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	<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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	<description>L'actualit&#233; &#224; Madagascar. Informations politiques, &#233;conomiques, sociales, culturelles et sportives. Tourisme, m&#233;t&#233;o, guides pratiques, dossiers et reportages.</description>
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		<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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		<title>La dette Africaine : Le fardeau du si&#232;cle</title>
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		<dc:date>2016-08-29T02:14:00Z</dc:date>

      <pubDate>Mon, 29 Aug 2016 05:14:00 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Omar Ibn Abdillah</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#8220; De m&#234;me, les Fran&#231;ais cultiv&#233;s et inform&#233;s savaient ce que faisaient leurs troupes au Vi&#234;tnam et en Alg&#233;rie. De m&#234;me, les Russes cultiv&#233;s et inform&#233;s savaient ce que faisaient leurs troupes en Afghanistan, les Sud-Africains et les Am&#233;ricains cultiv&#233;s et inform&#233;s savaient ce que leurs &#8216;&#8216;auxiliaires'' faisaient au Mozambique et en Am&#233;rique centrale. De m&#234;me aujourd'hui, les Europ&#233;ens cultiv&#233;s et inform&#233;s savent comment les enfants meurent lorsque le fouet de la dette siffle au-dessus des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Opinions,091-.html" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8220; De m&#234;me, les Fran&#231;ais cultiv&#233;s et inform&#233;s savaient ce que faisaient leurs troupes au Vi&#234;tnam et en Alg&#233;rie. De m&#234;me, les Russes cultiv&#233;s et inform&#233;s savaient ce que faisaient leurs troupes en Afghanistan, les Sud-Africains et les Am&#233;ricains cultiv&#233;s et inform&#233;s savaient ce que leurs &#8216;&#8216;auxiliaires'' faisaient au Mozambique et en Am&#233;rique centrale. De m&#234;me aujourd'hui, les Europ&#233;ens cultiv&#233;s et inform&#233;s savent comment les enfants meurent lorsque le fouet de la dette siffle au-dessus des pays pauvres. &#8221; &lt;strong&gt;Sven Lindqvist&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La dette africaine, une dette qui &#233;crase l'&#233;conomie de l'ancien continent et aspire les revenues des mati&#232;res premi&#232;res au point qu'au jour le jour bien de pays ne rembourses plus la dette originale, mais les int&#233;r&#234;ts d'une autre dette elle-m&#234;me contract&#233;e pour rembourser la dette originale. Beaucoup de clans se pr&#233;sentes ; certains demande l'annulation simple des dettes, d'autres l'all&#232;gement, mais une autre partie &#233;merge demandant tout simplement de revoir les conditions m&#234;me de la dette et d'observer ou nous en sommes avec ces cr&#233;anciers.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les origines Stockholmique de la dette&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, l'Europe s'est retrouv&#233; an&#233;anti, les &#201;tats-Unis ont mis en place le plan Marshall pour la reconstruction de l'Europe. Ils ont investi lourdement dans l'&#233;conomie europ&#233;enne pour l'accompagner dans son redressement ainsi les pays europ&#233;ens sont redevenus tr&#232;s vite des partenaires commerciaux privil&#233;gi&#233;s. Dans ces temps, les billets de dollars se sont mis &#224; circuler &#224; travers le monde. Les autorit&#233;s mon&#233;taires am&#233;ricaines ont encourag&#233; alors les investissements des entreprises am&#233;ricaines &#224; l'&#233;tranger, afin d'&#233;viter le retour des dollars en exc&#232;s et une flamb&#233;e de l'inflation. Elles les ont pr&#234;t&#233;s alors &#224; des conditions avantageuses aux pays du Sud, qui cherchaient &#224; financer leur d&#233;veloppement, notamment les &#201;tats africains nouvellement ind&#233;pendants &#224; la recherche de fonds pour imprimer les bases d'une &#233;conomie presque inexistante et qui n'ont d'autres choix que de se tourner vers ces anciens colonisateurs. La mise en place en 1944 des institutions de Bretton Woods, Le FMI et la Banque mondiale qui selon la charte &#233;tablie par les participants &#224; cette conf&#233;rence de New Hampshire : &#171; Ces institutions &#339;uvrent ensemble &#224; la r&#233;duction de la charge de la dette ext&#233;rieure des pays pauvres les plus lourdement endett&#233;s, dans le cadre de l'Initiative en faveur des pays pauvres tr&#232;s endett&#233;s (PPTE) et de l'Initiative d'all&#232;gement de la dette multilat&#233;rale (IADM). Le but vis&#233; est d'aider les pays &#224; faible revenu &#224; atteindre leurs objectifs de d&#233;veloppement sans retomber dans une situation de surendettement. Les services du FMI et de la Banque mondiale pr&#233;parent ensemble les analyses de viabilit&#233; de la dette, guid&#233;s par le Cadre de viabilit&#233; de la dette (CVD) &#233;labor&#233; par les deux institutions. &#187; Toutefois, ce sont ces organismes qui sont &#224; l'origine de la presque totalit&#233; de la dette africaine mise &#224; part la partie priv&#233;e provenant des pr&#234;ts octroy&#233;s par banques priv&#233;es europ&#233;ens et aussi bilat&#233;rale de pays &#224; pays. Des dettes qui p&#232;sent sur l'&#233;conomie africaine. Si l'on ne se r&#233;f&#232;re qu'&#224; la dette publique rapport&#233;e au PIB (agr&#233;gat &#233;conomique qui mesure la richesse nationale d'un pays), l'Erythr&#233;e, le Cap-Vert et la Gambie sont les pays les plus endett&#233;s d'Afrique subsaharienne avec respectivement 126%, 122% et 97% de dette publique. Outre les 3 pays pr&#233;cit&#233;s, les taux d'endettement de S&#227;o Tom&#233;-et-Pr&#195;&#173;ncipe (92%), du Congo (79%), du Ghana (74%), du Malawi (73%), de l'Angola (70) et des Seychelles (65%), et beaucoup d'autres pays qui voient l'espoir d'un d&#233;veloppement partir &#224; l'horizon avec leurs lois de finances qui priorisent en premier le paiement de ces dettes par peur de l'aust&#233;rit&#233; des institutions financi&#232;res mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une dette africaine ill&#233;gitime, ill&#233;gale, odieuse et insoutenable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand on demande aux pays africains de rembourser leurs emprunts, dettes qui sont obtenues par recours la corruption, &#224; la menace et &#224; l'abus d'influences ; dette qui ont &#233;t&#233; contract&#233;e en violation des principes d&#233;mocratiques dans une p&#233;riode o&#249; les &#233;tats africains fraichement sortant d'une colonisation &#233;taient plus que vuln&#233;rables avec une instabilit&#233; politique, dettes dont les cons&#233;quences virent &#224; d&#233;nier les droits civils, politiques, &#233;conomiques, sociaux et culturels de la population ; dettes dons les pays africains ne peuvent honorer sans attenter gravement &#224; l'aptitude, &#224; la capacit&#233; de l'Afrique &#224; assurer ses obligations en mati&#232;re de droits humains fondamentaux, comme ceux relevant du domaine de l'&#233;ducation, de l'eau, des soins de sant&#233;, de la fourniture de logements d&#233;cents, &#224; investir dans les infrastructures publiques et les programmes n&#233;cessaires au d&#233;veloppement &#233;conomique et social. On peut bien se demander, si l'Afrique a re&#231;u autant d'aides et de pr&#234;ts pour son d&#233;veloppement, pourquoi sommes-nous toujours si pauvres ? Certains am&#232;neront la faute aux dirigeants africains qui se remplissent les poches par la corruption, mais les vrais responsables sont les cr&#233;anciers occidentaux qui en connaissance de cause, sans &#233;tudier la solvabilit&#233; des pays africains, nous contraignent jusqu'&#224; maintenant &#224; emprunter pour soit disant le bien de l'Afrique. En r&#233;alit&#233;, les cr&#233;anciers de la dette africaine fonctionnent comme des banques imp&#233;rialistes, c'est-&#224;-dire pour la maximisation de leurs propres int&#233;r&#234;ts et ceux de leurs partenaires commerciales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs pays dans le monde ont fait l'exp&#233;rience de ce n&#233;ocolonialisme financier, certains restes sous l'&#233;gide de cette supr&#233;matie occidentale, d'autres ont dit non &#224; la dette. Dans certains cas, il peut y avoir annulation de dette dite odieuse, notamment lorsqu'un pays l'a h&#233;rit&#233;e d'un r&#233;gime dictatorial. Par exemple, l'annulation de la dette tunisienne laiss&#233;e par Ben Ali &#224; l'&#233;gard de la France. La situation des Irlandais en 2013 ne peut que donner raison &#224; ces propos. La BCE qui avec une pression du gouvernement irlandais s'est vu oblig&#233; d'accepter de restructurer la dette pour &#233;viter au pays de payer chaque ann&#233;e un co&#251;teux service de la dette li&#233; &#224; de l'argent emprunt&#233; en 2008 par Dublin pour sauver Anglo Irish Bank et Irish Nationwide de la faillite. Comment venir &#224; bout de la dette ? En l'annulant, en refusant tout simplement de payer ses cr&#233;anciers. C'est ce qu'a ordonn&#233; de faire &#8211; ou du moins de ne pas faire &#8211; le pr&#233;sident de l'&#201;quateur Rafael Correa en 2008. Le pr&#233;sident &#233;quatorien a d&#233;cr&#233;t&#233; que son pays n'honorerait pas une partie de sa dette (39% appartenant &#224; des investisseurs &#233;trangers) qu'il trouvait &#171; ill&#233;gitime, malhonn&#234;te et ill&#233;gale &#187;. Pour lui, ces m&#234;mes institutions financi&#232;res d&#233;tentrices des obligations d'&#201;tat sont en partie responsables du creusement de la dette &#233;quatorienne dans la mesure o&#249; elles sp&#233;culent sur son dos.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le cas le plus important est celui de l'Islande, o&#249; Les Islandais refusent de payer pour les banques priv&#233;es qui ont fait couler l'&#233;conomie de leur pays. En 2008, le pays s'est retrouv&#233; face au plus grand effondrement bancaire de son histoire, son PIB a chut&#233; de 6,6% en 2009 et le ch&#244;mage a d&#233;coll&#233;. Le refus de paiement de la dette &#233;trang&#232;re en majeure partie envers le Royaume-Uni et les Pays-Bas a pu injecter et concentrer leur budget dans l'&#233;conomie nationale. L'Islande a laiss&#233; son syst&#232;me bancaire exploser, et a emprisonn&#233; les manipulateurs du march&#233;. Et le pays n'a pas introduit des mesures d'aust&#233;rit&#233; alors que d'autres pays ont &#233;t&#233; forc&#233;s de le faire par les plans d'ajustements structurels de la FMI et la Banque Mondiale. Sept ans apr&#232;s, l'Islande est un des meilleurs pays pour le business. Son PIB est en augmentation, ses r&#233;serves de changes sont remplies, et on a m&#234;me enregistr&#233; un exc&#233;dent budg&#233;taire. L'inflation est &#224; son niveau le plus bas depuis la p&#233;riode de r&#233;cession.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;chec des programmes d'ajustements structurels (PAS) du FMI et la Banque Mondiale &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Con&#231;us au d&#233;part pour r&#233;pondre aux difficult&#233;s de solvabilit&#233; des pays endett&#233;s faisant face &#224; une crise &#233;conomico-financi&#232;re cons&#233;cutive &#224; la d&#233;gradation de l'environnement international (double choc p&#233;trolier, inflation, fluctuations des prix des mati&#232;res premi&#232;res), les Programmes d'Ajustement Structurel (PAS) sous la houlette des institutions de Bretton Woods (IBW) - FMI, Banque Mondiale - sont, par la suite, &#233;tendus &#224; l'ensemble des pays pauvres b&#233;n&#233;ficiant de l'aide financi&#232;re internationale. Il s'agissait pour ces pays, selon les objectifs d&#233;clar&#233;s, de renouer avec la croissance &#233;conomique, de r&#233;tablir les dynamiques de d&#233;veloppement mis &#224; mal par les politiques interventionnistes de l'&#201;tat, de les ins&#233;rer davantage dans l'&#233;conomie mondiale, les ouvrir &#224; la concurrence internationale. Par le biais de ces programmes d'inspiration n&#233;olib&#233;rale, il fallait rendre ces pays plus comp&#233;titifs sur la base de leurs avantages comparatifs. Ces programmes sont appliqu&#233;s en deux volets compl&#233;mentaires (phase de stabilit&#233;, phase d'ajustement structurel proprement dite) et se d&#233;clinent en une s&#233;rie de mesures (d&#233;valuation, lib&#233;ralisation des prix, ouverture des fronti&#232;res, privatisation, etc.) visant le retour &#224; l'&#233;quilibre budg&#233;taire, de la balance commerciale et de la balance des paiements. Ces institutions ont pour mandat le financement de projets favorisant l'essor &#233;conomique des pays en voie de d&#233;veloppement en accordant des emprunts. Ces pr&#234;ts sont g&#233;n&#233;ralement octroy&#233;s en tranches et sont conditionnels &#224; l'&#233;tablissement de Programmes d'Ajustements Structurels (PAS). On peut voir actuellement le cas de Madagascar o&#249; le ministre des Finances et du budget Malagasy Gervais Rakotoarimanana avait jubil&#233; apr&#232;s que le conseil d'administration du Fonds mon&#233;taire international (FMI) a approuv&#233; le mercredi 27 juillet 2016 une facilit&#233; de cr&#233;dit d'une valeur de 220 millions de droits de tirage sp&#233;ciaux (304,7 millions de dollars) en faveur de Madagascar. Le FMI explique que cet accord, d'une dur&#233;e de 40 mois, accompagne un programme de r&#233;formes visant &#224; accro&#238;tre la stabilit&#233; macro&#233;conomique de Madagascar, &#224; travers notamment une meilleure mobilisation des recettes, le renforcement de la gouvernance et la baisse des &#171; d&#233;penses moins prioritaires &#187;, telles que les transferts aux entreprises publiques et d'autres reformes indiquer &#224; la lettre. Lors d'une conf&#233;rence donn&#233;e r&#233;cemment le 28 juin 2016 par la d&#233;l&#233;gation de l'UE, dirig&#233; par la Haute Repr&#233;sentante de l'Union pour les affaires &#233;trang&#232;res et la politique de s&#233;curit&#233;, Federica Mogherini, sur la premi&#232;re Strat&#233;gie Globale pour la politique &#233;trang&#232;re et de s&#233;curit&#233; de l'Union europ&#233;enne, le conseiller de l'ancien Premier ministre Malagasy Kolo Roger a soulign&#233; le fait que les strat&#233;gies de politiques &#233;conomiques men&#233;es par l'union europ&#233;enne &#224; Madagascar jusqu'&#224; maintenant sont un &#233;chec total &#233;tant donn&#233; la pauvret&#233; qui gangr&#232;ne la Grande Ile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat est clair. Les programmes d'ajustement structurel mis en application par les diff&#233;rents gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233;s depuis plus de deux d&#233;cennies &#224; la t&#234;te des pays africains n'ont pas r&#233;ussi &#224; rendre comp&#233;titif leurs &#233;conomies dans ses diff&#233;rentes composantes. Ils n'ont pas r&#233;ussi &#224; dynamiser les secteurs priv&#233;s, &#224; relever et maintenir une croissance durable, &#224; multiplier les exportations ; &#224; contrer la baisse des revenus, le d&#233;ficit des balances commerciales et assurer la s&#233;curit&#233; alimentaire. Charles Cadet (1996) dans une &#233;tude pour l'UNICEF souligne que sur le plan &#233;conomique, l'application aveugle du credo lib&#233;ral s'est r&#233;v&#233;l&#233;e d&#233;sastreuse pour le pays alors qu'&#224; l'&#233;vidence les conditions de production n'autorisaient nullement une ouverture int&#233;grale de l'&#233;conomie. Des erreurs d'appr&#233;ciation grossi&#232;res ont &#233;t&#233; commises par ces deux institutions autoproclam&#233;es r&#233;f&#233;rences en mati&#232;re d'expertise. Le bilan humain et environnemental est gravement n&#233;gatif. La plupart des PED soumis &#224; un traitement prolong&#233; d'ajustement structurel se trouvent dans un rapport de d&#233;pendance et de subordination renforc&#233; &#224; l'&#233;gard des principaux pays les plus industrialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Un nouveau cap pour l'Afrique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout ceci se conclut sur la n&#233;cessit&#233; imp&#233;rieuse de chercher une alternative aux politiques recommand&#233;es par les institutions financi&#232;res internationales. Les certitudes th&#233;oriques n&#233;olib&#233;rales affich&#233;es aujourd'hui ne valent gu&#232;re plus que celles des lib&#233;raux ou des conservateurs au pouvoir dans les ann&#233;es 20 &#224; la veille du krach financier. La mondialisation ne peut pas &#234;tre un rouleau compresseur qui &#233;crase tout sur son passage. Pourquoi d&#232;s lors exclure que le m&#233;contentement social s'exprime &#224; nouveau autour de projets &#233;mancipateurs ? Il n'est pas dit que les m&#233;contentements doivent prendre la voie du repli identitaire, &#8220; ethnique &#8221; ou religieux. Il n'y a ni fatalit&#233; &#233;conomique ni situation politique qui ne peut &#234;tre modifi&#233;e sous l'action des forces sociales. Une nouvelle forme de d&#233;colonisation s'impose pour sortir de l'impasse actuelle, dans laquelle les IFI et leurs principaux actionnaires ont enferm&#233; le monde en g&#233;n&#233;ral, et les nations de la P&#233;riph&#233;rie en particulier &#187;&lt;strong&gt; &#201;ric Toussaint&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;porte-parole du r&#233;seau international du Comit&#233; pour l'Annulation de la Dette du tiers-monde&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise de conscience des chercheurs et dirigeants africains est imp&#233;rative pour qu'on puisse am&#233;liorer la mise en place de politique propre aux diff&#233;rents pays africains. Il est indispensable que l'ensemble des acteurs des pays africains se mobilise pour d&#233;battre du futur du pays en termes d'orientations &#233;conomiques, sociales et politiques. Il ne saurait question de recette miracle pour faire sortir le continent du cercle vicieux dans lequel il se trouve. Nous sommes loin d'avoir une r&#233;ponse unique et tout faite. Toutes les pistes m&#233;ritent d'&#234;tre explor&#233;es, discut&#233;es avant d'aboutir au choix final qui doit se faire de mani&#232;re concert&#233;e avec le peuple. Ce qui devrait faciliter leur impl&#233;mentation. Au-del&#224; des nombreuses critiques formul&#233;es &#224; l'encontre du mod&#232;le de d&#233;veloppement d'inspiration n&#233;olib&#233;rale en place depuis plus de vingt ans, il faut admettre qu'il n'existe peu ou prou de politiques alternatives coh&#233;rentes aux r&#233;formes lib&#233;rales soutenues par les institutions internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique doit &#234;tre en faveur d'un continent fort, effectif et efficace. Un continent fort, pas tellement de sa puissance de feu, mais surtout de sa l&#233;gitimit&#233; et de sa capacit&#233; &#224; forger, &#224; &#233;tablir et &#224; renouveler un consensus d&#233;mocratique autour de l'int&#233;r&#234;t national. Un continent fort pour orienter, r&#233;guler, coordonner et garantir une authentique libert&#233; &#233;conomique... Un continent fort &#233;conomiquement, administrativement, institutionnellement, politiquement. Un continent qui a les moyens de sa politique, qui peut assurer l'application de ses d&#233;cisions, g&#233;rer honn&#234;tement et efficacement l'aide internationale, s'opposer aux monopoles financiers, commerciaux, industriels, &#224; la corruption et tous autres facteurs de blocage... Un continent au service du peuple.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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