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	<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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	<description>L'actualit&#233; &#224; Madagascar. Informations politiques, &#233;conomiques, sociales, culturelles et sportives. Tourisme, m&#233;t&#233;o, guides pratiques, dossiers et reportages.</description>
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		<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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		<title>Pour une nouvelle gouvernance africaine</title>
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		<dc:date>2009-09-30T03:50:42Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 30 Sep 2009 06:50:42 +0300</pubDate>

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&lt;p&gt;(MFI) Le pr&#233;sident de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, publie chez L'Harmattan un pamphlet dans lequel il fait le proc&#232;s du mod&#232;le unique impos&#233; &#224; l'Afrique par le monde occidental depuis les Ind&#233;pendances. Illustr&#233; par des exemples v&#233;cus, notamment lorsqu'il &#233;tait ministre gabonais des Affaires &#233;trang&#232;res de 1999 &#224; 2008, l'ouvrage s'accompagne d'un vibrant plaidoyer pour une nouvelle gouvernance africaine. Une vision collective d'&#171; un futur d&#233;sir&#233; &#187;. A l'abri de la peur et du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-International,077-.html" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(MFI) Le pr&#233;sident de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, publie chez L'Harmattan un pamphlet dans lequel il fait le proc&#232;s du mod&#232;le unique impos&#233; &#224; l'Afrique par le monde occidental depuis les Ind&#233;pendances. Illustr&#233; par des exemples v&#233;cus, notamment lorsqu'il &#233;tait ministre gabonais des Affaires &#233;trang&#232;res de 1999 &#224; 2008, l'ouvrage s'accompagne d'un vibrant plaidoyer pour une nouvelle gouvernance africaine. Une vision collective d'&#171; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;un futur d&#233;sir&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &#187;. A l'abri de la peur et du besoin.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a &#224; peine un demi-si&#232;cle, les pays africains sont devenus &lt;i&gt;&#171; juridiquement responsables de leur propre destin (&#8230;) en se lib&#233;rant de l'ordre europ&#233;en et imp&#233;rial dans lequel ils &#233;taient &#233;troitement enferm&#233;s &#187;&lt;/i&gt; depuis des lustres, de l'esclavage &#224; la colonisation, rappelle Jean Ping. Gabonais de p&#232;re chinois, ce diplomate de haut vol, qui pr&#233;side la Commission de l'Union africaine depuis avril 2008 ouvre ainsi &lt;i&gt;Et l'Afrique brillera de mille feux&lt;/i&gt;, cet essai tr&#232;s riche qui brosse aussi &#224; grands traits les principaux dispositifs politiques et &#233;conomiques &#8211; nationaux, r&#233;gionaux, internationaux &#8211; dans lesquels le continent africain s'est inscrit au cours de la p&#233;riode, avant de donner des pistes pour l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Apr&#232;s une courte parenth&#232;se, les &#171; &lt;i&gt;ma&#238;tres sont de retour&lt;/i&gt; &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Acc&#233;dant &#224; &lt;i&gt;&#171; cette souverainet&#233; nationale tant d&#233;sir&#233;e (&#8230;), les nouveaux Etats tentent de s'&#233;manciper de leurs anciennes puissances tut&#233;laires &#187;,&lt;/i&gt; dit-il de cette p&#233;riode. Mais le jeu id&#233;ologique (capitalisme ou socialisme) que se livrent les deux superpuissances, am&#233;ricaine et sovi&#233;tique, pendant la Guerre froide oblige les pays nouvellement ind&#233;pendants &#224; choisir imp&#233;rativement leur camp pour d&#233;finir leur politique int&#233;rieure et ext&#233;rieure. Puis cet ordre bipolaire, solidement &#233;tabli &#224; l'issue de la Seconde Guerre mondiale, s'effondre en ao&#251;t 1991 avec l'implosion de l'URSS. D&#232;s lors, la mondialisation s'installe progressivement, &lt;i&gt;&#171; un ordre malheureusement injuste &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique, l'espoir que celle-ci suscite se transforme vite en cauchemar. &lt;i&gt;&#171; Les forces du march&#233; qui ont pris en main la plan&#232;te cr&#233;ent des gagnants et des perdants. &#187;&lt;/i&gt; Il se traduit par une &lt;i&gt;&#171; radicale et rapide remise en cause de leur souverainet&#233; nationale et de leur dignit&#233; humaine &#224; peine acquises &#187;.&lt;/i&gt; Apr&#232;s une courte parenth&#232;se, les &lt;i&gt;&#171; ma&#238;tres sont de retour &#187;. (&#8230;) Comme au bon vieux temps, ils disent le Droit pour nous sans se l'appliquer &#224; eux-m&#234;mes. Ils jugent l'Afrique avec leurs seuls rep&#232;res, donnent des ordres et des le&#231;ons, condamnent et d&#233;cr&#232;tent des sanctions fatales, convaincus qu'ils sont d'agir pour le bien de l'Humanit&#233; &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'ensuit, dans les ann&#233;es 1990, une phase de turbulence : &lt;i&gt;&#171; Une prolif&#233;ration sans pr&#233;c&#233;dent de guerres barbares, notamment interethniques, provoqu&#233;es ou encourag&#233;es notamment par la d&#233;construction m&#233;thodique des Etats [et] de toute autorit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Au centre des enjeux, l'Etat-nation souverain, un principe d'origine occidental, est s&#233;rieusement malmen&#233;. La situation est d'autant plus grave que la plupart de ces Etats sont en phase de construction ou de consolidation. R&#233;sultat, au lieu de l'&#233;tat de droit et des droits de l'homme, &lt;i&gt;&#171; on r&#233;colte &#8220;Etat sauvage&#8221; , les coups d'Etat, les massacres et les g&#233;nocides &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les acteurs hors souverainet&#233; exercent des pressions de toutes sortes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;R&#233;gression, paup&#233;risation massive, &lt;i&gt;&#171; la cr&#233;ation de fortunes et de mis&#232;res extr&#234;mes [sont dues] &#224; l'exacerbation des forces du march&#233;, sous la vive impulsion des plans d'ajustements structurels &lt;/i&gt; &#187;. Les Etats sont d'autant plus affaiblis qu'on leur d&#233;nie&lt;i&gt; &#171; toute responsabilit&#233; &#187;,&lt;/i&gt; qu'on privatise &#224; tout va, de l'eau (confi&#233;e &#224; des soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res) &#224; la &lt;i&gt;&#171; violence l&#233;gitime &#187;,&lt;/i&gt; mise entre les mains de soci&#233;t&#233;s de mercenaires. L'auteur souligne aussi l'&#233;mergence sur les sc&#232;nes nationales de &lt;i&gt;&#171; ces acteurs hors souverainet&#233; &#187;&lt;/i&gt; &#8211; qui vont selon lui des ONG aux firmes multinationales, en passant par les m&#233;dias mais aussi les terroristes, les criminels organis&#233;s, mafieux et autres trafiquants&#8230; &#8211; qui ne manquent pas d'exercer contraintes et pressions de toutes sortes sur les Etats africains somm&#233;s de &lt;i&gt;&#171; s'adapter &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains Etats &#8211; &#224; l'instar du Zimbabwe ou du Soudan &#8211; d&#233;fendent &lt;i&gt;&#171; bec et ongles leur souverainet&#233; et leur sp&#233;cificit&#233; &#187;.&lt;/i&gt; Ils tiennent t&#234;te &#224; la communaut&#233; internationale et rejoignent &lt;i&gt;&#171; le front du refus &#187;&lt;/i&gt; : une coalition h&#233;t&#233;roclite d'Etats comme l'Iran ou la Cor&#233;e du Nord, et bien s&#251;r le Venezuela. D'autres, comme la Somalie, sombrent dans l'anarchie, la piraterie et le terrorisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Repenser la place de l'Afrique : &lt;i&gt;&#171; la carotte sans le b&#226;ton &#187;&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Homme d'exp&#233;rience qui a c&#244;toy&#233; les plus grands de ce monde &#8211; en tant que pr&#233;sident de l'OPEP en 1993 puis de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations unies en 2004-2005 &#8211;, Jean Ping raconte des anecdotes v&#233;cues (en italique dans le corps du livre). Notamment les nombreuses m&#233;diations africaines qu'il a eues &#224; conduire dans les zones de conflits (Centrafrique, C&#244;te d'Ivoire) en tant que ministre des Affaires &#233;trang&#232;res du Gabon de 1999 &#224; 2008 (un pays qu'il ne manque jamais de prendre pour exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les dix derni&#232;res ann&#233;es, le continent a &#233;t&#233; amen&#233; &#224; repenser, au plan national comme au plan collectif, sa place dans le syst&#232;me international. La naissance de nouvelles entit&#233;s (Union africaine, communaut&#233;s r&#233;gionales politiques ou &#233;conomiques), a permis d'&lt;i&gt;&#171; entamer un processus d'int&#233;gration politique et &#233;conomique &#187;&lt;/i&gt; en vue de mieux &lt;i&gt;&#171; se r&#233;former, s'adapter au monde et avancer vers la modernit&#233; &#187;.&lt;/i&gt; Raison pour laquelle, peut-&#234;tre, et cela malgr&#233; un &lt;i&gt;&#171; environnement r&#233;gional d&#233;stabilis&#233; par les guerres et la mis&#232;re, (&#8230;) beaucoup de pays africains font tout de m&#234;me office d'&#238;lots relatifs de paix, de stabilit&#233;, de libert&#233;, de solidarit&#233; et m&#234;me de progr&#232;s &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre du diplomate gabonais &#8211; qui se lit comme un roman &#8211; plaide pour la mise en place d'autres strat&#233;gies qui seraient fond&#233;es sur &lt;i&gt;&#171; des avantages r&#233;ciproques, sans grossi&#232;res ing&#233;rences ext&#233;rieures, sans conditionnalit&#233;s impossibles, sans pr&#233;alables et sans menaces de sanctions : la carotte sans le b&#226;ton &#187;.&lt;/i&gt; Et pour &lt;i&gt;&#171; la red&#233;finition d'une nouvelle gouvernance globale, plus juste, plus &#233;quilibr&#233;e, plus solidaire et plus morale dans laquelle l'Afrique finirait par trouver elle aussi son compte et sa place &#187;.&lt;/i&gt; Pour une nouvelle gouvernance africaine : une vision collective d'&lt;i&gt;&#171; un futur d&#233;sir&#233; &#187;&lt;/i&gt;, &#224; l'abri de la peur et du besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Antoinette Delafin&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Et l'Afrique brillera de mille feux,&lt;/i&gt; par Jean Ping. Paris, L'Harmattan, 2009. Collection Grandes figures d'Afrique. 28 euros.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La vanille va mal</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/La-vanille-va-mal,12774.html</link>
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		<dc:date>2009-09-23T04:21:56Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 23 Sep 2009 07:21:56 +0300</pubDate>

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		<dc:creator>MFI</dc:creator>



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&lt;p&gt;(MFI) Ils le contestent, ils rechignent &#224; l'appliquer et pourtant c'est &#224; la demande d'une partie des exportateurs de vanille qu'un prix de soutien a &#233;t&#233; mis en place. Tous ceux qui travaillent de pr&#232;s ou de loin dans ce secteur savent en effet que quand les paysans sont mal r&#233;mun&#233;r&#233;s, ils abandonnent la vanille. La faiblesse des prix est en train de tuer la production de l'Ouganda. C'est ce qui menace aujourd'hui Madagascar. C'est pourquoi cette ann&#233;e, avant le d&#233;but de la campagne, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Economie,005-.html" rel="directory"&gt;Economie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;(MFI)&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; Ils le contestent, ils rechignent &#224; l'appliquer et pourtant c'est &#224; la demande d'une partie des exportateurs de vanille qu'un prix de soutien a &#233;t&#233; mis en place. Tous ceux qui travaillent de pr&#232;s ou de loin dans ce secteur savent en effet que quand les paysans sont mal r&#233;mun&#233;r&#233;s, ils abandonnent la vanille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faiblesse des prix est en train de tuer la production de l'Ouganda. C'est ce qui menace aujourd'hui Madagascar. C'est pourquoi cette ann&#233;e, avant le d&#233;but de la campagne, un groupe d'exportateurs a demand&#233; au gouvernement d'introduire un prix minimum. Il a &#233;t&#233; fix&#233; en juillet, sur la base d'&#233;tudes tr&#232;s s&#233;rieuses men&#233;es au pr&#233;alable et d'intenses discussions au sein de la fili&#232;re. Les prix sont les suivants : 2 dollars le kilo de la vanille verte r&#233;colt&#233;e en juin et 17 dollars le kilo de la vanille en vrac disponible une fois qu'elle a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;e &#224; partir de septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les op&#233;rateurs hostiles &#224; cette r&#233;forme ont pris la tangente : ils se sont d&#233;p&#234;ch&#233;s d'acheter de la vanille verte &#224; prix cass&#233; avant la publication du d&#233;cret : 200 tonnes seraient parties &#224; moins de un dollar le kilo. R&#233;sultat : plus personne ne veut vendre ou acheter aujourd'hui. Les paysans qui esp&#232;rent bien &#234;tre pay&#233;s au juste prix refusent de c&#233;der les gousses en dessous des prix officiels. En face, de toute fa&#231;on, il n'y a quasiment personne : soit les exportateurs sont d&#233;j&#224; couverts, soit ils refusent d'acheter &#224; 2 dollars quand leurs concurrents ont pay&#233; deux fois moins. Ceux-l&#224; sont en col&#232;re, ils ont le sentiment d'avoir &#233;t&#233; flou&#233;s par le nouveau syst&#232;me. &#171; Le prix de la vanille, c'est devenu n'importe quoi &#187;, d&#233;plore un n&#233;gociant europ&#233;en que la situation d&#233;sesp&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sc&#233;nario catastrophe du d&#233;but des ann&#233;es 2000 pourrait se reproduire. La flamb&#233;e des prix &#8211; 500 dollars le kilo &#224; l'export (on est en dessous de 20 aujourd'hui) &#8211; avait divis&#233; par deux la demande. Depuis deux ans, les confiseurs, les p&#226;tissiers reviennent &#224; la vanille naturelle, mais l'offre d&#233;cline &#224; vive allure : elle a diminu&#233; de 30 % en deux ans. Ces tensions ne sont pas encore refl&#233;t&#233;es par les prix parce qu'il y a beaucoup de vanille en stock. Mais d'ici un an, le d&#233;s&#233;quilibre pourrait devenir explosif. Les Malgaches le savent. En contr&#244;lant 70 % de la production mondiale, ils ont dans leur main l'avenir de la fili&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Dominique Baillard&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les &#233;missions de carbone &#233;vit&#233;es : un march&#233; porteur pour l'Afrique </title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Les-emissions-de-carbone-evitees,12308.html</link>
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		<dc:date>2009-07-15T04:23:31Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 15 Jul 2009 07:23:31 +0300</pubDate>

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&lt;p&gt;(MFI) D&#233;velopper, au Sud, des projets qui visent &#224; r&#233;duire les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, et vendre au Nord les cr&#233;dits carbone ainsi d&#233;gag&#233;s : tel est le principe de base du m&#233;canisme de d&#233;veloppement propre que l'Afrique devrait chercher &#224; exploiter. &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;unis en Italie dans le cadre du sommet du G8, les dirigeants des pays les plus riches &#8211; et de loin les plus grands pollueurs &#8211; se sont engag&#233;s &#224; r&#233;duire de 80 % leurs &#233;missions de gaz &#224; effet de serre d'ici 2050. Une volont&#233; qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Environnement,012-.html" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(MFI) D&#233;velopper, au Sud, des projets qui visent &#224; r&#233;duire les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, et vendre au Nord les cr&#233;dits carbone ainsi d&#233;gag&#233;s : tel est le principe de base du m&#233;canisme de d&#233;veloppement propre que l'Afrique devrait chercher &#224; exploiter.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;unis en Italie dans le cadre du sommet du G8, les dirigeants des pays les plus riches &#8211; et de loin les plus grands pollueurs &#8211; se sont engag&#233;s &#224; r&#233;duire de 80 % leurs &#233;missions de gaz &#224; effet de serre d'ici 2050. Une volont&#233; qui passe aussi par la collaboration des pays &#233;mergents&#8230; gr&#226;ce au M&#233;canisme de d&#233;veloppement propre (MDP), un outil mis en place en 2005, apr&#232;s l'entr&#233;e en vigueur du protocole de Kyoto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe du MDP est simple : chaque fois qu'un projet industriel visant &#224; r&#233;duire les gaz &#224; effets de serre est lanc&#233; dans un pays en d&#233;veloppement, ce projet b&#233;n&#233;ficie de cr&#233;dit carbone qu'il peut vendre &#224; une soci&#233;t&#233; bas&#233;e dans l'h&#233;misph&#232;re Nord. Les industriels du Sud trouvent ainsi les moyens de financer leurs projets, ceux du Nord sont tr&#232;s demandeurs car ils ont parfois du mal &#224; se conformer, par les seuls am&#233;nagements techniques, &#224; la contrainte carbone qui p&#232;se sur eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent per&#231;u comme un artifice d&#233;douanant les industriels occidentaux de leurs obligations, cet outil a &#233;t&#233; tr&#232;s critiqu&#233;. Certains projets retenus n'&#233;taient d'ailleurs pas suffisamment orient&#233;s vers la r&#233;duction des gaz &#224; effets de serre selon les organisations non gouvernementales. Du coup, la commission ex&#233;cutive qui donne l'agr&#233;ment MDP a renforc&#233; ses proc&#233;dures de contr&#244;le. L'obtenir est un processus lent et sinueux. Mais &#231;a marche. Le cap des 300 millions de tonnes de CO2 &#233;vit&#233;s a &#233;t&#233; franchi au tout d&#233;but du mois de juillet. Cela correspond &#224; ce qu'&#233;mettent en une ann&#233;e les centrales &#233;lectriques du Royaume-Uni et de l'Espagne r&#233;unis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une usine &#224; Bingerville pour traiter les d&#233;tritus d'Akouedo : 71 000 tonnes de gaz &#233;vit&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une soci&#233;t&#233; ivoirienne, la Sitrade, sp&#233;cialis&#233;e dans la collecte des d&#233;chets, vient d'obtenir ce pr&#233;cieux label qui donne acc&#232;s au march&#233; du carbone. Une partie des d&#233;tritus qui s'accumulent &#224; la d&#233;charge d'Akouedo en produisant des nuages de m&#233;thane extr&#234;mement polluants pourront &#234;tre trait&#233;s sans produire de gaz nocifs dans une usine qui sera construite &#224; Bingerville ; 71 000 tonnes de gaz &#224; effet de serre seront &#233;vit&#233;es, la multinationale de l'agro-alimentaire Cargill va les racheter. Cet agr&#233;ment est un premi&#232;re dans la zone Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA) et un tout petit pas pour le continent africain, quasiment inexistant sur ce march&#233;. La Chine, l'Inde, la Cor&#233;e et le Br&#233;sil concentrent 90 % des cr&#233;dits accord&#233;s &#224; ce jour. Le continent a une carte &#224; jouer dans cette activit&#233;, c'est la conviction de Fabrice Le Sach&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'avenir du M&#233;canisme de d&#233;veloppement propre sera africain ! &#187;, avis de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui a aid&#233; la Sitrade &#224; monter son dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dominique Baillard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; L'avenir du M&#233;canisme de d&#233;veloppement propre sera africain ! &#187;, avis de Fabrice Le Sach&#233;, d'Ecosur Afrique, &#224; lire sur :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://matierespremieres.blogs.rfi.fr/article/2009/07/10/lavenir-du-mecanisme-de-developpement-propre-sera-africain&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://matierespremieres.blogs.rfi.fr/article/2009/07/10/lavenir-du-mecanisme-de-developpement-propre-sera-africain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>De la censure &#224; la cons&#233;cration au Festival d'Avignon</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/De-la-censure-a-la-consecration-au,12253.html</link>
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		<dc:date>2009-07-08T03:59:50Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 08 Jul 2009 06:59:50 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MFI</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;(MFI) La pr&#233;sentation, du 20 au 25 juillet, de la pi&#232;ce du romancier et auteur de th&#233;&#226;tre malgache Jean-Luc Raharimanana, Les Cauchemars du gecko, promet d'&#234;tre un des moments majeurs de la 63e &#233;dition du Festival d'Avignon. Mis en sc&#232;ne par le sc&#233;nariste Thierry Bedard, ce spectacle musical est construit comme une adresse au public sur un mode traditionnel malgache - le kabary. Il donne la parole aux d&#233;sh&#233;rit&#233;s de la terre, aux exclus du r&#234;ve am&#233;ricain, aux Za du tiers et du quart mondes. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Culturel,009-.html" rel="directory"&gt;Culturel&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(MFI) La pr&#233;sentation, du 20 au 25 juillet, de la pi&#232;ce du romancier et auteur de th&#233;&#226;tre malgache Jean-Luc Raharimanana, &lt;i&gt;Les Cauchemars du gecko&lt;/i&gt;, promet d'&#234;tre un des moments majeurs de la 63e &#233;dition du Festival d'Avignon. Mis en sc&#232;ne par le sc&#233;nariste Thierry Bedard, ce spectacle musical est construit comme une adresse au public sur un mode traditionnel malgache - le &lt;i&gt;kabary&lt;/i&gt;. Il donne la parole aux d&#233;sh&#233;rit&#233;s de la terre, aux exclus du r&#234;ve am&#233;ricain, aux Za du tiers et du quart mondes. Une parole explosive, po&#233;tique, &#171; c&#233;sairienne &#187;, que Raharimanana fera entendre dans l'ancienne Cit&#233; des Papes. O&#249; il sera question entre autres de &#171; Twins &#187;, de &#171; Rwanda &#187; ou de &#171; PIB par habitant &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment est n&#233; ce spectacle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je connais Thierry Bedard depuis une dizaine d'ann&#233;es. C'est lui qui avait mis en sc&#232;ne ma pi&#232;ce sur les &#233;v&#233;nements de 1947. Il a &#233;t&#233; invit&#233; par le Festival d'Avignon &#224; monter un projet de spectacle pour cette &#233;dition. Thierry m'a demand&#233; d'&#233;crire un texte sur le th&#232;me du monde vu du Sud. La commande pr&#233;cise &#233;tait : &#171; &lt;i&gt;Comment voit-on le monde lorsqu'on habite dans un pays pauvre, tr&#232;s pauvre, &#224; l'image de Madagascar, et qu'on regarde de l&#224;-bas l'Occident riche bien qu'en crise&lt;/i&gt; &#187; ? Un sujet qui m'a beaucoup int&#233;ress&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez r&#233;pondu en &#233;crivant &lt;i&gt;Les Cauchemars du gecko&lt;/i&gt;. Que repr&#233;sente le gecko ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gecko est un petit reptile de Madagascar, souple et rus&#233;, qui a la caract&#233;ristique de ne jamais fermer les yeux. Il n'a pas de paupi&#232;res. Cela donne l'impression d'une vigilance de chaque instant face aux r&#233;alit&#233;s intol&#233;rables de ce monde injuste, d&#233;s&#233;quilibr&#233;. Et puis, comme le gecko est l&#224; depuis tr&#232;s longtemps, il me semblait incarner la m&#233;moire des injustices ancestrales et contemporaines que subissent depuis des si&#232;cles hommes et femmes du Sud. L'&#339;il du gecko enregistre les cauchemars du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le texte de la pi&#232;ce, dont on peut lire des fragments sur le Net, est d'une tr&#232;s grande violence.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence des victimes est la r&#233;ponse &#224; la violence du cynisme des puissants qui s'appellent Bush, Madoff ou Bongo. Ma violence est une violence po&#233;tique qui s'inspire de C&#233;saire, mais aussi de la parole po&#233;tique traditionnelle de mon pays. J'ai pris comme mod&#232;le cette forme particuli&#232;re de prise de parole qu'on appelle chez nous le &lt;i&gt;kabary&lt;/i&gt;. C'est un exercice de lancer des mots. Les mots sont des pierres qu'on lance pour briser les structures mentales d'en face, pour creuser des b&#233;ances dans les murs faits d'argent et d'arrogance. C'est un exercice tr&#232;s physique. D'ailleurs, dans ma fiction comme dans mon th&#233;&#226;tre, j'ai toujours essay&#233; de me rapprocher de l'oralit&#233;, en me situant au niveau physique de la prise de parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A part Les Cauchemars, vous avez cette ann&#233;e une grosse actualit&#233; &#224; Avignon ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourra en effet voir &#224; Avignon ma pi&#232;ce 47 - qui a fait couler beaucoup d'encre. On pourra aussi assister &#224; des lectures d'extraits de mes romans Za, publi&#233; en 2008, &lt;i&gt;R&#234;ves sous le linceul&lt;/i&gt;, qui date de 1998, et &lt;i&gt;L'arbre anthropophage&lt;/i&gt;, &#233;dit&#233; en 2004. Mais je suis aussi particuli&#232;rement fier d'avoir r&#233;ussi &#224; monter &#224; temps pour le festival, avec Pierrot Men, une exposition consacr&#233;e aux portraits d'insurg&#233;s malgaches de 1947. On pourra la voir &#224; la Chapelle du Miracle pendant toute la dur&#233;e du festival. Elle rel&#232;ve pour moi de ce travail de m&#233;moire qui n'a pas encore &#233;t&#233; fait par rapport &#224; ce pass&#233; colonial commun aux colonisateurs et aux colonis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment vivez-vous cette cons&#233;cration avignonnaise, apr&#232;s le retrait en 2008 de votre pi&#232;ce 47 de la liste des spectacles diffus&#233;s par les centres culturels fran&#231;ais &#224; l'&#233;tranger ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, c'est la confirmation que 47 a &#233;t&#233; victime de la censure politique. La France officielle ne veut pas qu'on revienne sur les pages sombres de la colonisation. On fait comme si les massacres de 1947 n'avaient jamais eu lieu. En m'invitant &#224; Avignon, les dirigeants du festival ouvrent une br&#232;che dans le discours des autorit&#233;s. Mais je ne veux pas entrer dans une pol&#233;mique avec les d&#233;cideurs qui veulent tout ramener sur l'ar&#232;ne politique. En tant qu'&#233;crivain, mon terrain est po&#233;tique et litt&#233;raire. Les mots, la voix sont mes seuls outils d'exploration de la m&#233;moire &#224; laquelle j'invite mon public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Propos recueillis par Tirthankar Chanda&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;A lire &#233;galement : &lt;a href='https://www.madagascartribune.vahiny.com/Jean-Luc-Raharimanana-au-Festival,12225.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jean-Luc Raharimanana au Festival d'Avignon&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le p&#233;trole fait des bulles</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Le-petrole-fait-des-bulles,12088.html</link>
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		<dc:date>2009-06-10T02:25:00Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 10 Jun 2009 05:25:00 +0300</pubDate>

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		<dc:creator>MFI</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;(MFI) Pendant quelques instants, le cours du baril a d&#233;pass&#233; les 70 dollars vendredi 5 juin &#224; New York. Avec le franchissement de ce nouveau seuil symbolique, les march&#233;s p&#233;troliers semblent avoir retrouv&#233; l'euphorie d'avant la crise, tout comme les march&#233;s des mati&#232;res premi&#232;res en g&#233;n&#233;ral. Un mouvement sans grand fondement r&#233;el. Toutefois, les fondamentaux sont porteurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le franchissement &#8211; ne f&#251;t-ce que quelques instants &#8211; du seuil symbolique des 70 dollars le baril, les march&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Economie,005-.html" rel="directory"&gt;Economie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(MFI) Pendant quelques instants, le cours du baril a d&#233;pass&#233; les 70 dollars vendredi 5 juin &#224; New York. Avec le franchissement de ce nouveau seuil symbolique, les march&#233;s p&#233;troliers semblent avoir retrouv&#233; l'euphorie d'avant la crise, tout comme les march&#233;s des mati&#232;res premi&#232;res en g&#233;n&#233;ral. Un mouvement sans grand fondement r&#233;el. Toutefois, les fondamentaux sont porteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le franchissement &#8211; ne f&#251;t-ce que quelques instants &#8211; du seuil symbolique des 70 dollars le baril, les march&#233;s p&#233;troliers semblent avoir retrouv&#233; l'euphorie d'avant la crise, comme si les promesses de reprise qui apparaissent &#231;a et l&#224; &#233;taient des preuves intangibles de retour &#224; la croissance. Ajoutons &#224; cet optimisme d&#233;brid&#233; les derni&#232;res pr&#233;visions de la Goldman Sachs. La banque am&#233;ricaine, qui avait soulev&#233; les march&#233;s p&#233;troliers en 2008 en pr&#233;disant un baril &#224; 200 dollars, a retrouv&#233; son humeur haussi&#232;re. Elle promet cette fois un baril &#224; 85 dollars avant la fin de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une nouvelle bulle en formation ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec le retour des investisseurs &#224; l'assaut de la plupart des march&#233;s de mati&#232;res premi&#232;res, une nouvelle bulle serait-elle en formation ? Car non seulement le p&#233;trole s'est envol&#233; la semaine derni&#232;re, mais aussi les grains et les m&#233;taux, sans grand fondement r&#233;el. Le principal moteur de la hausse au d&#233;but de la semaine derni&#232;re, c'&#233;tait une fois encore le billet vert : lorsqu'il d&#233;gringole, les mati&#232;res premi&#232;res pay&#233;es en dollar s'enflamment. Les producteurs rattrapent avec la hausse des cours ce qu'ils perdent avec la baisse de la monnaie d'&#233;change. D'ailleurs, en fin de semaine, la plupart des march&#233;s ont piqu&#233; du nez lorsque la devise am&#233;ricaine a rebondi &#224; son plus haut niveau depuis un mois.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Pression sur la production du Nigeria&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En clair, les march&#233;s de mati&#232;res premi&#232;res en g&#233;n&#233;ral et ceux du p&#233;trole en particulier sont soumis &#224; des forces qui les d&#233;passent : premi&#232;rement, la pr&#233;sence accrue des investisseurs, deuxi&#232;mement, la sant&#233; du dollar. Toutefois, les fondamentaux de plusieurs mati&#232;res premi&#232;res &#8211; dont le p&#233;trole &#8211; sont porteurs et expliquent la dynamique actuelle. En ce qui concerne l'or noir, la hausse est motiv&#233;e d'abord par la baisse de certains stocks de produits p&#233;troliers et notamment des stocks flottants que se sont empress&#233;s de constituer les sp&#233;culateurs lorsque le baril a plong&#233;. Ensuite parce que les rebelles du delta du Niger font remonter la pression sur la production du Nigeria. D'ailleurs, le principal groupe arm&#233; du sud du Nigeria, le MEND, a annonc&#233; qu'il d&#233;clencherait une &#171; guerre du p&#233;trole &#187; si les compagnies p&#233;troli&#232;res n'ont pas &#233;vacu&#233; la r&#233;gion avant minuit le 8 juin. Une menace &#224; prendre au s&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Dominique Baillard&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Progr&#232;s ou recul ? La d&#233;mocratie en Afrique &#224; l'&#233;preuve</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Progres-ou-recul-La-democratie-en,12051.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Progres-ou-recul-La-democratie-en,12051.html</guid>
		<dc:date>2009-06-03T02:42:44Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 03 Jun 2009 05:42:44 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MFI</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;(MFI) Vue d'Afrique, la d&#233;mocratie suscite tour &#224; tour des &#233;lans d'espoir et des points de vue&#8230; d&#233;sesp&#233;r&#233;s. Toutefois la tendance, ces derni&#232;res ann&#233;es, est plut&#244;t au pessimisme, &#224; consid&#233;rer l'&#233;tat d'une vie politique marqu&#233;e par les restrictions apport&#233;es au droit et aux libert&#233;s, quand ne dominent pas coups d'Etat et d&#233;sastres humanitaires. Premier constat d'ensemble peu discutable, effectu&#233; par la revue Pouvoirs (1) : l'Afrique a activement install&#233; les institutions cl&#233;s de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Politique,003-.html" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(MFI)&lt;/strong&gt; Vue d'Afrique, la d&#233;mocratie suscite tour &#224; tour des &#233;lans d'espoir et des points de vue&#8230; d&#233;sesp&#233;r&#233;s. Toutefois la tendance, ces derni&#232;res ann&#233;es, est plut&#244;t au pessimisme, &#224; consid&#233;rer l'&#233;tat d'une vie politique marqu&#233;e par les restrictions apport&#233;es au droit et aux libert&#233;s, quand ne dominent pas coups d'Etat et d&#233;sastres humanitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier constat d'ensemble peu discutable, effectu&#233; par la revue Pouvoirs &lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; : l'Afrique a activement install&#233; les institutions cl&#233;s de la d&#233;mocratie, ouvrant tout un chantier de cr&#233;ation constitutionnelle qui a donn&#233; un cadre formel, n&#233;cessaire pour permettre &#224; la d&#233;mocratie de s'&#233;panouir &lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt;. Avec cette dynamique, la logique du pluralisme s'est impos&#233;e partout, entra&#238;nant une reconnaissance des libert&#233;s fondamentales qui a permis &#224; des degr&#233;s significatifs l'&#233;closion d'un milieu associatif et d'une presse pluraliste. Enfin l'exercice &#233;lectoral s'est g&#233;n&#233;ralis&#233;, a am&#233;lior&#233; partout ses proc&#233;dures, et a permis ici et l&#224; des alternances.&lt;br class='autobr' /&gt;
Proclamation des droits et libert&#233;s, reconnaissance d'une opposition politique, encadrement juridique du pouvoir et organisation d'&#171; &#233;lections disput&#233;es &#187; figurent parmi les &#233;l&#233;ments d'ancrage de la d&#233;mocratie dans un milieu politique qui, il faut le rappeler, revient de loin. L'autre versant du bilan fait appara&#238;tre que ces atouts &#8211; acquis d&#232;s le d&#233;but de la d&#233;cennie 1990 &#8211; apparaissent comme fragiles, face &#224; de multiples r&#233;sistances : l'Etat de droit est en particulier menac&#233; par une forme d'hypertrophie du pouvoir pr&#233;sidentiel qui r&#233;duit &#224; peu de choses le principe de la s&#233;paration des pouvoirs ; ensuite, le socle constitutionnel (la &#171; stabilit&#233; constitutionnelle &#187; est une n&#233;cessit&#233; de l'Etat de droit) est amoindri par des manipulations et coups de force juridictionnels multiples, notamment lorsqu'il s'agit de prolonger les mandats pr&#233;sidentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus technique mais non moins importante est l'observation selon laquelle les nouvelles institutions (cours constitutionnelles, cours supr&#234;mes&#8230;) n'ont pas occup&#233; tout l'espace qui leur &#233;tait offert, et l'universitaire s&#233;n&#233;galais Babacar Gueye pointe la faiblesse de la &#171; jurisprudence constitutionnelle &#187;. Enfin la d&#233;mocratie en Afrique est menac&#233;e en permanence par la r&#233;surgence des conflits arm&#233;s, des coups d'Etat et le pr&#233;judice que font subir &#224; la d&#233;mocratie des &#233;lections mal organis&#233;es, truqu&#233;es ou contest&#233;es dans un climat passionnel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des r&#233;gimes hybrides, domin&#233;s par l'autoritarisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le politologue Patrick Quantin s'interroge sur les caract&#233;ristiques actuelles des d&#233;mocraties en Afrique, c'est pour noter &#8211; &#224; d&#233;faut d'un mod&#232;le unique &#8211; la pr&#233;dominance de r&#233;gimes hybrides, tiraill&#233;s entre deux p&#244;les : la &#171; d&#233;mocratie &#233;lectorale &#187; et l'&#171; autoritarisme &#233;lectoral &#187;. Les anciens chefs d'Etat ont en effet op&#233;r&#233; une conversion r&#233;ussie &#224; la d&#233;mocratie formelle, mais avec eux l'autoritarisme l'a emport&#233;, combinant des &#171; &lt;i&gt;&#233;l&#233;ments de d&#233;mocratie&#8230; avec des pratiques autoritaires&lt;/i&gt; &#187; : on a alors un certain degr&#233; de comp&#233;titivit&#233; &#233;lectorale, mais sous l'&#233;gide d'un contr&#244;le efficace du pouvoir. Si efficace, d'ailleurs, qu'&#171; &lt;i&gt;une victoire de l'opposition (n'est) pas impossible, (mais) requiert un degr&#233; de mobilisation, d'unit&#233;, de comp&#233;tence et d'h&#233;ro&#239;sme qui surpasse de loin ce qui serait normalement n&#233;cessaire dans une d&#233;mocratie&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il manque sans doute un &#233;l&#233;ment &#224; cette analyse de la d&#233;mocratie en Afrique : le fait que, m&#234;me dans les pays ayant acclimat&#233; de longue date le pluralisme (exemple du S&#233;n&#233;gal), on a du mal &#224; distinguer aujourd'hui un &#171; mod&#232;le &#187; positif, caract&#233;ris&#233; par un leadership fond&#233; sur des valeurs et des pratiques dignes de respect. Et o&#249; la justice, cette composante fondamentale de l'Etat de droit, ne ferait pas &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; comme c'est le cas &#8211; l'objet d'une d&#233;fiance g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Le juriste Th&#233;dore Holo examine ainsi le r&#244;le de la justice constitutionnelle, en prenant l'exemple du B&#233;nin o&#249; le r&#244;le de la Cour constitutionnelle appara&#238;t comme crucial, au point d'inspirer davantage confiance que la justice ordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;mocratie r&#233;elle ou &#171; preuves &#187; de d&#233;mocratie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce mod&#232;le d&#233;mocratique, pourrait-on toutefois le trouver en Afrique du Sud ? Xavier Philippe en doute, qui pointe les limites du syst&#232;me sud-africain, notamment &#224; travers la pr&#233;dominance absolue de l'ANC &#233;rig&#233;e en v&#233;ritable parti-Etat. Certes, il existe des aspects tr&#232;s positifs : telle la constitution d'Afrique du Sud, tr&#232;s d&#233;taill&#233;e pour ce qui concerne la mise en &#339;uvre des droits fondamentaux, et relay&#233;e par une Cour constitutionnelle active ; le r&#233;gime se singularise aussi par une r&#233;elle r&#233;partition des pouvoirs et l'existence d'un parlement fort ; enfin par l'existence d'autorit&#233;s ind&#233;pendantes dans des domaines tr&#232;s divers, qui constituent un v&#233;ritable &#171; quatri&#232;me pouvoir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un constat plut&#244;t optimiste : celui de l'homme d'affaires Lionel Zinsou, qui voit moins de d&#233;mocratie en Afrique que de &#171; &lt;i&gt;preuves de d&#233;mocratie&lt;/i&gt; &#187;. Y compris au milieu des troubles, de tels indices encourageants sont apport&#233;s par la mont&#233;e en puissance des forces d&#233;mocratiques, notamment en 2007 et 2008 au Kenya et au Zimbabwe. Enfin demeure un enjeu, celui du d&#233;veloppement, si l'on admet qu'il y a une correspondance entre les avanc&#233;es, ici et l&#224;, de la gouvernance et les progr&#232;s de l'&#233;conomie. Or, par del&#224; les &#171; preuves &#187; de pauvret&#233;, le continent conna&#238;t depuis au moins une d&#233;cennie une croissance continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Thierry Perret&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; La d&#233;mocratie en Afrique, Pouvoirs, &#233;ditions du Seuil, 2009, 18 euros&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt; Babacar Gueye rappelle notamment dans son article introductif l'importance historique des Conf&#233;rences nationales souveraines, qui dans leur redistribution solennelle des pouvoirs ont &#233;t&#233; une v&#233;ritable &#171; invention &#187; de l'Afrique subsaharienne, et une contribution trop peu prise en compte du continent aux formes de la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La tradition contre la d&#233;mocratie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(MFI)&lt;/strong&gt; S'interrogeant sur le r&#244;le de la tradition dans la construction d&#233;mocratique en Afrique subsaharienne, Jean-Fran&#231;ois Bayart note que &#171; &lt;i&gt;le rapport de la tradition &#224; la modernit&#233; est en soi ambivalent d'un point de vue politique. Il peut l&#233;gitimer aussi bien l'autoritarisme que la d&#233;mocratie&lt;/i&gt; &#187;. L'universitaire fran&#231;ais d&#233;monte ici tous les arguments d'une pens&#233;e parfois diffuse selon laquelle la tradition s'oppose &#224; la d&#233;mocratie, et rendrait en raison de sa puissance l'Afrique peu apte &#224; la d&#233;mocratie. Sa d&#233;monstration, nourrie de nombreux exemples, tend vers une observation principale : la &#171; tradition &#187; africaine, qui n'est ni fig&#233;e ni univoque, appara&#238;t souvent comme une reconstruction tr&#232;s actuelle ; en outre elle est relativement neutre, jouant aussi bien en faveur du conservatisme que comme facteur de r&#233;sistance au pouvoir, selon des modalit&#233;s multiples. Enfin cette tradition revendiqu&#233;e s'av&#232;re surtout un outil id&#233;ologique tr&#232;s plastique, au service d'int&#233;r&#234;ts politiques : politique est la revendication d'ivoirit&#233; en C&#244;te d'Ivoire ; politique est la strat&#233;gie d'un Robert Mugabe, arc bout&#233; sur son refus de l'alternance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;T. P.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Constitutions africaines : l'art du &#171; copi&#233;/coll&#233; &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(MFI)&lt;/strong&gt; S'il est vrai (et ceci d&#232;s les ind&#233;pendances) que les lois fondamentales en Afrique sont fortement inspir&#233;es des lois en vigueur en Occident, sp&#233;cialement chez les ex-colonisateurs, et s'il est vrai que le ph&#233;nom&#232;ne a resurgi avec la d&#233;mocratisation institutionnelle des ann&#233;es 1990, l'accusation de mim&#233;tisme &#224; l'&#233;gard des institutions adopt&#233;es en Afrique serait sans fondement, selon Jean du Bois de Gaudusson. Tout d'abord, au moment de r&#233;diger les textes constitutionnels, il y a eu choix de la part des &#233;lites africaines, et choix parfois explicitement assum&#233; ; ensuite il est faux de dire que l'effet de familiarit&#233; d'un texte &#224; l'autre signifie que les r&#233;gimes constitutionnels sont identiques. Enfin, il faut le rappeler : nous vivons &#224; une &#233;poque de standardisation des normes et textes constitutionnels dans le monde, et les cadres juridiques qui se diffusent poussent &#224; la convergence du droit. Reste, bien s&#251;r, que l'autonomie des Africains est, en raison de leur d&#233;pendance globale, moins grande qu'elle pourrait l'&#234;tre dans le contexte d'un d&#233;veloppement favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;T.P.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Total se maintient dans la course en Afrique</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Total-se-maintient-dans-la-course,11864.html</link>
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		<dc:date>2009-05-06T03:02:12Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 06 May 2009 06:02:12 +0300</pubDate>

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&lt;p&gt;(MFI) Le groupe Total est le premier fournisseur de carburants en Afrique. Sa bonne forme financi&#232;re fait des envieux : les salari&#233;s du Burkina Faso r&#233;clament la redistribution des profits obtenus en 2008. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Burkina Faso, une gr&#232;ve illimit&#233;e dans les stations-essence du groupe Total provoque des p&#233;nuries de carburant dans tout le pays. Un mauvais coup pour l'image de la compagnie qui se targue d'&#234;tre le premier fournisseur du continent. Total d&#233;tient en effet la plus grosse part du march&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(MFI) Le groupe Total est le premier fournisseur de carburants en Afrique. Sa bonne forme financi&#232;re fait des envieux : les salari&#233;s du Burkina Faso r&#233;clament la redistribution des profits obtenus en 2008.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Burkina Faso, une gr&#232;ve illimit&#233;e dans les stations-essence du groupe Total provoque des p&#233;nuries de carburant dans tout le pays. Un mauvais coup pour l'image de la compagnie qui se targue d'&#234;tre le premier fournisseur du continent. Total d&#233;tient en effet la plus grosse part du march&#233; africain des carburants. Une position atypique par rapport aux concurrentes. Alors que les principales &lt;i&gt;majors&lt;/i&gt; occidentales se d&#233;barrassent de leurs stations africaines, la compagnie fran&#231;aise, au contraire, se renforce. A la fin de l'ann&#233;e derni&#232;re, Chevron lui a c&#233;d&#233; son r&#233;seau en Ouganda et au Kenya. Total est pr&#233;sent dans une quarantaine de pays tandis que l'am&#233;ricain Exxon Mobil n'a plus que deux pays &#224; son actif, contre plus d'une trentaine d&#233;but 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la plus grosse soci&#233;t&#233; p&#233;troli&#232;re au monde, comme pour Shell ou Chevron, conserver une pr&#233;sence dans la distribution en Afrique est une danseuse devenue trop co&#251;teuse, voire trop risqu&#233;e. Trop co&#251;teuse d'abord parce qu'avec la d&#233;r&#233;gulation, elles ont perdu leurs positions dominantes. En Ethiopie par exemple, un oligopole l&#233;gal constitu&#233; d'une poign&#233;e de &lt;i&gt;majors&lt;/i&gt; a contr&#244;l&#233; la distribution d'essence pendant plusieurs d&#233;cennies. Quand il a &#233;clat&#233;, des dizaines de soci&#233;t&#233;s de distribution, souvent plus comp&#233;titives, ont &#233;merg&#233;. Les &lt;i&gt;majors&lt;/i&gt; cot&#233;es en bourse, et donc tenues de respecter des normes environnementales et sanitaires inscrites dans leur cahier des charges, ont vu leur rentabilit&#233; s'&#233;roder face &#224; ces nouveaux joueurs, explique Stanislas Drochon, consultant chez PFC Energy. Sans parler de leurs co&#251;ts incompressibles li&#233;s aux salaires du personnel expatri&#233;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des milliards &#224; redistribuer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les nouveaux venus d'origine africaine &#233;vitent ce genre de surcharge. C'est le cas de la soci&#233;t&#233; libyenne Oilibya et de la sud-africaine Engen. Ou encore de la k&#233;nyane Kenol. Les compagnies occidentales craignent par-dessus tout l'incident &#233;cologique, ruineux en termes d'image. Exxon a limit&#233; sa pr&#233;sence aux deux pays o&#249; elle est aussi active en amont, dans l'extraction et la production des hydrocarbures, l'activit&#233; qui g&#233;n&#232;re le plus de b&#233;n&#233;fices. Total, gr&#226;ce &#224; sa pr&#233;sence historique sur le continent, mais aussi sa ma&#238;trise des infrastructures, notamment des capacit&#233;s de stockages dans les ports o&#249; sont import&#233;s les carburants, se maintient dans la course. Sa part de march&#233; a cru gr&#226;ce &#224; l'acquisition de certains actifs des majors anglo-saxonnes. A 11 %, elle est stable depuis trois ans. Il lui reste &#224; soigner son profil sur le plan social. Aujourd'hui au Burkina, comme hier en France, la multinationale est somm&#233;e de redistribuer les milliards de profits engrang&#233;s en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dominique Baillard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ce qu'il faut savoir</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Ce-qu-il-faut-savoir,11825.html</link>
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		<dc:date>2009-04-29T03:10:49Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 29 Apr 2009 06:10:49 +0300</pubDate>

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&lt;p&gt;(MFI) Alors que l'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS) &#233;voque un risque significatif de pand&#233;mie, quels sont les sympt&#244;mes de la grippe dite porcine ? Comment pr&#233;venir la diffusion de cette maladie, qui se transmet par voie respiratoire, d'homme &#224; homme, et non en mangeant de la viande de porc ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La grippe porcine ne devrait pas s'appeler &#171; grippe mexicaine &#187;, comme certains pays commen&#231;aient &#224; la nommer, mais &#171; grippe nord-am&#233;ricaine &#187;. Les autorit&#233;s sanitaires internationales ont en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(MFI) Alors que l'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS) &#233;voque un risque significatif de pand&#233;mie, quels sont les sympt&#244;mes de la grippe dite porcine ? Comment pr&#233;venir la diffusion de cette maladie, qui se transmet par voie respiratoire, d'homme &#224; homme, et non en mangeant de la viande de porc ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grippe porcine ne devrait pas s'appeler &#171; grippe mexicaine &#187;, comme certains pays commen&#231;aient &#224; la nommer, mais &#171; grippe nord-am&#233;ricaine &#187;. Les autorit&#233;s sanitaires internationales ont en effet reconnu que cette &#233;pid&#233;mie a ses origines aux Etats-Unis et au Mexique. Certes, c'est dans ce dernier pays que le bilan est mortel : au 27 avril, il s'&#233;tablit &#224; 152 morts probablement caus&#233;s par le virus, mais seulement 20 d&#233;c&#232;s av&#233;r&#233;s. Des cas humains non mortels ont &#233;t&#233; diagnostiqu&#233;s aux Etats-Unis (44 cas), au Canada (6), en Espagne (2), en Grande-Bretagne (2), et pour la premi&#232;re fois le 28 avril en Isra&#235;l (1) et en Nouvelle-Z&#233;lande (3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le H1N1, banal virus grippal fr&#233;quemment abrit&#233; par le porc avait, semble-t-il, disparu. Mais apr&#232;s les premiers cas apparus au Mexique, des pr&#233;l&#232;vements ont &#233;t&#233; effectu&#233;s qui ont isol&#233; une souche nouvelle de ce virus : un &#171; &lt;i&gt;H1N1 modifi&#233; g&#233;n&#233;tiquement&lt;/i&gt; &#187;. A nouveau virus, nouveau m&#233;dicament. Les biologistes et cliniciens s'affairent, et l'OMS doit donner la souche de r&#233;f&#233;rence du nouveau virus pour l'&#233;laboration d'un vaccin. La proc&#233;dure lanc&#233;e, il faudra encore attendre plusieurs mois pour qu'il soit disponible.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment pr&#233;venir la maladie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En attendant, les sympt&#244;mes sont une fi&#232;vre &#233;lev&#233;e, des difficult&#233;s respiratoires, une baisse de l'app&#233;tit et des courbatures, assez similaires &#224; ceux de la grippe saisonni&#232;re qui tue chaque ann&#233;e dans le monde entre 250 000 et 500 000 personnes. La grippe nord-am&#233;ricaine, qui touche essentiellement &#171; des jeunes adultes en bonne sant&#233; &#187;, selon les autorit&#233;s mondiales de la sant&#233;, se transmet par voie respiratoire, d'homme &#224; homme, mais pas en mangeant de la viande de porc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure actuelle, le port du masque, le lavage des mains et la limitation des d&#233;placements restent pour l'instant les seules recommandations des autorit&#233;s sanitaires afin d'&#233;viter la contagion, car l'isolement, voire la mise en quarantaine, n'est pas envisageable &#224; l'&#233;chelle d'un pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que les informations sont encore contradictoires. &#171; &lt;i&gt;De quoi sont r&#233;ellement morts les patients mexicains ?&lt;/i&gt; &#187;, s'interroge un m&#233;decin. Le vaccin actuel contre la grippe est-il efficace en tout ou simplement en partie ? &#171; &lt;i&gt;Il reste que le d&#233;pistage pr&#233;coce est important pour un meilleur traitement, cela s'est v&#233;rifi&#233; aux Etats-Unis&lt;/i&gt; &#187;, explique la directrice de l'Institut de veille sanitaire (INVS) en France. Une chose est s&#251;re, les sp&#233;cialistes restent tr&#232;s prudents &#224; propos de ce virus mortel au Mexique et, semble-t-il, b&#233;nin aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est tr&#232;s rare de mourir du virus de la grippe. &#171; &lt;i&gt;Les malades meurent de complications bact&#233;riennes&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise le professeur Flahault, directeur de l'Ecole des hautes &#233;tudes en sant&#233; publique (EHESP). Ce fut le cas des morts de la grippe espagnole en 1918. Quelle que soit la r&#233;ponse &#224; toutes ces questions, la priorit&#233; est encore et toujours d'&#233;viter que ce virus ne se propage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un risque significatif de pand&#233;mie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Organisation mondiale de la sant&#233; a arr&#234;t&#233; quatre grandes orientations pour contrer la grippe nord-am&#233;ricaine. Outre le rel&#232;vement du niveau d'alerte internationale, elle constate qu'il convient de faire porter davantage l'effort sur les soins, la pr&#233;vention et les pr&#233;cautions. L'OMS ne croit pas, par ailleurs, &#224; la n&#233;cessit&#233; de restreindre les d&#233;placements internationaux. Elle plaide enfin pour le d&#233;veloppement, au plus vite, d'un vaccin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 avril, l'OMS a d&#233;cid&#233; de relever son niveau d'alerte de 3 &#224; 4 sur une &#233;chelle de 6, signifiant &#171; &lt;i&gt;une mont&#233;e en puissance significative&lt;/i&gt; &#187; du risque de pand&#233;mie. La d&#233;cision de l'OMS intervient alors que les cas, suspects ou av&#233;r&#233;s, se multiplient dans le monde, faisant craindre aux autorit&#233;s sanitaires une &#233;pid&#233;mie d'ampleur mondiale. La pand&#233;mie n'est, certes, pas irr&#233;m&#233;diable, le virus pouvant encore baisser d'intensit&#233;. Mais il peut aussi, &#224; l'inverse, muter encore et se renforcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;MFI avec Mich&#232;le Diaz et Laurent Mossu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Biblioth&#232;que num&#233;rique mondiale s'&#233;tend sur la toile</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/La-Bibliotheque-numerique-mondiale,11755.html</link>
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		<dc:date>2009-04-22T03:25:00Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 22 Apr 2009 06:25:00 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MFI</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;(MFI) L'Unesco a lanc&#233;, ce 21 avril 2009, un outil moderne et ambitieux : la Biblioth&#232;que num&#233;rique mondiale. Elle permet de consulter gratuitement sur internet des milliers de documents. Elle vient rejoindre trois grandes biblioth&#232;ques d&#233;j&#224; en ligne : Europeana, Google Book Search et the Library of Congress. La Biblioth&#232;que num&#233;rique mondiale lanc&#233;e ce 21 avril rend possible la consultation, d'o&#249; que l'on se trouve dans le monde, de documents conserv&#233;s dans les plus prestigieuses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Culturel,009-.html" rel="directory"&gt;Culturel&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(MFI)&lt;/strong&gt; L'Unesco a lanc&#233;, ce 21 avril 2009, un outil moderne et ambitieux : la Biblioth&#232;que num&#233;rique mondiale. Elle permet de consulter gratuitement sur internet des milliers de documents. Elle vient rejoindre trois grandes biblioth&#232;ques d&#233;j&#224; en ligne : Europeana, Google Book Search et the Library of Congress.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Biblioth&#232;que num&#233;rique mondiale lanc&#233;e ce 21 avril rend possible la consultation, d'o&#249; que l'on se trouve dans le monde, de documents conserv&#233;s dans les plus prestigieuses biblioth&#232;ques. La &#171; &lt;i&gt;BNM&lt;/i&gt; &#187;, comme on la surnomme d&#233;j&#224;, est notamment destin&#233;e &#224; fournir du mat&#233;riel aux &#233;l&#232;ves et aux &#233;ducateurs, mais aussi au grand public. Pour le moment, &#171; l&lt;i&gt;e nombre de documents pr&#233;sent&#233;s reste petit mais ce sont des pi&#232;ces de tr&#232;s grande qualit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, a soulign&#233; James H. Billington, ancien professeur d'histoire &#224; l'Universit&#233; de Harvard, qui a propos&#233; ce projet en 2005 &#224; l'Unesco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un seul clic, tous ces livres peuvent &#234;tre d&#233;sormais consult&#233;s &#224; distance et &#224; volont&#233;. Plus besoin de se d&#233;placer, d'attendre son tour ou de se faire pi&#233;ger par les heures d'ouverture. Gr&#226;ce &#224; la num&#233;risation de milliers d'ouvrages, uniquement disponibles et conserv&#233;s dans des lieux pr&#233;cis, la fracture num&#233;rique entre continents va se r&#233;duire, puisque d&#233;sormais chaque internaute aura le droit d'acc&#233;der aux tr&#233;sors litt&#233;raires et iconographiques r&#233;serv&#233;s jusqu'ici &#224; une &#233;lite.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Recherche et navigation en sept langues&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est en effet dans une volont&#233; d'ouvrir le savoir au tr&#232;s grand public qu'a &#233;t&#233; lanc&#233;e cette BNM &#224; laquelle participent 19 pays et 32 institutions partenaires. Multilingues, les recherches et la navigation se font en 7 langues, de l'anglais au russe en passant par le fran&#231;ais et le chinois, tandis que les contenus sont issus de 40 langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet immense vivier propose ainsi des documents de nombreuses cultures et, au-del&#224; de l'&#233;crit, offre la possibilit&#233; de visualiser de tr&#232;s anciennes photographies d'Am&#233;rique latine par exemple, mais aussi des calligraphies arabes et persanes ou encore des reproductions de la plus vieille &#233;criture chinoise. Soit des documents fondamentaux, qu'il s'agisse de manuscrits, cartes, livres, films, gravures, photos ou enregistrements sonores.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exceptionnelle par son ambition, la BNM risque simplement d'&#234;tre d&#233;pass&#233;e par son succ&#232;s. Sa petite s&#339;ur Europ&#233;ana avait enregistr&#233; 10 millions de clics par heure le jour de son ouverture&#8230; Le site de la BNM est h&#233;berg&#233; par la Biblioth&#232;que du Congr&#232;s am&#233;ricain, qui assure sa maintenance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;MFI/RFI&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Visiter le site de la BNM (en fran&#231;ais) :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://www.wdl.org/fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.wdl.org/fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jean-Luc Raharimanana &#224; l'affiche</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Jean-Luc-Raharimanana-a-l-affiche,11571.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Jean-Luc-Raharimanana-a-l-affiche,11571.html</guid>
		<dc:date>2009-04-01T01:46:00Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 01 Apr 2009 04:46:00 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MFI</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;(MFI) L'&#233;dition 2009 du Festival d'Avignon se d&#233;roulera du 7 au 29 juillet. Le programme de cette ann&#233;e, concoct&#233; en collaboration avec l'auteur et le metteur en sc&#232;ne d'origine libanaise Wajdi Mouawad, se veut mondialis&#233;, avec &#224; l'affiche le Malgache Jean-Luc Raharimanana, le Congolais Dieudonn&#233; Niangouna, l'Isra&#233;lien Amos Gita&#239;, le Canadien Denis Marleau, les Libanais Lina Saneh et Rabih Mrou&#233;, pour ne citer que ceux-l&#224;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;sentant l'avant-programme le 18 mars dernier, les deux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Culturel,009-.html" rel="directory"&gt;Culturel&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(MFI) L'&#233;dition 2009 du Festival d'Avignon se d&#233;roulera du 7 au 29 juillet. Le programme de cette ann&#233;e, concoct&#233; en collaboration avec l'auteur et le metteur en sc&#232;ne d'origine libanaise Wajdi Mouawad, se veut mondialis&#233;, avec &#224; l'affiche le Malgache Jean-Luc Raharimanana, le Congolais Dieudonn&#233; Niangouna, l'Isra&#233;lien Amos Gita&#239;, le Canadien Denis Marleau, les Libanais Lina Saneh et Rabih Mrou&#233;, pour ne citer que ceux-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sentant l'avant-programme le 18 mars dernier, les deux co-directeurs du festival de th&#233;&#226;tre le plus connu du monde ont expliqu&#233; que les spectacles cette ann&#233;e proposent un retour &#224; la source du th&#233;&#226;tre : le besoin de raconter des histoires, tout en restant en phase avec les &#233;v&#233;nements du monde contemporain et &#224; venir. &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui, au moment o&#249; chaque projet prend naissance&lt;/i&gt;, ont expliqu&#233; Hortense Archambault et Vincent Baudriller, &lt;i&gt;de nombreuses r&#233;sonances se r&#233;v&#232;lent entre ces cr&#233;ations et les questions que nous pose l'actualit&#233; r&#233;cente &#224; travers les &#233;meutes de Madagascar, les manifestations de la jeunesse en Gr&#232;ce, les morts de Gaza, la crise financi&#232;re et ses graves cons&#233;quences sociales, l'&#233;lection de Barack Obama.&lt;/i&gt; &#187; M&#233;lange savant entre &#233;critures th&#233;&#226;trales, chor&#233;graphiques, plastiques et cin&#233;matographiques, le programme 2009 invite les futurs spectateurs &#224; venir participer avec les artistes &#224; &#171; &lt;i&gt;leurs interrogations sur l'&#233;tat du monde&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les spectacles les plus attendus, il conviendra de citer le quatuor de Wajdi Mouawad r&#233;unissant les trois pi&#232;ces qui ont fait conna&#238;tre cet artiste nomade et magistral (&lt;i&gt;Littoral, Incendies, For&#234;ts&lt;/i&gt;) et sa nouvelle pi&#232;ce intitul&#233;e Ciels, l'adaptation par Denis Marleau de la pi&#232;ce de Thomas Bernhard &lt;i&gt;Une f&#234;te pour Boris&lt;/i&gt; et enfin la nouvelle pi&#232;ce de l'auteur malgache Raharimanana &lt;i&gt;Les cauchemars du gaecko&lt;/i&gt;. Auteur parmi les plus novateurs de la nouvelle g&#233;n&#233;ration africaine, Jean-Luc Raharimanana a vu r&#233;cemment sa pi&#232;ce, inspir&#233;e de la r&#233;pression dans le sang de l'insurrection malgache par l'Etat fran&#231;ais en 1947, &#234;tre retir&#233;e de la programmation officielle de Culture France, charg&#233;e de la diffusion de la culture fran&#231;aise &#224; l'&#233;tranger. L'inscription d'une nouvelle pi&#232;ce de Raharimanana dans le programme d'Avignon est une reconnaissance de la vitalit&#233; de la production th&#233;&#226;trale africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tirthankar Chanda&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'ensemble de l'avant-programme du festival est disponible sur &lt;a href=&#034;http://www.festival-avignon.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.festival-avignon.com&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Madagascar : OPA inamicale sur l'Etat</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Madagascar-OPA-inamicale-sur-l,11109.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Madagascar-OPA-inamicale-sur-l,11109.html</guid>
		<dc:date>2009-02-11T02:55:00Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 11 Feb 2009 05:55:00 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MFI</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;(MFI) Entre le jeune maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, qui mobilise la rue &#224; des fins &#224; l'&#233;vidence douteuses, et le chef de l'Etat, Marc Ravalomanana, qui n'h&#233;site pas &#224; ruiner sa cr&#233;dibilit&#233; pour mieux faire prosp&#233;rer ses affaires, le peuple malgache est plus que dans l'embarras. Bien cyniques sont ceux qui le somment de choisir ! &lt;br class='autobr' /&gt; Rajoelina n'a, du suffrage universel, que la petite l&#233;gitimit&#233; conf&#233;r&#233;e par les &#233;lecteurs de la capitale. Il n'est donc nullement fond&#233; &#224; pousser le chef (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Opinions,091-.html" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;(MFI) Entre le jeune maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, qui mobilise la rue &#224; des fins &#224; l'&#233;vidence douteuses, et le chef de l'Etat, Marc Ravalomanana, qui n'h&#233;site pas &#224; ruiner sa cr&#233;dibilit&#233; pour mieux faire prosp&#233;rer ses affaires, le peuple malgache est plus que dans l'embarras. Bien cyniques sont ceux qui le somment de choisir !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rajoelina n'a, du suffrage universel, que la petite l&#233;gitimit&#233; conf&#233;r&#233;e par les &#233;lecteurs de la capitale. Il n'est donc nullement fond&#233; &#224; pousser le chef de l'Etat &#224; la d&#233;mission. Mais il le fait, et avec quel aplomb ! Savez-vous pourquoi ? Parce qu'il se prend pour Ravalomanana ! Cet ancien disc jockey, organisateur de soir&#233;es dansantes, devenu homme d'affaires que l'on dit prosp&#232;re, s'est fait &#233;lire maire de la capitale, il y a &#224; peine quatorze mois. Et il croit que tout lui est possible, d&#233;sormais, simplement parce qu'il y a huit ans, un autre homme d'affaires, devenu, lui aussi, maire d'Antananarivo, s'&#233;tait port&#233; candidat &#224; la pr&#233;sidence de la R&#233;publique. Le maire avait su mobiliser les Malgaches pour faire partir l'amiral Ratsiraka, le chef de l'Etat d'alors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un tel contexte, Ravalomanana avait tout pour &#234;tre un bon pr&#233;sident : on le disait riche, donc peu suspect de chercher &#224; se faire une sant&#233; financi&#232;re sur le dos de ses concitoyens. Eh bien, il nous a eus, puisque, s'il faut en croire les bailleurs de fonds, il se servirait des caisses de l'Etat dont il est le chef pour faire prosp&#233;rer l'empire agro-industriel dont il est le propri&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment &#233;viter de livrer le destin des nations &#224; d'&#233;ventuels imposteurs ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la double m&#233;fiance vis-&#224;-vis de Rajoelina, qui n'a pas cach&#233; que le r&#233;gime de Ravalomanana le g&#234;nait dans ses affaires. Et l&#224;, il ne s'agit plus simplement d'un putsch. C'est une OPA inamicale sur l'Etat ! Et s'il parvient &#224; ses fins, Rajoelina, avec l'aplomb qu'on lui conna&#238;t, aura t&#244;t fait de transformer l'Etat en une banque d'affaires, pour le bonheur de son entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui devrait faire r&#233;fl&#233;chir, au-del&#224; de la Grande &#238;le. Comment s'assure-t-on, en Afrique, que ceux qui briguent le suffrage des citoyens ont le s&#233;rieux qu'il faut pour cela ? Quels dispositifs met-on en place pour &#233;viter de livrer le destin des nations &#224; d'&#233;ventuels imposteurs, sinon &#224; des filous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on sait qu'aux Etats-Unis, par exemple, une employ&#233;e de maison pay&#233;e au noir ou un oubli sur la feuille d'imp&#244;ts peut compromettre une carri&#232;re politique, on se dit : quel laxisme coupable ! Car en Afrique, plus encore que partout ailleurs, les chances, pour les peuples, de s'en sortir reposent essentiellement sur l'int&#233;grit&#233; des dirigeants qu'ils se donnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Baptiste Placca&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La vanille a perdu la saveur de l'argent</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/La-vanille-a-perdu-la-saveur-de-l,11049.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/La-vanille-a-perdu-la-saveur-de-l,11049.html</guid>
		<dc:date>2009-02-04T02:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 04 Feb 2009 05:00:00 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MFI</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;(MFI) Les troubles politiques qui secouent Madagascar n'ont pas pour l'instant de cons&#233;quences sur le commerce de la vanille. Les producteurs s'inqui&#232;tent beaucoup plus de la volatilit&#233; des cours mondiaux et de la difficult&#233; de la fili&#232;re &#224; maintenir des revenus d&#233;cents aux paysans. &lt;br class='autobr' /&gt; Jusqu'&#224; pr&#233;sent, les troubles politiques &#224; Madagascar n'ont pas eu d'impact sur le march&#233; de la vanille. Rappelons que la Grande &#238;le repr&#233;sente la moiti&#233; de l'offre mondiale. En 2002, le soul&#232;vement populaire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Economie,005-.html" rel="directory"&gt;Economie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;(MFI) Les troubles politiques qui secouent Madagascar n'ont pas pour l'instant de cons&#233;quences sur le commerce de la vanille. Les producteurs s'inqui&#232;tent beaucoup plus de la volatilit&#233; des cours mondiaux et de la difficult&#233; de la fili&#232;re &#224; maintenir des revenus d&#233;cents aux paysans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent, les troubles politiques &#224; Madagascar n'ont pas eu d'impact sur le march&#233; de la vanille. Rappelons que la Grande &#238;le repr&#233;sente la moiti&#233; de l'offre mondiale. En 2002, le soul&#232;vement populaire contre le pr&#233;sident Ratsiraka avait retard&#233; les exportations de vanille. Rien de tel pour le moment. Les embarquements se poursuivent tranquillement. Le pouvoir actuel &#8211; contest&#233; par la rue &#8211; n'est pas impliqu&#233; dans cette culture surtout destin&#233;e &#224; l'exportation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le march&#233; perd ses rep&#232;res&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A vrai dire, les op&#233;rateurs &#8211; loin de la politique &#8211; sont surtout pr&#233;occup&#233;s par la prochaine campagne, celle qui d&#233;marrera en juillet 2009 avec la cueillette de la vanille verte. D'apr&#232;s les estimations les plus r&#233;centes, cette campagne pourra difficilement satisfaire la demande. En effet, pour celle qui s'ach&#232;ve, le foss&#233; entre les 2 200 tonnes produites dans le monde et les 3 600 tonnes englouties par les consommateurs pose d&#233;j&#224; des questions. Ce d&#233;s&#233;quilibre offre / demande aurait d&#251; propulser vers le haut des prix en berne depuis deux ans. Mais la crise financi&#232;re a boulevers&#233; la logique du march&#233;. L'automne dernier, les exportateurs malgaches ont eu le plus grand mal &#224; financer leurs achats aupr&#232;s des collecteurs. Les banques locales ont refus&#233; de leur faire cr&#233;dit. Gr&#226;ce &#224; leurs fonds propres, au soutien du n&#233;goce et &#224; la bonne volont&#233; des interm&#233;diaires, la r&#233;colte a finalement pu &#234;tre commercialis&#233;e. Mais &#224; des prix maintenus au niveau plancher, autour de 25 dollars le kilo.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des revenus en chute libre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce sont justement ces prix bas qui d&#233;couragent de plus en plus les paysans. La culture de la vanille &#8211; qui exige des soins constants &#8211; n'est plus assez r&#233;mun&#233;ratrice. La fusariose, cette dr&#244;le de maladie qui gangr&#232;ne lentement les plantations, contribue &#233;galement &#224; rogner la production malgache. Ces quinze derni&#232;res ann&#233;es, la vanille rapportait entre 80 et 100 millions de dollars par an &#224; Madagascar. Cette ann&#233;e, ce revenu est tomb&#233; &#224; 25 millions de dollars. Pourtant, la demande est de plus en plus dynamique. Les industriels ont peut-&#234;tre tir&#233; partie de la faiblesse des cours en anticipant le d&#233;ficit qui se profile pour la prochaine campagne. La r&#233;cession mondiale pourrait m&#234;me doper la consommation. Par temps de crise, on privil&#233;gie les desserts maisons, donc le recours aux ar&#244;mes naturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique Baillard&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Deux romans pour illustrer l'esprit de r&#233;sistance d'un peuple en lutte</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Deux-romans-pour-illustrer-l,10995.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Deux-romans-pour-illustrer-l,10995.html</guid>
		<dc:date>2009-01-29T03:15:00Z</dc:date>

      <pubDate>Thu, 29 Jan 2009 06:15:00 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MFI</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;(MFI) Ecrivains malgaches, Mich&#232;le Rakotoson et Jean-Luc Raharimanana ont publi&#233; respectivement &#034;Juillet au pays, chronique d'un retour &#224; Madagascar&#034; et un roman laconiquement intitul&#233; &#034;Za&#034;. Retour sur deux ouvrages saisissants de beaut&#233; et d'inventivit&#233; qui illustrent la richesse des lettres malgaches contemporaines tout autant que l'esprit de r&#233;sistance d'un peuple en lutte. &lt;br class='autobr' /&gt; La litt&#233;rature malgache est une &#238;le au large du vaste continent litt&#233;raire africain. Une &#238;le &#224; l'identit&#233; propre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Culturel,009-.html" rel="directory"&gt;Culturel&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;(MFI) Ecrivains malgaches, Mich&#232;le Rakotoson et Jean-Luc Raharimanana ont publi&#233; respectivement &#034;Juillet au pays, chronique d'un retour &#224; Madagascar&#034; et un roman laconiquement intitul&#233; &#034;Za&#034;. Retour sur deux ouvrages saisissants de beaut&#233; et d'inventivit&#233; qui illustrent la richesse des lettres malgaches contemporaines tout autant que l'esprit de r&#233;sistance d'un peuple en lutte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La litt&#233;rature malgache est une &#238;le au large du vaste continent litt&#233;raire africain. Une &#238;le &#224; l'identit&#233; propre qui ne se r&#233;duit gu&#232;re &#224; son africanit&#233;. Senghor, qui l'avait bien compris, avait titr&#233; sa c&#233;l&#232;bre anthologie po&#233;tique, pr&#233;fac&#233;e par Sartre : &lt;i&gt;Anthologie de la po&#233;sie africaine et malgache de langue fran&#231;aise&lt;/i&gt;. Autre caract&#233;ristique des lettres malgaches : elles s'expriment &#224; la fois en fran&#231;ais et en langue malgache. Parue en 1948, l'Anthologie de Senghor a popularis&#233; les grandes voix po&#233;tiques de l'&#238;le rouge : Rabearivelo, Rabemananjara et Flavien Ranaivo, qui ont influenc&#233; des g&#233;n&#233;rations de bardes africains et malgaches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;tissage linguistique et culturel est sans doute la principale marque de fabrique des &#233;crivains malgaches d'hier et d'aujourd'hui. Ainsi, le jeune Raharimanana qui inscrit volontiers son &#339;uvre dans l'h&#233;ritage des ses grands anc&#234;tres litt&#233;raires, bouscule le fran&#231;ais, faisant &#233;merger une pluralit&#233; de voix et d'imaginaires. Mich&#232;le Rakotoson, pour sa part, puise dans la richesse des genres litt&#233;raires malgaches (le &#171; kabary &#187; ou conte, le &#171; hain-teny &#187; qui rel&#232;ve de joutes oratoires) pour vitaliser son &#233;criture fictionnelle. Elle s'inspire aussi de la po&#233;sie malgache qui ponctue son livre &lt;i&gt;Juillet au pays&lt;/i&gt;, chronique d'un retour &#224; Madagascar.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La force de r&#233;sister aux assauts d'un pr&#233;sent mercantile et mis&#233;reux.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le choix de juillet n'est gu&#232;re innocent. L'hiver austral &#224; Madagascar est propice aux transitions, aux retrouvailles, aux drames. N'est-ce pas par une nuit froide de juillet, quand il g&#232;le sur les hauts plateaux, que la derni&#232;re reine Ranavalona, &#233;voqu&#233;e rapidement dans ces pages, dut emprunter, il y a plus d'un si&#232;cle, le chemin de l'exil et de la solitude ? C'est en alternant la petite histoire, personnelle, et la grande que Mich&#232;le Rakotoson fait le r&#233;cit de son retour au pays apr&#232;s des ann&#233;es d'absence. Le pass&#233; comme b&#233;quille pour aller explorer les territoires de soi. Auteur estim&#233;e de plusieurs romans et de pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre, Rakotoson proc&#232;de ici par correspondances, par &#233;chos, &#233;tablissant des liens inattendus et po&#233;tiques entre les &#233;v&#233;nements. Le d&#233;part de la reine et son propre retour, reli&#233;s par la mystique de juillet, par quelque chose de d&#233;finitif aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partie il y a vingt ans d'un pays sur lequel pesait la chape de plomb de la dictature, la narratrice y revient pour la &#233;ni&#232;me fois. Mais cette fois avec le d&#233;sir ferme de renouer avec le pass&#233;, de reprendre possession. Elle se rend dans les lieux de m&#233;moire, traverse l'&#238;le rouge de long en large, &#233;tablissant le bilan de sa longue absence, mesurant avec m&#233;lancolie le foss&#233; infranchissable qui s'est creus&#233; entre le pays r&#233;el et le pays r&#234;v&#233; &#171; &lt;i&gt;ou son pays de cauchemar, celui qu'elle recompose &#224; l'infini entre tendresse et rage &#187;. Juillet au pays&lt;/i&gt; se lit par endroits comme un livre-reportage, &#224; l'&#233;criture sensuelle et alerte. C'est en journaliste de m&#233;tier que Rakotoson raconte le silence des collines, la beaut&#233; des paysages et la dignit&#233; d'un peuple qui puise dans la grandeur de son pass&#233; la force de r&#233;sister aux assauts d'un pr&#233;sent mercantile et mis&#233;reux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le destin tragique de l'un de ces humili&#233;s de l'Histoire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Moins classique est le projet litt&#233;raire de Raharimanana, lui aussi n&#233; &#224; Madagascar mais appartenant r&#233;solument &#224; la g&#233;n&#233;ration postcoloniale. La publication en 1996 de son tout premier ouvrage &#8211; un recueil de nouvelles intitul&#233; &lt;i&gt;Lucarne&lt;/i&gt; &#8211; avait &#233;t&#233; unanimement salu&#233;e par la critique comme &#171; &lt;i&gt;les fondations d'un bel &#233;difice &#224; venir&lt;/i&gt; &#187;. Douze longues ann&#233;es se sont &#233;coul&#233;es depuis. L'&#233;difice promis est l&#224;, un &#233;difice magistral tout en maux et en m&#233;taphores, riche de ses &#171; lucarnes &#187; qui s'ouvrent sur le ciel noir des malheurs et de la m&#233;lancolie. Avec &lt;i&gt;Za&lt;/i&gt;, son septi&#232;me opus, le Malgache aujourd'hui quadrag&#233;naire vient d'ajouter une nouvelle aile &#224; son &#233;tonnant &#233;difice, v&#233;ritable monument &#233;rig&#233; &#224; la gloire des humbles de Madagascar et... du monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Za&lt;/i&gt; raconte le destin violent et tragique de l'un de ces humili&#233;s de l'Histoire. Son h&#233;ros &#233;ponyme, qui est aussi le narrateur de ses propres d&#233;rives, a connu la prison et la torture. Pourtant, autrefois, c'&#233;tait un citoyen respect&#233; et exemplaire. Il &#233;tait professeur, mais les autorit&#233;s le soup&#231;onnaient de corrompre les enfants en leur apprenant &#171; &lt;i&gt;la libert&#233; mauvaise, de celles qui font descendre dans la rue, de celles qui les font hurler face aux militaires, de celles qui les font penser et de ne pas simplement croire, croire, croire, croire, croire comme vous le faites, vous, croire, croire, &#224; vos pairs et maires, croire &#224; leurs promesses d&#233;mocratiques&lt;/i&gt; &#187;. Alors Za a perdu son boulot, son salaire, sa maison. Sa femme a sombr&#233; dans la folie. Plus grave encore, pour punir le p&#232;re, son fils a &#233;t&#233; jet&#233; dans le fleuve. Depuis cette trag&#233;die, Za est r&#233;duit &#224; tra&#238;ner au bord des grands chemins. Il invective les passants, s'esclaffe, chante, jetant son d&#233;sespoir &#224; la figure d'un monde insensible &#224; sa douleur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Allier la violence du r&#233;cit &#224; celle du langage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qualifi&#233; de &#171; l'Inconsolable, le Veuf, le T&#233;n&#233;breux &#187;, Za est un h&#233;ros iconoclaste, n&#233; des lectures de l'auteur. Produit intertextuel, il est aussi la figure universelle de la d&#233;ch&#233;ance. Za, c'est moi (izaho en malgache), c'est vous car la subversion qui le constitue ne peut se r&#233;duire &#224; un seul pays. En effet, contrairement aux pr&#233;c&#233;dents ouvrages de Raharimanana, ancr&#233;s dans les drames de son pays, Za puise son inspiration dans un imaginaire mondial de lutte des humili&#233;s contre les puissants. La chronique romanesque se fait &#233;pop&#233;e et convoque l'esclavage, la colonisation, les r&#233;pressions postcoloniales, mais aussi l'histoire universelle de domination, repr&#233;sent&#233;e ici par les figures ironiques des puissants du monde : &#171; &lt;i&gt;des Bushb&#233;, des Poutinine, des Ziang Zemin et des Bongolascar, photo-potos des Eydemiques et des Ra8...&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande r&#233;ussite de Raharimanana est d'avoir su allier la violence du r&#233;cit &#224; celle du langage. Sur 300 pages, dans un langage vomi, d&#233;construit, d&#233;figur&#233;, &#233;quivalent francophone de l'&#171; &lt;i&gt;anglais pourri&lt;/i&gt; &#187; de Ken Saro-Wiwa, Za chante sa r&#233;bellion. Cela donne une logorrh&#233;e qui n'est ni malgache, ni fran&#231;aise, mais francophonie d&#233;complex&#233;e qui est peut-&#234;tre le v&#233;ritable horizon de cet idiome en d&#233;r&#233;liction qu'on appelle encore le fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tirthankar Chanda&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Juillet au pays. Chronique d'un retour &#224; Madagascar&lt;/i&gt;, par Mich&#232;le Rakotoson. Edition Elytis, 2008, 208 pages, 20 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Za&lt;/i&gt;, par Raharimanana. Editions Philippe Rey, 2008, 301 pages, 19 euros.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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