pays au cours des derni&#232;res ann&#233;es de &#171; miracle mauricien &#187;. C'est ainsi, qu'en 2017, le PIB r&#233;el moyen par habitant de Maurice &#233;tait de 20 293 dollars (soit une augmentation de 175%) et l'esp&#233;rance de vie moyenne &#233;tait plus longue de cinq ans (74,4 ans). En Afrique subsaharienne, le revenu r&#233;el par habitant a augment&#233; de 27% pour atteindre 12 295 dollars et l'esp&#233;rance de vie moyenne a augment&#233; d'un maigre 0,7 ans pour atteindre 62,8 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ramakrishna Sithanen, vice-Premier ministre mauricien et ministre des Finances et du D&#233;veloppement &#233;conomique, a d&#233;crit la situation &#233;conomique dans les termes suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous sommes confront&#233;s &#224; un probl&#232;me tr&#232;s simple : nous sommes comme un patient malade et qui doit prendre des m&#233;dicaments, peut-&#234;tre pour un certain temps. Le patient veut aller mieux, il n'aime pas &#234;tre malade, mais il ne veut peut-&#234;tre pas prendre le m&#233;dicament. &#192; un moment donn&#233;, nous devons prendre le m&#233;dicament &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement sud-africain doit reconna&#238;tre qu'il a le pouvoir de r&#233;former directement l'&#233;conomie nationale et d'adopter des politiques susceptibles d'accro&#238;tre la croissance et de r&#233;duire la pauvret&#233;. Alors que le reste du monde s'achemine vers une libert&#233; &#233;conomique et des libert&#233;s civiles accrues, l'Afrique du Sud suit la trajectoire oppos&#233;e. Cela se refl&#232;te dans le d&#233;clin spectaculaire de la croissance &#233;conomique et dans des taux de ch&#244;mage toujours &#233;lev&#233;s, avec pr&#232;s de 10 millions de personnes au ch&#244;mage et sans aucun espoir de trouver un emploi, et sans savoir pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique du Sud manque d'institutions favorables &#224; la libert&#233; &#233;conomique qui incluent les fondamentaux : libert&#233; de choix personnel, &#233;change volontaire, libert&#233; de concurrence et s&#233;curit&#233; des droits de propri&#233;t&#233;. Sans le renforcement de ces libert&#233;s centrales, il est difficile de d&#233;finir comment l'Afrique du Sud pourra se d&#233;velopper et devenir plus prosp&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jasson Urbach&lt;/strong&gt;, analyste pour The Free Market Foundation &#8211; Article initialement publi&#233; en anglais par la Free market Foundation &#8211; Traduction r&#233;alis&#233;e par Libre Afrique &#8211; Le 16 janvier 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les Parlements abandonnent leur mission de contr&#244;le</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Les-Parlements-abandonnent-leur,24474.html</link>
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		<dc:date>2018-12-18T03:01:00Z</dc:date>

      <pubDate>Tue, 18 Dec 2018 06:01:00 +0300</pubDate>

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&lt;p&gt;Dans toute d&#233;mocratie digne de ce nom, le Parlement est cens&#233; contr&#244;ler l'ex&#233;cution du budget de l'&#201;tat via la loi de r&#232;glement. Celle-ci est l'une des trois types de lois de finances (initiale, rectificative) qui, &#224; la fin de chaque exercice, permet d'arr&#234;ter le montant effectif des d&#233;penses et des recettes de l'&#201;tat et le r&#233;sultat financier qui en d&#233;coule. Autrement dit, c'est un bilan qui permet aux parlementaires d'appr&#233;cier la conformit&#233; de l'ex&#233;cution au projet budg&#233;taire qu'ils ont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans toute d&#233;mocratie digne de ce nom, le Parlement est cens&#233; contr&#244;ler l'ex&#233;cution du budget de l'&#201;tat via la loi de r&#232;glement. Celle-ci est l'une des trois types de lois de finances (initiale, rectificative) qui, &#224; la fin de chaque exercice, permet d'arr&#234;ter le montant effectif des d&#233;penses et des recettes de l'&#201;tat et le r&#233;sultat financier qui en d&#233;coule. Autrement dit, c'est un bilan qui permet aux parlementaires d'appr&#233;cier la conformit&#233; de l'ex&#233;cution au projet budg&#233;taire qu'ils ont vot&#233; initialement. Cette loi de r&#232;glement est-elle effective dans nos contr&#233;es africaines ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le vote tardif de la loi de r&#232;glement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre pertinente, la loi de r&#232;glement doit intervenir assez rapidement car un contr&#244;le effectu&#233; des ann&#233;es apr&#232;s l'ex&#233;cution du budget n'aura aucun sens. C'est la raison pour laquelle dans la majorit&#233; des pays, elle doit &#234;tre adopt&#233;e un an au plus tard apr&#232;s l'ex&#233;cution du budget. Le temps est ainsi laiss&#233; au gouvernement pour collecter les donn&#233;es &#224; soumettre au Parlement et &#224; la Cour des comptes pour &#233;mettre un avis. Malheureusement, en Afrique, pendant longtemps la loi de r&#232;glement a &#233;t&#233; vot&#233;e avec un d&#233;calage de plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre d'illustration, au S&#233;n&#233;gal, la loi de r&#232;glement pour 2001 a &#233;t&#233; vot&#233;e en 2010 ; en C&#244;te d'Ivoire, la loi de r&#232;glement pour 2004 a &#233;t&#233; vot&#233;e en 2012 ; au B&#233;nin, celle pour 2007 a &#233;t&#233; vot&#233;e en 2013 ; et au Togo, celle pour 2010 a &#233;t&#233; vot&#233;e en 2015. Notons que dans de telles situations, la responsabilit&#233; est souvent partag&#233;e. Soit le gouvernement ne produit pas les projets de loi de r&#232;glement dans les d&#233;lais, soit le rapport de la Cour des comptes qui doit les accompagner se fait attendre. Mais, m&#234;me lorsque le Parlement est en possession de tous les documents n&#233;cessaires &#224; l'examen du projet de loi de r&#232;glement, il n'en fait pas toujours une priorit&#233;. C'est ainsi que, transmis au Parlement nig&#233;rien le 7 septembre 2011 avec tous les documents requis, le projet de loi de r&#232;glement pour 2007 n'a finalement &#233;t&#233; vot&#233;e que le 13 d&#233;cembre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'av&#232;nement des directives de l'UEMOA de 2009, un int&#233;r&#234;t nouveau pour cette loi est affirm&#233;. Les Etats, pour rattraper leur retard, ont proc&#233;d&#233; &#224; un &#171; vote par paquet &#187; de ces lois. En C&#244;te d'ivoire, les lois de r&#232;glement de la p&#233;riode 2004-2010 ont &#233;t&#233; vot&#233;es en une seule s&#233;ance le 23 juillet 2012. Egalement au Niger, c'est le 13 d&#233;cembre 2012 que l'Assembl&#233;e Nationale a adopt&#233; tous les projets de loi de r&#232;glement de la p&#233;riode 2007-2009. S'il est vrai que ce vote &#171; en batterie &#187; des projets de loi de r&#232;glement s'imposait aux Etats qui voulaient se mettre &#224; jour, il n'en demeure pas moins qu'une telle d&#233;marche enl&#232;ve toute port&#233;e au contr&#244;le effectu&#233; par les d&#233;put&#233;s qui sont amen&#233;s &#224; exp&#233;dier lesdites lois. Aujourd'hui, des efforts sont faits par les Etats pour rendre r&#233;gulier le vote de la loi de r&#232;glement, mais d'autres obstacles emp&#234;chent un v&#233;ritable contr&#244;le de l'ex&#233;cution du budget.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'incomp&#233;tence technique des d&#233;put&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par son contenu, la loi de r&#232;glement est un document comportant des concepts, chiffres et tableaux dont la compr&#233;hension n'est pas toujours facile pour les Parlementaires. Peu outill&#233;s face &#224; l'arsenal de concepts comptables et financiers contenus dans le projet de loi de r&#232;glement et les documents qui l'accompagnent, les Parlementaires se fient au rapport de la Commission des Affaires Economiques et Financi&#232;res du Parlement qui est cens&#233;e faire une pr&#233;sentation plus simplifi&#233;e du projet de loi de r&#232;glement. Si ce rapport fait par un d&#233;put&#233; pour les d&#233;put&#233;s est en th&#233;orie un examen critique, il ne l'est pas en r&#233;alit&#233; car il se borne plut&#244;t &#224; reprendre dans leurs grandes lignes les projets de loi de r&#232;glement tels qu'ils arrivent du gouvernement. Ainsi, ne pouvant v&#233;rifier la fiabilit&#233; des informations contenues dans lesdits projets et dans les rapports de la cour des comptes, et ne disposant pas d'autres moyens d'information &#224; leur disposition, les Parlementaires adoptent &#224; l'unanimit&#233; et sans r&#233;serve les lois de r&#232;glement en faisant totalement confiance au juge des comptes. Le peu de temps consacr&#233; &#224; l'examen des projets de loi de r&#232;glement et le peu de d&#233;bat lors des travaux en disent long sur le manque de technicit&#233; de nos d&#233;put&#233;s d&#233;pourvus de l'assistance d'experts pouvant leur expliquer les questions de finances publiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un contr&#244;le paralys&#233; par le fait majoritaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le fait majoritaire se traduit par l'existence d'une majorit&#233; de parlementaires favorable &#224; la politique mise en &#339;uvre par le gouvernement. C'est cette situation qui pr&#233;vaut dans tous nos Etats ouest africains o&#249; le gouvernement dispose d'une majorit&#233; plus que confortable au sein de l'h&#233;micycle. L'ex&#233;cutif et le l&#233;gislatif &#233;tant l'&#233;manation du m&#234;me parti et repr&#233;sentant la m&#234;me base, les Parlementaires sont enti&#232;rement soumis, d&#233;vou&#233;s et incapables d'&#233;mettre la moindre critique au gouvernement. Or, l'essence du contr&#244;le r&#233;side dans la possibilit&#233; de contester les vues du gouvernement. Cette &#233;ventualit&#233; est hypoth&#233;tique dans la mesure o&#249; la discipline du parti impose aux Parlementaires d'approuver les actions gouvernementales peu importe leur pertinence. Fort de cette r&#233;alit&#233;, le contr&#244;le de l'ex&#233;cution du budget se trouve compromis. En t&#233;moigne le faible usage des proc&#233;dures des questions &#233;crites et orales ou encore celle de la commission d'enqu&#234;te que peuvent d&#233;clencher &#224; tout moment les d&#233;put&#233;s pour s'assurer de la bonne ex&#233;cution du budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de tout ce qui pr&#233;c&#232;de, il convient, pour un r&#233;el contr&#244;le de l'action gouvernementale, de renforcer les capacit&#233;s techniques des d&#233;put&#233;s et des fonctionnaires parlementaires en mati&#232;re de finances publiques, imposer plus de rigueur et de c&#233;l&#233;rit&#233; dans l'&#233;laboration des lois de r&#232;glement. Sans oublier qu'il serait indispensable de renforcer l'opposition parlementaire en consolidant institutionnellement son statut et la dotant de moyens, car c'est bien plus &#224; travers elle que le contr&#244;le de la d&#233;pense publique pourrait devenir plus effectif.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
ZAKRI Bl&#233; Damonoko Anicet,&lt;/strong&gt; Master en Droit public, Universit&#233; Catholique de l'Afrique de l'Ouest (UCAO-UUA), Abidjan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article en collaboration avec le projet&lt;a href=&#034;&#034;&gt;www.librafrique.org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Afrique du Sud : Stop au renflouement des entreprises publiques d&#233;faillantes !</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Afrique-du-Sud-Stop-au,24442.html</link>
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		<dc:date>2018-12-04T04:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Tue, 04 Dec 2018 07:00:00 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		



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&lt;p&gt;Le dicton humoristique : &#171; La folie, c'est de faire toujours la m&#234;me chose et s'attendre &#224; un r&#233;sultat diff&#233;rent. &#187;, est souvent attribu&#233; &#224; Albert Einstein, mais ce n'est pas lui qui l'a dit. Ce n'est pas non plus la d&#233;finition de la folie, mais elle d&#233;crit un trait que nous pourrions appeler fou. Nous avons tendance &#224; r&#233;p&#233;ter les erreurs du pass&#233; en esp&#233;rant que cette fois-ci nos &#171; bonnes intentions &#187; suffiront &#224; changer les r&#233;sultats. &lt;br class='autobr' /&gt;
La spirale de la dette infructueuse &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce dicton (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dicton humoristique : &#171; &lt;i&gt;La folie, c'est de faire toujours la m&#234;me chose et s'attendre &#224; un r&#233;sultat diff&#233;rent.&lt;/i&gt; &#187;, est souvent attribu&#233; &#224; Albert Einstein, mais ce n'est pas lui qui l'a dit. Ce n'est pas non plus la d&#233;finition de la folie, mais elle d&#233;crit un trait que nous pourrions appeler fou. Nous avons tendance &#224; r&#233;p&#233;ter les erreurs du pass&#233; en esp&#233;rant que cette fois-ci nos &#171; bonnes intentions &#187; suffiront &#224; changer les r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La spirale de la dette infructueuse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce dicton d&#233;crit la politique du gouvernement sud africain &#224; l'&#233;gard de South African Airways (SAA). P&#233;riodiquement, on refait la m&#234;me chose, m&#234;me si les r&#233;sultats de la derni&#232;re fois ont &#233;t&#233; aussi infructueux que les pr&#233;c&#233;dents. La SAA, le bol &#224; la main, demande au gouvernement un nouveau sauvetage. Les politiciens se succ&#232;dent alors pour expliquer pourquoi on devrait permettre &#224; la compagnie a&#233;rienne en difficult&#233; de puiser dans les poches des contribuables, alors que les responsables de la SAA promettent solennellement que, cette fois, les choses seront diff&#233;rentes. Quelques mois plus tard, le m&#234;me spectacle recommence. Rien ne change &#224; part les dettes de la SAA, qui continuent de cro&#238;tre proportionnellement aux montants des plans de sauvetage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le Pr&#233;sident Ramaphosa, continue de soutenir la SAA : &#171; &lt;i&gt;Voici la r&#233;alit&#233; : la SAA est actuellement endett&#233;e. Au moment o&#249; nous parlons, elle est endett&#233;e pour un certain nombre de raisons&#8230; Si nous voulons aujourd'hui vendre la SAA, &#231;a sera &#224; un prix brad&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Sa solution consiste donc &#224; continuer &#224; faire ce que nous avons fait jusqu'&#224; pr&#233;sent, ce qui n'a abouti qu'&#224; l'alourdissement de l'endettement de la compagnie. Creuser la dette ne peut &#234;tre une solution &#224; la dette impayable. Le directeur g&#233;n&#233;ral de la SAA, Vuyani Jarana, a indiqu&#233; qu'au 31 mars dernier, les actifs de la SAA s'&#233;levaient &#224; 13 milliards de rands, alors que ses dettes avaient atteint 26 milliards de rands. Quatre mois plus tard, il a d&#233;clar&#233; que la dette avait encore augment&#233; de 2 milliards de rands, sans augmentation de la valeur des actifs. Jarana a estim&#233; que la dette totale pour l'exercice augmenterait encore de 6 milliards de rands. La SAA a consomm&#233; 30 milliards de rands de richesse &#224; ce jour et en veut plus. C'est 30 milliards de rands qui ne peuvent pas &#234;tre utilis&#233;s pour des d&#233;pense appropri&#233;es, telles que la lutte contre la criminalit&#233;. C'est 30 milliards que les contribuables n'ont plus pour nourrir leurs familles, construire un toit ou &#233;duquer leurs enfants ; c'est aussi 30 milliards d'euros d'emplois d&#233;truits, et on estime que la SAA n&#233;cessitera encore 21 milliards de rands au cours des trois prochaines ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela suppose que, cette fois, les renflouements vont avoir un effet miraculeux. Mais, si l'on en croit l'histoire, et c'est g&#233;n&#233;ralement le cas, la dette accumul&#233;e dans trois ans sera plus importante qu'aujourd'hui et les politiciens de l'avenir d&#233;ploreront qu'un nouveau plan de sauvetage soit n&#233;cessaire pour &#233;viter que la dette beaucoup plus importante ne devienne imm&#233;diatement exigible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour, la dette cumul&#233;e de la SAA augmente et, dans la logique politique actuelle, cela signifie un autre plan de sauvetage plus urgent. Le gouvernement soutient que pour &#233;viter de payer des dettes, il doit s'endetter davantage. &#199;a revient &#224; vouloir supprimer la famine en confisquant la nourriture. Tito Mboweni, Ministre des finances, a eu raison quand il a d&#233;clar&#233; que la SAA &#171; &lt;i&gt;est d&#233;ficitaire, et il est peu probable que la situation soit r&#233;gl&#233;e, ..., nous devrions la liquider.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La preuve de l'incomp&#233;tence de la SAA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On a expliqu&#233; aux contribuables que la SAA cr&#233;ait des emplois gr&#226;ce au tourisme et au commerce. Pourtant, la SAA a ferm&#233; des lignes et a promis d'en r&#233;duire davantage. Le ministre de l'Entreprise publique, Pravin Gordhan, a d&#233;clar&#233; que la compagnie a&#233;rienne n'ouvrirait pas de nouvelles lignes, elle n'avait pas les fonds n&#233;cessaires. Alors, que s'est-il pass&#233; lorsque la SAA a arr&#234;t&#233; des dessertes ? Les concurrents ont augment&#233; leurs dessertes pour couvrir les lignes abandonn&#233;es par la SAA. Alors que la compagnie a&#233;rienne publique &#233;choue, des concurrents priv&#233;s tels que British Airways et Lufthansa augmentent le nombre de si&#232;ges sur leurs compagnies a&#233;riennes, sans le faire aux frais des contribuables, ils le sont d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, la SAA a annul&#233; les vols directs entre Le Cap et Londres, car elle ne pouvait g&#233;n&#233;rer aucun b&#233;n&#233;fice. British Airways a heureusement pris la rel&#232;ve avec un b&#233;n&#233;fice. En &#233;t&#233;, ils effectuent des vols deux fois par jour entre Heathrow et Le Cap, avec des vols suppl&#233;mentaires &#224; destination de Londres Gatwick. La compagnie a &#233;galement ajout&#233; des vols directs entre Durban et Heathrow. Quant &#224; Lufthansa et ses compagnies a&#233;riennes affili&#233;es, elles proposent d&#233;sormais des vols directs entre Le Cap et Francfort, Munich, Vienne et Zurich.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; est que l'Afrique du Sud ne perd pas son tourisme, alors que l'activit&#233; de la SAA se contracte. Au lieu de cela, les concurrents utilisent de plus gros avions et le tourisme a augment&#233; ! La SAA entrave le tourisme avec ses petits avions et ses vols moins fr&#233;quents. M&#234;me son march&#233; autrefois florissant sur les vols r&#233;gionaux africains souffre. Lorsque la SAA a renonc&#233; &#224; la ligne du Cap, insistant pour que les passagers aillent d'abord &#224; Johannesburg, le tourisme du Cap a attir&#233; des vols d'Air Botswana, d'Airlink, de Kenya Airways, de Rwandair, d'Air Namibia, d'Air Mauritius et d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;checs de la SAA n'ont pas entra&#238;n&#233; la mort du tourisme. Ils ont offert des opportunit&#233;s aux compagnies a&#233;riennes mieux g&#233;r&#233;es pour combler les lacunes et d&#233;velopper le tourisme. M. Ramaphosa demande si l'Afrique du Sud peut se permettre de fermer la SAA. Les preuves montrent plut&#244;t qu'il devrait demander si l'Afrique du Sud peut se permettre de NE PAS la fermer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;James Peron est pr&#233;sident du Moorfield Storey Institute &#8211;(Version &#233;lagu&#233;e)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;http://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pr&#234;ts chinois : opium de l'Afrique</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Prets-chinois-opium-de-l-Afrique,24313.html</link>
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		<dc:date>2018-10-12T01:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 12 Oct 2018 04:00:00 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Des informations cr&#233;dibles font &#233;tat de pourparlers entre le gouvernement zambien et la Chine &#224; propos de la cession &#224; la Chine de la soci&#233;t&#233; nationale d'&#233;lectricit&#233; ZESCO. Cette cession fait suite &#224; l'incapacit&#233; de la Zambie &#224; rembourser sa dette &#224; la Chine. C'&#233;tait pr&#233;visible puisque les Chinois contr&#244;lent d&#233;j&#224; la soci&#233;t&#233; de radio t&#233;l&#233;vision du pays (ZNBC). L'a&#233;roport principal de Lusaka pourrait &#233;galement &#234;tre leur prochaine cible. La Zambie est r&#233;ellement en difficult&#233;. Les autres (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des informations cr&#233;dibles font &#233;tat de pourparlers entre le gouvernement zambien et la Chine &#224; propos de la cession &#224; la Chine de la soci&#233;t&#233; nationale d'&#233;lectricit&#233; ZESCO. Cette cession fait suite &#224; l'incapacit&#233; de la Zambie &#224; rembourser sa dette &#224; la Chine. C'&#233;tait pr&#233;visible puisque les Chinois contr&#244;lent d&#233;j&#224; la soci&#233;t&#233; de radio t&#233;l&#233;vision du pays (ZNBC). L'a&#233;roport principal de Lusaka pourrait &#233;galement &#234;tre leur prochaine cible. La Zambie est r&#233;ellement en difficult&#233;. Les autres b&#233;n&#233;ficiaires africains des pr&#234;ts chinois se pr&#233;parent au m&#234;me sort si jamais ils ne peuvent pas respecter leurs &#233;ch&#233;ances de remboursement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'acc&#233;l&#233;ration de la dette : un jeu dangereux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Chine est intelligente et poss&#232;de une vraie politique en Afrique. Elle a vite compris les besoins de d&#233;veloppement du continent africain et utilise une strat&#233;gie efficace pour garder l'avenir &#233;conomique de l'Afrique sous sa tutelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique poss&#232;de ce dont la Chine a besoin pour propulser davantage son &#233;conomie, en particulier le p&#233;trole brut et le cuivre. La meilleure fa&#231;on d'en assurer l'abondance pour l'avenir est de faire en sorte que les pays producteurs lui soient redevables, ce qu'elle a tr&#232;s bien fait jusqu'&#224; pr&#233;sent. Le jeu est simple : donner discr&#232;tement des pr&#234;ts stup&#233;fiants aux avides dirigeants africains et garder les d&#233;tails du remboursement &#224; l'abri des regards indiscrets du peuple. Ainsi, si les d&#233;biteurs ne sont pas en mesure de rembourser leurs dettes, la Chine saisit leurs hypoth&#232;ques, qui, comme le monde le voit maintenant, sont constitu&#233;es principalement d'actifs nationaux. Mais cela ne rend pas compl&#232;tement compte de la gravit&#233; de la situation dans laquelle l'Afrique se trouve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rapports montrent qu'un nombre substantiel de pays africains a contract&#233; des pr&#234;ts chinois depuis 2000, totalisant 124 milliards de dollars en 2016. La dette ne cesse d'augmenter, et ainsi, l'Afrique n'est que la victime de sa propre stupidit&#233; alors m&#234;me que le monde entier l'avait mise en garde contre l'objectif final de la Chine. Le mois dernier, le Fonds mon&#233;taire international (FMI) et les &#201;tats-Unis (US) ont encore mis en garde les dirigeants africains du risque qui entoure les pr&#234;ts chinois au c&#339;ur de l'Initiative de la &#171; Nouvelle route de la soie &#187; lanc&#233;e par le Pr&#233;sident Xi Jinping en 2013. Enserr&#233;s dans leur cupidit&#233;, les dirigeants africains ont totalement n&#233;glig&#233; de lire les clauses des contrats de pr&#234;t avant de les signer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'avidit&#233; des pays d'Afrique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Presque toutes les grandes &#233;conomies d'Afrique subsaharienne sont aujourd'hui massivement redevables &#224; la Chine. Ce qui est encore pire, c'est que la plupart d'entre elles font face &#224; de m&#233;diocres perspectives &#233;conomiques les prochaines ann&#233;es et qu'elles auront probablement du mal &#224; rembourser leurs dettes. Par exemple, environ 72% des dettes bilat&#233;rales du Kenya, soit 50 milliards de dollars, sont dues &#224; la Chine, alors que le pays demande une extension suppl&#233;mentaire de 3,8 milliards de dollars. Aussi, le Nig&#233;ria a r&#233;cemment accumul&#233; 5 milliards de dollars de pr&#234;ts de la Chine, et l'Angola doit environ 21,2 milliards de dollars avec une demande de pr&#234;t suppl&#233;mentaire de 4,4 milliards de dollars. Quant &#224; l'Afrique du Sud, elle doit bient&#244;t recevoir 14,5 milliards de dollars d'investissements chinois et un autre pr&#234;t de 2,5 milliards de dollars pour ESKOM, sa compagnie nationale d'&#233;lectricit&#233;. Des &#233;conomies plus faibles comme la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo, le Soudan et l'&#201;thiopie ont &#233;galement contract&#233; une dette importante aupr&#232;s de la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pire est que d'&#233;vidence, la majorit&#233; de ces pays africains ne pourra pas atteindre les objectifs pour lesquels ces pr&#234;ts ont &#233;t&#233; contract&#233;s, principalement en raison de la corruption et de la pi&#232;tre performance &#233;conomique. Comment les pays d&#233;biteurs parviendront-ils &#224; rembourser la Chine sans se retrouver dans la m&#234;me situation de la Zambie ? La question n'a pas encore &#233;t&#233; r&#233;solue. Les pays d&#233;faillants n'ont aucun espoir d'obtenir des aides internationales comme celle du FMI. Avec l'Initiative multilat&#233;rale d'all&#233;gement de la dette, plus de 100 milliards de dollars de dette ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; annul&#233;s pour 30 pays africains. Dans ce contexte, les &#201;tats-Unis ont exhort&#233; le FMI &#224; ne renflouer aucun pays d&#233;biteur de la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle alternative &#224; l'endettement ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Maintenant que le continent est pris au pi&#232;ge de la dette chinoise, les dirigeants africains n'ont d'autre choix que d'&#233;couter les conseils sur l'am&#233;lioration de la gouvernance financi&#232;re et l'&#233;limination de la corruption. L'Union africaine (UA) avait d&#233;cri&#233; en 2014 que la corruption co&#251;tait 184 milliards de dollars au continent chaque ann&#233;e. Les chiffres ont plus de 3 ans, ce qui, laisse pr&#233;sager d'une r&#233;alit&#233; encore plus sombre aujourd'hui. Si les pays africains arrivaient &#224; colmater toutes les fuites, ils pourraient g&#233;n&#233;rer suffisamment de fonds pour financer une grande partie de leurs besoins de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les attentes excessives plac&#233;es sur les &#233;paules des gouvernements en mati&#232;re de cr&#233;ation d'emplois, d'infrastructures, d'&#233;ducation et d'autres besoins, incitent les &#201;tats &#224; l'endettement. Il est &#233;vident que les gouvernements ne peuvent pas fournir tout ce qui est n&#233;cessaire pour faire prosp&#233;rer une &#233;conomie. En fait, plus cette croyance est forte, plus les dysfonctionnements &#233;conomiques sont nombreux. Par exemple, le transport et la production d'&#233;lectricit&#233;, qui repr&#233;sentent la plupart des pr&#234;ts chinois &#224; l'Afrique, peuvent &#234;tre efficacement fournis par des investisseurs priv&#233;s. Les t&#233;l&#233;communications qui r&#233;solvent de nombreux probl&#232;mes sur le continent sont essentiellement g&#233;r&#233;es par le secteur priv&#233;. La privatisation fonctionnera pour d'autres secteurs cruciaux si les &#201;tats s'att&#232;lent &#224; cr&#233;er un v&#233;ritable environnement favorable &#224; des vraies privatisations prot&#233;g&#233;es des man&#339;uvres de copinage qui faussent les r&#232;gles du jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine a fait conna&#238;tre ses intentions ; elle veut dominer l'&#233;conomie mondiale. Ceci est suffisamment clair pour qu'un analyste s&#233;rieux puisse le r&#233;aliser. Elle conna&#238;t les &#233;normes potentialit&#233;s de l'Afrique et s'efforcera &#224; les utiliser pour mener &#224; bien sa mission, comme l'a fait l'Europe avec le colonialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ibrahim Anoba, analyste pour Africanliberty.org&lt;/strong&gt; &#8211; Article initialement publi&#233; en anglais par African Liberty &#8211; Traduction r&#233;alis&#233;e par Libre Afrique &#8211; Le 21 septembre 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; en collaboration avec le projet &lt;a href=&#034;&#034;&gt;www.libreafrique.org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le pouvoir administratif discr&#233;tionnaire socle de la corruption</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Le-pouvoir-administratif,24288.html</link>
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		<dc:date>2018-10-01T04:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Mon, 01 Oct 2018 07:00:00 +0300</pubDate>

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		<description>
&lt;p&gt;L'Afrique du Sud et d'autres pays d&#233;pensent des millions de dollars pour lutter contre la corruption. De multiples conf&#233;rences visent &#224; rechercher des solutions pour lutter contre ce fl&#233;au. Des &#233;tudes scientifiques lui sont consacr&#233;es. Nous avons toutefois tendance &#224; trop r&#233;fl&#233;chir et &#224; compliquer le ph&#233;nom&#232;ne de corruption. La solution est assez simple et &#233;vidente : r&#233;duire les pouvoirs discr&#233;tionnaires. Cela n'&#233;liminera peut-&#234;tre pas la corruption, mais en r&#233;duira substantiellement la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Afrique du Sud et d'autres pays d&#233;pensent des millions de dollars pour lutter contre la corruption. De multiples conf&#233;rences visent &#224; rechercher des solutions pour lutter contre ce fl&#233;au. Des &#233;tudes scientifiques lui sont consacr&#233;es. Nous avons toutefois tendance &#224; trop r&#233;fl&#233;chir et &#224; compliquer le ph&#233;nom&#232;ne de corruption. La solution est assez simple et &#233;vidente : r&#233;duire les pouvoirs discr&#233;tionnaires. Cela n'&#233;liminera peut-&#234;tre pas la corruption, mais en r&#233;duira substantiellement la pr&#233;valence.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Primaut&#233; de la loi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat de droit est une valeur fondatrice de l'ordre constitutionnel en Afrique du Sud et, de l'article 1(c) de sa loi supr&#234;me, la supr&#233;matie de la Constitution et de l'&#233;tat de droit est une valeur fondamentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La doctrine de la primaut&#233; du droit est un outil puissant contre l'arbitraire. Elle impose que la loi soit constitutionnelle (conforme aux valeurs de libert&#233;, d'&#233;galit&#233; et de dignit&#233; humaine), compr&#233;hensible, accessible, non r&#233;troactive et raisonnable (en d'autres termes, rationnelle, proportionnelle, contextualis&#233;e et efficace). Elle exige en outre que l'organisation &#233;tatique respecte la s&#233;paration des pouvoirs : le pouvoir l&#233;gislatif doit l&#233;gif&#233;rer, l'ex&#233;cutif doit mettre en &#339;uvre la loi et le pouvoir judiciaire doit interpr&#233;ter et appliquer la loi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pouvoir discr&#233;tionnaire : racine du mal&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On dit souvent que la corruption entra&#238;ne une d&#233;t&#233;rioration de l'&#233;tat de droit. Plus un gouvernement est corrompu, moins il y a de respect de l'&#233;tat de droit. Ce constat s'applique souvent aux politiciens sud-africains. L'inverse est vrai aussi : moins il y a d'&#233;tat de droit, plus le gouvernement est corrompu. En effet, la corruption est la cons&#233;quence d'un manque de primaut&#233; du droit. Elle prosp&#232;re bien l&#224; o&#249; le pouvoir discr&#233;tionnaire est fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bref, lorsqu'un pouvoir discr&#233;tionnaire est attribu&#233; par un parlement &#224; un fonctionnaire, cela lui permet d'&#233;valuer les situations, les circonstances, les faits en fonction de ses connaissances et de sa compr&#233;hension subjectives, et de prendre ainsi des d&#233;cisions discr&#233;tionnaires. Cependant, l'Afrique du Sud ayant comme fondement la primaut&#233; du droit (et non la r&#232;gle de l'homme), il est imp&#233;ratif que cette discr&#233;tion soit restreinte, circonscrite et limit&#233;e par des crit&#232;res juridiques objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un exemple pour illustrer le pouvoir discr&#233;tionnaire illimit&#233; : &#171; Si le fonctionnaire qui enregistre les nouvelles entreprises est convaincu que cela est dans l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, il peut refuser de renouveler un permis d'exploitation. &#187; Lorsque le Parlement accorde des pouvoirs discr&#233;tionnaires illimit&#233;s de cette nature, notons que cela se produit dans pratiquement chaque texte de loi qu'il &#233;dicte, il &#233;branle l'&#233;tat de droit et nourrit la corruption. En effet, les fonctionnaires sont rendus l&#233;gislateurs ad hoc, violant ainsi la s&#233;paration des pouvoirs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;duire l'arbitraire pour lutter contre la corruption&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les fonctionnaires se voient attribuer ce genre de pouvoirs, ils sont incit&#233;s &#224; adopter une mauvaise conduite et leurs fautes sont difficiles &#224; tracer et &#224; prouver. Un simple fonctionnaire peut, au nom du pouvoir susmentionn&#233;, d&#233;cider de ne pas renouveler une licence d'exploitation &#224; moins d'&#234;tre g&#233;n&#233;reusement &#171; arros&#233; &#187;. Il existe aussi un autre type de corruption plus sinistre : le fonctionnaire qui refuse simplement de renouveler la licence d'une entreprise qu'il d&#233;teste pour une raison id&#233;ologique ou personnelle. Ces cas ne sont pas rares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi doit au contraire obliger le bureau d'enregistrement &#224; renouveler chaque licence d'exploitation, &#224; moins qu'il ne produise des preuves explicitant les raisons du refus. Bien s&#251;r, une telle proc&#233;dure doit &#234;tre claire. Sinon, le fait de plaire ou d'acheter des r&#233;gulateurs et des fonctionnaires deviendrait l'&#233;l&#233;ment essentiel de l'activit&#233; commerciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai r&#233;cemment &#233;t&#233; invit&#233; &#224; prendre la parole lors d'une conf&#233;rence sur la corruption en Afrique de l'Ouest. Mon expos&#233; aurait port&#233; exclusivement sur la d&#233;linquance l&#233;gislative des Parlements et des Assembl&#233;es l&#233;gislatives attribuant des pouvoirs discr&#233;tionnaires larges et illimit&#233;s aux fonctionnaires. Mon vol vers le pays o&#249; devait se tenir la conf&#233;rence est parti sans moi... Au moment du d&#233;collage, j'attendais toujours un visa. J'ai essuy&#233; deux refus, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; &#224; leur consulat local &#224; plusieurs reprises juste pour me faire raconter des histoires par un humble fonctionnaire. Deux de mes coll&#232;gues ont v&#233;cu des exp&#233;riences similaires. J'ai aussi des coll&#232;gues du monde entier qui ne peuvent pas venir en Afrique du Sud pour pratiquement la m&#234;me raison : du personnel consulaire peu coop&#233;ratif et avec trop de pouvoir discr&#233;tionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, ironiquement, j'ai &#233;t&#233; emp&#234;ch&#233; de faire une pr&#233;sentation sur le cynisme du pouvoir discr&#233;tionnaire illimit&#233; de la part de quelqu'un exer&#231;ant un pouvoir discr&#233;tionnaire illimit&#233;. Cela aurait pu &#234;tre &#233;vit&#233; si, par exemple, la loi exigeait simplement que les visiteurs &#233;trangers soumettent, en ligne, leurs adresses et autres informations pertinentes pour s'assurer que les &#201;tats destinataires puissent les identifier et les retrouver si n&#233;cessaire. Cette approche fond&#233;e sur le bon sens ne fait pas l'unanimit&#233; car les pouvoirs discr&#233;tionnaires permettent le maintien d'empires bureaucratiques. Il est peu probable que les dirigeants, qui utilisent eux-m&#234;mes des pouvoirs discr&#233;tionnaires pour obtenir des gains illicites, souhaitent qu'ils cessent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, il appartient aux citoyens d'exiger que leurs l&#233;gislateurs se soumettent &#224; l'&#233;tat de droit et cessent d'attribuer des pouvoirs despotiques sans restriction &#224; des fonctionnaires non &#233;lus, sans visage et sans nom. Un sursaut est requis de la part de la population si l'on cherche &#224; transformer la corruption g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; une pratique occasionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Martin van Staden est chercheur-analyste au Free Market Foundation.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;https://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Top 3 des bonnes raisons de ne pas domestiquer la tortue</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Top-3-des-bonnes-raisons-de-ne-pas,24281.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Top-3-des-bonnes-raisons-de-ne-pas,24281.html</guid>
		<dc:date>2018-09-28T02:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 28 Sep 2018 05:00:00 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;&#034;Les tortues sont des animaux primitifs, elles sont cr&#233;&#233;es pour errer dans la nature depuis l'&#226;ge des dinosaures&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; Les animaux sauvages ne sont pas des animaux domestiques ou de compagnie. &#192; six heures du matin, tout le monde se presse, nous sommes en voiture pour aller au travail, les enfants sont d&#233;pos&#233;s &#224; l'&#233;cole, ce n'est pas le cas de Rasoa qui n'a pas encore commenc&#233; &#224; bouger. Rasoa a 30 ans et depuis que mon fr&#232;re l'a adopt&#233; il y a 20 ans, elle n'a jamais quitt&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Les tortues sont des animaux primitifs, elles sont cr&#233;&#233;es pour errer dans la nature depuis l'&#226;ge des dinosaures&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les animaux sauvages ne sont pas des animaux domestiques ou de compagnie. &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; six heures du matin, tout le monde se presse, nous sommes en voiture pour aller au travail, les enfants sont d&#233;pos&#233;s &#224; l'&#233;cole, ce n'est pas le cas de Rasoa qui n'a pas encore commenc&#233; &#224; bouger. Rasoa a 30 ans et depuis que mon fr&#232;re l'a adopt&#233; il y a 20 ans, elle n'a jamais quitt&#233; son jardin. Elle ne se r&#233;veille qu'&#224; 9 heures, et n'a nulle part o&#249; aller et n'a rien &#224; faire, d'autant plus que mon fr&#232;re n'attend rien d'elle. C'est parce que Rasoa (Rasokatra) n'est pas humaine, c'est une tortue radi&#233;e, un animal de compagnie h&#233;rit&#233; de notre grand-m&#232;re. Une simple d&#233;finition de ce qu'on appelle animal de compagnie : &#171; des animaux destin&#233;s &#224; la compagnie humaine &#187;. Cela ne doit pas &#234;tre le cas de la tortue. Les Malgaches associent aux tortues des vertus m&#233;dicinales (&#233;lev&#233;es dans le jardin pour soigner les enfants asthmatiques ou pr&#233;venir contre la maladie des volailles). Les tortues sont plus d&#233;coratives qu'animaux de compagnie. Donc, il n'est pas rare de trouver des tortues dans un jardin comme Rasoa. Mais les animaux sauvages maintenus en captivit&#233; vivent une existence mis&#233;rable. C'est comme si vous et moi vivions comme des prisonniers pour le reste de nos vies, priv&#233;es de tous nos droits (le droit d'&#234;tre libre, le droit d'assurer la survie de son esp&#232;ce). De plus, les gens se soucient peu de leur confort. Comme tous les reptiles, les tortues sont des animaux &#224; sang froid et ont besoin de soleil et de la chaleur du sud et non du froid hivernal de Tana en ao&#251;t. Avez-vous d&#233;j&#224; entendu quelqu'un qui s'inqui&#232;te que ses tortues aient froid ? La tortue ne peut pas &#234;tre un animal de compagnie, car elle ne se comporterait jamais comme un animal domestique normal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je peux me tromper, mais ce que nous voulons de nos chiens et chats de compagnie c'est leur amour, et nous voulons ils l'expriment de fa&#231;on &#224; ce que nous pouissions les comprendre : notre chien qui saute joyeusement vers nous quand nous rentrons ; ou notre chat ronronne de plaisir quand on le caresse. Rasoa et ses proches sont toutefois incapables de montrer de tels signes d'affection, et ils sont impossibles &#224; prendre dans ses bras pour un gros calin. Si elles s'&#233;chappent de votre cour, elles ne sont pas assez fid&#232;les,pour vouloir revenir au bercail. Simplement parce que ce sont des animaux primitifs, elles ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es pour errer dans la nature depuis l'&#226;ge des dinosaures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur achat est ill&#233;gal, leur possession est ill&#233;gale : crimes contre la vie sauvage.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens domestiquent la tortue en d&#233;pit du fait que poss&#233;der une tortue est ill&#233;gal selon les lois malgache et internationale. Cela peut signifier que l'application de la loi est limit&#233;e. R&#233;cemment, j'ai rendu visite &#224; un ami qui vient de d&#233;m&#233;nager dans une nouvelle maison. Dans son jardin il y deux tortues. Elles appartiennent &#224; son propri&#233;taire, un fonctionnaire du gouvernement qui devrait faire respecter la loi. Quand j'ai dit au propri&#233;taire et sa femme que c'est une pratique ill&#233;gale, ils ont dit : &#034;ce n'est pas un vrai crime&#034; ? Ils ont eu leurs deux tortues par un achat impulsif, durant leurs vacances dans le sud, pour faire plaisir &#224; leur fille qui voulait les avoir comme animaux de compagnie. Quoi qu'il en soit, ils ont dit : &#171; nous les avons sauv&#233;s d'une mort pr&#233;matur&#233;e, car les gens les auraient mang&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vraiment ? C&#233;der &#224; de tel achat encourage le trafic illicite d'esp&#232;ces sauvages. Les gens ignorent souvent que s'impliquer dans le commerce ill&#233;gal des esp&#232;ces sauvages est un crime, un d&#233;lit passible d'emprisonnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les tortues de Madagascar dans le couloir de la mort. ( tortues radi&#233;e et tortue &#224; soc, tortue araign&#233;e et tortue &#224; queue plate) : les garder comme animaux de compagnie menace leur survie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tortues cit&#233;es ci-dessus font partie des 25 tortues les plus menac&#233;es du monde. Une estimation de 2013 des tortues radi&#233;es a port&#233; leur nombre &#224; six millions, contre 12 millions dans les ann&#233;es 90. Aujourd'hui, la population est probablement plus proche de trois millions (Turtle Survival Alliance, 2018).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Connaissez-vous la fable &#171; La tortue et le li&#232;vre &#187; ? La sage tortue a remport&#233; la course. Mais dans une course contre sa propre extinction, la tortue ne gagnera pas, &#224; moins que l'homme ne l'aide &#224; gagner, en usant de la m&#234;me sagesse. Aidez-nous alors &#224; interdire le commerce ill&#233;gal et la collecte des tortues. Chaque fois que vous &#234;tes tent&#233;s d'acheter ou de ramener &#224; la maison une tortue, &#244;tez-vous ce brin de folie de la t&#234;te et rappelez-vous que les animaux sauvages ne sont pas des animaux de compagnie. Si vous avez ill&#233;galement une tortue en votre possession, ramenez-la &#224; un centre de sauvetage. Et si vous rencontrez une tortue en traversant une route en brousse, laissez-la tranquille ou aidez-la &#224; s'&#233;loigner de la route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Article paru initialement sur le site de &lt;a href=&#034;&#034;&gt;www.wwf.mg&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Courrier des lecteurs par &lt;strong&gt;Domoina Rakotomalala&lt;/strong&gt;, leader du paysage Mahafaly de WWF Madagascar - The Amcham Post September 1st 2018&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Sept politiques pour accroitre la pauvret&#233;</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Sept-politiques-pour-accroitre-la,24217.html</link>
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		<dc:date>2018-09-06T01:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Thu, 06 Sep 2018 04:00:00 +0300</pubDate>

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&lt;p&gt;Plusieurs politiques publiques sont de nature &#224; maintenir les pauvres dans la pauvret&#233;. &#201;trangement ce sont des politiques qui au premier abord pourraient para&#238;tre attractives. On peut en citer au moins sept. &lt;br class='autobr' /&gt;
Etendre le champ de l'&#201;tat providence &lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re recette consiste &#224; cr&#233;er des incitations qui poussent les pauvres &#224; prendre des d&#233;cisions qui les emp&#234;chent de sortir de la pauvret&#233;. Une &#233;tude r&#233;alis&#233;e en 2012 par le secr&#233;taire &#224; la protection sociale de la Pennsylvanie a analys&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plusieurs politiques publiques sont de nature &#224; maintenir les pauvres dans la pauvret&#233;. &#201;trangement ce sont des politiques qui au premier abord pourraient para&#238;tre attractives. On peut en citer au moins sept.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Etendre le champ de l'&#201;tat providence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re recette consiste &#224; cr&#233;er des incitations qui poussent les pauvres &#224; prendre des d&#233;cisions qui les emp&#234;chent de sortir de la pauvret&#233;. Une &#233;tude r&#233;alis&#233;e en 2012 par le secr&#233;taire &#224; la protection sociale de la Pennsylvanie a analys&#233; les d&#233;cisions auxquelles sont confront&#233;s les individus et les familles inscrits dans divers programmes d'aide sociale &#233;tatiques. L'&#233;tude a par exemple montr&#233; qu'une m&#232;re c&#233;libataire ayant deux enfants &#226;g&#233;s de 1 et 4 ans, disposant d'un salaire annuel de 29000$, serait &#233;ligible &#224; des aides gouvernementales d'environ 28 000 $ (Medicaid, ch&#232;ques-logement et garderie subventionn&#233;e). Ainsi, si elle trouve un travail mieux r&#233;mun&#233;r&#233;, ou travaille plus d'heures, elle risque de perdre des aides substantielles. Face &#224; cette situation, de nombreuses personnes choisissent naturellement de recevoir des prestations plut&#244;t que de tenter d'augmenter leurs salaires. D'&#233;vidence, ce &#171; filet de s&#233;curit&#233; sociale &#187; cr&#233;e des incitations &#233;conomiques perverses, et pi&#232;gent les b&#233;n&#233;ficiaires dans la trappe de l'assistance sociale. S'enlisant dans le segment des emplois de bas niveau, ils deviennent inaptes au travail. C'est un cycle vicieux qui maintient les gens pauvres et d&#233;pendants de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat providence a en plus un impact n&#233;gatif sur la cellule familiale. Les programmes d'aide sociale on tendance &#224; diviser les familles. L'argent inject&#233; par le gouvernement dans le budget familial rompt une certaine d&#233;pendance au sein des couples pour subvenir aux besoins de la famille. Depuis que l'on a renforc&#233; les programmes d'aide sociale dans les ann&#233;es 1960, le taux de naissances hors mariage a tripl&#233;. En Caroline du Nord, les familles ont environ cinq fois plus de chances de vivre dans la pauvret&#233; lorsqu'il n'y a pas de p&#232;re &#224; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Instaurer une politique fiscale progressive&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Autre recette pauvret&#233; : l'&#201;tat providence par le biais de taxes punitives pour l'emploi et la cr&#233;ation de richesse. En effet, l'ingr&#233;dient essentiel de la croissance &#233;conomique, et donc du recul de la pauvret&#233;, r&#233;side dans les gains de productivit&#233; r&#233;alis&#233;s gr&#226;ce &#224; l'investissement en capital. Les imp&#244;ts &#233;lev&#233;s pr&#233;lev&#233;s sur les entreprises rentables et les petites entreprises d&#233;couragent les investissements en capital. Les entreprises pr&#233;f&#232;rent donc ne pas trop d&#233;velopper leurs activit&#233;s ou s'expatrier dans des pays plus favorables &#224; l'investissement. Ainsi, les opportunit&#233;s d'emploi se tarissent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Augmenter le salaire minimum&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le salaire minimum impos&#233; par le gouvernement est aussi facteur d'augmentation de la pauvret&#233;. La loi de l'offre et de la demande nous dit que plus le prix d'un bien ou d'un service est &#233;lev&#233;, moins il sera demand&#233; (toutes choses &#233;tant &#233;gales par ailleurs, bien s&#251;r). L'augmentation du salaire minimum rendra de plus en plus cher l'embauche de personnes peu qualifi&#233;es. En m&#234;me temps, les salaires plus &#233;lev&#233;s attireront davantage de demandeurs d'emploi dispos&#233;s &#224; fournir leur main-d'&#339;uvre &#224; un prix plus &#233;lev&#233;. Les employeurs pourront &#234;tre plus s&#233;lectifs dans leur recrutement et, en tant que tels, les demandeurs d'emploi peu qualifi&#233;s seront encore une fois &#233;vinc&#233;s par des candidats plus qualifi&#233;s et moins n&#233;cessiteux. Les lois sur le salaire minimum sont un outil efficace pour exclure ceux qui ont le plus besoin d'acqu&#233;rir une exp&#233;rience professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Soutenir des politiques &#171; d'&#233;nergie verte &#187; restrictives&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les initiatives du gouvernement en mati&#232;re d'&#233;nergie verte rendent l'&#233;nergie plus ch&#232;re. Les initiatives &#233;tatiques et f&#233;d&#233;rales qui imposent une &#233;nergie &#171; renouvelable &#187; plus co&#251;teuse signifient que les factures de services publics monteront en fl&#232;che. Les pauvres sont directement touch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Augmenter le fardeau de la r&#233;glementation des entreprises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Autre recette pauvret&#233; : imposer de nombreuses r&#233;glementations co&#251;teuses aux entreprises. Ces restrictions strictes d&#233;couragent la cr&#233;ation et le d&#233;veloppement des entreprises. Cela signifie : moins de possibilit&#233;s d'emploi. Les lourdes exigences l&#233;gales obligent les entreprises &#224; d&#233;penser des ressources rares pour &#234;tre en conformit&#233; plut&#244;t que d'investir dans leurs entreprises et de cr&#233;er des emplois. La d&#233;pense en postes d'employ&#233;s hautement qualifi&#233;s, pour des besoins de conformit&#233;, consomme des salaires qui pourraient potentiellement &#234;tre consacr&#233;s &#224; des opportunit&#233;s pour les demandeurs d'emploi peu qualifi&#233;s. Les pauvres restent encore sur la touche.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Gonfler la masse mon&#233;taire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le jeu de la Banque Centrale qui cr&#233;e de l'argent &#224; partir de rien est aussi un potentiel outil de pauvret&#233;. La masse mon&#233;taire gonfl&#233;e &#233;rode alors la valeur de la monnaie et donc des revenus et de l'&#233;pargne. Les pauvres sont les plus durement touch&#233;s par cette inflation, car leurs ressources limit&#233;es les emp&#234;chent de faire face &#224; la hausse du co&#251;t de la vie. L'impact est plus fort sur les plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Imposer des tarifs douaniers &#233;lev&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la politique qui consiste &#224; maintenir des droits de douane &#233;lev&#233;s sur les produits &#233;trangers pour limiter les importations, est aussi cr&#233;atrice de pauvret&#233;. Certes, les industries domestiques prot&#233;g&#233;es de la concurrence par ces tarifs peuvent prosp&#233;rer, mais &#224; quel prix ? Prenons l'exemple des tarifs douaniers sur l'acier &#233;tranger. Ils peuvent aider les 170 000 travailleurs am&#233;ricains employ&#233;s par l'industrie sid&#233;rurgique, mais la hausse des prix de l'acier nuira aux industries qui utilisent l'acier comme intrant. Ceci aura donc un impact n&#233;gatif sur les 6,5 millions de travailleurs employ&#233;s dans le secteur. Notons &#233;galement que les hausses de prix qui se r&#233;percuteront sur les consommateurs nuisent de mani&#232;re disproportionn&#233;e aux m&#233;nages &#224; faible revenu. Ainsi, moins d'opportunit&#233;s d'emploi et co&#251;t de la vie plus &#233;lev&#233; cr&#233;ent un duo favorable &#224; la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette analyse en 7 points devrait inspirer le continent africain qui enregistre encore un taux de pauvret&#233; inqui&#233;tant. Si l'on souhaite vraiment r&#233;duire la pauvret&#233;, seule l'&#233;conomie de march&#233;, malgr&#233; ses imperfections, peut y aider. Comme le disait Milton Friedman : &#171; L'histoire montre clairement que, jusqu'&#224; pr&#233;sent, rien n'a &#233;t&#233; plus capable d'am&#233;liorer le sort des gens ordinaires que le syst&#232;me de la libre entreprise. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Brian Balfour&lt;/strong&gt;, vice-pr&#233;sident ex&#233;cutif de l'Institut Civitas, organisation de d&#233;fense du march&#233; libre &#224; Raleigh - Caroline du Nord (version &#233;lagu&#233;e) &lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;https://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Guy Tam Hyock, l'homme qui murmure &#224; l'oreille des poissons</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Guy-Tam-Hyock-l-homme-qui-murmure,24137.html</link>
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		<dc:date>2018-08-08T01:30:00Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 08 Aug 2018 04:30:00 +0300</pubDate>

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		<description>
&lt;p&gt;Guy Tam Hyock est pisciculteur dans le nord de Madagascar. Pr&#233;sident de l'Association des Producteurs Priv&#233;s (APPA), il est expert en &#233;levage de poissons d'eau douce end&#233;miques. Avec son association, il diss&#233;mine des poissons end&#233;miques dans diff&#233;rents &#233;tangs de la r&#233;gion. En collaboration avec WWF, son association et lui-m&#234;me ont form&#233; les communaut&#233;s des hautes terres du nord de Madagascar en pisciculture. Ainsi, il contribue &#224; promouvoir des activit&#233;s g&#233;n&#233;ratrices de revenus pour les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Guy Tam Hyock est pisciculteur dans le nord de Madagascar. Pr&#233;sident de l'Association des Producteurs Priv&#233;s (APPA), il est expert en &#233;levage de poissons d'eau douce end&#233;miques. Avec son association, il diss&#233;mine des poissons end&#233;miques dans diff&#233;rents &#233;tangs de la r&#233;gion. En collaboration avec WWF, son association et lui-m&#234;me ont form&#233; les communaut&#233;s des hautes terres du nord de Madagascar en pisciculture. Ainsi, il contribue &#224; promouvoir des activit&#233;s g&#233;n&#233;ratrices de revenus pour les communaut&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guy a commenc&#233; la pisciculture d&#232;s la fin de ses &#233;tudes dans les ann&#233;es 80. Sur un terrain de 2 hectares, son association poss&#232;de 13 bassins o&#249; vivent 23 esp&#232;ces de poissons end&#233;miques. &#171; &lt;i&gt;Tous les poissons end&#233;miques que j'&#233;l&#232;ve sont dans la liste rouge de l'UICN&lt;/i&gt; &#187; affirme-t-il. D'ailleurs, une &#233;quipe de l'UICN visitera ses bassins cette ann&#233;e pour attester de la sant&#233; de certains poissons avant de les rel&#226;cher dans la nature. C'est un grand pas pour la sauvegarde des poissons malgaches, et le fruit de 30 ans de travail de Guy Tam Hyock, l'homme qui murmure &#224; l'oreille des poissons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; &lt;i&gt;J'ai m&#234;me une esp&#232;ce qui a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;e &#233;teinte dans son habitat naturel en 2000, mais red&#233;couverte en 2011. Aujourd'hui, des milliers d'individus de cette esp&#232;ce vivent en captivit&#233; dans nos bassins&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clare-t-il. Une fiert&#233; pour cet homme dont la plus grande passion est de faire reproduire ses poissons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a plus de 23.000 esp&#232;ces de poissons &#224; Madagascar. 200 esp&#232;ces parmi celles-ci sont end&#233;miques, elles vivent uniquement &#224; Madagascar. Pourtant, pr&#232;s de 80% de ces poissons end&#233;miques sont en danger d'extinction. &#171; &lt;i&gt;Ma vision est que les plans d'eau de la r&#233;gion soient comme il y a 20 ans, foisonnants de poissons. C'est ce qui justifie tous nos efforts&lt;/i&gt; &#187; conclue-t-il avec optimisme. &#171; &lt;i&gt;Voil&#224; pourquoi nous travaillons avec des partenaires comme WWF. Il faut prot&#233;ger la for&#234;t pour &#233;viter l'ensablement des rivi&#232;res&lt;/i&gt; &#187;, dit-il convaincu du besoin de prot&#233;ger les habitats de l'extraordinaire diversit&#233; de poissons d'eau douce de Madagascar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article paru initialement sur le site de &lt;a href=&#034;&#034;&gt;www.wwf.&lt;i&gt;mg&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Afrique du Sud : comment baisser le prix du carburant ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Afrique-du-Sud-comment-baisser-le,24121.html</link>
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		<dc:date>2018-08-03T02:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 03 Aug 2018 05:00:00 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le Congr&#232;s national africain et son pr&#233;sident, Cyril Ramaphosa, semblent d&#233;termin&#233;s &#224; baisser le prix du carburant &#8211; alors que ce dernier est en p&#233;riode de hausse - selon Business Tech qui rapporte que le gouvernement cherche activement une solution au probl&#232;me. Le bureau de la Free Market Foundation propose une assistance libre au gouvernement de mani&#232;re &#224; r&#233;parer le g&#226;chis qu'il a cr&#233;&#233;. Nous accueillerons ses repr&#233;sentants &#224; bras ouverts afin de r&#233;soudre le probl&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un &#171; march&#233; &#187; sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Congr&#232;s national africain et son pr&#233;sident, Cyril Ramaphosa, semblent d&#233;termin&#233;s &#224; baisser le prix du carburant &#8211; alors que ce dernier est en p&#233;riode de hausse - selon Business Tech qui rapporte que le gouvernement cherche activement une solution au probl&#232;me. Le bureau de la Free Market Foundation propose une assistance libre au gouvernement de mani&#232;re &#224; r&#233;parer le g&#226;chis qu'il a cr&#233;&#233;. Nous accueillerons ses repr&#233;sentants &#224; bras ouverts afin de r&#233;soudre le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un &#171; march&#233; &#187; sans concurrence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un de mes coll&#232;gues &#233;cossais m'a r&#233;cemment dit qu'il trouvait la situation en Afrique du Sud absolument d&#233;concertante. Ayant v&#233;cu dans 50 pays du monde &#224; un moment ou &#224; un autre, il m'affirmait que l'Afrique du Sud est le seul endroit, parmi tous ceux o&#249; il a v&#233;cu, o&#249; il n'y a pas de concurrence dans l'industrie du carburant. Ceci, bien s&#251;r, est d&#251; &#224; une raison simple : c'est le gouvernement qui fixe le prix du carburant. Les d&#233;clarations du pr&#233;sident Ramaphosa selon lesquelles le prix du carburant &#233;chappe au contr&#244;le du gouvernement et que l'Afrique du Sud est un &#171; preneur de prix &#187; sont tout simplement fausses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Association des automobilistes a partag&#233; quelques chiffres int&#233;ressants : en avril 2018, un litre de carburant 95 sans plomb arrivant dans une station-service &#224; Gauteng co&#251;te 8,93 rands. C'est le prix de base du carburant, d&#233;termin&#233; par des facteurs largement hors du contr&#244;le de l'Afrique du Sud, &#224; l'exception possible des droits de douane. Le prix &#224; la pompe est alors &#224; R14.22. Le diff&#233;rentiel s'explique par la taxe g&#233;n&#233;rale sur les carburants (3,37 rands par litre) et par la taxe sur les accidents de la route (1,93 rands par litre) que le gouvernement imposent sur chaque litre de carburant. Ces surtaxes sont naturellement bien contr&#244;l&#233;es par le gouvernement. Pour remplir un r&#233;servoir de carburant d'une capacit&#233; de 50 litres d'une valeur totale de 711,50 rands, nous ne payions donc que 446,50 rands pour le carburant r&#233;el. Les 265 rands restant &#224; payer pour un r&#233;servoir de carburant a servi &#224; alimenter le gouffre de l'inefficacit&#233; et de la corruption du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des taxes plombant le prix &#224; la pompe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, qu'il y aurait beaucoup de choses &#224; faire par le gouvernement : abaisser, voire abolir, la taxe g&#233;n&#233;rale sur les carburants et celle sur les accidents de la route. Le gouvernement ne prend pas au s&#233;rieux son mandat concernant la gestion des infrastructures routi&#232;res, et il est tout &#224; fait clair que les fonds destin&#233;s &#224; cet effet vont ailleurs. De plus, le fonds des accidents de la route est &#171; en panne &#187; depuis plusieurs ann&#233;es. Les consommateurs sud-africains et les contribuables ne devraient donc pas avoir &#224; payer cette facture pour des fonds dilapid&#233;s inefficacement et sans doute inconstitutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224;, le gouvernement ne devrait pas fixer les prix du carburant. C'est pourquoi nous payons exactement le m&#234;me prix que nous achetions chez Shell, Engen, BP ou Caltex. Sur le march&#233;, il n'y a donc pas de concurrence entre ces franchises. Aucune d'entre elles ne peut essayer de gagner plus de clients en facturant diminuant les prix, parce que le gouvernement d&#233;termine &#224; la fois les prix minimum et maximum qui peuvent &#234;tre factur&#233;s pour le produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un besoin de libert&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'aux &#201;tats-Unis, il suffit de parcourir quelques kilom&#232;tres pour trouver une autre station service moins cher, en Afrique du Sud, vous &#234;tes &#224; la merci du prix fix&#233; autoritairement par l'&#201;tat. En Am&#233;rique, les prix peuvent m&#234;me fluctuer selon les moments de la journ&#233;e pour s'adapter au march&#233; en temps r&#233;el. Combin&#233;es &#224; une concurrence ouverte sur le march&#233;, les franchises de carburant essaient toujours de se surpasser l'une par rapport aux autres afin d'attirer les clients susceptibles d'acheter leur produit &#224; un prix plus abordable. Diff&#233;rents &#201;tats ont &#233;galement des taxes &#224; la consommation diff&#233;rentes sur le carburant, ce qui signifie que les prix ne sont jamais les m&#234;mes entre les &#201;tats. En Afrique du Sud, le syst&#232;me de march&#233; est emp&#234;ch&#233;, sous peine de sanction l&#233;gale, ce qui exclue toute possibilit&#233; de baisse du carburant. Rajoutons &#224; cela l'absence de concurrence entre les provinces, et on obtient un prix unique et cher sur l'ensemble du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Sud-Africains ne devraient pas demander au gouvernement d'arr&#234;ter la hausse, ni de baisser le prix du carburant mais plut&#244;t insister pour que le gouvernement laisse le prix du carburant fluctuer librement selon la loi de l'offre et de la demande. Le contr&#244;le arbitraire de l'industrie p&#233;troli&#232;re par le gouvernement devrait &#234;tre aboli en faveur de la libre concurrence pour le bien &#234;tre du consommateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Martin Van Staden, analyste pour The Free Market Foundation.&lt;br class='manualbr' /&gt;Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;https://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Afrique : Comment les dictateurs endorment leurs peuples</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Afrique-Comment-les-dictateurs,24057.html</link>
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		<dc:date>2018-07-16T02:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Mon, 16 Jul 2018 05:00:00 +0300</pubDate>

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&lt;p&gt;Les dictateurs africains ne sont pas &#224; court d'ing&#233;niosit&#233; pour d&#233;velopper le culte de leur personne. Le dernier en date est le pr&#233;sident burundais Pierre Nkurunziza qui a &#233;t&#233; &#233;lev&#233; au rang de &#171; Guide supr&#234;me &#233;ternel &#187;. Ce faisant, il s'inscrit dans la tradition d'un certain nombre de dictateurs comme Jean-Bedel Bokassa, Muammar Kadhafi, ou Mobutu qui ont &#233;t&#233; &#233;galement f&#233;conds en mati&#232;re d'initiatives et stratag&#232;mes pour prendre l'ascendant sur le peuple et se maintenir au pouvoir. Si la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les dictateurs africains ne sont pas &#224; court d'ing&#233;niosit&#233; pour d&#233;velopper le culte de leur personne. Le dernier en date est le pr&#233;sident burundais Pierre Nkurunziza qui a &#233;t&#233; &#233;lev&#233; au rang de &#171; Guide supr&#234;me &#233;ternel &#187;. Ce faisant, il s'inscrit dans la tradition d'un certain nombre de dictateurs comme Jean-Bedel Bokassa, Muammar Kadhafi, ou Mobutu qui ont &#233;t&#233; &#233;galement f&#233;conds en mati&#232;re d'initiatives et stratag&#232;mes pour prendre l'ascendant sur le peuple et se maintenir au pouvoir. Si la responsabilit&#233; des dictateurs est manifeste, celle des peuples, &#171; adh&#233;rant &#187; &#224; leurs stratag&#232;mes, n'est pas &#224; &#233;luder. Comment alors, les dictateurs africains manipulent-ils leurs peuples ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'instrumentalisation des r&#233;f&#233;rents historiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'histoire du continent africain a enregistr&#233; au fil du temps des h&#233;ros qui font encore aujourd'hui la fiert&#233; de l'Afrique. Des d&#233;cennies apr&#232;s les ind&#233;pendances officielles des pays africains, le discours anticolonialiste continue de galvaniser les peuples et de propulser leurs auteurs au pouvoir non plus pour un r&#233;el changement mais juste pour changer de main au pouvoir et exercer parfois plus de dictature. Ce levier est souvent exploit&#233; par les dictateurs qui s'&#233;rigent en dernier rempart contre le n&#233;o-colonialisme face &#224; des populations pr&#233;par&#233;es depuis longtemps &#224; voir le colon comme la source de tous les malheurs. Il s'agit donc d'un moyen pour les dictateurs de d&#233;tourner l'attention des citoyens des pr&#233;occupations essentielles en cristallisant la lutte anti-n&#233;ocolonialisme. D&#232;s lors, ils font miroiter l'id&#233;al d'un pays prosp&#232;re o&#249; couleront le lait et le miel pour tous, en surfant sur un &#233;ventuel d&#233;luge qui adviendrait apr&#232;s leur d&#233;part. Ainsi, Mugabe prenait p&#233;riodiquement des d&#233;cisions anti-blancs comme la r&#233;forme agraire ou la loi sur l'indig&#233;nisation, qui n'arrangeaient pas son peuple mais l&#233;gitimaient sa pr&#233;sence prolong&#233;e au pouvoir. Une sorte de signal &#233;tait donc p&#233;riodiquement lanc&#233; pour rappeler son combat contre le colon blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent en disgr&#226;ce aupr&#232;s de leur peuple pendant leur mandat pour raison de mauvaise gouvernance, les dictateurs se r&#233;concilient avec leurs habitudes propagandistes &#224; l'approche des &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales pour endormir le peuple et prolonger leur r&#232;gne. Ainsi, la communication de certains dirigeants se base essentiellement sur une propagande inspir&#233;e des peurs et des envies des peuples. Le mensonge, la manipulation et l'intimidation sont &#233;rig&#233;s en mode de gouvernance. C'est dans cette cat&#233;gorie que s'inscrit la communication de Ben Ali qui instrumentalisait la crainte de l'islamisme radical du peuple tunisien en se pr&#233;sentant comme le dernier rempart et ainsi perp&#233;tuer son r&#232;gne. Mais dans le genre, Idris Debby Itno s'illustre aussi par l'image de gendarme du Sahel qu'il s'est construite en instrumentalisant la peur du terrorisme pour se maintenir au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les marqueurs ethniques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour d'autres, l'instrumentalisation des fractures ethniques et tribales est un vecteur puissant de communication pour diviser et r&#233;gner. Ainsi, certains dirigeants pr&#233;tendent exercer le pouvoir au nom de leur ethnie ou de leur clan. Ils arrivent donc &#224; se r&#233;fugier derri&#232;re cet alibi pour galvaniser leurs partisans contre d'&#233;ventuels contestataires leur faisant croire &#224; des complots sur fonds de rivalit&#233;s ethniques. Il s'agit d'un moyen de d&#233;tourner l'attention des enjeux politiques. Dans ce registre, S&#233;kou Tour&#233; s'illustra en inventant un &#171; complot peul &#187; contre son r&#233;gime de parti unique et par cons&#233;quent contre le peuple. C'est au nom donc de ce complot ventil&#233; par les m&#233;dias qu'il mena une r&#233;pression sans pr&#233;c&#233;dent contre les ressortissants de l'ethnie Peul majoritairement intellectuels et influents dans la chefferie, pour &#233;teindre toutes vell&#233;it&#233;s de contestation. Si les dictateurs mettent un point d'honneur &#224; peaufiner leur communication, la r&#233;ception des messages reste la condition du succ&#232;s de l'op&#233;ration. Qu'est-ce qui facilite donc la r&#233;ceptivit&#233; des peuples ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un conditionnement culturel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En Afrique l'autorit&#233; est pr&#233;sent&#233;e comme sacr&#233;e, souvent inn&#233;e et d'inspiration divine. A ce titre, m&#234;me s'ils sont &#233;lus selon un syst&#232;me moderne, les dirigeants grimperaient dans la hi&#233;rarchie de leur clan. Or la conception traditionnelle de l'autorit&#233; conf&#232;re &#224; celui qui en b&#233;n&#233;ficie un pouvoir sans partage et incontestable. Cette conception du pouvoir transmise dans l'&#233;ducation traditionnelle africaine est aux antipodes des principes d&#233;mocratiques qui consacrent une s&#233;paration des pouvoirs et admet m&#234;me des institutions de contre-pouvoir. Le p&#232;re de famille ou l'autorit&#233; familiale est respect&#233; et v&#233;n&#233;r&#233;. Ce trait de l'&#233;ducation est souvent extrapol&#233; par les expressions &#171; p&#232;re de la nation &#187; ou &#171; p&#232;re de l'ind&#233;pendance &#187; utilis&#233;es pour installer dans l'inconscient des peuples l'image d'une autorit&#233; paternelle &#224; la t&#234;te du pays. Ce rapport d'inf&#233;odation au pouvoir en Afrique est encore observable aujourd'hui dans la fid&#233;lit&#233; des arm&#233;es de la R&#233;publique s'est observ&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'ignorance des peuples&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le camp des aspirants au pouvoir, le diagnostic est souvent simple. Les tentatives de discussion s'assimilent &#224; une r&#233;signation &#224; n&#233;gocier avec l'ethnie, ou le groupe social repr&#233;sent&#233; par le dirigeant au pouvoir. Cette pr&#233;disposition &#224; d&#233;fendre son clan, son ethnie ou sa r&#233;gion dissout toute pr&#233;&#233;minence de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et augmente la r&#233;ceptivit&#233; des peuples aux strat&#233;gies de communication des dictateurs qui savent s'en servir. En effet si aujourd'hui les Etats existent, c'est le fait de la colonisation et de l'introduction de modes de gouvernement relativement nouveaux sur le continent africain et pratiquement inexistants dans certaines contr&#233;es du m&#234;me continent. Les populations maintenues dans l'ignorance restent donc &#233;trang&#232;res au syst&#232;me, vuln&#233;rables &#224; la propagande. C'est d'ailleurs de cette faille que profitent certains dictateurs pour orchestrer la d&#233;sinformation &#224; leur avantage. Abdelaziz Bouteflika entretient toujours le flou dans les m&#233;dias sur son &#233;tat de sant&#233; &#224; travers des vid&#233;os tourn&#233;es &#224; dessein et des supercheries audiovisuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vecteurs de communication des dictateurs sont multiples et multiformes et sont favoris&#233;s par des pr&#233;dispositions des populations &#224; y r&#233;pondre. Il s'av&#232;re imp&#233;ratif pour les peuples africains de s'affranchir des consid&#233;rations ethniques, tribales et r&#233;gionales dans l'ar&#232;ne politique. C'est une condition de leur qui&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Kassim HASSANI &lt;/strong&gt;, journaliste b&#233;ninois&lt;br class='manualbr' /&gt;Article publi&#233; en collaboration avec le projet &lt;a href=&#034;https://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.libreafrique.org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La pauvret&#233; expose les enfants malgaches aux travaux dangereux</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/La-pauvrete-expose-les-enfants,23936.html</link>
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		<dc:date>2018-06-13T00:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 13 Jun 2018 03:00:00 +0300</pubDate>

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&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, la Journ&#233;e mondiale contre le travail des enfants est consacr&#233;e au travail dangereux et &#224; la s&#233;curit&#233; du travail pour les jeunes ayant l'&#226;ge l&#233;gal de travailler. Pr&#232;s de la moiti&#233; des 152 millions de victimes du travail des enfants &#8211; 73 millions &#8211; exercent des travaux dangereux. A Madagascar, les enfants qui travaillent dans les briqueteries et comme domestiques font partie de celles et ceux qui ont besoin d'&#234;tre prot&#233;g&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
ANTSIRABE, Madagascar (OIT Infos) &#8211; C'est une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cette ann&#233;e, la Journ&#233;e mondiale contre le travail des enfants est consacr&#233;e au travail dangereux et &#224; la s&#233;curit&#233; du travail pour les jeunes ayant l'&#226;ge l&#233;gal de travailler. Pr&#232;s de la moiti&#233; des 152 millions de victimes du travail des enfants &#8211; 73 millions &#8211; exercent des travaux dangereux. A Madagascar, les enfants qui travaillent dans les briqueteries et comme domestiques font partie de celles et ceux qui ont besoin d'&#234;tre prot&#233;g&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ANTSIRABE, Madagascar (OIT Infos) &#8211; C'est une briqueterie qui pourrait sembler presque banale, sauf peut-&#234;tre en raison du site superbe sur laquelle elle est install&#233;e. Elle se trouve &#224; la sortie de la ville d'Antsirabe, une localit&#233; d'environ 200 000 habitants situ&#233;e dans les Hautes Terres, &#224; 170 km au sud de la capitale malgache. La briqueterie se trouve au bord de la Nationale 7, une des routes principales de Madagascar qui relie le sud du pays &#224; la capitale. En rentrant vers Antananarivo, nous apercevons de fr&#234;les silhouettes portant des briques sur la t&#234;te. Nous nous approchons et constatons qu'il s'agit bien d'enfants&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une petite fille &#226;g&#233;e de 10 ans attire notre attention. Elle s'appelle Sylvie. Accompagn&#233;e de sa m&#232;re et de sa s&#339;ur a&#238;n&#233;e, elle porte de 6 heures du matin &#224; 17 heures cinq fois par semaine une moyenne de 8 briques sur la t&#234;te. Elle parcoure ainsi &#224; chaque fois plusieurs centaines de m&#232;tres jusqu'&#224; la Nationale. Nous avons pes&#233; l'un de ces briques qui fait 2,6 kg, ce qui veut dire que la t&#234;te de Sylvie supporte un poids d'un peu plus de 20 kg au total. Sa maman explique que les petits portent 200 briques par jour, tandis que les adultes en transportent 500 par jour. Pour chaque brique, le porteur re&#231;oit 9 ariary (0,0028 $).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17148 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.madagascartribune.vahiny.com/local/cache-vignettes/L500xH281/wcms_631470-082f9.jpg?1761187116' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La maman nous d&#233;signe aussi ses deux autres enfants en bas &#226;ge, qu'elle laisse assis sur un rocher en plein soleil au c&#339;ur de la briqueterie. Elle regrette cette situation mais nous dit ne pas pouvoir faire autrement en raison de la pauvret&#233; de la famille. Officiellement, ses enfants vont &#224; l'&#233;cole. Sauf que nous les rencontrons un jour de semaine, pendant les heures de cours, en dehors des vacances scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A tout moment, nous nous attendons &#224; &#234;tre d&#233;log&#233;s par un contrema&#238;tre. Mais personne ne nous d&#233;rangera, comme si la situation &#233;tait admise par tous. Nous rencontrons m&#234;me d'autres enfants soumis aux pires formes et aux formes les plus dangereuses du travail des enfants aux yeux de tous, dont un gar&#231;on de 6 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Parfois, &#231;a fait mal &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvie, elle, finit par se confier &#224; nous. En d&#233;signant son cou, elle explique &#224; notre interpr&#232;te que &#171; parfois, &#231;a me fait mal toutes ces briques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ajoute une phrase toute simple mais qui r&#233;sume tout : &#171; Vous savez, je pr&#233;f&#233;rerais aller &#224; l'&#233;cole. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quelques kilom&#232;tres de la briqueterie, nous rencontrons Nivo. Elle a 16 ans. Tr&#232;s t&#244;t, la jeune fille a quitt&#233; sa famille dans le besoin pour aller travailler comme domestique dans une maison &#224; Antsirabe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'aube &#224; la tomb&#233;e de la nuit, Nivo accomplit l'ensemble des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res (vaisselle, lessive, repas, nettoyage) et s'occupe &#233;galement des animaux. Son maigre salaire est de 40 000 ariary (12 $) par mois mais elle ne garde que 5 000 ariary (1,50 $) car elle envoie tout le reste &#224; sa famille qu'elle n'a jamais pu revoir depuis son arriv&#233;e &#224; Antsirabe. Elle nous confie n'&#234;tre jamais all&#233;e &#224; l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on lui parle de son avenir, Nivo semble sceptique. &#171; &lt;i&gt;Mon avenir, il est flou. Je n'ai aucune perspective puisque je ne sais ni lire ni &#233;crire&lt;/i&gt; &#187;, nous confie-t-elle tristement. Elle nous dit &#234;tre bien trait&#233;e mais il est difficile pour elle de nous dire le contraire alors que ses patrons assistent &#224; notre conversation &#224; quelques m&#232;tres de l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est justement pour &#233;viter ce genre de situations que l'OIT a cr&#233;&#233; &#224; Antsirabe un programme permettant aux enfants travailleurs domestiques de quitter leur statut en ayant acc&#232;s &#224; une formation. Lalaina Razanapera, responsable de l'association locale Sarobidy (qui signifie &#171; pr&#233;cieux &#187; en malgache) charg&#233;e de l'application du projet, nous dit avoir pu fournir une formation professionnelle &#224; 190 enfants tandis que 2 000 autres ont &#233;t&#233; sensibilis&#233;s et 2 500 ont &#233;t&#233; retir&#233;s du travail des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17149 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.madagascartribune.vahiny.com/local/cache-vignettes/L500xH281/wcms_631871-1ef7b.jpg?1761187116' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le projet rassemble les autorit&#233;s locales et l'inspection du travail. Selon une &#233;tude men&#233;e par l'inspection du travail en 2015-2016, 500 enfants travaillaient dans la r&#233;gion d'Antsirabe tandis que plus de 250 &#233;taient des travailleurs domestiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;pondre au d&#233;fi de la pauvret&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les raisons sont multiples &#187;&lt;/i&gt;, nous explique Dera Randrianarivony, l'inspecteur du travail charg&#233; du travail des enfants qui &#233;voque en premier lieu la pauvret&#233;, les mentalit&#233;s et surtout les coutumes locales co&#251;teuses qui conduisent souvent les familles &#224; envoyer leurs enfants travailler chez des particuliers. &#171; &lt;i&gt;On tombe alors souvent dans des cas de servitude pour dettes&lt;/i&gt; &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inspecteur semble avoir comme seule arme sa bonne volont&#233;, tant les moyens qui lui sont allou&#233;s pour accomplir sa mission sont quasi inexistants. Ainsi, il ne dispose d'aucun v&#233;hicule et, s'il doit faire appel &#224; la police, on lui demandera de payer le carburant. Dans le cas sp&#233;cifique du travail domestique, il doit aussi faire face &#224; des difficult&#233;s juridiques, comme par exemple l'impossibilit&#233; d'entrer dans des domiciles priv&#233;s puisqu'il ne dispose pas du statut de police judiciaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Des moyens d'action limit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques minutes apr&#232;s notre entretien, nous le suivons lors d'une perquisition dans une gargote situ&#233;e non loin de la gare o&#249; une enfant qui travaille lui a &#233;t&#233; signal&#233;e. A l'arriv&#233;e de l'inspecteur, la petite s'enfuit dans l'arri&#232;re-boutique puis revient, paniqu&#233;e, en pleurs. Elle s'appelle Simone. Elle a 12 ans. Son histoire est, h&#233;las, tr&#232;s banale dans la r&#233;gion. Ses parents habitent &#224; la campagne et, faute de moyens, l'ont envoy&#233;e travailler en ville chez sa belle-s&#339;ur. Simone assure &#224; l'inspecteur du travail qu'elle va bien &#224; l'&#233;cole, qu'elle ne fait que donner un &#171; coup de main &#187;. Mais elle reste sans r&#233;ponse quand on lui demande le nom de son professeur et l'&#233;tat de ses pieds tr&#232;s sales ne rend pas son histoire tr&#232;s cr&#233;dible pour une &#233;coli&#232;re. Pourtant, difficile pour l'inspecteur de faire autre chose qu'un rappel &#224; la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; J'ai v&#233;cu l'enfer &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, gr&#226;ce au projet de l'OIT, l'histoire d'Hortensia, une jeune fille aujourd'hui &#226;g&#233;e de 17 ans, se finit plut&#244;t bien. Mais auparavant, elle nous raconte qu'elle a v&#233;cu l'enfer dans la maison o&#249; elle avait &#233;t&#233; plac&#233;e comme domestique. Pendant deux ans, elle s'occupait de l'ensemble des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res. Debout de 5 heures du matin &#224; 22 heures le soir, elle nettoyait la maison, pr&#233;parait les repas, allait faire les courses au march&#233;, faisait la lessive et &#233;tait toujours la derni&#232;re &#224; aller dormir. Quand elle tombait malade, aucun m&#233;dicament ne lui &#233;tait donn&#233; et, &#224; la moindre faute, son maigre salaire de 20 000 ariary par mois (7 $) en p&#226;tissait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formation professionnelle appuy&#233;e par l'OIT a sauv&#233; Hortensia de toutes ces souffrances. Elle a appris les techniques de base d'&#233;levage et d'agriculture et, d&#233;sormais, elle loue une parcelle de terrain o&#249; elle plante des pommes de terre, des carottes, de l'ail, des poireaux, des choux, du ma&#239;s et des haricots. Elle s'occupe aussi du porcelet qu'elle a re&#231;u de la part du projet &#224; la fin de sa formation. Sa famille est tr&#232;s fi&#232;re de sa r&#233;ussite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prot&#233;ger les enfants des travaux dangereux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Laur&#233;at Rasolofoniainarison, Administrateur national de projet au bureau de l'OIT &#224; Antananarivo, il est &#233;galement important de sensibiliser les parents de ces enfants domestiques par une prise de conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les parents nous disent souvent qu'ils les envoient travailler au lieu d'aller &#224; l'&#233;cole parce qu'ils sont pauvres. Mais le message que nous voulons faire passer, c'est qu'en r&#233;alit&#233; c'est le fait de faire travailler leurs enfants qui les rend pauvres, en perp&#233;tuant un cycle dans lequel l'&#233;ducation et la possibilit&#233; de s'&#233;lever socialement n'ont aucune place. C'est la raison pour la possibilit&#233; pour les adultes d'avoir un travail d&#233;cent et l'existence de socles de protection sociale sont des armes d&#233;cisives contre le travail des enfants&lt;/i&gt; &#187;, conclut-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beate Andrees, Cheffe du service des Principes et droits fondamentaux au travail de l'OIT &#224; Gen&#232;ve confirme ces propos. Elle met en &#233;vidence la n&#233;cessit&#233; de mettre un terme au travail des enfants au niveau mondial et de prot&#233;ger les jeunes ayant l'&#226;ge l&#233;gal de travailler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il est indispensable de retirer les enfants de toutes les formes de travail des enfants s'ils n'ont pas l'&#226;ge l&#233;gal de travailler, d'autant plus s'il s'agit de travaux dangereux. Nous devons &#233;galement nous assurer que ces enfants puissent avoir acc&#232;s &#224; une &#233;ducation de qualit&#233;, et qu'ils aillent &#224; l'&#233;cole au moins jusqu'&#224; la fin de la scolarit&#233; obligatoire pour atteindre l'&#226;ge l&#233;gal de travailler&lt;/i&gt; &#187;, conclut-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Article et photos parus dans le site &lt;a href=&#034;&#034;&gt;www.ilo.org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; du 12 juin 2018. &lt;i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Pourquoi les parlements africains sont-ils inefficaces ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Pourquoi-les-parlements-africains,23739.html</link>
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		<dc:date>2018-04-09T03:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Mon, 09 Apr 2018 06:00:00 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Surfacturation de l'entretien de 200 v&#233;hicules des parlementaires s&#233;n&#233;galais ; d&#233;tournement d'environ 1,965 milliards d'Ariary &#224; Madagascar ; s&#233;nat budg&#233;tivore et inutile au S&#233;n&#233;gal, etc. Ces dysfonctionnements mettent &#224; mal les parlements africains, tribunes d'expression des peuples. Mais face aux diff&#233;rentes crises que traversent l'Afrique et face &#224; ces dysfonctionnements pr&#233;judiciables aux citoyens, doit-on pointer du doigt les seuls parlements ? &lt;br class='autobr' /&gt; Absent&#233;isme &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur 217 d&#233;put&#233;s que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Surfacturation de l'entretien de 200 v&#233;hicules des parlementaires s&#233;n&#233;galais ; d&#233;tournement d'environ 1,965 milliards d'Ariary &#224; Madagascar ; s&#233;nat budg&#233;tivore et inutile au S&#233;n&#233;gal, etc. Ces dysfonctionnements mettent &#224; mal les parlements africains, tribunes d'expression des peuples. Mais face aux diff&#233;rentes crises que traversent l'Afrique et face &#224; ces dysfonctionnements pr&#233;judiciables aux citoyens, doit-on pointer du doigt les seuls parlements ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Absent&#233;isme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur 217 d&#233;put&#233;s que compte le parlement tunisien, seuls trois ont pris part &#224; toutes les sessions selon le rapport d'octobre 2016 de l'ONG Al-Bawsala qui veille sur la transparence politique, les travaux l&#233;gislatif et ex&#233;cutif. Malheureusement, l'assiduit&#233; et l'absent&#233;isme des d&#233;put&#233;s sont encourag&#233;s par l'ambig&#252;it&#233; et la contradiction des textes, d'une part, et le manque de d&#233;vouement des d&#233;put&#233;s eux-m&#234;mes d'autre part. Au Burkina Faso, par exemple, la pr&#233;sence des &#233;lus aux pl&#233;ni&#232;res est obligatoire selon le r&#232;glement int&#233;rieur, mais les m&#234;mes textes autorisent les votes par d&#233;l&#233;gation, ce qui incite &#224; l'absent&#233;isme des &#233;lus et rend difficile de sanctionner les absents.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Improductivit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La productivit&#233; des d&#233;put&#233;s est un autre probl&#232;me puisqu'une fois &#233;lus, ils prennent leurs postes pour acquis et pensent qu'ils ne doivent rendre compte &#224; personne. Ils ne proposent rien ou presque, et m&#234;me quand des propositions de lois sont faites par l'Ex&#233;cutif, ils ne prennent pas la peine de les &#233;tudier. C'est le cas du code pastoral au Tchad en 2014. Ce probl&#232;me de productivit&#233; s'explique aussi par le cumul de fonctions. Au Burkina Faso, par exemple, l'incompatibilit&#233; du mandat parlementaire avec d'autres fonctions ne touche que les fonctions publiques ou parapubliques. Or, beaucoup de d&#233;put&#233;s sont des hommes d'affaires ou des chefs d'entreprises toujours occup&#233;s. Ce cumul emp&#234;che les &#233;lus de se concentrer sur leurs missions parlementaires ce qui compromet leur productivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Incomp&#233;tence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Autre probl&#232;me, les d&#233;put&#233;s ne s'investissent pas dans les d&#233;bats qui pr&#233;c&#232;dent les votes par manque de motivation ou de comp&#233;tences. Quand c'est pour le peuple qu'il faut agir, peu de d&#233;put&#233;s sont pr&#234;ts &#224; le faire parce qu'ils sont soit des hommes d'affaires qui agissent pour leurs compte ou de simples vautours qui visent les avantages qu'offre le poste. Il y a aussi la question des comp&#233;tences. En C&#244;te d'Ivoire, les articles 70 et 71 du code &#233;lectoral qui d&#233;finissent l'&#233;ligibilit&#233; des candidats &#224; la d&#233;putation ne parlent aucunement du niveau d'instruction des futurs d&#233;put&#233;s. Ceci laisse libre champ aux personnes peu comp&#233;tentes d'acc&#233;der &#224; des responsabilit&#233;s sans les qualifications requises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Opportunisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;centes s&#233;natoriales en C&#244;te d'Ivoire montrent qu'en Afrique, les repr&#233;sentants des citoyens sont beaucoup plus des pions parrain&#233;s par des hauts cadres politiques ou du monde des affaires qui souhaitent contr&#244;ler la sc&#232;ne politique. Sur soixante six si&#232;ges, la coalition men&#233;e par le pouvoir en a remport&#233; cinquante. En sus, 33 autres s&#233;nateurs seront nomm&#233;s directement par le pr&#233;sident Ouattara, ce qui lui donne une mainmise absolue sur l'institution. Pour ce genre de repr&#233;sentants, l'int&#233;r&#234;t du peuple devrait passer apr&#232;s celui du parrain. La minorit&#233; opposante est consid&#233;r&#233;e comme ennemi, donc toutes ses propositions seront annihil&#233;es quelle que soit leur pertinence. C'est le cas en RDC o&#249; Aubin Minaku, pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e Nationale, cadre de la majorit&#233; pr&#233;sidentielle, bloque toutes les initiatives de l'opposition laissant seulement celles de son groupe parlementaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2016, au Mali cette fois, quatre d&#233;put&#233;s du RPM du pr&#233;sident IBK ont rejoint l'ADP Maliba, qui a lui aussi quitt&#233; la majorit&#233; pr&#233;sidentielle. S'ils d&#233;plorent la politique de IBK qui ne r&#233;pond plus &#224; leurs aspirations, le fait qu'ils aient ralli&#233; le parti de Aliou Diallo, principal soutien financier de la campagne de IBK, laisse entrevoir des zones d'ombres. Ces d&#233;put&#233;s visent de nombreux avantages que peut offrir le parti de l'homme d'affaires qui, &#224; son tour, orchestre ces d&#233;fections pour affaiblir le camp d'IBK. Ces d&#233;put&#233;s renforcent ainsi ses pr&#233;tentions pr&#233;sidentielles. Plusieurs Assembl&#233;es Nationales souffrent de cette transhumance parlementaire. Si les pays comme le Maroc, ont entam&#233; un combat contre cette pratique, la majorit&#233; des pays africains n'y arrivent pas. Les textes pr&#233;voient g&#233;n&#233;ralement la destitution du d&#233;put&#233; transhumant mais l'ambig&#252;it&#233; des textes emp&#234;che leur application.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Corruption&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'autre probl&#232;me majeur est la corruption. En juillet 2017, les d&#233;put&#233;s de la RD Congo ont re&#231;u chacun environ 31.000 dollars en guise de primes de d&#233;part &#224; la fin de leur mandat. Mais presque une ann&#233;e apr&#232;s, ils continuent &#224; l&#233;gif&#233;rer en toute qui&#233;tude et refusent en plus de rembourser la somme per&#231;ue. Comme en RDC, beaucoup de parlements sont confront&#233;s &#224; ce genre de d&#233;tournement de fonds mais dans l'ensemble, les d&#233;put&#233;s cherchent par tous les moyens &#224; r&#233;cup&#233;rer leur argent d&#233;pens&#233; lors des campagnes puisque les campagnes sont financ&#233;es de leurs poches ou gr&#226;ces &#224; des parrains. Il faut reconna&#238;tre que les r&#232;glements int&#233;rieurs ne suffisent pas et la justice est confront&#233;e &#224; l'immunit&#233; parlementaire. Les commissions de contr&#244;le financier pr&#233;sentes dans les tous les parlements, souffrent de laxisme et favoritisme laissant libre cour aux comportements vicieux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Passivit&#233; des autres parties prenantes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les citoyens ont leur part de responsabilit&#233; quand il s'agit de la comp&#233;tence et du caract&#232;re v&#233;reux des hommes qu'ils choisissent pour les repr&#233;senter. Les &#233;lecteurs africains ont tendance &#224; &#233;lire les candidats qui appartiennent &#224; leurs clans ou groupes ethniques sans s'int&#233;resser &#224; leurs programmes politiques. Et puisque beaucoup d'&#233;lecteurs demeurent moins instruits ou ignorent simplement l'importance des l&#233;gislatives dans la vie de leurs &#201;tats, ils ne savent pas qui, parmi les candidats, incarne au mieux leurs aspirations. Quant aux citoyens les plus avertis, ils se demandent &#224; quoi sert de voter si les r&#233;sultats sont connus d'avance. Les candidats &#224; la d&#233;putation profitent de cette ignorance et/ou r&#233;signation pour manipuler les &#233;lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias et la soci&#233;t&#233; civile quant &#224; eux ont une responsabilit&#233; importante. Investis d'une mission d'&#233;veilleurs de conscience, ils se laissent entrainer dans le jeu politique et se mettent aux services des politiciens. Ils manipulent l'information et livrent aux citoyens de fausses promesses et mensonges qui permettent aux politiciens de se positionner comme des saints sauveurs aux yeux de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, les dysfonctionnements dans les parlements africains sont nombreux et s'ils sont li&#233;s &#224; la personnalit&#233; des &#233;lus, il faut aussi admettre que les r&#232;gles du jeux qui gouvernent la vie politique expliquent en grande partie la crise de confiance qui oppose le parlementaire africain &#224; son &#233;lectorat.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Narcisse Oredje&lt;/strong&gt;, blogueur tchadien.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Article publi&#233; en collaboration avec &lt;a href=&#034;&#034;&gt;Libre Afrique.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'All&#233;e des Baobabs risque de dispara&#238;tre !</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/L-Allee-des-Baobabs-risque-de,23734.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/L-Allee-des-Baobabs-risque-de,23734.html</guid>
		<dc:date>2018-04-06T04:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 06 Apr 2018 07:00:00 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Savez-vous que si l'on n'agit pas maintenant, l'All&#233;e des Baobabs pourrait dispara&#238;tre dans les prochaines d&#233;cennies ? L'aire prot&#233;g&#233;e Menabe Antimena, l'un des plus importants blocs de for&#234;t s&#232;che de Madagascar, a perdu 7% de sa surface totale pour la seule ann&#233;e 2017 ! Une situation que confirment des &#233;tudes de 2014, qui mettent en &#233;vidence que Menabe Antimena subit une d&#233;forestation effr&#233;n&#233;e et incontr&#244;lable depuis 2010. Menabe Antimena abrite des r&#233;serves sp&#233;ciales, l'all&#233;e des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Savez-vous que si l'on n'agit pas maintenant, l'All&#233;e des Baobabs pourrait dispara&#238;tre dans les prochaines d&#233;cennies ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aire prot&#233;g&#233;e Menabe Antimena, l'un des plus importants blocs de for&#234;t s&#232;che de Madagascar, a perdu 7% de sa surface totale pour la seule ann&#233;e 2017 ! Une situation que confirment des &#233;tudes de 2014, qui mettent en &#233;vidence que Menabe Antimena subit une d&#233;forestation effr&#233;n&#233;e et incontr&#244;lable depuis 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Menabe Antimena abrite des r&#233;serves sp&#233;ciales, l'all&#233;e des baobabs qui est patrimoine mondial de l'UNESCO, et des zones humides Ramsar, dont des lacs et des mangroves. C'est tout un &#233;cosyst&#232;me. Mais la r&#233;gion subit une migration massive depuis plusieurs ann&#233;es, augmentant les pressions sur l'aire prot&#233;g&#233;e. Les for&#234;ts sont br&#251;l&#233;es et d&#233;frich&#233;es pour la culture intensive et ill&#233;gale de ma&#239;s et d'arachide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fanamby, Durell, Madagascar National Parks, WWF et d'autres organisations environnementales mobilisent les autorit&#233;s et l'opinion publique. Elles travaillent avec la soci&#233;t&#233; civile au niveau nationale pour alerter sur cette situation avec la campagne &#171; Sauvons Menabe Antimena &#187; lanc&#233;e en 2018. Les solutions avanc&#233;es sont : mieux faire conna&#238;tre et appliquer la l&#233;gislation qui r&#233;git la gouvernance de l'aire prot&#233;g&#233;e. Aussi, populations riveraines doivent &#234;tres sensibilis&#233;es et inform&#233;es sur les &#233;ventuelles sanctions. Enfin, l'application de la loi doit &#234;tre effective avec l'appui du tribunal de Morondava.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Environ 4% de Menabe Antimena dispara&#238;t chaque ann&#233;e. Avec les communaut&#233;s, les autorit&#233;s locales et nos partenaires environnementaux, nous avons pris des engagements. La l&#233;gislation qui r&#233;git la gouvernance de nos ressources doit &#234;tre connue, comprise et appliqu&#233;e &#187;, a signal&#233; Johanita Ndahimananjara, Ministre de l'Environnement, de l'&#201;cologie et des For&#234;ts, qui a visit&#233; l'aire prot&#233;g&#233;e ce mois de mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article et photo parus initialement sur le site de &lt;a href=&#034;&#034;&gt;www.wwf.mg&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Corruption en Afrique : la th&#233;rapie par l'exemple</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Corruption-en-Afrique-la-therapie,23725.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Corruption-en-Afrique-la-therapie,23725.html</guid>
		<dc:date>2018-03-31T04:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Sat, 31 Mar 2018 07:00:00 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Lors du 30&#232;me sommet de l'Union Africaine de janvier 2018 &#224; Addis Abeba, les dirigeants africains se sont assign&#233;s de faire de la lutte contre la corruption, l'un des principaux d&#233;fis. Cependant cet &#233;lan volontariste, soul&#232;ve de nombreuses interrogations car, si la majorit&#233; des chefs d'&#201;tats africains se disent contre la corruption, ils restent encore nombreux &#224; en faire usage au quotidien. L'augmentation constante du nombre de dirigeants englu&#233;s dans des scandales de corruption prouve que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors du 30&#232;me sommet de l'Union Africaine de janvier 2018 &#224; Addis Abeba, les dirigeants africains se sont assign&#233;s de faire de la lutte contre la corruption, l'un des principaux d&#233;fis. Cependant cet &#233;lan volontariste, soul&#232;ve de nombreuses interrogations car, si la majorit&#233; des chefs d'&#201;tats africains se disent contre la corruption, ils restent encore nombreux &#224; en faire usage au quotidien. L'augmentation constante du nombre de dirigeants englu&#233;s dans des scandales de corruption prouve que la corruption n'est plus seulement un dysfonctionnement de la gouvernance, mais est devenue un mode de gouvernance. Comment en sortir ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sortir du d&#233;ni de responsabilit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon le Rapport sur la gouvernance en Afrique publi&#233; par l'ONU en 2016, la corruption est l'un des obstacles majeur &#224; la transformation structurelle du continent. Sur la soixantaine d'&#201;tats que compte le continent, seuls trois (Botswana, Cap-Vert, Ile Maurice) se d&#233;tachent de la grande famille des pays corrompus, au rang desquels on retrouve en queue de peloton le Burundi, l'Angola, l'Erythr&#233;e, la Libye, le Soudan, la Somalie. De nombreuses &#233;tudes soulignent que l'absence de bonne gouvernance, la faiblesse des institutions, les m&#233;canismes r&#233;gulateurs inefficaces, les cadres juridiques et r&#233;glementaires inad&#233;quats et les m&#233;canismes d'ex&#233;cution inop&#233;rants font le lit de la corruption en Afrique. Il apparait donc urgent de sortir du d&#233;ni de responsabilit&#233; dans lequel s'enferment les dirigeants africains. En effet, si les Chefs d'&#201;tat africains combattent publiquement la corruption, dans les faits, ils font tr&#232;s peu pour endiguer le fl&#233;au.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce domaine, tout commence par la volont&#233; de donner le bon exemple. La grande majorit&#233;, les dirigeants africains ont acc&#233;d&#233; au pouvoir gr&#226;ce &#224; la corruption &#233;lectorale, soit parce qu'ils en ont &#233;t&#233; directement acteurs, passifs ou b&#233;n&#233;ficiaires. Or, la corruption &#233;lectorale est end&#233;mique en Afrique. Elle favorise l'ascension de dirigeants peu vertueux, dont la connexion avec les milieux d'affaires est un fait &#233;tabli. Ces chefs d'&#201;tat africains, insouciants du mieux-&#234;tre des populations, livrent une guerre &#224; la petite corruption tandis que r&#232;gne l'omerta sur la corruption d'&#201;tat. Cette situation est de nature &#224; biaiser le signal envoy&#233; aux populations sur ce qui est acceptable ou non en mati&#232;re de corruption. D'un c&#244;t&#233;, la lutte anti-corruption sert &#224; an&#233;antir les voix discordantes et les vell&#233;it&#233;s de challenge au sein de l'opposition ou m&#234;me de la famille politique, tandis que de l'autre c&#244;t&#233;, les rentes issues de la corruption servent tout bonnement &#224; dompter les institutions de la R&#233;publique aux fins de les aider &#224; tripatouiller la Constitution pour s'accrocher au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;alit&#233;s soul&#232;vent des doutes quant &#224; la sinc&#233;rit&#233; des pr&#233;sidents africains pour engager une r&#233;elle lutte contre la corruption. L'affaire dite des biens mal acquis impliquant plusieurs familles pr&#233;sidentielles africaines a raviv&#233; la n&#233;cessit&#233; pour les pr&#233;sidents africains d'effectuer une d&#233;claration en bonne et due forme de leur patrimoine &#224; l'entr&#233;e et &#224; la sortie de leurs fonctions pr&#233;sidentielles. Cela devrait incomber aussi &#224; toutes les personnes impliqu&#233;es dans la cha&#238;ne de d&#233;penses de l'Etat. Autrement, ce combat tel que lanc&#233; par l'UA &#233;quivaudrait &#224; mettre la charrue devant les b&#339;ufs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promotion de la d&#233;mocratie participe &#224; la limitation des pouvoirs des dirigeants ainsi qu'au renforcement du contr&#244;le institutionnel et social de l'usage dudit pouvoir. Elle impose donc des r&#233;formes structurelles pour renforcer l'&#233;quilibre institutionnel. Plusieurs actions sont possibles : par exemple, opter pour des fonctions publiques moins pl&#233;thoriques et mieux r&#233;mun&#233;r&#233;es pour faire reculer la politisation int&#233;ress&#233;e de l'administration, assurer un financement public &#224; un niveau satisfaisant pour les partis politiques, b&#226;tir un &#233;tat protecteur et neutre avec des leviers de contre poids sociaux, judiciaires, politiques et &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Opter pour la th&#233;rapie par l'exemple&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour contrer la corruption, il faut ind&#233;niablement am&#233;liorer la gouvernance au sommet. Les chefs d'Etat peuvent d'ores et d&#233;j&#224; donner l'exemple avec des proc&#233;dures transparentes et tra&#231;ables dans la gestion des affaires publiques, en l'occurrence les contrats miniers ou les concessions avec les multinationales. Par exemple, les Tchadiens se demandent encore aujourd'hui &#224; quoi a servi la manne p&#233;troli&#232;re au temps des vaches grasses. Au B&#233;nin, de s&#233;rieux doutes subsistent sur les conditions d'adjudication de la mise en concession du port et de l'a&#233;roport de Cotonou. Au Niger voisin, c'est un &#233;ternel brouillard autour des contrats d'uranium. Le cas de l'Afrique du Sud avec le Pr&#233;sident Jacob Zuma est si retentissant qu'il est devenu ces temps derniers le symbole de la corruption au sommet de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les chefs d'Etat de l'UA veulent r&#233;ellement endiguer la corruption, ils doivent adopter la r&#233;&#233;dition des comptes, c'est &#224; dire respecter les r&#232;gles qu'ils ont eux-m&#234;mes mises en place. Il s'agit avant tout d'&#233;viter un combat s&#233;lectif et partial dans la lutte contre la corruption. L'une des cl&#233;s du succ&#232;s est de ne pas faire de la lutte un instrument d'oppression et d'intimidation des voix discordantes. D&#232;s lors, la n&#233;cessit&#233; de se doter de lois et des dispositions qui tiennent compte des valeurs humaines, la d&#233;mocratie et qui respectent chacun dans sa personne, ses droits, ses obligations et ses aspirations, pourra f&#233;conder la lutte en succ&#232;s. Il s'agira surtout de renforcer l'ind&#233;pendance du pouvoir judiciaire et de la cr&#233;dibiliser par un syst&#232;me transparent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cette la th&#233;rapie par l'exemple est essentielle &#224; la lutte, elle ne fait pas abstraction de la question des incitations. La corruption sur le continent r&#233;sulte aussi des effets pervers des politiques occidentales, qui au fond ne visent qu'&#224; servir leurs propres int&#233;r&#234;ts. Les chancelleries occidentales ont le devoir moral d'&#339;uvrer pour sortir de cette coop&#233;ration douteuse par la corruption. &#192; l'oppos&#233;, ils peuvent geler les avoirs douteux, organiser un contr&#244;le rigoureux de l'aide au d&#233;veloppement, et r&#233;compenser les dirigeants les plus vertueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette transformation positive de l'environnement aura un impact culturel d&#233;cisif sur les mentalit&#233;s du citoyen lambda, artisan ou b&#233;n&#233;ficiaire de la petite corruption. Si les chefs d'Etat ont eu le m&#233;rite de faire le diagnostic, il est peu probable qu'ils instaurent une lutte efficace. Le combat contre la corruption implique une reconversion des mentalit&#233;s du sommet &#224; la base. Ainsi elle cessera d'&#234;tre vue comme une peccadille ou une &#233;manation culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kassim Hassani&lt;/strong&gt;, journaliste b&#233;ninois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article paru en collaboration avec le projet &lt;a href=&#034;https://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.libreafrique.org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le secret inspirant de la Chine pour sortir de la pauvret&#233;</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Le-secret-inspirant-de-la-Chine,23702.html</link>
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		<dc:date>2018-03-21T04:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 21 Mar 2018 07:00:00 +0300</pubDate>

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		<description>
&lt;p&gt;Au cours des trois derni&#232;res d&#233;cennies, les Chinois ont connu une am&#233;lioration absolument sans pr&#233;c&#233;dent de leur niveau de vie. La pauvret&#233; - et nous parlons de la grande pauvret&#233; - est pass&#233;e d'environ 60% &#224; moins de 5%. Les for&#234;ts de gratte-ciel ont pullul&#233; presque du jour au lendemain. La Chine regorge de v&#233;hicules &#233;lectriques, de batteries au lithium et de panneaux solaires, le tout produit localement. Les achats via commerce &#233;lectronique sont livr&#233;s le jour m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt; La Chine vient de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours des trois derni&#232;res d&#233;cennies, les Chinois ont connu une am&#233;lioration absolument sans pr&#233;c&#233;dent de leur niveau de vie. La pauvret&#233; - et nous parlons de la grande pauvret&#233; - est pass&#233;e d'environ 60% &#224; moins de 5%. Les for&#234;ts de gratte-ciel ont pullul&#233; presque du jour au lendemain. La Chine regorge de v&#233;hicules &#233;lectriques, de batteries au lithium et de panneaux solaires, le tout produit localement. Les achats via commerce &#233;lectronique sont livr&#233;s le jour m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
La Chine vient de loin !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine de cette croissance et de cette prosp&#233;rit&#233; ce n'est pas une machine monolithique de d&#233;localisations, mais bel et bien un boom de l'entrepreneuriat. Entrepreneuriat en Chine ? Oui ! Bien que pseudo-communiste, parfois libertarien, adoptant le capitalisme de copinage, corrompue, manquant d'&#233;tat de droit, la Chine offre &#224; bien des &#233;gards une voie plus courte &#224; la r&#233;ussite des entrepreneurs que les &#201;tats-Unis. Non seulement les usines se portent bien en Chine, mais l'esprit d'entreprise s'&#233;panouit dans tous les secteurs, dont plusieurs d'entre eux n'&#233;tant pas li&#233;s &#224; l'exportation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il y a beaucoup de facteurs aidant, mais apr&#232;s avoir pass&#233; plusieurs ann&#233;es &#224; organiser le processus de fabrication pour ma start-up en Chine, et ensuite d&#233;m&#233;nager l'assemblage final aux &#201;tats-Unis (ce qui me donne le point de vue chinois et du Midwest), je dirais que les plus grands contributeurs &#224; la croissance &#233;conomique en Chine sont les citoyens chinois migrant des r&#233;gions rurales pauvres de Chine vers les villes de rang I, II et III (Shenzhen &#233;tant l'un des meilleurs exemples).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un boom faramineux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le cousin de mon coll&#232;gue &#171; K &#187; a grandi &#224; Shenzhen, une r&#233;gion de terres agricoles. Dans les ann&#233;es 1980, alors qu'il &#233;tait adolescent, il &#233;conomisait son petit salaire pendant un mois pour acheter sa sp&#233;cialit&#233; pr&#233;f&#233;r&#233;e : de la gel&#233;e de porc bouilli (une gel&#233;e de sang vibrante d'une texture inqui&#233;tante que je regrette d'avoir essay&#233;e). Apr&#232;s que Shenzhen ait &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;e la premi&#232;re zone &#233;conomique sp&#233;ciale (ZES) en 1980, il a particip&#233; &#224; un boom de construction sans pr&#233;c&#233;dent, en construisant des immeubles d'habitation de plus en plus grands. En fait, Shenzhen serait irr&#233;alisable aux &#201;tats-unis. C'est une ville qui rivalise facilement avec New York en taille et en splendeur, dont une grande partie a &#233;t&#233; construite en un clin d'&#339;il. Presque le temps qu'il a fallu au M&#233;tro de New York (MTA) pour &#233;tendre juste la ligne de train &#226;&#8222;&#8211;7 aux Hudson Yards tout en laissant le reste des lignes du m&#233;tro tomber dans un d&#233;labrement total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a fait couler beaucoup d'encre au sujet de tout ce qui ne va pas &#224; Shenzhen et en Chine en g&#233;n&#233;ral (bien que je soutienne que beaucoup de ces probl&#232;mes sont sur le point d'&#234;tre r&#233;solus, notamment la pollution et les bas salaires). Mais, une chose est ind&#233;niable : la r&#233;ussite productive et l'augmentation du niveau de vie des Chinois en l'espace de plusieurs d&#233;cennies &#224; Shenzhen - et en Chine en g&#233;n&#233;ral - ont &#233;t&#233; spectaculaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment expliquer ce progr&#232;s brutal ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais comment Shenzhen est-elle devenue ce qu'elle est aujourd'hui ? Qui a construit cette &#233;conomie de la taille d'un pays sur une parcelle de terres agricoles ? Certes, la population autochtone cantonaise y a largement particip&#233;, mais la plupart des gens &#224; Shenzhen aujourd'hui viennent d'autres parties de la Chine, y compris des provinces rurales les plus pauvres. Shenzhen est &#171; le r&#234;ve am&#233;ricain du 19&#232;me si&#232;cle &#187; cr&#233;&#233; par le gouvernement communiste chinois dans un coin vide du sud de la Chine &#224; la fin du 20&#232;me si&#232;cle. Cela a &#233;t&#233; rendu possible du fait que Shenzhen n'exigeait pas des immigrants de visas ou de changement de nationalit&#233;. A l'image de New York qui recevait des hordes d'Europ&#233;ens de l'Est et d'Italiens &#224; la fin du 19&#232;me et au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle, Shenzhen a grandi gr&#226;ce &#224; ses immigrants, en passant de 30 000 &#224; plus de 20 millions d'habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine poss&#232;de &#224; la fois le plus grand r&#233;seau de trains &#224; grande vitesse au monde et la plus importante migration annuelle d'immigrants dans le pays vers les provinces les plus pauvres pour rendre visite &#224; leurs familles. Des flux d'&#171; immigrants &#187; d'autres provinces ont fourni &#224; la fois des employ&#233;s peu r&#233;mun&#233;r&#233;s, motiv&#233;s et performants et les entrepreneurs n&#233;cessaires pour un boom &#233;conomique (les travailleurs et les entrepreneurs sont souvent les m&#234;mes personnes, remplissant le r&#244;le d'ouvrier jusqu'&#224; ce qu'ils &#233;conomisent suffisamment d'argent et acqui&#232;rent suffisamment de comp&#233;tences pour devenir entrepreneur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important de noter que ce n'est pas seulement les bas salaires que ces &#171; intra-immigrants &#187; ont accept&#233; qui ont stimul&#233; la croissance &#233;conomique. En fait, les salaires des usines ont tripl&#233; en Chine au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie et sont beaucoup plus &#233;lev&#233;s que dans des endroits comme le Vietnam. En effet, de nombreuses formes de fabrication primitives &#224; forte intensit&#233; de main-d'&#339;uvre sont d&#233;sormais d&#233;localis&#233;es vers d'autres pays, alors que l'industrie chinoise devient de plus en plus sophistiqu&#233;e, automatis&#233;e et innovante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine est dans une position unique. Elle b&#233;n&#233;ficie de tous les avantages de l'immigration - un afflux important de pauvres ambitieux pr&#234;ts &#224; travailler dur pour avoir une vie meilleure, ce qui augmente la productivit&#233; dans les zones urbaines, sans pour autant augmenter le niveau de x&#233;nophobie (bien qu'in&#233;vitablement beaucoup de pr&#233;jug&#233;s existent contre les &#233;migr&#233;s ruraux nouvellement arriv&#233;s). La Chine ne souffre pas de d&#233;magogie nationaliste anti-immigration. Elle a pr&#233;f&#233;r&#233; une politique d'ouverture un peu comme si l'Am&#233;rique avait d&#233;cid&#233; d'inclure le Mexique &#224; l'int&#233;rieur de ses fronti&#232;res plut&#244;t que de l'autre c&#244;t&#233; d'un mur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple de la Chine devrait inspirer d'autres continents en qu&#234;te de d&#233;veloppement qui sans copier le mod&#232;le, pourraient s'inspirer des bonnes recettes de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michael Dubrovsky&lt;/strong&gt;, ing&#233;nieur-entrepreneur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Article initialement publi&#233; en anglais par the Foundation for economic education&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Article publi&#233; en collaboration avec le projet &lt;a href=&#034;https://www.libreafrique.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Afrique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le terrible duo : ressources naturelles / pauvret&#233;</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Le-terrible-duo-ressources,23577.html</link>
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		<dc:date>2018-01-31T04:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 31 Jan 2018 07:00:00 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;La publication du rapport &#171; perspectives &#233;conomiques mondiales &#187; de la Banque Mondiale le 09 Janvier 2018 a laiss&#233; entrevoir une reprise de la croissance en Afrique apr&#232;s une baisse consid&#233;rable &#224; 1,8% en 2017. Toutefois, le rapport n'&#233;carte pas les risques d'une rechute notamment pour les &#233;conomies exportatrices de ressources naturelles. Une pr&#233;diction qui confirme l'id&#233;e selon laquelle ces &#233;conomies renti&#232;res restent prisonni&#232;res de la &#171; mal&#233;diction des ressources naturelles. Comment (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La publication du rapport &#171; perspectives &#233;conomiques mondiales &#187; de la Banque Mondiale le 09 Janvier 2018 a laiss&#233; entrevoir une reprise de la croissance en Afrique apr&#232;s une baisse consid&#233;rable &#224; 1,8% en 2017. Toutefois, le rapport n'&#233;carte pas les risques d'une rechute notamment pour les &#233;conomies exportatrices de ressources naturelles. Une pr&#233;diction qui confirme l'id&#233;e selon laquelle ces &#233;conomies renti&#232;res restent prisonni&#232;res de la &#171; mal&#233;diction des ressources naturelles. Comment expliquer le paradoxe des &#233;conomies riches en ressources mais qui enregistrent des pi&#232;tres performances &#233;conomiques, m&#234;me par rapport &#224; celles qui en sont d&#233;pourvues ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Perte de comp&#233;titivit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'abord, la plupart des pays touch&#233;s par cette &#171; mal&#233;diction &#187; subissent le ph&#233;nom&#232;ne de la sur&#233;valuation du taux de change, ce qui mine leur comp&#233;titivit&#233;. Le taux de change est d&#233;termin&#233; par l'offre et la demande des monnaies prises en compte. Si la demande d&#233;passe l'offre, ce taux augmente. Or l'exploitation &#224; grande &#233;chelle des ressources fait rentrer beaucoup de devises gr&#226;ce &#224; l'investissement massif dans le secteur extractif et les taxes pr&#233;lev&#233;es sur les exportations de mati&#232;res premi&#232;res. Il s'ensuit alors une augmentation des prix des produits dans les autres secteurs ouverts aux &#233;changes commerciaux qui voient leur comp&#233;titivit&#233; s'effriter notamment le secteur agricole et industriel o&#249; la productivit&#233; est compl&#232;tement r&#233;duite. L'abondance des devises conduit &#224; l'appr&#233;ciation du taux de change. Dans la m&#234;me veine, les prix exprim&#233;s en monnaie nationale s'appr&#233;cieront &#233;galement, ce qui p&#233;nalise la comp&#233;titivit&#233; des exportations des entreprises locales. Celles-ci, voyant leurs parts de march&#233; s'effriter car leurs produits sont de plus en plus chers, vont soit fermer, soit r&#233;duire leurs activit&#233;s, amplifiant ainsi le ch&#244;mage et par ricochet compromettre la croissance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;sindustrialisation et amplification du ch&#244;mage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les revenus g&#233;n&#233;r&#233;s par l'exploitation des ressources &#233;tant plus &#233;lev&#233;s que dans les autres secteurs en termes de rentes et de salaires, l'industrie extractive et les fili&#232;res d&#233;riv&#233;es attirent les travailleurs et les investissements des autres secteurs. Cela cr&#233;e un effet de d&#233;placement des facteurs de production. Les autres secteurs se retrouvent donc priv&#233;s de la force de travail et des capitaux n&#233;cessaires &#224; leur fonctionnement et d&#233;veloppement. Dans ces conditions la diversification de l'&#233;conomie se r&#233;duit consid&#233;rablement et la plupart des pays africains disposant de ressources naturelles abondantes deviennent des &#233;conomies mono-exportatrices avec une faible valeur ajout&#233;e des exportations. 35 ans apr&#232;s son boom p&#233;trolier, le Nig&#233;ria a perdu sa place de premi&#232;re puissance agricole d'Afrique, sa production de cacao est pass&#233;e de 300 000 &#224; moins de 180 000 tonnes et le pays n'est plus un acteur majeur dans les secteurs du caoutchouc et de l'huile d'arachide. Son taux de ch&#244;mage atteignait m&#234;me 24,3% en 2012 avec 9,9% chez les jeunes de 15 &#224; 24 ans. Par ailleurs il est bien connu que les industries extractives n&#233;cessitent beaucoup de capitaux et emploient peu de main d'&#339;uvre. D'apr&#232;s le rapport &#171; perspective &#233;conomiques en Afrique 2017 &#187;,le secteur minier n'emploie que 1 % de la main-d'&#339;uvre en Afrique pour des emplois temporaires. Mais l'agriculture qui emploie plus de 60% de la main d'&#339;uvre selon le m&#234;me rapport est l'une des premi&#232;res victimes de la r&#233;duction de la diversification de l'&#233;conomie locale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Eviction de l'investissement priv&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'abondance en ressources naturelles fait souvent le lit au d&#233;tournement des revenus d'exploitation et cr&#233;e la convoitise des camps politiques. Mais la calamit&#233; vient du contr&#244;le &#233;tatique de la manne. On assiste dans cette situation &#224; une politisation des investissements publics au d&#233;triment de l'efficacit&#233; &#233;conomique. La cons&#233;quence directe est l'inexistence d'Etat de droit caract&#233;ris&#233;e par l'absence de transparence dans la gestion de la manne, la corruption des dirigeants et de l'appareil judiciaire et l'impunit&#233;. C'est d'ailleurs l'argent de la corruption qui contribue &#224; affaiblir les institutions et assurer la p&#233;rennit&#233; des r&#233;gimes dictatoriaux. Or, en absence d'Etat de droit, les investisseurs n'ont pas la garantie de la s&#233;curisation de leurs investissements et sont r&#233;ticents. En outre, le gaspillage des deniers publics dans les &#171; &#233;l&#233;phants blancs &#187; rar&#233;fie les ressources financi&#232;res qui auraient pu &#234;tre mis &#224; la disposition d'investisseurs capables de cr&#233;er de l'emploi et des richesses. L'absence de transparence dans la gestion des revenus a d&#233;j&#224; entra&#238;n&#233; la suspension du Niger de l'Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE). En outre les licences d'exploitation sont d&#233;livr&#233;es en &#233;change de pots de vin comme l'illustre le scandale &#171; Panama Papers &#187; d&#233;voilant, avec le consortium international des journalistes d'investigation, que pas moins de 37 entreprises sont m&#234;l&#233;es &#224; des cas de corruption dans l'acquisition de contrats pour l'exploitation des ressources en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Castes rentiers et mauvaise gouvernance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Enfin, La facilit&#233; d'avoir de l'argent n'incite pas &#224; la bonne gouvernance, donc pas d'incitations &#224; r&#233;former et am&#233;liorer le climat des affaires afin de diversifier l'&#233;conomie. La formation, dans les arcanes du pouvoir, de castes de rentiers qui profitent de la manne des ressources naturelles, donne lieu &#224; un lobby redoutable qui bloque toute tentative de r&#233;formes notamment celles li&#233;es &#224; la d&#233;mocratisation de l'entrepreneuriat qui pourrait menacer leurs int&#233;r&#234;ts. C'est le cas de l'Angola qui a connu une croissance de 11,1% de 2001 &#224; 2010, le taux le plus &#233;lev&#233; au monde &#224; cette p&#233;riode. Mais malgr&#233; cet exploit, plus de 60 % des angolais vivent dans l'extr&#234;me pauvret&#233;. La manne p&#233;troli&#232;re y &#233;tait principalement g&#233;r&#233;e par les proches du r&#233;gime et n'a simplement pas servi &#224; cr&#233;er de l'emploi dans les autres secteurs. Pour le classement Doing Business 2018 jaugeant le climat des affaires, le Nigeria 145&#232;me, la Bolivie 152&#232;me, l'Angola la 175&#232;me, et le Venezuela 188&#232;me, sur 190 &#233;conomies prises en compte sont &#233;galement des pays exportateurs de ressources naturelles mais pr&#233;sentant un climat des affaires pas tr&#232;s reluisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, l'abondance des ressources naturelles, si elle n'est pas bien canalis&#233;e, risque de devenir une mal&#233;diction. Il est indispensable de r&#233;former les r&#232;gles du jeu pour changer les incitations aussi bien des gouvernants que des gouvern&#233;s afin d'orienter leur &#233;nergie et leur force vers les activit&#233;s productives au lieu de la recherche de la rente. Faute de quoi les &#233;conomies renti&#232;res resteront prisonni&#232;res de la &#171; mal&#233;diction des ressources naturelles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mauriac AHOUANGANSI&lt;/strong&gt;,doctorant-chercheur b&#233;ninois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; en collaboration avec le projet &lt;a href=&#034;&#034;&gt;www.libreafrique.org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Urbanisme, une lueur d'espoir pour Antananarivo ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Urbanisme-une-lueur-d-espoir-pour,23459.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Urbanisme-une-lueur-d-espoir-pour,23459.html</guid>
		<dc:date>2017-11-24T03:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 24 Nov 2017 06:00:00 +0300</pubDate>

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		<description>
&lt;p&gt;L'urbanisation peut faire na&#238;tre de nouvelles formes d'inclusion sociale, en favorisant l'&#233;galit&#233;, l'acc&#232;s aux services de base et de nouvelles opportunit&#233;s. L'urbanisation peut &#233;galement &#234;tre source de mobilisation et d'engagement en refl&#233;tant la diversit&#233; des villes, des pays et de la plan&#232;te. Pourtant, le d&#233;veloppement urbain puise rarement dans ce potentiel. Les in&#233;galit&#233;s et l'exclusion sont pr&#233;pond&#233;rantes dans la plupart des villes, &#224; des taux souvent plus &#233;lev&#233;s que la moyenne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'urbanisation peut faire na&#238;tre de nouvelles formes d'inclusion sociale, en favorisant l'&#233;galit&#233;, l'acc&#232;s aux services de base et de nouvelles opportunit&#233;s. L'urbanisation peut &#233;galement &#234;tre source de mobilisation et d'engagement en refl&#233;tant la diversit&#233; des villes, des pays et de la plan&#232;te. Pourtant, le d&#233;veloppement urbain puise rarement dans ce potentiel. Les in&#233;galit&#233;s et l'exclusion sont pr&#233;pond&#233;rantes dans la plupart des villes, &#224; des taux souvent plus &#233;lev&#233;s que la moyenne nationale, aux d&#233;pens du d&#233;veloppement durable. En cette c&#233;l&#233;bration de la journ&#233;e mondiale des villes 2017, nous partageons cet article du &lt;a href=&#034;https://gasymiarina.wordpress.com/2017/07/10/urbanisme-une-lueur-despoir-pour-antananarivo/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blog de Rasamy&lt;/a&gt; qui nous &#233;claire sur les diff&#233;rents projets d'am&#233;nagement &#224; Antananarivo et ses p&#233;riph&#233;riques.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Urbanisme, une lueur d'espoir pour Antananarivo ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A ma connaissance, Antananarivo n'a jamais fait l'objet d'autant de projets d'am&#233;nagement et d'urbanisme de grande envergure avec l'appui financier de diff&#233;rents bailleurs de fonds. Aussi, &#224; travers ce billet je vous invite &#224; prendre connaissance de ces projets qui sont en cours de pr&#233;paration et/ou d'ex&#233;cution dans la ville d'Antananarivo et ses zones p&#233;riph&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le PIAA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le PIAA ou Programme Int&#233;gr&#233; d'Assainissement d'Antananarivo est financ&#233; par l'Agence Fran&#231;aise pour le D&#233;veloppement (AFD). Entrant dans le cadre g&#233;n&#233;ral de la politique et strat&#233;gie nationales de l'assainissement (PSNA), ce programme concerne &#224; la fois les eaux pluviales, les eaux us&#233;es et les excr&#233;tas. Le PIAA vise entre autres l'am&#233;lioration de la situation d'Antananarivo en &#233;tudiant de mani&#232;re pr&#233;cise les causes des inondations et en r&#233;alisant des investissements prioritaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, une conf&#233;rence intitul&#233;e &#171; Inondations des bas quartiers d'Antananarivo, une fatalit&#233; ? &#187; a vu la participation des diff&#233;rentes parties prenantes &#224; la mise en &#339;uvre de ce programme. Cette conf&#233;rence qui a &#233;t&#233; particuli&#232;rement int&#233;ressante, surtout apr&#232;s les probl&#232;mes d'inondations que nous avons v&#233;cus au d&#233;but de cette ann&#233;e &#224; Antananarivo, a donn&#233; une occasion d'une part aux experts recrut&#233;s dans le cadre du PIAA de partager avec le grand public la connaissance qu'ils ont acquise sur la probl&#233;matique, et d'autre part au public de poser des questions aux principaux acteurs de l'assainissement &#224; Antananarivo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, apr&#232;s plusieurs mois d'&#233;tudes techniques, un expert a d&#233;velopp&#233; devant le public les raisons de la situation actuelle (inondations) et les solutions d'am&#233;lioration envisageables sur le court et le moyen termes. Il en ressort que les inondations &#224; Tan&#224; ne sont pas une fatalit&#233;, des axes d'am&#233;lioration sont possibles, les solutions techniques existent, mais il faut comme on ne cesse de le rappeler une forte volont&#233; politique des dirigeants de la ville et du pays. On attend donc les r&#233;sultats concrets de ce PIAA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#034;http://www.madagascar-tribune.com/IMG/jpg/img_6813.jpg&#034;width=&#034;100%&#034; class=&#034;no_image_filtrer&#034; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Projet Rocade Nord-Est&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'autre projet d'envergure est la construction de la rocade Nord-Est reliant le marais Masay et le By-pass en passant par Nanisana, Ankerana et Ambohimangakely, soit une longueur totale de 8 km. Ce sera donc une connexion directe entre la RN2 et la RN3. Outre les deux fois deux voies, la rocade devrait &#233;galement comprendre des trottoirs, des pistes cyclables, des arr&#234;ts bus et un r&#233;seau d'&#233;clairage public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet est financ&#233; conjointement par l'AFD et la Banque Europ&#233;enne d'Investissement (BEI) pour un montant total de 62 millions d'euros. Mais on attend toujours le d&#233;but des travaux apr&#232;s la signature de l'accord relatif au financement de ce projet entre les bailleurs et l'Etat malgache qui a eu lieu en 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses &#233;tudes ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; men&#233;es dans le cadre de ce projet dont celles relatives au recensement des Personnes Affect&#233;es par le Projet (PAPs). R&#233;cemment, les r&#233;unions de consultations publiques organis&#233;es par l'Office National pour l'Environnement dans les Districts travers&#233;s par cette Rocade ont permis de conna&#238;tre qu'il faut quelque 19 milliards d'Ariary pour l'indemnisation de ces PAPs suite &#224; l'expropriation de leurs terrains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On attend &#233;galement avec impatience la concr&#233;tisation de ce projet qui devra r&#233;soudre de mani&#232;re significative les probl&#232;mes d'embouteillages dans l'agglom&#233;ration d'Antananarivo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#034;http://www.madagascar-tribune.com/IMG/jpg/img_1913.jpg&#034;width=&#034;100%&#034; class=&#034;no_image_filtrer&#034; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Projet TATOM&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'autre projet que j'ai d&#233;j&#224; d&#233;velopp&#233; sur ce blog s'intitule Projet TATOM (lire ici), cette fois avec l'appui technique et financier du Japon. Parmi les actions de ce projet figure le renouvellement du Plan d'Urbanisme Directeur du Grand Tan&#224;. Ce dernier remplacera le PUDi 2004 dont la carte suivante en est un extrait. Un Plan d'Urbanisme D&#233;taill&#233; ou PUD&#233; pour une zone qui reste encore &#224; d&#233;finir dans la ville d'Antananarivo fera &#233;galement partie des r&#233;alisations du projet TATOM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande r&#233;union qui s'inscrit dans le cadre de la mise en &#339;uvre de ce projet s'est tenue au caf&#233; de la gare avec la participation de nombreux acteurs tels que le MEPATE, des architectes et urbanistes, la CUA, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#034;http://www.madagascar-tribune.com/IMG/jpg/projet_pudi_2004.jpg&#034;width=&#034;100%&#034; class=&#034;no_image_filtrer&#034; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Projet PRODUIR&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le dernier projet en date qui vient r&#233;cemment de d&#233;marrer est le projet PRODUIR ou Projet de D&#233;veloppement Urbain et R&#233;silience du Grand Antananarivo. Financ&#233; &#224; hauteur de 60 millions USD par la Banque Mondiale, ce projet consiste en l'am&#233;lioration des conditions de vie de la population de la Commune Urbaine d'Antananarivo et d'une trentaine d'autres communes qui l'entourent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les actions s'inscrivant dans le cadre du projet PRODUIR, on cite la r&#233;habilitation des ruelles, la mise en place d'espaces de loisirs, la valorisation des activit&#233;s agricoles, etc. Mais le projet PRODUIR financera &#233;galement des &#233;tudes et des travaux d'urbanisme, de r&#233;sorption des quartiers pr&#233;caires et d'ing&#233;nierie sur les zones concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois de son histoire, on parle donc d'un projet de r&#233;sorption des quartiers pr&#233;caires &#224; Antananarivo. Certains pays africains &#224; l'instar du Maroc ont d&#233;j&#224; vu certaines de leurs villes ayant chang&#233; de visage gr&#226;ce &#224; ce genre de projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#034;http://www.madagascar-tribune.com/IMG/jpg/img_1935.jpg&#034;width=&#034;100%&#034; class=&#034;no_image_filtrer&#034; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une volont&#233; politique r&#233;elle ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces projets sont une aubaine pour l'Etat Central &#224; travers le Minist&#232;re charg&#233; de l'am&#233;nagement du territoire qui semble avoir le quasi-monopole dans leur gestion. Mais ils devraient surtout l'&#234;tre pour la Commune Urbaine d'Antananarivo, la zone directement concern&#233;e. Cette derni&#232;re semble toutefois &#234;tre marginalis&#233;e dans la prise des grandes d&#233;cisions lors de leur pr&#233;paration. En m&#234;me temps, des doutes persistent sur la capacit&#233; du Maire &#224; ma&#238;triser l'envergure de ces projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je trouve dommage que ces deux entit&#233;s ne sont pas souvent sur la m&#234;me longueur d'onde en ce qui concerne la gestion de la ville d'Antananarivo. D'aucuns constatent les conflits manifestes entre les deux parties depuis l'&#233;lection du Maire d'ob&#233;dience TIM &#224; Tan&#224;. Les choses risquent m&#234;me d'empirer apr&#232;s l'&#233;v&#232;nement du samedi 8 juillet qui s'est sold&#233; par des mouvements de rue dans la ville d'Antananarivo. Leurs grandes et constantes divergences de points de vue risquent toutefois de conduire &#224; l'&#233;chec de ces programmes, notamment si le c&#244;t&#233; politique l'emporte toujours sur les aspects techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les financements sont donc l&#224;, il faut une r&#233;elle volont&#233; politique du Pouvoir Central et de la CUA pour la r&#233;ussite de ces projets d'urbanisme et d'am&#233;nagement et ce, pour le bien de la ville et de la population d'Antananarivo ainsi que de ses zones d'influence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qui financent les infrastructures en Afrique ?</title>
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		<dc:date>2017-10-20T05:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 20 Oct 2017 08:00:00 +0300</pubDate>

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&lt;p&gt;Le dernier rapport annuel du Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA), intitul&#233; &#171; Tendances du financement des infrastructures en Afrique 2016 &#187;, montre que les engagements en mati&#232;re de d&#233;veloppement des infrastructures en Afrique ont recul&#233; &#224; 62,5 milliards $ en 2016, contre 78,9 milliards $ en 2015. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette huiti&#232;me &#233;dition a lev&#233; le voile sur les diff&#233;rentes sources et l'impact du financement sur le d&#233;veloppement des infrastructures en Afrique, tout en identifiant de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Lu-ailleurs,106-.html" rel="directory"&gt;Lu ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dernier rapport annuel du Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA), intitul&#233; &#171; Tendances du financement des infrastructures en Afrique 2016 &#187;, montre que les engagements en mati&#232;re de d&#233;veloppement des infrastructures en Afrique ont recul&#233; &#224; 62,5 milliards $ en 2016, contre 78,9 milliards $ en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette huiti&#232;me &#233;dition a lev&#233; le voile sur les diff&#233;rentes sources et l'impact du financement sur le d&#233;veloppement des infrastructures en Afrique, tout en identifiant de nouvelles opportunit&#233;s de mobilisation des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce rapport, il ressort que les dotations allou&#233;es aux infrastructures par les budgets nationaux en Afrique se sont &#233;lev&#233;es &#224; 26,3 milliards $ en 2016, en hausse de 9,6% par rapport aux 24 milliards $ enregistr&#233;s en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apport chinois au d&#233;veloppement des infrastructures sur le continent a beaucoup vari&#233;, apr&#232;s avoir atteint son niveau record en 2015 (20,9 milliards $). De 3,1 milliards $ en 2014, les investissements chinois sont pass&#233;s &#224; 6,4 milliards $ en 2016. De fa&#231;on plus &#233;tendue, entre 2011 et 2016, l'investissement chinois est rest&#233; en moyenne dans le sillage des 12 milliards $.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays et institutions membres de l'ICA (G8, Banque mondiale, la Commission europ&#233;enne (CE), la Banque europ&#233;enne d'investissement (BEI), la Bad, etc.), &#233;taient &#233;galement actifs. Les d&#233;caissements r&#233;alis&#233;s par ces membres, en 2016, se sont &#233;tablis &#224; 13,4 milliards $, soit une hausse de 6% par rapport aux 12,6 milliards $ de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Ce montant est le plus &#233;lev&#233; jamais enregistr&#233; pour les membres de l'ICA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On note &#233;galement que les membres du Groupe de Coordination des Fonds arabes (ACG) ont engag&#233; 5,5 milliards $ en 2016 au profit du d&#233;veloppement des infrastructures en Afrique, une augmentation par rapport &#224; l'ann&#233;e 2015 (4,4 milliards $) et 2014 (3,5 milliards $).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, comme l'indique le rapport, si l'on tient compte de la participation du secteur priv&#233;, la valeur des projets &#224; la cl&#244;ture financi&#232;re en 2016, s'&#233;levait &#224; 3,6 milliards $, dont 2,6 milliards $ de capitaux priv&#233;s. Il s'agit l&#224; d'une forte baisse comparativement aux capitaux priv&#233;s enregistr&#233;s en 2015 (7,4 milliards $) et en 2014 (5,1 milliards $).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fiacre E. Kakpo&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Agence Ecofin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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