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	<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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	<description>L'actualit&#233; &#224; Madagascar. Informations politiques, &#233;conomiques, sociales, culturelles et sportives. Tourisme, m&#233;t&#233;o, guides pratiques, dossiers et reportages.</description>
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		<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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		<title>Le trafic d'influence comme forme de &#171; collaboration des d&#233;put&#233;s avec le pouvoir &#187; ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Le-trafic-d-influence-comme-forme,26778.html</link>
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		<dc:date>2021-05-17T04:17:14Z</dc:date>

      <pubDate>Mon, 17 May 2021 07:17:14 +0300</pubDate>

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		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La presse a rapport&#233; l'indignation d'un d&#233;put&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale, qui trouverait inacceptable que le Minist&#232;re de la S&#233;curit&#233; Publique n'ait pas tenu compte des recommandations qu'il aurait faites en faveur de jeunes dipl&#244;m&#233;s de la province de Toliara et de Fianarantsoa dans le cadre du concours d'entr&#233;e &#224; la Police Nationale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand est-ce que nos d&#233;put&#233;s comprendront que le r&#244;le que leur attribue la Constitution n'est pas de faire des &#8216;interventions' intempestives en faveur de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La presse a rapport&#233; l'indignation d'un d&#233;put&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale, qui trouverait inacceptable que le Minist&#232;re de la S&#233;curit&#233; Publique n'ait pas tenu compte des recommandations qu'il aurait faites en faveur de jeunes dipl&#244;m&#233;s de la province de Toliara et de Fianarantsoa dans le cadre du concours d'entr&#233;e &#224; la Police Nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand est-ce que nos d&#233;put&#233;s comprendront que le r&#244;le que leur attribue la Constitution n'est pas de faire des &#8216;interventions' intempestives en faveur de membres de leur population &#233;lectrice ? qu'ils sont &#233;lus pour voter les projets de loi qui, en leur &#226;me et conscience, devraient contribuer &#224; am&#233;liorer les conditions de vie de leurs &#233;lecteurs, mais aussi du peuple malgache en g&#233;n&#233;ral ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand est-ce que nos jeunes comprendront que c'est une honte de demander l'appui d'un d&#233;put&#233; pour les pistonner &#224; un concours ? Que les pistons ne font que d&#233;cr&#233;dibiliser l'institution &#224; laquelle ils auraient eu injustement acc&#232;s ? Qu'ils auront alors besoin d'autres pistons encore pour monter en grade, et ne seront jamais consid&#233;r&#233;s comme des &#233;gaux par leurs collaborateurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incident souligne le caract&#232;re inadapt&#233; de l'&#233;ducation nationale, et du programme et de la p&#233;dagogie de l'instruction civique en particulier, qui consiste g&#233;n&#233;ralement &#224; faire apprendre par c&#339;ur, sans aucune discussion, souvent m&#234;me sans explications, les points au programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question &#224; laquelle je n'ai pas de r&#233;ponse : comment inculquer la morale, le civisme, le sens des responsabilit&#233;s &#224; nos jeunes, alors que l'exemple de leurs ain&#233;s ne va pas du tout dans ce sens, surtout lorsqu'ils ont acc&#233;d&#233; &#224; des postes politiques ? que l'exemple de leurs ain&#233;s montre la survivance d'attitudes li&#233;es &#224; un patriarcat qui n'a plus sa place dans notre soci&#233;t&#233; contemporaine ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Ins&#233;curit&#233; publique et disfonctionnements de nos institutions &#187;</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Insecurite-publique-et,22174.html</link>
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		<dc:date>2016-06-11T06:02:18Z</dc:date>

      <pubDate>Sat, 11 Jun 2016 09:02:18 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'ins&#233;curit&#233; qui s&#233;vit partout &#224; Madagascar, c'est un th&#232;me r&#233;current dans les discours des politiciens comme dans les conversations ordinaires du grand public. L'ins&#233;curit&#233; publique prend des formes de plus en plus vari&#233;es, qui vont de la mort violente d'&#233;coliers fauch&#233;s par un taxibe aux kidnappings de riches karana, en passant par les attaques &#224; mains arm&#233;es de villages entiers en milieu rural et de demeures de particuliers en milieu urbain. La pauvret&#233; souvent invoqu&#233;e n'explique pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'ins&#233;curit&#233; qui s&#233;vit partout &#224; Madagascar, c'est un th&#232;me r&#233;current dans les discours des politiciens comme dans les conversations ordinaires du grand public. L'ins&#233;curit&#233; publique prend des formes de plus en plus vari&#233;es, qui vont de la mort violente d'&#233;coliers fauch&#233;s par un taxibe aux kidnappings de riches karana, en passant par les attaques &#224; mains arm&#233;es de villages entiers en milieu rural et de demeures de particuliers en milieu urbain. La pauvret&#233; souvent invoqu&#233;e n'explique pas tout, ou m&#234;me n'excuse rien ; par contre, l'impunit&#233; dont sont assur&#233;s les malfaiteurs les plus riches peut expliquer beaucoup.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un serial killer du c&#244;t&#233; de Mahazoarivo ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un journaliste a compt&#233; : au cours des cinq premiers mois de l'ann&#233;e 2016, huit viols suivis de meurtre ont &#233;t&#233; commis dans les quartiers d'Ambohitsoa, Ambohidraseza, Ankazolava, Ampamantanana et jusqu'&#224; Ambohipeno, du c&#244;t&#233; du by-pass. Le vol ne semble pas &#234;tre le mobile, puisqu'&#224; part une vieille femme, les victimes &#233;taient des jeunes femmes de milieu modeste : une ouvri&#232;re en zone franche, une m&#232;re c&#233;libataire sans profession connue&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Que fait la police ? A-t-elle mobilis&#233; pour cette affaire des ressources suffisantes ? Dispose-t-elle des comp&#233;tences techniques n&#233;cessaires ? Tant de leurs &#233;l&#233;ments sont affect&#233;s &#224; la surveillance du rond-point devant la Maison des Anciens Combattants, &#224; la garde de divers dignitaires ou d'agences de banques priv&#233;es et autres t&#226;ches qui participent bien peu &#224; la s&#233;curit&#233; publique. Parall&#232;lement, beaucoup de familles des quartiers autour de Mahazoarivo auraient inaugur&#233; une nouvelle rubrique de d&#233;penses dans leur budget : les services de personnes qui escortent leurs filles &#224; la sortie de l'&#233;cole.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe s&#251;rement &#224; l'Assembl&#233;e Nationale un m&#233;canisme qui permet aux d&#233;put&#233;s d'interpeller le ministre charg&#233; de la s&#233;curit&#233; publique sur un cas aussi flagrant d'injustice sociale. Les d&#233;put&#233;s &#233;lus dans le 2&#232;me arrondissement d'Antananarivo l'ont-ils utilis&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La meilleure des protections : une nationalit&#233; &#233;trang&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Etat, semble-t-il, a cess&#233; de compter parmi ses raisons d'&#234;tre la protection des personnes &#8211; du moins, des citoyen-ne-s de base &#8211; et de leurs biens. Chacun, et c'est pr&#233;judiciable &#224; la notion d'appartenance &#224; une nation, doit donc se prot&#233;ger comme il peut. Mais les grilles m&#233;talliques et les barbel&#233;s dont s'entourent Malgaches et Karana un peu ais&#233;s ne constituent qu'une protection d&#233;risoire contre des bandits d&#233;termin&#233;s et bien &#233;quip&#233;s, parfois d'armes provenant des salles d'armes de la Police ou des forces arm&#233;es &#8211; mais ce n'est que la rumeur publique, les autorit&#233;s militaires ou de la Police n'ayant jamais port&#233; &#224; la connaissance du public aucun cas de location d'armes qui aurait &#233;t&#233; port&#233; devant la justice. Le corporatisme l'emporte souvent sur la redevabilit&#233; envers les citoyens, et m&#234;me sur le souci de l'efficacit&#233; du service public.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les kidnappeurs l'ont sans doute compris : c'est aux Malgaches et aux Karana ais&#233;s qu'il faut s'attaquer pour r&#233;duire les risques ; pas aux Karana ni aux Vazaha vraiment riches, parce que ceux-l&#224; ont sans doute la nationalit&#233; fran&#231;aise, et jouissent donc de la protection de l'Etat fran&#231;ais. Aujourd'hui personne ne s'offusque plus de voir des policiers ou des gendarmes &#233;trangers op&#233;rer sur le territoire d'un Etat souverain, mais devenu incapable d'assurer la s&#233;curit&#233; publique, avec tout ce que cela implique : arrestation des vrais responsables et pas seulement des ex&#233;cutants, leur traduction en justice, effectivit&#233; des peines prononc&#233;es par des juges au-dessus de tout soup&#231;on. C'est cela qui est dissuasif pour les kidnappeurs, plus que des policiers ou des militaires qui exhibent leurs muscles et leurs armes &#224; bord de v&#233;hicules &#224; la sir&#232;ne mena&#231;ante.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi une justice cr&#233;dible serait-elle hors de notre port&#233;e ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2015, au Ghana, un journaliste d'investigation publiait des vid&#233;os montrant quelque 180 magistrats film&#233;s &#224; leur insu, tendant la main pour prendre un ch&#232;que ou des billets de banque des mains d'un justiciable ou d'un avocat. Une vingtaine ont &#233;t&#233; suspendus de leurs fonctions sur-le-champ, et la ministre de la Justice a ouvert une enqu&#234;te sur tous les magistrats concern&#233;s. Quelques-uns, cardiaques, en seraient tomb&#233;s gravement malades, mais l'enqu&#234;te continue, et beaucoup auraient &#233;t&#233; inculp&#233;s depuis. Ainsi se construit, sans l'aide de l'ancien colonisateur, une Justice plus cr&#233;dible. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chez nous, la presse nous a appris cette semaine que nombre des quelque 200 magistrats ayant re&#231;u une nouvelle affectation contestent activement les d&#233;cisions du Conseil Sup&#233;rieur de la Magistrature. Cette indiscipline porte atteinte &#224; l'honneur du corps, au grand dam des magistrats (ils/elles existent !) qui le d&#233;fendent encore. D&#233;cr&#233;dibilis&#233;e, la fonction pr&#234;te le flanc aux rumeurs qui assurent que certains des &#171; espaces &#187; qui se multiplient autour de la capitale seraient la propri&#233;t&#233; de magistrats.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si par malheur la rumeur &#233;tait fond&#233;e, aucun salaire de fonctionnaires, si haut grad&#233;s soient-ils, ne pouvant justifier de tels investissements, on saurait qu'ils ont un prix : celui de notre s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour un observatoire sur les f&#233;micides &#224; Madagascar</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Pour-un-observatoire-sur-les,22096.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Pour-un-observatoire-sur-les,22096.html</guid>
		<dc:date>2016-05-14T05:24:16Z</dc:date>

      <pubDate>Sat, 14 May 2016 08:24:16 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En novembre 2015 la Rapporteure Sp&#233;ciale des Nations Unies a appel&#233; les Etats membres &#224; s'engager dans la pr&#233;vention des homicides de femmes en &#233;tablissant un observatoire sur les f&#233;micides. En quoi une telle entreprise apporterait-elle un mieux-&#234;tre &#224; la soci&#233;t&#233; malgache ? &lt;br class='autobr' /&gt;
En attendant l'autonomie des femmes &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il importe particuli&#232;rement d'autonomiser les femmes &#187;, a d&#233;clar&#233; le Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral des Nations Unies devant nos s&#233;nateurs et d&#233;put&#233;s r&#233;unis le 10 mai 2016. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne se passe (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En novembre 2015 la Rapporteure Sp&#233;ciale des Nations Unies a appel&#233; les Etats membres &#224; s'engager dans la pr&#233;vention des homicides de femmes en &#233;tablissant un observatoire sur les f&#233;micides. En quoi une telle entreprise apporterait-elle un mieux-&#234;tre &#224; la soci&#233;t&#233; malgache ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En attendant l'autonomie des femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il importe particuli&#232;rement d'autonomiser les femmes &#187;, a d&#233;clar&#233; le Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral des Nations Unies devant nos s&#233;nateurs et d&#233;put&#233;s r&#233;unis le 10 mai 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne se passe pas de jour sans que l'on apprenne par la presse le meurtre d'une femme, le plus souvent par son mari ou partenaire. Et les investigations du journaliste r&#233;v&#232;lent presque toujours que le mari &#233;tait habituellement violent, que les voisins l'entendaient souvent insulter et battre sa femme, avant qu'il franchisse le pas : la tuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la femme habituellement maltrait&#233;e par son mari ne le quitte-t-elle pas ? Quelque part, il y a toujours l'id&#233;e que les enfants appartiennent &#224; leur p&#232;re, le chef de famille, et la m&#232;re se r&#233;soudra difficilement &#224; se s&#233;parer d'eux. Mais si elle part avec eux, souvent elle n'aura pas les moyens de subvenir &#224; leurs besoins, alors que la proc&#233;dure est longue avant qu'un juge lui accorde le divorce et le droit &#224; une pension alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie des femmes passe par l'&#233;ducation des filles. Nous avons atteint l'un des Objectifs du Mill&#233;naire pour le D&#233;veloppement (OMD) : la parit&#233; filles-gar&#231;ons dans l'enseignement primaire. Mais d&#232;s la premi&#232;re ann&#233;e du secondaire, les filles commencent &#224; se faire moins nombreuses. Cette tendance se confirmera : l'emploi dans le secteur formel est fortement domin&#233; par les hommes. Ainsi, 38,4% seulement des postes d'encadrement et de fonctions techniques de la fonction publique et du secteur priv&#233; sont d&#233;tenus par les femmes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#233;publique de Madagascar-Syst&#232;me des Nations Unies, Rapport national de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De la d&#233;pendance &#224; la violence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s le Rapport de suivi des OMD 2012-2013, presque la moiti&#233; des hommes interrog&#233;s (45,2%) pensent qu'un mari a le droit de battre sa femme pour diverses raisons. Plus inattendu encore, les femmes pensent de m&#234;me exactement dans la m&#234;me proportion. L'enqu&#234;te &#233;tait repr&#233;sentative : elle portait sur quelque 4.900 hommes et 10.100 femmes r&#233;partis sur les 22 r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence est bien pr&#233;sente dans notre soci&#233;t&#233;, et elle est accept&#233;e, justifi&#233;e jusque dans les familles par une id&#233;ologie selon laquelle les femmes, m&#234;me arriv&#233;es &#224; l'&#226;ge adulte, resteraient mentalement et moralement des enfants, que le mari aurait le devoir de corriger. Comme &#233;crivait Alexandre Dumas fils en 1870, la femme serait &#171; le seul &#234;tre inachev&#233; que Dieu ait permis &#224; l'homme de reprendre et de finir &#187;. Quelle arrogance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Crise de valeurs et violence contre les femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Deux indices semblent particuli&#232;rement significatifs d'une crise de valeurs. D'abord, la jalousie est le motif le plus souvent &#233;voqu&#233; pour le meurtre d'une femme. Mais le sang-froid dont font preuve les auteurs rend peu probable le crime passionnel. Aussit&#244;t le meurtre commis, l'auteur disparait, soucieux d'&#233;chapper &#224; la justice ; ou alors, dans le m&#234;me souci, il maquille le meurtre en suicide, pendant le corps de sa victime aux rideaux de sa chambre. Ni scrupule ni regret : la vie de l'autre a bien peu de valeur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite on a pu lire dans la presse derni&#232;rement que tel policier, tel gendarme aurait utilis&#233; son arme de service pour tuer sa femme. Selon quelles valeurs fonctionnent ces individus, qui tirent sans sommation sur un civil sans arme, a fortiori leur propre femme ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La violence contre les femmes n'est pas une fatalit&#233;, elle se combat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s la D&#233;claration des Nations Unies sur l'Elimination de la Violence Contre les Femmes (1993), &#171; la violence contre les femmes est une manifestation de rapports de force historiquement in&#233;gaux entre hommes et femmes. Ces rapports de force ont conduit &#224; la domination des hommes sur les femmes et &#224; la discrimination contre les femmes. La violence contre les femmes est l'un des principaux m&#233;canismes sociaux qui maintiennent les femmes de force dans une position de subordination par rapport aux hommes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence contre les femmes est un ph&#233;nom&#232;ne social et culturel quasiment universel. Chez nous, le ph&#233;nom&#232;ne du f&#233;micide, devenu assez courant pour figurer parmi les faits divers dans les medias, reste pourtant mal connu. Quelles sont les circonstances qui mettent le plus souvent en danger la vie des femmes ? Quel est le profil des meurtriers ? Le ph&#233;nom&#232;ne est-il urbain, rural ? Concerne-t-il les pauvres, les riches ? Quelles sanctions ont &#233;t&#233; appliqu&#233;es aux meurtriers ? Les sanctions pr&#233;vues par la loi sont-elles suffisamment dissuasives ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant de questions, et beaucoup d'autres, auxquelles il nous faut donner des r&#233;ponses, pour conna&#238;tre le ph&#233;nom&#232;ne, et ainsi apprendre &#224; le freiner. C'est urgent, parce qu'il semble en expansion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;publique de Madagascar-Syst&#232;me des Nations Unies, Rapport national de suivi des OMD &#8211; 2010, p 37.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Et si le Premier Ministre Olivier Mahafaly proposait &#8230;</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Et-si-le-Premier-Ministre-Olivier,21996.html</link>
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		<dc:date>2016-04-13T05:42:00Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 13 Apr 2016 08:42:00 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Premier Ministre, aussit&#244;t nomm&#233;, a affirm&#233; vouloir s'engager sur la voie de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance. Il peut donner un signal fort en commen&#231;ant par le d&#233;partement qu'il vient de quitter, le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur et de la D&#233;centralisation, secteur cl&#233; de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le vrai travail reste &#224; faire&#8230; ou m&#234;me &#224; commencer &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a quelques semaines, la presse rapportait les r&#233;sultats d'une &#233;tude sur la r&#233;gion DIANA (Nord) r&#233;alis&#233;e par le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Premier Ministre, aussit&#244;t nomm&#233;, a affirm&#233; vouloir s'engager sur la voie de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance. Il peut donner un signal fort en commen&#231;ant par le d&#233;partement qu'il vient de quitter, le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur et de la D&#233;centralisation, secteur cl&#233; de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le vrai travail reste &#224; faire&#8230; ou m&#234;me &#224; commencer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques semaines, la presse rapportait les r&#233;sultats d'une &#233;tude sur la r&#233;gion DIANA (Nord) r&#233;alis&#233;e par le Projet de D&#233;veloppement Communal Inclusif et de D&#233;centralisation initi&#233; par la GIZ, en collaboration avec le Fonds de D&#233;veloppement Local.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Tana et le d&#233;sert malgache &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusque dans les ann&#233;es 1960, on parlait de &#171; Paris et le d&#233;sert fran&#231;ais &#187;. Le syst&#232;me de gouvernance en France &#233;tait caract&#233;ris&#233; par une centralisation &#224; outrance, o&#249; quasiment tous les pouvoirs, les ressources humaines et financi&#232;res &#233;taient concentr&#233;s dans la capitale, au d&#233;triment des d&#233;partements et des communes qui &#233;taient largement d&#233;pendants du pouvoir central dans pratiquement tous les secteurs. A l'ind&#233;pendance, c'est le m&#234;me syst&#232;me extr&#234;mement centralis&#233; qui a &#233;t&#233; calqu&#233; dans les anciennes colonies. Mais depuis, le syst&#232;me en France a beaucoup &#233;volu&#233; : les pouvoirs, les ressources humaines et financi&#232;res ont &#233;t&#233; progressivement d&#233;centralis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez nous, au contraire, la centralisation a &#233;t&#233; renforc&#233;e, depuis que l'abolition de l'imp&#244;t per capita a conduit le gouvernement de l'&#233;poque &#224; centraliser les revenus de l'Etat, notamment pour pouvoir payer ses fonctionnaires. Depuis de nombreuses ann&#233;es, environ 5% du budget de l'Etat est accord&#233; aux collectivit&#233;s territoriales. M&#234;me si ce pourcentage effarant a &#233;t&#233; r&#233;vis&#233; &#224; la hausse, ce serait encore tr&#232;s largement insuffisant. Comme disait le Pr&#233;sident de la R&#233;publique &#224; propos de la proportion de femmes parmi les maires &#233;lus derni&#232;rement, il faudrait un &#8216;z&#233;ro' derri&#232;re le &#8216;cinq' pour avoir un score honorable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Note moyenne de l'indice de gouvernance locale : 2,89/10&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est la note moyenne obtenue par l'ensemble des 66 communes de la r&#233;gion DIANA, calcul&#233;e &#224; partir de diff&#233;rents crit&#232;res, dont :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Capacit&#233; des communes &#224; faire participer les citoyens : 1,59/10
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Actions de la commune pour une meilleure transparence et redevabilit&#233; : 1,85/10
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Application de l'&#233;tat de droit : 3,58/ 10.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les communes sont pauvres, non seulement en cr&#233;dits, mais surtout en ressources humaines. Le personnel, m&#234;me lorsqu'il est pl&#233;thorique (autre signe de mauvaise gouvernance, le maire recrutant souvent par client&#233;lisme), est g&#233;n&#233;ralement insuffisant en termes de qualification et surtout de formation. Et il est tr&#232;s probable que si l'&#233;tude &#233;tait &#233;tendue aux autres r&#233;gions de Madagascar, elle trouverait des moyennes pas tr&#232;s diff&#233;rentes de celle de la r&#233;gion DIANA &#8211; &#224; l'exception sans doute de la r&#233;gion Analamanga, mais seulement parce qu'elle est proche de la capitale et que les meilleurs &#233;l&#233;ments du personnel de l'Etat font tout pour y &#234;tre affect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et si le Premier Ministre proposait sa successeure &#224; l'Int&#233;rieur et la D&#233;centralisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les raisons de cette faiblesse de la gouvernance locale sont multiples. Une personne les connait sans doute mieux que quiconque. Avec un profil et un parcours tr&#232;s proches de ceux de l'actuel Premier Ministre, elle poss&#232;de les comp&#233;tences n&#233;cessaires pour impulser une nouvelle dynamique &#224; un d&#233;partement qui, loin au-del&#224; de l'arithm&#233;tique des r&#233;sultats d'&#233;lections, a une vocation strat&#233;gique d'organisation du cadre des actions de d&#233;veloppement. Ayant &#233;t&#233;, entre autres fonctions, cheffe de la r&#233;gion DIANA, et coordinatrice de la Concertation nationale sur la D&#233;centralisation en juillet 2014, elle devrait pouvoir mettre son exp&#233;rience de l'action sur terrain au service de la vision sur le plus long terme d'une gouvernance qui reste &#224; construire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un record &#224; r&#233;&#233;diter&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Feuille de Route pour une sortie de crise &#224; Madagascar sign&#233;e en septembre 2011 par les principaux acteurs politiques stipulait que les nominations aux diff&#233;rents postes du r&#233;gime transitoire devaient se conformer &#224; trois crit&#232;res : l'&#233;quilibre politique, entre les diff&#233;rentes mouvances de l'&#233;poque ; l'&#233;quilibre r&#233;gional, dont tous les politiciens sont des virtuoses ; et enfin, troisi&#232;me crit&#232;re qui n'a pas retenu l'attention, souvent parce qu'il n'&#233;tait pas compris de beaucoup de politiciens : l'&#233;quilibre hommes-femmes. Le Premier Ministre Beriziky a fait exception, en nommant neuf femmes au gouvernement, soit presque le tiers des ministres, proportion in&#233;dite &#224; Madagascar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de son discours d'investiture &#224; Mahamasina, le Pr&#233;sident de la R&#233;publique a affirm&#233; avec &#233;loquence son adh&#233;sion au principe de l'&#233;galit&#233; entre les sexes. Gageons que si le Premier Ministre lui soumet une liste de ministrables avec un fort contingent de femmes, dont sa successeur &#224; l'Int&#233;rieur et la D&#233;centralisation, le Pr&#233;sident aura &#224; c&#339;ur de faire mieux que le Premier Ministre de la Transition, et y adh&#233;rera sans h&#233;sitation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Plan&#232;te 50-50 d'ici 2030 : Franchissons le pas pour l'&#233;galit&#233; des sexes &#187; : Quelle pertinence pour les femmes malgaches en 2016 ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Planete-50-50-d-ici-2030,21904.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Planete-50-50-d-ici-2030,21904.html</guid>
		<dc:date>2016-03-08T05:28:30Z</dc:date>

      <pubDate>Tue, 08 Mar 2016 08:28:30 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Journ&#233;e Internationale des Femmes, le 8 mars, trouve son origine dans les luttes des ouvri&#232;res et des suffragettes du d&#233;but du XXe si&#232;cle, en Europe et aux Etats-Unis, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Allons-nous dire que c'&#233;tait/c'est l'affaire des Vazaha, puisque nous avons le droit de vote et que nos conditions de travail ne sont pas pires que celles des hommes (encore faudrait-il demander l'avis des ouvri&#232;res en zones franches, ou des petites bonnes qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;La Journ&#233;e Internationale des Femmes, le 8 mars, trouve son origine dans les luttes des ouvri&#232;res et des suffragettes du d&#233;but du XXe si&#232;cle, en Europe et aux Etats-Unis, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Allons-nous dire que c'&#233;tait/c'est l'affaire des Vazaha, puisque nous avons le droit de vote et que nos conditions de travail ne sont pas pires que celles des hommes (encore faudrait-il demander l'avis des ouvri&#232;res en zones franches, ou des petites bonnes qui triment 14 heures par jour dans les m&#233;nages tananariviens) ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Plan&#232;te 50-50 d'ici 2030 &#187; : une utopie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e les Nations Unies proposent un th&#232;me suffisamment large pour que les 193 Etats membres puissent s'y identifier. &#8216;Plan&#232;te 50-50', c'est l'&#233;galit&#233; parfaite, cette fameuse parit&#233; hommes-femmes, et dans quatorze ans seulement ; un noble id&#233;al pour les uns, une fumisterie pour les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'in&#233;galit&#233; est naturelle, on n'y peut rien &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'argument habituellement avanc&#233; par les tenants du statu quo. La nature veut que les hommes aient g&#233;n&#233;ralement des muscles plus d&#233;velopp&#233;s que les femmes, c'est un fait. Mais les femmes ont g&#233;n&#233;ralement une plus grande long&#233;vit&#233; que les hommes, c'est un fait aussi. Diff&#233;rence ne signifie pas n&#233;cessairement sup&#233;riorit&#233; de l'un par rapport &#224; l'autre. Ainsi, un responsable &#224; la Commune affirmait que les femmes agents de police ne pouvaient pas se faire respecter des conducteurs de bus, parce qu'elles seraient incapables de faire la grosse voix (&#8216;mitrerona'). Quelques mois plus tard, on lisait dans la presse que les policiers du commissariat du IIIe arrondissement se plaignaient de ce que les chauffeurs d'une certaine coop&#233;rative n'avaient aucun respect pour eux. Ceci montre combien il est vain d'&#233;tablir une quelconque hi&#233;rarchie sur la base des diff&#233;rences naturelles, en l'occurrence entre cordes vocales m&#226;les et femelles. Dans la nature, il n'y a pas d'in&#233;galit&#233;s, il n'y a que des diff&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Des in&#233;galit&#233;s sujettes &#224; la subjectivit&#233; des soci&#233;t&#233;s humaines&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une expression commun&#233;ment utilis&#233;e aujourd'hui par les m&#232;res dont la fille, enceinte, a &#233;t&#233; abandonn&#233;e par le p&#232;re de son enfant : &#8216;Ny lehilahy moa rano kapaina, tsy hita fery', c'est-&#224;-dire que les hommes sont comme l'eau, le coup de sabre qu'on lui porte ne laisse aucune cicatrice visible. A l'inverse, pour les femmes, un rapport sexuel peut avoir pour cons&#233;quence une grossesse qui sera consid&#233;r&#233;e comme f&#226;cheuse (&#8216;fery') si le g&#233;niteur d&#233;serte la jeune m&#232;re : abandon de la scolarit&#233;, difficult&#233; ult&#233;rieure &#224; trouver un mari, entre autres impacts n&#233;gatifs. Pourtant, dans la soci&#233;t&#233; traditionnelle o&#249; un enfant &#233;tait toujours le bienvenu, on pratiquait le mariage &#224; l'essai pour &#234;tre s&#251;rs que la jeune fille &#233;tait fertile, ou le &#8216;mananty zaza' (accepter comme sien l'enfant qui na&#238;tra d'une femme enceinte qu'on prend pour &#233;pouse) &#8211; preuve que la possibilit&#233; de tomber enceinte n'est pas n&#233;cessairement une faiblesse, mais peut au contraire &#234;tre un atout.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;50% des maires, des chefs de district, des chefs de cour de la magistrature, des chefs de corps de l'arm&#233;e, des chefs Fokontany et des chefs CISCO, seront des femmes &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ? Simplement parce que c'est un attribut essentiel d'une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique. Parce que les femmes repr&#233;sentent cinquante pour cent de la population, il serait logique qu'on les trouve dans les m&#234;mes proportions &#224; tous les niveaux de tous les secteurs d'activit&#233;. Comment justifier qu'au sein de la FJKM, dont le quart des pasteurs sont des femmes, la totalit&#233; des pr&#233;sidents synodaux sont des hommes ? Le fonctionnement de cette institution gagnerait pourtant en efficacit&#233; si elle adoptait une attitude plus ouverte, plus soucieuse d'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Franchissons le pas pour l'&#233;galit&#233; entre les sexes &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A Madagascar l'immensit&#233; du chantier est vertigineuse. Par exemple, l'&#233;galit&#233; en termes de droit &#224; la vie, &#224; la sant&#233; semble toujours inaccessible, avec un taux de mortalit&#233; maternelle de 478 d&#233;c&#232;s maternels pour 100 000 naissances vivantes, alors que l'objectif &#233;tait de le faire baisser &#224; 165 en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cycle primaire, il y a plus de filles que de gar&#231;ons ; mais les filles sont de moins en moins nombreuses au coll&#232;ge, puis au lyc&#233;e, et le ratio femmes-hommes n'est plus que de 0,71 dans l'enseignement sup&#233;rieur. Corollaire in&#233;vitable : les femmes ne repr&#233;sentent que 38% des travailleurs du secteur salari&#233; non agricole, c'est-&#224;-dire qui ont un revenu plus ou moins stable et correct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont que quelques exemples, les situations d'in&#233;galit&#233; sont l&#233;gion. Alors, comment faire ? Avant tout, l'impulsion doit venir des instances politiques, qui doivent arr&#234;ter de chercher des pr&#233;textes futiles pour esquiver leurs obligations, oser regarder les in&#233;galit&#233;s en face pour pouvoir prendre les d&#233;cisions politiques qui permettent de faire avancer la condition des femmes malgaches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mini COP 21 &#224; Ambovombe Androy : Que peut en attendre la population ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Mini-COP-21-a-Ambovombe-Androy-Que,21883.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Mini-COP-21-a-Ambovombe-Androy-Que,21883.html</guid>
		<dc:date>2016-02-29T05:36:18Z</dc:date>

      <pubDate>Mon, 29 Feb 2016 08:36:18 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il &#233;tait logique d'organiser une concertation de haut niveau &#224; Ambovombe Androy, dans l'espoir de sensibiliser les plus hauts responsables du pays sur les trag&#233;dies humaines engendr&#233;es par des p&#233;riodes de s&#233;cheresse de plus en plus fr&#233;quentes. Cette sensibilisation aurait pour r&#233;sultat de leur inspirer enfin la volont&#233; politique n&#233;cessaire &#224; la mise en &#339;uvre de solutions durables propos&#233;es depuis des d&#233;cennies d&#233;j&#224; par les experts. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le changement climatique serait-il l'affaire des hommes ? (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il &#233;tait logique d'organiser une concertation de haut niveau &#224; Ambovombe Androy, dans l'espoir de sensibiliser les plus hauts responsables du pays sur les trag&#233;dies humaines engendr&#233;es par des p&#233;riodes de s&#233;cheresse de plus en plus fr&#233;quentes. Cette sensibilisation aurait pour r&#233;sultat de leur inspirer enfin la volont&#233; politique n&#233;cessaire &#224; la mise en &#339;uvre de solutions durables propos&#233;es depuis des d&#233;cennies d&#233;j&#224; par les experts.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le changement climatique serait-il l'affaire des hommes ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mary Robinson, premi&#232;re femme Pr&#233;sidente de la R&#233;publique d'Irlande, puis Haute Commissaire aux Droits Humains, envoy&#233;e sp&#233;ciale des Nations Unies &#224; la COP 21 &#224; Paris en d&#233;cembre 2015, a d&#233;nonc&#233; la composition des d&#233;l&#233;gations &#224; la conf&#233;rence mondiale sur le climat. D'apr&#232;s elle, lorsque les n&#233;gociateurs sont &#224; majorit&#233; des hommes, les priorit&#233;s qu'ils d&#233;finissent seront en majorit&#233; les priorit&#233;s telles que les per&#231;oivent les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui &#233;taient les participants &#224; la concertation d'Ambovombe ? Les machistes ont horreur des chiffres ; ils pr&#233;tendent que les chiffres ne refl&#232;tent pas la r&#233;alit&#233;, qu'en fait les femmes malgaches ont un statut enviable dans la soci&#233;t&#233;. Donc, qu'il n'y ait qu'une femme sur sept, membre du Gouvernement ne pr&#234;terait pas &#224; cons&#233;quence ; ni que la grande majorit&#233; des chefs de r&#233;gion et des chefs de district soient des hommes, au niveau national et bien s&#251;r r&#233;gional. Et sur les maires pr&#233;sents, soit disant porteurs de LA voix du peuple, ce peuple cens&#233; unanime, combien &#233;taient des femmes ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Quand on parle de &#8216;l'homme', on inclut &#233;videmment les femmes &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est l'affirmation habituellement avanc&#233;e pour justifier l'absence des femmes des instances de concertation, et &#224; fortiori de d&#233;cision. Mais que savent les hommes de la pr&#233;paration des repas, de la collecte d'eau, du petit &#233;levage, et g&#233;n&#233;ralement de la production alimentaire, eux dont les fonctions sont limit&#233;es par la tradition aux t&#226;ches &#171; nobles &#187;, &#224; savoir la gestion du cheptel bovin et la repr&#233;sentation de leur famille, tant aux &#233;v&#233;nements sociaux comme des fun&#233;railles dans un village voisin, que politiques comme justement cette concertation de haut niveau &#224; Ambovombe les 19 et 20 f&#233;vrier derniers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que savaient les maires pr&#233;sents, quasiment tous des hommes, de la douleur de la perte d'un enfant, quand il leur suffit d'en engendrer d'autres, et une fois la premi&#232;re &#233;pouse &#233;puis&#233;e, d'en &#233;pouser une autre pour leur donner d'autres enfants encore, &#224; charge pour elles de les nourrir ? Ce sont eux qui le plus souvent s'opposent &#224; une v&#233;ritable politique de population, en r&#233;futant les fondements &#233;conomiques et les arguments en faveur d'une meilleure sant&#233; des m&#232;res et de leurs enfants pour &#233;voquer quelque sombre complot contre l'identit&#233; nationale ou locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;tudes men&#233;es par le Programme Alimentaire Mondial, &#224; Madagascar comme au niveau mondial, ont montr&#233; que dans la plupart des pays en d&#233;veloppement, quelles que soient la quantit&#233; et la qualit&#233; de la nourriture disponible dans chaque m&#233;nage, les hommes, parce qu'ils sont cens&#233;s assurer la protection et la prosp&#233;rit&#233; de la famille, se voient syst&#233;matiquement accorder la plus grande et la meilleure part. Quand la nourriture vient &#224; manquer, chez nous comme ailleurs, les femmes se sacrifieront pour donner leur part &#224; leurs enfants. Et que deviennent les enfants quand leur m&#232;re, affaiblie par la sous-alimentation, meurt de maladies pourtant &#233;vitables ? Ils sont &#233;lev&#233;s par une mar&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La D&#233;claration d'engagement pour le d&#233;veloppement durable du Sud&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La D&#233;claration sign&#233;e par les participants &#224; la concertation d'Ambovombe (&#171; Membres du gouvernement de la R&#233;publique de Madagascar, Autorit&#233;s locales du Sud, Repr&#233;sentants des communaut&#233;s du Sud, Membres issus de la soci&#233;t&#233; civile nationale et locale, Repr&#233;sentants du secteur priv&#233; et Partenaires Techniques et Financiers &#187;), dans la forme, est irr&#233;prochable. Mais pour prendre au hasard quelques exemples d'actions pr&#244;n&#233;es dans cette D&#233;claration du 20 f&#233;vrier :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; D&#233;salinisation eaux saum&#226;tres et eau de mer &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les proc&#233;d&#233;s actuellement utilis&#233;s, essentiellement dans les pays riches (les pays du Golfe, les Etats-Unis, l'Australie&#8230;) impliquent des co&#251;ts &#233;lev&#233;s et une forte consommation d'&#233;nergie, notamment &#233;lectrique. L'argent, l'&#233;lectricit&#233;, les avons-nous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Une d&#233;centralisation effective et efficace, une s&#233;curisation des personnes et de leurs biens, l'inculcation de la culture de bonne gouvernance et la lutte contre la corruption&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on esp&#233;rer, si l'on n'a pas fait encore le moindre pas vers ces id&#233;aux au niveau national, les voir concr&#233;tis&#233;s dans les r&#233;gions Androy et Anosy ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une chose de d&#233;clarer vouloir &#171; placer la population du Sud, en particulier les femmes, les jeunes, les enfants et les personnes &#226;g&#233;es au centre des strat&#233;gies de d&#233;veloppement &#187; ; mais encore faut-il conna&#238;tre les besoins de ces diff&#233;rentes cat&#233;gories, qui forment la grande majorit&#233; de la population. La minorit&#233; restante, les hommes adultes, qui de fait ont le monopole de la repr&#233;sentation, peuvent-ils s&#233;rieusement pr&#233;tendre d&#233;fendre les priorit&#233;s de la majorit&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C'est le moment ou jamais, Monsieur le Pr&#233;sident !</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/C-est-le-moment-ou-jamais-Monsieur,21681.html</link>
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		<dc:date>2015-12-04T07:57:53Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 04 Dec 2015 10:57:53 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les &#233;lections des 42 nouveaux s&#233;nateurs, et la d&#233;signation par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique des 21 autres, vont repr&#233;senter la derni&#232;re &#233;tape de la re-mise en place des institutions de la R&#233;publique, apr&#232;s le coup d'Etat de 2009 qui les a d&#233;mantel&#233;es. Dans le paysage d&#233;mocratique, seule l'Assembl&#233;e Nationale pr&#233;sente actuellement, avec 20% de femmes, une composition qui refl&#232;te un progr&#232;s, et non un recul ou le statu quo. &#171; Il manque un z&#233;ro derri&#232;re le chiffre de 5% de femmes maires ! &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les &#233;lections des 42 nouveaux s&#233;nateurs, et la d&#233;signation par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique des 21 autres, vont repr&#233;senter la derni&#232;re &#233;tape de la re-mise en place des institutions de la R&#233;publique, apr&#232;s le coup d'Etat de 2009 qui les a d&#233;mantel&#233;es. Dans le paysage d&#233;mocratique, seule l'Assembl&#233;e Nationale pr&#233;sente actuellement, avec 20% de femmes, une composition qui refl&#232;te un progr&#232;s, et non un recul ou le statu quo.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Il manque un z&#233;ro derri&#232;re le chiffre de 5% de femmes maires ! &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Merci, Monsieur le Pr&#233;sident ! Ce que j'&#233;crivais dans un pr&#233;c&#233;dent article, affirmant que le Pr&#233;sident de la R&#233;publique &#233;tait &#171; l'alli&#233; potentiellement le plus influent &#187; de la cause des femmes, s'est v&#233;rifi&#233; : les medias se sont empress&#233;s de donner un large &#233;cho &#224; cette d&#233;claration sensationnelle. Sans elle, en regardant &#233;voluer &#224; Iavoloha la foule des 1.700 maires et plus, l'habitude aurait fait que peu de t&#233;l&#233;spectateurs auraient remarqu&#233; que les femmes &#233;taient quasiment invisibles, &#224; part les stars comme Lalao Ravalomanana. Et pour cause, elles ne sont que 82 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;tranger employ&#233; des Nations Unies, qui s'est d&#233;clar&#233; &#171; pas particuli&#232;rement f&#233;ministe &#187;, &#233;tait surpris de ce que la CENI, dans sa nouvelle composition, ne compte plus une seule femme. Le fait n'a pas attir&#233; l'attention des m&#233;dias, parce qu'aucune haute personnalit&#233; politique ne l'a fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fait, pourquoi est-il souhaitable d'avoir 50% de femmes maires ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La participation des femmes, condition sine qua non de la d&#233;mocratie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est avant tout une question de d&#233;mocratie. D'apr&#232;s les r&#233;sultats de l'&lt;i&gt;Afrobarom&#232;tre&lt;/i&gt; 2014, la majorit&#233; des personnes interview&#233;es &#224; Madagascar pensent que la d&#233;mocratie, c'est avant tout la libert&#233; individuelle. S'il s'agit par exemple de la libert&#233; pour chaque individu d'&#233;taler ses marchandises sur la voie publique, les responsables doivent avoir le courage et l'honn&#234;tet&#233; de corriger ces id&#233;es fausses, n&#233;es des propos d&#233;magogiques qu'ont tenus impun&#233;ment des candidats &#224; diverses &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retiendra ici deux des nombreuses caract&#233;ristiques d'un Etat et d'une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratiques : le principe de la participation de tous les citoyens en &#226;ge de voter, sans distinction aucune, &#224; toutes les &#233;lections ; et celui de la repr&#233;sentation proportionnelle de toutes les composantes de la soci&#233;t&#233; &#224; toutes les institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;700.000 femmes malgaches priv&#233;es du droit de vote&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la derni&#232;re Pr&#233;sidente de la CENIT qui, pour la premi&#232;re fois, a demand&#233; &#224; ses services d'&#233;tablir la liste des &#233;lecteurs d&#233;sagr&#233;g&#233;e par genre. C'est donc seulement en 2013 qu'on a d&#233;couvert que dans 35 districts sur 119, les femmes ne repr&#233;sentent que 40% ou moins des &#233;lecteurs. Et m&#234;me pas si loin de la capitale, &#224; Betafo (Vakinankaratra) par exemple, les femmes ne sont que 33% des &#233;lecteurs, soit le tiers, alors qu'elles sont probablement la moiti&#233; de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pour diverses raisons, dans pr&#232;s d'un tiers des districts de Madagascar, presque 2 femmes sur 3 ne peuvent pas exercer leurs droits de citoyennes. Au niveau national, pour un nombre total d'environ 7 millions d'&#233;lecteurs, c'est quelque 700.000 femmes en &#226;ge de voter qui sont absentes des listes d'&#233;lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discrimination commence d&#232;s la naissance. Dans beaucoup de familles, surtout en milieu rural, &#171; &#224; la naissance d'un gar&#231;on, c'est la f&#234;te ; &#224; la naissance d'une fille, le silence &#187; , parce que le fils va perp&#233;tuer la lign&#233;e, &#171; &lt;i&gt;hamelona ny anaran-dray&lt;/i&gt; &#187;. La famille va donc faire plus souvent l'effort d'aller d&#233;clarer la naissance d'un fils &#224; l'&#233;tat civil. A partir de l&#224;, sachant la difficult&#233; et le co&#251;t d'obtention d'un jugement suppl&#233;tif, les filles, puis les femmes, seront moins nombreuses que les hommes &#224; avoir un acte de naissance, puis la carte d'identit&#233; n&#233;cessaire pour participer &#224; une &#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La repr&#233;sentation proportionnelle des femmes dans les institutions&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut beaucoup de temps pour changer cet &#233;tat de choses, sur le terrain et surtout dans les esprits. Mais le changement suit rapidement d&#232;s lors que, dans notre syst&#232;me d'administration encore fortement centralis&#233;, l'impulsion vient du pouvoir ex&#233;cutif, et d'en haut. Il suffirait que le Pr&#233;sident de la R&#233;publique donne le signal du redressement de l'injustice faite &#224; 700.000 de nos compatriotes femmes pour que tous les repr&#233;sentants du pouvoir central, des chefs de r&#233;gion aux chefs de district, suivent le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le Pr&#233;sident de la R&#233;publique nomme un maximum de femmes au S&#233;nat, ce serait d&#233;j&#224; un grand pas de fait vers le z&#233;ro &#224; mettre derri&#232;re le 5 pour avoir 50% de femmes maires, sinon aux prochaines &#233;lections communales, dans quatre ans, du moins &#224; celles d'apr&#232;s. Les femmes, tr&#232;s peu repr&#233;sent&#233;es dans les institutions depuis l'Ind&#233;pendance, sauront contribuer activement &#224; la construction d'une soci&#233;t&#233; plus juste, plus d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Et si le Pr&#233;sident Rajaonarimampianina osait&#8230;</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Et-si-le-President,21444.html</link>
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		<dc:date>2015-09-10T05:25:59Z</dc:date>

      <pubDate>Thu, 10 Sep 2015 08:25:59 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Selon la Constitution, un tiers des membres du S&#233;nat sont nomm&#233;s par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, les deux-tiers &#233;tant &#233;lus par les grands &#233;lecteurs que seront les maires et les conseillers communaux. Si le Pr&#233;sident Rajaonarimampianina d&#233;cide d'utiliser le quota que lui accorde la loi pour nommer uniquement des s&#233;natrices, la proportion de 30% de femmes aux instances de d&#233;cision, pr&#233;conis&#233;e par nombre de conventions internationales auxquelles Madagascar a souscrit, serait enfin atteinte, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon la Constitution, un tiers des membres du S&#233;nat sont nomm&#233;s par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, les deux-tiers &#233;tant &#233;lus par les grands &#233;lecteurs que seront les maires et les conseillers communaux. Si le Pr&#233;sident Rajaonarimampianina d&#233;cide d'utiliser le quota que lui accorde la loi pour nommer uniquement des s&#233;natrices, la proportion de 30% de femmes aux instances de d&#233;cision, pr&#233;conis&#233;e par nombre de conventions internationales auxquelles Madagascar a souscrit, serait enfin atteinte, au moins au niveau de l'une de nos institutions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trop peu de femmes maires et conseill&#232;res communales pour &#233;lire des s&#233;natrices&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faudra attendre la publication des r&#233;sultats officiels des &#233;lections communales du 31 juillet dernier pour pouvoir parler de maires ou de conseillers &#233;lus. Mais d&#233;j&#224;, au vu du faible nombre des candidates (6% des candidats &#233;taient des femmes), il est &#233;vident que la barre des 5% de femmes &#233;lues au niveau local ne sera toujours pas franchie. Moins de 5% de femmes maires ou conseill&#232;res communales en 2015 : ce n'est vraiment pas un honneur pour un pays qui se vante d'avoir eu quatre reines successives au 19&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y aura donc pas assez de femmes maires ou conseill&#232;res pour &#233;lire des s&#233;natrices. Les femmes, pourtant, n'h&#233;sitent pas &#224; voter pour les candidates.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des femmes &#233;lues gr&#226;ce aux femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te aupr&#232;s de femmes qui ont virtuellement remport&#233; l'&#233;lection communale r&#233;v&#232;le que si elles ont gagn&#233;, c'est parce qu'elles ont mobilis&#233; l'&#233;lectorat f&#233;minin &#8211; pour participer au vote d'abord, pour voter pour elles ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi cette candidate &#224; la mairie d'une petite commune rurale de la r&#233;gion Sud-Est. Le mot d'ordre &#8216;Tsy entim-biavy' (&#8216;On ne se laissera pas diriger par une femme !') &#233;tait r&#233;it&#233;r&#233; &#224; l'envi par les autorit&#233;s traditionnelles locales, relay&#233;es par les candidats, qui s'&#233;taient mis &#224; sept pour faire barrage &#224; l'impudente (pour r&#233;f&#233;rence, la commune urbaine de Farafangana, de loin la commune la plus importante de la r&#233;gion en termes de nombre d'&#233;lecteurs, ne comptait que trois candidats).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bataille semblait perdue d'avance, mais l'aventuri&#232;re (comble de l'audace, elle se pr&#233;sentait &#224; titre ind&#233;pendant) s'est mise en t&#234;te de rallier les femmes &#224; sa cause. Elles ne se sentaient pas concern&#233;es ; comment l'auraient-elles &#233;t&#233;, alors que le candidat le plus en vue &#224; cette &#233;lection communale, par exemple, promettait un &#171; terrain &lt;i&gt;manara-penitra&lt;/i&gt; &#187; (un terrain de football aux normes) s'il &#233;tait &#233;lu ? La majorit&#233; des femmes de la commune n'avaient jamais essay&#233; de mobiliser les ressources n&#233;cessaires (ou de les faire mobiliser par leur mari, seul d&#233;tenteur du pouvoir de d&#233;cision &#8211; et de l'argent &#8211; au sein du m&#233;nage) pour se faire d&#233;livrer une carte nationale d'identit&#233;. Parce qu'elle savait quelles &#233;taient les pr&#233;occupations des femmes, la candidate s'est engag&#233;e &#224; se pencher sur les questions d'adduction d'eau, d'hygi&#232;ne et d'assainissement ; et parce qu'elle savait que beaucoup de femmes n'avaient pas leur carte d'identit&#233;, elle a fait venir un photographe de Farafangana pour les photos d'identit&#233;. Bien s&#251;r, elle a fait de son mieux pour convaincre aussi la population masculine. Mais ce qui a creus&#233; l'&#233;cart consid&#233;rable entre elle et ses sept concurrents, c'est cette frange f&#233;minine de la population qui a pris part pour la premi&#232;re fois &#224; une &#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ces femmes qui font avancer la d&#233;mocratie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des femmes comme celle-l&#224;, qui doivent d&#233;ployer deux fois plus d'efforts, faire preuve de deux fois plus d'imagination que les candidats masculins pour se faire prendre au s&#233;rieux, puis &#233;lire, il y en a partout &#224; Madagascar. Elles ne se font pas seulement &#233;lire ; elles contribuent aussi &#224; l'&#339;uvre d'extension de la d&#233;mocratie qui consiste &#224; amener des femmes jusque-l&#224; laiss&#233;es en marge des affaires publiques &#224; pratiquer leur citoyennet&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et c'est l&#224; un r&#233;sultat tr&#232;s important dans la vie de la nation. En effet, une liste des &#233;lecteurs ventil&#233;e par sexe, publi&#233;e par la CENI-T en 2013, montre que dans plus du quart des districts de Madagascar, les femmes ne repr&#233;sentent que le tiers des &#233;lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'alli&#233; potentiellement le plus influent : le Pr&#233;sident de la R&#233;publique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les femmes sont donc largement sous-repr&#233;sent&#233;es dans toutes les instances de d&#233;cision. Et malgr&#233; leur courage et leur d&#233;termination, les femmes qui auront &#233;t&#233; &#233;lues maires ou conseill&#232;res ne seront pas assez nombreuses pour changer cette situation au niveau du S&#233;nat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des femmes se lancent dans les comp&#233;titions politiques ; des femmes se hissent hors de leur marginalit&#233; pour les &#233;lire. Mais il faudrait un si&#232;cle par arriver &#224; l'&#233;galit&#233;. Par contre, si le Pr&#233;sident de la R&#233;publique utilise son quota pour ne d&#233;signer que des s&#233;natrices, &#224; d&#233;faut de renverser la vapeur (on serait encore loin de la parit&#233;), il donnerait un signal fort de sa volont&#233; d'aider les femmes malgaches &#224; acc&#233;der &#224; l'&#233;galit&#233;, mais aussi de donner un visage concret &#224; la justice sociale et la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une femme maire de la Capitale : l'arbre qui cache la for&#234;t, ou pr&#233;curseur d'une r&#233;volution &#224; venir ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Une-femme-maire-de-la-Capitale-l,21370.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Une-femme-maire-de-la-Capitale-l,21370.html</guid>
		<dc:date>2015-08-12T05:27:56Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 12 Aug 2015 08:27:56 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il semble d&#233;sormais acquis que Lalao Ravalomanana sera la premi&#232;re femme &#224; &#234;tre &#233;lue maire d'Antananarivo. Peut-on oublier pour autant que seules 6% des candidats &#224; ces &#233;lections communales &#233;taient des femmes ? Mais malgr&#233; tout, n'est-ce pas le signe que nous serons bient&#244;t pr&#234;ts &#224; &#233;lire beaucoup plus de femmes aux postes les plus d&#233;cisifs pour un vrai d&#233;veloppement ? &lt;br class='autobr' /&gt; Un monde politique aux pratiques fig&#233;es dans le machisme &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un &#8216;Portrait', j'&#233;crivais :&#171; La commune d'Anjinjaomby a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il semble d&#233;sormais acquis que Lalao Ravalomanana sera la premi&#232;re femme &#224; &#234;tre &#233;lue maire d'Antananarivo. Peut-on oublier pour autant que seules 6% des candidats &#224; ces &#233;lections communales &#233;taient des femmes ? Mais malgr&#233; tout, n'est-ce pas le signe que nous serons bient&#244;t pr&#234;ts &#224; &#233;lire beaucoup plus de femmes aux postes les plus d&#233;cisifs pour un vrai d&#233;veloppement ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Un monde politique aux pratiques fig&#233;es dans le machisme&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans un &#8216;Portrait', j'&#233;crivais :&#171; La commune d'Anjinjaomby a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;e commune pilote, pour cause de bonne gestion. C'est aussi le cas de la grande majorit&#233; des communes dirig&#233;es par une femme. Elles ne sont qu'environ 3% de femmes maires aujourd'hui. A-t-on pens&#233; au b&#233;n&#233;fice pour le pays, si cette proportion de communes qui marchent &#233;tait seulement port&#233;e &#224; 20%&#8230; ? &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;In Madagascar-tribune.com du samedi 12 avril 2014, Beanarana Jeanne Ursula, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette derni&#232;re r&#233;flexion &#233;tait de la Pr&#233;sidente de l'Association des Femmes Maires de l'&#233;poque. Un v&#233;ritable d&#233;veloppement se construit effectivement &#224; la base, au niveau des communes, et pas seulement &#224; coups de d&#233;clarations de politiques nationales. Malheureusement, la proportion de 20% de femmes maires, ce n'est pas encore pour les quatre prochaines ann&#233;es : m&#234;me si la moiti&#233; des 6% de femmes parmi les candidats aux derni&#232;res &#233;lections communales sont &#233;lues (ce qui serait d&#233;j&#224; un exploit), on stagnera toujours aux 3% devenus traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi si peu de femmes candidates ? En fait, beaucoup de maires se contentaient d'inaugurer les chrysanth&#232;mes, laissant leur adjointe faire le vrai travail. C'est le st&#233;r&#233;otype qui r&#233;git g&#233;n&#233;ralement les relations hommes-femmes dans notre soci&#233;t&#233; : aux hommes la repr&#233;sentation, les honneurs, aux femmes l'obscur labeur. Il est alors aussi difficile pour les femmes de briser les obstacles &#224; leur acc&#232;s &#224; la sph&#232;re publique, que pour les hommes d'abandonner leur privil&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des principes essentiels de la d&#233;mocratie, c'est la repr&#233;sentation proportionnelle des diff&#233;rentes cat&#233;gories d'&#233;lecteurs aux instances de d&#233;cision. Chez nous, 50% de la population (c'est la proportion des femmes dans la population g&#233;n&#233;rale) seront donc repr&#233;sent&#233;es au niveau des communes par 3% des maires. De ce point de vue, il n'y aura donc absolument rien de chang&#233; : &#224; l'issue de ces derni&#232;res &#233;lections, nous serons toujours aussi loin de l'id&#233;al d&#233;mocratique. La repr&#233;sentation proportionnelle des femmes n'est certes pas le seul indicateur des progr&#232;s accomplis par une nation dans le sens de la d&#233;mocratie, mais c'en est un indicateur essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Lalao Ravalomanana, maire de la capitale : l'essai sera-t-il transform&#233; pour les femmes ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une femme &#233;lue maire d'Antananarivo (et pas seulement de l'un de ses six arrondissements : Dieu merci, pour une fois nos d&#233;put&#233;s ont &#233;t&#233; &#224; la hauteur de leurs responsabilit&#233;s), c'est comme un grand morceau de ciel bleu qui se d&#233;gage de la grisaille de l'immobilisme dont notre monde politique est devenu coutumier, en dehors des gesticulations st&#233;riles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lalao Ravalomanana, &#224; n'en pas douter, poss&#232;de les qualit&#233;s n&#233;cessaires pour faire une excellente maire pour la capitale politique et &#233;conomique, d&#233;mographiquement aussi la plus importante ville de Madagascar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; de sa personne, le plus r&#233;jouissant, c'est que c'est un grand parti qui l'a propos&#233;e comme t&#234;te de liste et que, peut-&#234;tre pour ne pas &#234;tre en reste, d'autres grands partis lui ont embo&#238;t&#233; le pas. Si changement il y a eu, c'est &#224; ce niveau-l&#224; : des partis politiques qui &#233;taient convaincus que les &#233;lecteurs ne votent pas pour les femmes ont enfin os&#233; mettre des femmes &#224; la t&#234;te de leurs listes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce changement est porteur d'autres &#224; venir : les femmes h&#233;sitaient &#224; se porter candidates ind&#233;pendantes, sachant que leurs chances d'&#234;tre &#233;lues &#233;taient minimes, alors que le co&#251;t financier de l'aventure est de plus en plus &#233;lev&#233; &#224; chaque &#233;lection. Maintenant que les partis politiques se rendent compte que les candidates qu'ils soutiennent peuvent &#234;tre &#233;lues, ou m&#234;me qu'en proposant des femmes ils am&#233;liorent leurs chances de faire &#233;lire leurs candidats, on peut esp&#233;rer qu'il y aura de plus en plus de femmes candidates aux &#233;lections &#8211; et de femmes &#233;lues, parce que propos&#233;es et soutenues, y compris financi&#232;rement, par les grands partis du moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si en plus, comme on le souhaite, dans l'int&#233;r&#234;t &#224; la fois de la capitale et de la cause de l'&#233;galit&#233; hommes-femmes, Lalao Ravalomanana d&#233;montre qu'elle est aussi efficace, ou plus efficace que ses pr&#233;d&#233;cesseurs, non seulement les partis politiques soutiendront plus de femmes, mais les femmes elles-m&#234;mes, surtout les jeunes, verront en elle un mod&#232;le &#224; suivre, et oseront se lancer avec plus d'assurance dans ce monde politique qui leur &#233;tait jusqu'ici hostile.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors seulement, nous pourrons envisager s&#233;rieusement de vivre dans une vraie d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;In Madagascar-tribune.com du samedi 12 avril 2014, Beanarana Jeanne Ursula, maire de la commune rurale d'Anjinjaomby, district de Sambava (r&#233;gion SAVA)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La politique contre la logique : Des amalgames meurtriers</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/La-politique-contre-la-logique-Des,21256.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/La-politique-contre-la-logique-Des,21256.html</guid>
		<dc:date>2015-07-03T05:40:13Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 03 Jul 2015 08:40:13 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;On a assist&#233; &#224; trop d'actes, entendu trop de paroles, ces derni&#232;res semaines, de la part de personnes cens&#233;ment responsables dans leurs domaines respectifs. Poursuivant leurs divers objectifs politiques, ils d&#233;fient toute logique, toute coh&#233;rence interne, nient des faits av&#233;r&#233;s. Quelques exemples. &lt;br class='autobr' /&gt;
A tout seigneur tout honneur, commen&#231;ons par cette nouvelle agression des autorit&#233;s de l'EKAR contre le miralenta, qui s'inscrit probablement dans le cadre des attaques contre le &#8216;genre' men&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;On a assist&#233; &#224; trop d'actes, entendu trop de paroles, ces derni&#232;res semaines, de la part de personnes cens&#233;ment responsables dans leurs domaines respectifs. Poursuivant leurs divers objectifs politiques, ils d&#233;fient toute logique, toute coh&#233;rence interne, nient des faits av&#233;r&#233;s. Quelques exemples.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A tout seigneur tout honneur, commen&#231;ons par cette nouvelle agression des autorit&#233;s de l'EKAR contre le miralenta, qui s'inscrit probablement dans le cadre des attaques contre le &#8216;genre' men&#233;es un peu partout dans le monde depuis quelques ann&#233;es par l'Eglise catholique et les milieux d'extr&#234;me droite europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;v&#234;que polonais&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; dans un article de S. Sierakowski publi&#233; dans le New York Times, 26 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d&#233;clarait r&#233;cemment que &#171; l'id&#233;ologie du genre constitue une menace plus grave pour l'humanit&#233; que le nazisme et le communisme r&#233;unis &#187; : propos pour le moins surprenants de la part d'un ressortissant de la Pologne. Son pays a &#233;t&#233; au c&#339;ur de la deuxi&#232;me guerre mondiale et du bloc communiste, on pourrait donc s'attendre &#224; ce qu'il p&#232;se mieux ses mots. Quant &#224; notre archev&#234;que, il a d&#233;clar&#233; qu'il fallait combattre le &lt;i&gt;miralenta&lt;/i&gt; parce que c'est une h&#233;r&#233;sie qui voudrait &#171; d&#233;montrer que Dieu a fait n'importe quoi en cr&#233;ant les hommes et les femmes &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Propos rapport&#233;s dans La Gazette de la Grande Ile, samedi 23 mai 2015, p. 3.&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, accusation aussi grave que gratuite contre les militantes du &lt;i&gt;miralenta&lt;/i&gt; dont la quasi-totalit&#233; sont des m&#232;res de famille croyantes, qu'elles soient chr&#233;tiennes ou musulmanes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Miralenta = homosexualit&#233; : une aberration invent&#233;e de toutes pi&#232;ces&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le malgache &lt;i&gt;miralenta&lt;/i&gt; est certes un n&#233;ologisme mais, test&#233; dans de nombreuses r&#233;gions avant d'&#234;tre lanc&#233; vers la fin des ann&#233;es 1990, il a &#233;t&#233; vite compris et accept&#233; dans les diff&#233;rents dialectes. Bien que le mot ne se r&#233;f&#232;re pas explicitement aux hommes et aux femmes, d&#232;s lors que le contenu (&#171; &lt;i&gt;mira&lt;/i&gt; &#187; : &#233;gaux ; &#171; &lt;i&gt;lenta&lt;/i&gt; &#187; : niveau, statut) en a &#233;t&#233; expliqu&#233;, le terme a &#233;t&#233; adopt&#233; sans ambigu&#239;t&#233;. Le miralenta, &#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes, est maintenant bien compris par les personnes de bonne foi : tous les citoyens sont &#233;gaux, sans distinction de sexe, comme le stipulent les quatre versions de notre Constitution depuis l'Ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par quels proc&#233;d&#233;s tortueux ses adversaires transforment-ils l'id&#233;e d'&#233;galit&#233; de statut, en dignit&#233; humaine entre hommes et femmes, en interchangeabilit&#233; des r&#244;les sexuels, et les militantes du miralenta en avocates de l'homosexualit&#233; ? Ils y consacreraient un si&#232;cle, ils ne pourront jamais en faire une d&#233;monstration logique, profitant seulement de leur ascendance morale pour faire leur propagande creuse. La diabolisation (car c'est bien de cela qu'il s'agit : qui d'autre que Satan est pire que le nazisme et le communisme r&#233;unis ?) est toujours irrationnelle, et ses effets souvent d&#233;sastreux, comme l'histoire, y compris l'histoire contemporaine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On peut situer le d&#233;but de la diabolisation de l'&#232;re contemporaine &#224; la fin (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'a abondamment montr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le &#171; jeu &#187; politique de ces derni&#232;res semaines : une sinistre plaisanterie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me incoh&#233;rence dans la nouvelle publi&#233;e sur internet le 23 juin dernier : &#171; Une nouvelle plateforme politique d&#233;nomm&#233;e Nouvelle majorit&#233; parlementaire compos&#233;e des 114 d&#233;put&#233;s auteurs de la motion de d&#233;ch&#233;ance du pr&#233;sident, sera form&#233;e &#224; Tsimbazaza. Ce groupement soutiendra Hery Rajaonarimampianina. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos politiciens sont coutumiers du fait : ils s'&#233;vertuent &#224; d&#233;montrer, par leurs actes et dans leurs paroles, que 1 + 1 = 3, ou 4, ou 10, selon la conjoncture et leurs int&#233;r&#234;ts du moment.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Association de malfaiteurs &#187; : &#233;trange d&#233;finition d'une gr&#232;ve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On apprend par les media que &#171; la direction de la compagnie a&#233;rienne nationale a port&#233; plainte contre les leaders du mouvement de gr&#232;ve et contre les d&#233;l&#233;gu&#233;s des personnels &#187;, qui doivent &#171; r&#233;pondre de trois chefs d'accusation : association de malfaiteurs, propagation de fausses nouvelles et sabotage &#233;conomique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://fr.africatime.com/madagascar/articles/air-madagascar-le-probleme-est-depl&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Il ne s'agit pas ici de discuter de la l&#233;gitimit&#233; ou non de la gr&#232;ve ; mais qui peut justifier rationnellement que l'affaire soit confi&#233;e &#224; la Brigade Criminelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Porter une affaire civile sur le terrain du p&#233;nal, c'est le genre d'amalgames auxquels, par la force des choses, nous nous sommes habitu&#233;s, mais qui n'en demeurent pas moins dangereux, surtout pour nos jeunes dont ils brouillent les rep&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autorit&#233; morale, politique ou autre : ceux qui en d&#233;tiennent une partie ont le devoir de ne pas en abuser pour faire &#8216;avaler' n'importe quoi. Respecter les jeunes, en tant que citoyens en devenir, c'est aussi leur permettre d'&#233;voluer dans un environnement sain, o&#249; ils puissent apprendre &#224; donner une interpr&#233;tation coh&#233;rente &#224; des faits coh&#233;rents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; dans un article de S. Sierakowski publi&#233; dans le &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;, 26 janvier 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Propos rapport&#233;s dans &lt;i&gt;La Gazette de la Grande Ile&lt;/i&gt;, samedi 23 mai 2015, p. 3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On peut situer le d&#233;but de la diabolisation de l'&#232;re contemporaine &#224; la fin des ann&#233;es 1970, quand la R&#233;volution iranienne a d&#233;clar&#233; la guerre au &#8216;Grand Satan', les Etats-Unis. Aujourd'hui, on en entend les tragiques nouveaux &#233;pisodes presque tous les jours.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.africatime.com/madagascar/articles/air-madagascar-le-probleme-est-deplace-en-affaire-judiciaire&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://fr.africatime.com/madagascar/articles/air-madagascar-le-probleme-est-deplace-en-affaire-judiciaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Etre femme et maire en Androy : une gageure ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Etre-femme-et-maire-en-Androy-une,21000.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Etre-femme-et-maire-en-Androy-une,21000.html</guid>
		<dc:date>2015-04-08T05:31:47Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 08 Apr 2015 08:31:47 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;RALALARISOA C&#233;line, maire de la commune rurale d'Ambanisarika, district d'Ambovombe Androy &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Maman C&#233;line &#187;, 70 ans, m&#232;re et grand-m&#232;re, a un v&#339;u : voir un jour ses arri&#232;re-petits-enfants. Une femme comme une autre, donc ? Sauf que tout au long de la Premi&#232;re R&#233;publique, elle a &#233;t&#233; l'unique femme chef de canton (&#224; Nosy Be) de toute l'administration. Plus tard, elle a &#233;t&#233; f&#233;licit&#233;e par le G&#233;n&#233;ral Ramanantsoa, alors Chef du Gouvernement, pour sa bonne gestion de son Firaisampokontany. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Portrait,030-.html" rel="directory"&gt;Portrait&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;RALALARISOA C&#233;line, maire de la commune rurale d'Ambanisarika, district d'Ambovombe Androy&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Maman C&#233;line &#187;, 70 ans, m&#232;re et grand-m&#232;re, a un v&#339;u : voir un jour ses arri&#232;re-petits-enfants. Une femme comme une autre, donc ? Sauf que tout au long de la Premi&#232;re R&#233;publique, elle a &#233;t&#233; l'unique femme chef de canton (&#224; Nosy Be) de toute l'administration. Plus tard, elle a &#233;t&#233; f&#233;licit&#233;e par le G&#233;n&#233;ral Ramanantsoa, alors Chef du Gouvernement, pour sa bonne gestion de son Firaisampokontany.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa retraite, en 2003, apr&#232;s 40 ans dans la fonction publique, co&#239;ncide avec les &#233;lections communales. A son retour au village ancestral, six notables, les hommes &#171; &lt;i&gt;to teny&lt;/i&gt; &#187;, l'approchent pour lui faire une proposition : depuis l'acc&#232;s d'Ambanisarika au statut de commune, en 1975, les maires successifs &#233;taient analphab&#232;tes. Les jeunes instruits sont partis chercher fortune ailleurs. Ces notables allaient s'occuper de la faire &#233;lire, si seulement Mme C&#233;line accepte de se porter candidate &#224; la mairie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes tinrent parole : arriv&#233;e au village seulement cinq jours avant l'&#233;lection, Maman C&#233;line fut &#233;lue par 87% des voix face &#224; 4 candidats masculins.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et la tradition ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C&#233;line fut aussit&#244;t rebaptis&#233;e &#171; &lt;i&gt;Sijamena&lt;/i&gt; &#187;, du nom de &#171; &lt;i&gt;Sija&lt;/i&gt; &#187;, une femme de grande sagesse dont le r&#232;gne, au 19&#232;me si&#232;cle, apporta la prosp&#233;rit&#233; &#224; Ambanisarika. Une convention fut pass&#233;e entre C&#233;line et les notables masculins : au cours des c&#233;r&#233;monies traditionnelles, elle garderait sa place parmi les femmes, jusqu'&#224; ce que les notables l'appellent pour si&#233;ger parmi eux en tant que repr&#233;sentante de l'Etat. Pendant les c&#233;r&#233;monies officielles, par contre, elle allait occuper la place d'honneur qui lui revenait en tant que maire. Elle devait se garder d'utiliser son autorit&#233; pour porter atteinte &#224; l'honneur des notables ; en retour, ces derniers devaient punir tout homme qui manquerait de respect &#224; Mme la Maire parce qu'elle est femme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mme la Maire au travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La maire fit alors le tour de chaque fokontany, le plus souvent &#224; pied, alors que 4 des fokontany de son ressort se situent &#224; 70 km du chef-lieu de la commune. A ses yeux, toute action, pour &#234;tre efficace, commence par une bonne connaissance du terrain &#8211; et de ses administr&#233;-e-s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle &#233;tablit alors son plan de travail annuel, dans lequel elle accorde une attention particuli&#232;re &#224; la promotion &#233;conomique et sociale des femmes : dans cette soci&#233;t&#233; dont l'ordre hi&#233;rarchique place les femmes derri&#232;re le z&#233;bu, Mme la Maire aide &#224; la constitution d'associations de femmes, condition n&#233;cessaire pour obtenir les fonds et la formation en vue de l'&#233;levage de dindes, ou pour mettre en place un programme d'alphab&#233;tisation des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une le&#231;on de gouvernance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C&#233;line n'exige jamais sa part de dindes ni son pourcentage des fonds pour promouvoir un projet de d&#233;veloppement. Sa r&#233;compense, c'est la confiance de ses administr&#233;s, condition d'apr&#232;s elle d'une bonne ex&#233;cution des projets. Ensuite seulement, &#224; force d'exp&#233;riences, vient la comp&#233;tence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, &#171; &lt;i&gt;Sijamena&lt;/i&gt; &#187; ou &#171; Maman C&#233;line &#187; a assis une telle r&#233;putation de sagesse, d'int&#233;grit&#233; et de comp&#233;tence que ceux qui la connaissent s'accordent &#224; dire qu'elle devrait briguer un mandat plus large &#8211; comme s&#233;natrice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Principes d&#233;mocratiques contre pratiques archa&#239;ques : la repr&#233;sentation proportionnelle des femmes</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Principes-democratiques-contre,20999.html</link>
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		<dc:date>2015-04-08T05:31:31Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 08 Apr 2015 08:31:31 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Politique fiction : Imaginons un Madagascar o&#249; les 22 chefs de r&#233;gion seraient tous Merina. Selon la sensibilit&#233; et le vocabulaire de chacun, on crierait au scandale, &#224; la provocation, &#224; l'imp&#233;rialisme Ambaniandro, voire au racisme. Mais, r&#233;pliquerait le clan adverse, si on prend uniquement la comp&#233;tence comme crit&#232;re, c'est tout &#224; fait normal, les Merina ne sont-ils pas plus dipl&#244;m&#233;s que les membres des autres ethnies de Madagascar ? D'ailleurs, sous la Premi&#232;re R&#233;publique, la majorit&#233; des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Politique fiction :&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; Imaginons un Madagascar o&#249; les 22 chefs de r&#233;gion seraient tous Merina. Selon la sensibilit&#233; et le vocabulaire de chacun, on crierait au scandale, &#224; la provocation, &#224; l'imp&#233;rialisme Ambaniandro, voire au racisme. Mais, r&#233;pliquerait le clan adverse, si on prend uniquement la comp&#233;tence comme crit&#232;re, c'est tout &#224; fait normal, les Merina ne sont-ils pas plus dipl&#244;m&#233;s que les membres des autres ethnies de Madagascar ? D'ailleurs, sous la Premi&#232;re R&#233;publique, la majorit&#233; des pr&#233;fets &#233;taient des Merina, et notre niveau de vie en ce temps-l&#224; n'&#233;tait-il pas mille fois sup&#233;rieur &#224; ce qu'il est aujourd'hui ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De la fiction &#224; la r&#233;alit&#233; : les femmes sous-repr&#233;sent&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fiction n'est pas si &#233;loign&#233;e de la r&#233;alit&#233;, mais sur un autre plan. Il y a cinquante ans les 18 pr&#233;fets &#233;taient tous des hommes, aujourd'hui les 22 chefs de r&#233;gion le sont aussi. Pourquoi le fait n'est-il pas aussi choquant que s'ils &#233;taient tous Merina ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai qu'il y a cinquante ans, il n'y avait pas de femmes administratrices civiles. Mais aujourd'hui, et depuis vingt ans, les femmes constituent la moiti&#233; des &#233;l&#232;ves de l'ENAM, et en sortent souvent majors de leur promotion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, o&#249; se situent les blocages &#224; la nomination de femmes aux postes de responsabilit&#233; ? On pr&#233;tend parfois que c'est notre culture qui nous rendrait conservateurs. Le 26 mars dernier encore, le Conseil des ministres a nomm&#233; 24 directeurs de minist&#232;re, dont 3 seulement &#233;taient des femmes. Est-il seulement imaginable que les proportions soient invers&#233;es, c'est-&#224;-dire que sur 24 directeurs, on aurait nomm&#233; 21 femmes ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Il y a culture et culture&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nos dirigeants, quand ils sont cultiv&#233;s au sens habituel du terme, c'est-&#224;-dire quand ils ont atteint un niveau minimum d'instruction, sont indiscutablement sous l'influence de la culture politique fran&#231;aise. Depuis 2011, en France 6% seulement des pr&#233;sidents de conseil g&#233;n&#233;ral &#233;taient des femmes, et 14% des conseill&#232;res g&#233;n&#233;rales, plus de dix ans apr&#232;s la loi du 6 juin 2000, qui oblige les partis politiques &#224; respecter le principe d'un nombre &#233;gal d'hommes et de femmes pour les &#233;lections &#224; scrutin de liste. Gr&#226;ce &#224; la r&#232;gle paritaire r&#233;cemment introduite avec la r&#233;forme du scrutin, il y a aujourd'hui 2054 hommes et 2054 femmes membres des conseils d&#233;partementaux. Par contre, les femmes ne repr&#233;sentent toujours que 10% des pr&#233;sidents de conseil d&#233;partemental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le voit, nous avons de qui tenir. Mais les cultures ne sont pas fig&#233;es une fois pour toutes, elles sont &#233;volutives. Les &#233;lecteurs malgaches l'ont r&#233;cemment d&#233;montr&#233; avec &#233;clat : lors des derni&#232;res l&#233;gislatives, nous avons &#233;lu deux fois plus de femmes t&#234;tes de liste que d'hommes plac&#233;s au m&#234;me rang. Et &#224; la pr&#233;sidentielle, c'est dans les districts du Sud, r&#233;put&#233;s les plus conservateurs, que Sarah Georget a fait son meilleur score.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Posons de nouveau la question : o&#249; donc se situent les blocages &#224; une repr&#233;sentation &#233;quilibr&#233;e des hommes et des femmes aux postes de responsabilit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La culture politique de nos politiciens &#8211; ou son absence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant les semaines qui ont suivi la signature de la Feuille de Route en septembre 2011, les politiciens ont rivalis&#233; d'imagination pour prouver que les nobles principes de l'&#233;quilibre politique (entre les diff&#233;rentes mouvances) et de l'&#233;quilibre r&#233;gional devaient absolument &#234;tre respect&#233;s, dans la nomination des membres des institutions de la Transition. Pratiquement aucun politicien, par contre, n'a remarqu&#233; qu'il n'y avait pas deux principes, mais trois, &#233;nonc&#233;s six fois dans le texte de la Feuille de Route qu'ils venaient de signer. Le troisi&#232;me &#233;tait celui de l'&#233;quilibre hommes-femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que les principes ne font pas vraiment partie de la culture politique de nos politiciens. C'est bon pour les intellos qui perdent leur temps &#224; se battre pour des causes qui ne rapportent pas, comme la d&#233;mocratie, la justice sociale, pendant que les &#171; vrais &#187; politiciens portent le &#171; vrai &#187; d&#233;bat l&#224; o&#249; il est int&#233;ressant : sur le champ de bataille des nominations et des &#233;lections aux hauts emplois de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Contre la multiplicit&#233; des int&#233;r&#234;ts particuliers, les principes universels&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Que va-t-il se passer aux &#233;lections communales de juillet ? Les femmes repr&#233;sentent 50,6% de la population. Dans une soci&#233;t&#233; &#233;quilibr&#233;e, 50,6% des maires seraient des femmes. Nous avons aujourd'hui 5% de femmes maires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec des taux de repr&#233;sentation aussi peu soucieux des proportions, c'est le principe m&#234;me de la d&#233;mocratie qui est mis &#224; mal. Il appartient &#224; l'Etat de remplacer progressivement le chaos actuel, cr&#233;&#233; par la versatilit&#233; et l'&#233;go&#239;sme des politiciens, par un jeu politique r&#233;gi par des principes qui donnent un sens &#224; la d&#233;mocratie. Il peut commencer par des lois qui rendent obligatoire la repr&#233;sentation proportionnelle des femmes, dont le principe est consacr&#233; par toutes les conventions internationales auxquelles nous avons adh&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'un des messages de No&#235;l : l'&#233;galit&#233; entre les humains</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/L-un-des-messages-de-Noel-l,20614.html</link>
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		<dc:date>2014-12-22T04:49:02Z</dc:date>

      <pubDate>Mon, 22 Dec 2014 07:49:02 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quel Chr&#233;tien ne connait pas par c&#339;ur cette citation : &#171; Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous &#234;tes un en J&#233;sus-Christ &#187; (Galates 3 :28). On l'entend notamment &#224; l'occasion des bapt&#234;mes, qui repr&#233;sentent une deuxi&#232;me naissance. Et c'est aussi le message de Noel, synonyme de renouveau non seulement spirituel, mais aussi du point de vue social, de la relation entre les humains. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;galit&#233; &#233;gale progr&#232;s &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;quation 1 + (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quel Chr&#233;tien ne connait pas par c&#339;ur cette citation : &#171; Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous &#234;tes un en J&#233;sus-Christ &#187; (Galates 3 :28). On l'entend notamment &#224; l'occasion des bapt&#234;mes, qui repr&#233;sentent une deuxi&#232;me naissance. Et c'est aussi le message de Noel, synonyme de renouveau non seulement spirituel, mais aussi du point de vue social, de la relation entre les humains.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;galit&#233; &#233;gale progr&#232;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quation 1 + 1 = 2 se lit en malgache : &#034;&lt;i&gt;Iray sy iray mira roa&lt;/i&gt;&#034;. &#034;&lt;i&gt;Mira&lt;/i&gt;&#034;, qu'on retrouve dans le mot &#034;&lt;i&gt;miralenta&lt;/i&gt;&#034;, exprime l'&#233;galit&#233;. Et c'est bien le sens du message transmis par l'ap&#244;tre Paul, tel que le comprend la profane que je suis en la mati&#232;re : tous les &#234;tres humains sont &#233;gaux. C'est la Bonne Nouvelle pour les opprim&#233;s &#8211; et pour les autres aussi, ceux qui comprennent qu'une soci&#233;t&#233; b&#226;tie sur l'injustice sociale, sur l'oppression des unes par les autres, a peu de chances de perdurer, encore moins de se d&#233;velopper. Mais pour les autorit&#233;s de l'empire romain, le message &#233;tait r&#233;volutionnaire &#8211; et comme tout ce qui est r&#233;volutionnaire, subversif : c'est bien le motif politique de la condamnation de J&#233;sus par Ponce Pilate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme aujourd'hui ceux qui s'opposent &#224; l'&#233;galit&#233; entre hommes et femmes invoquent la d&#233;construction sociale qu'elle entra&#238;nerait, les d&#233;fenseurs du racisme et de l'esclavage ne manquaient pas, pour affirmer que ces syst&#232;mes sociaux &#233;taient les garants de la stabilit&#233; politique et de la prosp&#233;rit&#233; &#233;conomique. Mais les catastrophes pr&#233;dites par les tenants du racisme n'ont pas eu lieu, apr&#232;s l'abolition de l'esclavage aux &#201;tats-Unis ou de l'apartheid en Afrique du Sud. Bien au contraire, ces pas accomplis dans le sens du progr&#232;s ont rendu l'&#233;conomie et la soci&#233;t&#233; de ces pays plus &#233;quilibr&#233;es, plus stables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me l'&#233;galit&#233; hommes-femmes, l'&#233;gale participation de tous les citoyens aux affaires d'un pays, ne peut &#234;tre que b&#233;n&#233;fique, pour les &#233;conomies comme pour les soci&#233;t&#233;s. Que penser alors des chances de succ&#232;s du premier sommet de r&#233;conciliation dite &#034;nationale&#034;, auquel ne participaient que des hommes, alors qu'il n'aurait m&#234;me pas lieu d'&#234;tre sans les &#171; &lt;i&gt;adilahy politika&lt;/i&gt; &#187; pr&#233;c&#233;dents ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;galit&#233; et non indiff&#233;renciation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A priori, rien n'emp&#234;che une lecture de la phrase de Paul dans le sens de l'indiff&#233;renciation : &#034;Il n'y a plus ni Juif, ni Grec&#034; pourrait tr&#232;s bien vouloir dire qu'on ne peut plus distinguer les Juifs des Grecs. Ce serait l'indiff&#233;renciation. Mais personne n'a song&#233; &#224; adopter cette interpr&#233;tation-l&#224;, et d'ailleurs il y a toujours des gens qui portent un passeport isra&#233;lien, d'autres un passeport grec. Par contre, personne ne dirait plus aujourd'hui que les Juifs sont sup&#233;rieurs ou inf&#233;rieurs aux Grecs. La question n'est pas de devenir indiff&#233;renci&#233;s, mais d'abolir une hi&#233;rarchie absurde, et d'accorder un respect &#233;gal &#224; deux groupes humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me pour le &lt;i&gt;miralenta&lt;/i&gt;, l'&#233;galit&#233; hommes-femmes. Les adversaires d'une n&#233;buleuse &#034;th&#233;orie du genre&#034; pr&#233;tendent qu'elle est l'expression du Diable, puisqu'elle serait synonyme d'indiff&#233;renciation, donc de mariage homosexuel contre-nature. Mais qui a jamais pens&#233; que &#171; il n'y a plus ni homme, ni femme &#187; signifie que 1+1=1 ? Il ne s'agit pas d'indiff&#233;renciation biologique, de nier que les hommes et les femmes ont des fonctions biologiques diff&#233;rentes. Par contre, la phrase de Paul d&#233;non&#231;ait les rapports d'in&#233;galit&#233;, d'oppression entre &#034;races&#034;, entre esclaves et personnes libres, entre hommes et femmes. Ce sont ces relations de hi&#233;rarchie soi-disant &#171; naturelles &#187;, en fait sociales, invent&#233;es par les hommes, qu'il faut remplacer par des relations plus &#233;galitaires, donc plus saines.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;galit&#233; hommes-femmes encore &#224; conqu&#233;rir &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; Madagascar, chez les journaliers du secteur agricole traditionnel, le salaire des femmes ne repr&#233;sente que la moiti&#233; de celui des hommes. Dans le secteur formel, les femmes gagnent encore en moyenne 30% de moins que les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendance dans le monde est qu'il y a de plus en plus de femmes dans les universit&#233;s, et d&#233;sormais plus de femmes que d'hommes en sortent dipl&#244;m&#233;es. Mais les meilleurs postes reviennent encore en grande majorit&#233; aux hommes. &#192; Madagascar, c'est valable pour les sortants de l'ENAM par exemple : au moins autant de femmes que d'hommes en sortent dipl&#244;m&#233;es, et les majors de promotion sont souvent des femmes, mais chez les administrateurs civils par exemple, seules quelques-unes ont &#233;t&#233; nomm&#233;es chefs de district, la grande majorit&#233; &#233;tant des hommes, et ce depuis l'administration coloniale (o&#249; il n'y avait pas de femmes du tout). &#192; qualifications &#233;gales, chances de promotion in&#233;gales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le message de Noel : dans de plus en plus de soci&#233;t&#233;s humaines, ce n'est plus une malchance de na&#238;tre dans tel ou tel milieu, d'&#234;tre de telle ou telle &#034;race&#034;. Il faut que ce ne soit plus une malchance de na&#238;tre fille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pour une &#171; Op&#233;ration Fonctionnaires Miova Fo &#187;</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Pour-une-Operation-Fonctionnaires,20541.html</link>
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		<dc:date>2014-12-04T05:07:27Z</dc:date>

      <pubDate>Thu, 04 Dec 2014 08:07:27 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les actions de ce gouvernement, quand il y en a, sont parfois d&#233;concertantes. Le sort fait spontan&#233;ment &#224; l'expression &#8216;miova fo' donne la mesure de la d&#233;sapprobation de la population concernant l'amnistie de fait accord&#233;e &#224; des milliers de bandits qui ont d&#233;truit des villages entiers, tuant les hommes, violant les femmes, mettant le feu aux habitations. Dans toutes sortes de milieux, dans la capitale du moins, l'expression est tourn&#233;e en d&#233;rision, utilis&#233;e &#224; tout bout de champ dans les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les actions de ce gouvernement, quand il y en a, sont parfois d&#233;concertantes. Le sort fait spontan&#233;ment &#224; l'expression &#8216;&lt;i&gt;miova fo&lt;/i&gt;' donne la mesure de la d&#233;sapprobation de la population concernant l'amnistie de fait accord&#233;e &#224; des milliers de bandits qui ont d&#233;truit des villages entiers, tuant les hommes, violant les femmes, mettant le feu aux habitations. Dans toutes sortes de milieux, dans la capitale du moins, l'expression est tourn&#233;e en d&#233;rision, utilis&#233;e &#224; tout bout de champ dans les contextes les plus improbables. On n'attend plus qu'une chanson au titre &#224; consonance pseudo morale ou religieuse : &lt;i&gt;&#8216;Miova fo&lt;/i&gt;'.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les femmes au c&#339;ur du redressement apr&#232;s le cataclysme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De plus en plus, les sp&#233;cialistes se penchent sur l'impact des cataclysmes naturels sur les femmes. Apr&#232;s un cyclone par exemple, c'est sur elles en effet que reposera la capacit&#233; d'une communaut&#233; &#224; rebondir. Remettre la marmite sur le feu, les enfants &#224; l'&#233;cole, de l'eau dans les f&#251;ts, de l'ordre dans les maisons inond&#233;es pour les rendre &#224; nouveau habitables : c'est tout cela, la vie qui reprend son cours, et c'est sur les femmes que comptent les familles, les communaut&#233;s pour le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les m&#233;nages des villages d&#233;vast&#233;s par les &lt;i&gt;malaso&lt;/i&gt;, qu'est-ce que les femmes vont pouvoir mettre &#224; cuire sur le feu ? Les syst&#232;mes de production ont &#233;t&#233; d&#233;sorganis&#233;s par le d&#233;part des hommes qui sont all&#233;s rejoindre les rangs des &lt;i&gt;malaso&lt;/i&gt;, ou qui consacrent beaucoup de leur temps &#224; d&#233;fendre leur village contre les &lt;i&gt;malaso&lt;/i&gt;. Et quel ordre une femme, si vaillante soit-elle, peut-elle remettre dans son foyer incendi&#233; ? D'apr&#232;s le Directeur R&#233;gional de l'Education Nationale pour la r&#233;gion Androy, interview&#233; r&#233;cemment sur la Radio Nationale, 88 &#233;coles ont &#233;t&#233; ferm&#233;es au cours de la derni&#232;re ann&#233;e scolaire pour cause d'ins&#233;curit&#233;. &#192; supposer qu'elles vont &#234;tre rouvertes, le probl&#232;me d'ins&#233;curit&#233; ayant &#233;t&#233; brillamment r&#233;solu, quelles &#233;tudes les enfants engourdis par la faim vont-ils pouvoir y faire ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un nouveau d&#233;part pour les &#8216;&lt;i&gt;malaso niova fo&lt;/i&gt;' : et pour leurs femmes ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parce que les emplois sont rares dans les campagnes du Sud, le pouvoir aurait envisag&#233; de transporter les &lt;i&gt;malaso niova fo&lt;/i&gt; &#224; Antananarivo (o&#249; les emplois n'attendaient qu'eux ?). Par cette id&#233;e, si elle se concr&#233;tise, le pouvoir reconnait la difficult&#233; de remettre &#224; l'agriculture, de surcroit sur une terre peu fertile, sans infrastructure d'irrigation ou autres, des hommes qui en ont perdu l'habitude, puisqu'ils vivaient du pillage des biens des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question : Avec quoi les &#233;pouses des &lt;i&gt;malaso niova fo&lt;/i&gt; rest&#233;es au village vont-elles nourrir leurs enfants, les envoyer &#224; l'&#233;cole ? R&#233;ponse : Avec l'argent que leur enverra leur &#233;poux une fois qu'il sera install&#233; &#224; Antananarivo. Mais &#224; supposer que l'&#201;tat y pourvoira &#224; ses besoins en attendant qu'il ait trouv&#233; un emploi hypoth&#233;tique, il ne pourra le faire ind&#233;finiment. M&#234;me un &#201;tat tr&#232;s riche, ce qui n'est pas le cas, n'en aurait pas les moyens. Et avant d'avoir trouv&#233; un emploi hypoth&#233;tique, la majorit&#233; des &lt;i&gt;malaso niova fo&lt;/i&gt; auront pris une nouvelle &#233;pouse et lui auront fait d'autres enfants que ceux laiss&#233;s au village, et parfois oublieront d'envoyer quoi que ce soit &#224; leur premi&#232;re famille.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;S'attaquer aux vrais &lt;i&gt;malaso&lt;/i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit de Latimer Rangers r&#233;cemment publi&#233; dans la presse d&#233;nonce une autre cat&#233;gorie de &lt;i&gt;malaso&lt;/i&gt; : les tenants de l'administration locale cens&#233;s repr&#233;senter l'&#201;tat, qu'ils soient d&#233;l&#233;gu&#233;s au maire, gendarmes ou juges, profiteraient de l'analphab&#233;tisme des gens pour les terroriser, les contraindre &#224; vendre leurs z&#233;bus pour payer, m&#234;me pas un service, mais leur non incarc&#233;ration pour un d&#233;lit imaginaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait n'est pas nouveau. Quarante ans apr&#232;s le soul&#232;vement de 1971, qui a attir&#233; l'attention du reste du pays sur les abus perp&#233;tr&#233;s par les fonctionnaires, dans les r&#233;gions du Sud plus qu'ailleurs, ces pratiques perdurent, semble-t-il. Seule diff&#233;rence peut-&#234;tre : les abus d'alors avaient pour cadre la perception des imp&#244;ts. Aujourd'hui, les millions pr&#233;lev&#233;s vont directement dans la poche de ces fonctionnaires qui d&#233;tiennent une parcelle plus ou moins grande de l'autorit&#233; publique, et rien ne va dans les caisses de l'&#201;tat. C'est &#224; ce banditisme-l&#224;, qui pille les biens des familles, mais aussi affaiblit l'&#233;conomie r&#233;gionale et nationale, que le pouvoir doit avoir le courage de s'attaquer. Il ne suffit pas de clamer &#224; tout bout de champ que nous vivons dans un &#201;tat de droit. Il faut donner la preuve qu'on commence &#224; aller dans ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question subsidiaire, mais importante : Qu'est devenue Tokanono, la d&#233;tentrice d'amulettes dont l'arrestation, &#224; d&#233;faut de celle du chef de gang Remenabila, constituait le fait d'armes le plus &#233;clatant de l'op&#233;ration militaire de vaste envergure men&#233;e il y a quelques ann&#233;es ? Pour &#234;tre &#233;quitable, il faut lui offrir l'occasion de &lt;i&gt;miova fo&lt;/i&gt;, elle le m&#233;rite s&#251;rement beaucoup plus que les vrais &lt;i&gt;malaso&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ces hommes &#233;pris de progr&#232;s et de justice&#8230; m&#234;me pour les femmes</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Ces-hommes-epris-de-progres-et-de,20384.html</link>
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		<dc:date>2014-10-22T04:47:10Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 22 Oct 2014 07:47:10 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une fois de plus, notre pays vit au rythme des &#171; adilahy politika &#187;, ces affrontements dont nos hommes politiques ont le secret. Dans ce contexte tendu, Onitiana Realy a choisi de demander &#224; l'ancien Premier Ministre Omer Beriziky de commenter la situation pr&#233;sente lors du dernier &#171; Invit&#233; du Zoma &#187;. Et il a apport&#233; une bouff&#233;e d'oxyg&#232;ne vivifiante &#224; nos esprits asphyxi&#233;s par la mauvaise foi et la langue de bois dont nos hommes politiques nous matraquent. &lt;br class='autobr' /&gt; Rompre avec les pratiques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une fois de plus, notre pays vit au rythme des &lt;i&gt;&#171; adilahy politika &#187;&lt;/i&gt;, ces affrontements dont nos hommes politiques ont le secret. Dans ce contexte tendu, Onitiana Realy a choisi de demander &#224; l'ancien Premier Ministre Omer Beriziky de commenter la situation pr&#233;sente lors du dernier &#171; Invit&#233; du Zoma &#187;. Et il a apport&#233; une bouff&#233;e d'oxyg&#232;ne vivifiante &#224; nos esprits asphyxi&#233;s par la mauvaise foi et la langue de bois dont nos hommes politiques nous matraquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Rompre avec les pratiques politiciennes habituelles, et aller de l'avant&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Omer Beriziky n'est pas un homme politique, du moins comme on l'entend aujourd'hui &#224; Madagascar. A le voir parler, on se demande comment il a fait, ayant &#233;t&#233; Premier Ministre pendant plus de deux ans d'un r&#233;gime de transition haut en p&#233;rip&#233;ties, pour ne pas &#234;tre contamin&#233; par le virus de la versatilit&#233; qui caract&#233;rise nos hommes politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Significatif : ce qui le r&#233;volte le plus, apparemment, c'est l'infantilisation du peuple, dont les hommes politiques ach&#232;tent les faveurs &#224; coups de &lt;i&gt;&#171; lamba ho rovitra rahampitso &#187;&lt;/i&gt;, de teeshirts et de vaines promesses. Et pour montrer &#224; qui il doit le respect, il a adress&#233; son message final non au peuple malgache, qui poss&#232;de suffisamment de sagesse pour se passer de ses conseils, mais aux hommes politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'a pris partie pour personne. Il a ass&#233;n&#233; un coup &#224; gauche, un autre &#224; droite, avant d'avancer une option pour faire un pas en avant : si aucune mesure concr&#232;te n'a &#233;t&#233; prise jusqu'&#224; dimanche dernier, jour du retour au pays de Marc Ravalomanana et sans doute raison de ce retour pour amorcer le processus de r&#233;conciliation nationale, il faut se d&#233;cider &#224; prendre ses responsabilit&#233;s et rattraper le temps perdu en entamant les discussions maintenant, en vue de la r&#233;conciliation prioritaire de l'actuel Pr&#233;sident de la R&#233;publique et de son pr&#233;d&#233;cesseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Moralisation de la pratique politique, &#233;galit&#233; entre les citoyens : la m&#234;me marche vers le progr&#232;s&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier dernier, le Conseil National des Femmes a d&#233;cern&#233; &#224; quelques personnalit&#233;s de la Transition, dont le Premier Ministre Beriziky, une marque de reconnaissance pour service rendu &#224; la cause de l'&#233;galit&#233; hommes-femmes. En effet, apr&#232;s la signature de la Feuille de Route en septembre 2011, les hommes politiques s'&#233;taient partag&#233; les si&#232;ges dans les institutions de la Transition en se basant sur deux des principes d'&#233;quilibre, politique et r&#233;gional, prescrits dans le document de r&#233;f&#233;rence, sans pr&#234;ter la moindre attention au troisi&#232;me principe, celui de l'&#233;quilibre de la repr&#233;sentation des hommes et des femmes. Seul le Premier Ministre s'y &#233;tait attach&#233;, avec pour r&#233;sultat un nombre record de neuf femmes au Gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ultraconservateurs pr&#233;tendent que l'&#233;galit&#233; hommes-femmes conduit &#224; la d&#233;structuration de la soci&#233;t&#233;. C'est ce que pensaient aussi les d&#233;fenseurs de l'esclavage. Jusque dans les ann&#233;es 1960, un si&#232;cle apr&#232;s l'abolition de l'esclavage, la s&#233;gr&#233;gation raciale &#233;tait consid&#233;r&#233;e par beaucoup d'Am&#233;ricains comme &#8216;naturelle' ; l'abolir pour instaurer l'&#233;galit&#233; d&#233;stabiliserait l'&#233;quilibre social. Qui, aujourd'hui, se hasarderait &#224; d&#233;montrer qu'en devenant plus &#233;galitaire, la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine est devenue plus chaotique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'&#233;galit&#233; hommes-femmes, facteur de mieux-&#234;tre social&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a vingt cinq ans, l'Assembl&#233;e Nationale ratifiait la Convention des Nations Unies sur l'Elimination de toutes formes de Discrimination &#224; l'&#233;gard des Femmes. Un an apr&#232;s, elle votait la loi sur le &lt;i&gt;zara mira&lt;/i&gt;, qui abolissait la r&#232;gle s&#233;culaire du &lt;i&gt;kitay telo an-dalana&lt;/i&gt; : au lieu du tiers des biens du m&#233;nage traditionnellement attribu&#233; &#224; la femme en cas de s&#233;paration des &#233;poux, la loi lui accordait d&#233;sormais la moiti&#233;. A l'origine de ce pas d&#233;cisif vers l'&#233;galit&#233; hommes-femmes : la Premi&#232;re Dame C&#233;line Ratsiraka et le ministre de la Justice Imbiki Anaclet, qui ont trouv&#233; les arguments pour convaincre les d&#233;put&#233;s (dont 98% &#233;taient alors des hommes) que la loi n'allait pas d&#233;structurer la soci&#233;t&#233; ni troubler l'ordre social en encourageant la r&#233;volte des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt cinq ans apr&#232;s, il apparait aujourd'hui que la loi du &lt;i&gt;zara mira&lt;/i&gt;, loin de semer le d&#233;sordre dans les m&#233;nages, aura permis aux femmes r&#233;pudi&#233;es (ce qui est le plus souvent la cause de la s&#233;paration) de mieux affronter la charge d'&#233;lever seules leurs enfants (ce qui est aussi le plus souvent le cas, le mari prenant aussit&#244;t une autre &#233;pouse dont il a eu / aura d'autres enfants).&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce qu'elle &#233;tait s&#233;culaire, une r&#232;gle inique &#233;tait pr&#233;sent&#233;e par les conservateurs comme structurante. Il aurait donc &#233;t&#233; dangereux pour la stabilit&#233; sociale d'y toucher. L'exp&#233;rience a d&#233;montr&#233; qu'il n'en &#233;tait rien ; qu'au contraire la loi qui l'a remplac&#233;e, tout en apportant plus d'&#233;galit&#233; entre les &#233;poux, b&#233;n&#233;ficie &#233;galement aux enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, favoriser l'&#233;galit&#233; hommes-femmes, c'est aussi favoriser le progr&#232;s. Et ce n'est pas seulement l'affaire des femmes. Le progr&#232;s social, y compris par la rationalisation des pratiques politiques, concerne &#233;videmment les citoyens comme les citoyennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;galit&#233; entre les &#233;poux, base de la reconstruction sociale</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/L-egalite-entre-les-epoux-base-de,20197.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/L-egalite-entre-les-epoux-base-de,20197.html</guid>
		<dc:date>2014-08-26T05:34:49Z</dc:date>

      <pubDate>Tue, 26 Aug 2014 08:34:49 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les plus conservateurs croient avoir tout compris quand ils clament : l'&#233;galit&#233; au sein du couple, c'est le d&#233;sordre, et le d&#233;but de la d&#233;b&#226;cle pour l'ensemble de la soci&#233;t&#233; malgache. L'harmonie au sein de la soci&#233;t&#233;, soutiennent ces conservateurs, serait garantie par la position dominante du mari, d'ailleurs consacr&#233;e par la loi des hommes et m&#234;me par la parole de Dieu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la d&#233;b&#226;cle sociale, elle est d&#233;j&#224; l&#224; ! &lt;br class='autobr' /&gt;
La coutume chez les Betsimisaraka, dans la r&#233;gion de Beforona notamment, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les plus conservateurs croient avoir tout compris quand ils clament : l'&#233;galit&#233; au sein du couple, c'est le d&#233;sordre, et le d&#233;but de la d&#233;b&#226;cle pour l'ensemble de la soci&#233;t&#233; malgache. L'harmonie au sein de la soci&#233;t&#233;, soutiennent ces conservateurs, serait garantie par la position dominante du mari, d'ailleurs consacr&#233;e par la loi des hommes et m&#234;me par la parole de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mais la d&#233;b&#226;cle sociale, elle est d&#233;j&#224; l&#224; !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La coutume chez les Betsimisaraka, dans la r&#233;gion de Beforona notamment, voulait que lorsque des jeunes gens se plaisent et d&#233;cident d'envisager un futur commun, le jeune homme aille d&#233;poser un fagot devant la porte des parents de la jeune fille. Il signifiait ainsi son souhait de s'int&#233;grer &#224; sa future belle-famille. Commen&#231;ait alors le rapprochement entre les deux familles, qui allait d&#233;boucher sur le mariage des jeunes gens sous l'auspice de leurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, seules les personnes &#226;g&#233;es devenues grands-parents connaissent cette coutume pour l'avoir v&#233;cue. La pratique courante actuelle veut que le jeune homme mette la jeune fille enceinte, puis continue son chemin, avec tous les maux sociaux qu'entra&#238;ne cette pratique. C'est le d&#233;but d'une vie communautaire sans r&#232;gles, o&#249; r&#232;gnent le cynisme, le chacun pour soi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;masquer la d&#233;b&#226;cle sous l'apparente paix sociale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Description d'une situation v&#233;cue : le gardien d'une propri&#233;t&#233; voulait r&#233;pudier son &#233;pouse pour en prendre une autre plus jeune. Cela, bien que peu &#233;l&#233;gant, n'aurait regard&#233; que lui, si l'&#233;pouse chass&#233;e n'avait assur&#233; de fait les fonctions de gardienne, son mari &#233;tant occup&#233; le jour &#224; un autre emploi, la nuit rejoignant l'autre femme. La d&#233;cision des propri&#233;taires de formaliser l'&#233;tat de fait, en r&#233;mun&#233;rant la gardienne de fait plut&#244;t que son mari, a d&#233;clench&#233; un petit s&#233;isme au niveau du couple : le mari, d&#233;pouill&#233; du pouvoir que lui conf&#233;rait la r&#233;mun&#233;ration, s'est senti &#233;mascul&#233;. Sa r&#233;action a &#233;t&#233; d'une violence telle que la femme, effray&#233;e, a voulu retourner &#224; la situation ant&#233;rieure, o&#249; elle faisait le travail tandis que lui en recevait la r&#233;mun&#233;ration, en tant que chef de famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exemple met en &#233;vidence la nature de l'ordre social que la d&#233;cision des employeurs a d&#233;stabilis&#233; : bas&#233; sur une injustice, n&#233;gation du principe &#034;&lt;i&gt;Izay miasa no tompon'ny vokatra&lt;/i&gt;&#034;, cet ordre est artificiel, donc fragile, son maintien d&#233;pendant de la soumission de la femme. Il aura suffi que celle-ci, redoutant de se retrouver sans ressources (alors que son mari a d'autres ressources que la r&#233;mun&#233;ration de gardien, dont il faisait &#034;g&#233;n&#233;reusement&#034; profiter sa femme), se plaigne aupr&#232;s des employeurs, mettant &#224; nu le caract&#232;re injustifiable de l'affectation des ressources, pour que l'apparente paix sociale vole en &#233;clats.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Par o&#249; commencer ? Une porte d'entr&#233;e parmi d'autres : la formation des juges&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce genre de situation ne se r&#232;gle pas facilement. Si elle &#233;tait port&#233;e en justice, il n'est pas impossible que l'issue d&#233;pende du sexe du juge : un homme, croyant pr&#233;server ainsi l'ordre social, favorisera, m&#234;me inconsciemment, le mari ; inversement, une femme juge favorisera plut&#244;t la femme, bravant les critiques de ses coll&#232;gues qui diront que, comme toutes les femmes, elle d&#233;cide non selon la raison, mais selon son c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dire combien il est important que d&#232;s leur formation, les futurs juges, hommes et femmes, soient sensibilis&#233;s &#224; ces aspects de la justice sociale et de la justice tout court. Il est impensable qu'une d&#233;cision de justice d&#233;pende, outre de son interpr&#233;tation de la loi, de la sensibilit&#233; personnelle du juge. Les situations r&#233;sultant de l'in&#233;galit&#233; entre les &#233;poux (qui sur le fond sont tr&#232;s semblables dans tous les pays) ont&#233;t&#233; document&#233;es, approfondies, structur&#233;es pour obtenir des principes de droit qui soient universellement applicables, ind&#233;pendamment des cultures et des religions. Les magistrats doivent se familiariser avec ces principes et les appliquer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;inventer les vraies valeurs malgaches pour une soci&#233;t&#233; plus stable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces principes, appliqu&#233;s de mani&#232;re professionnelle, contribueront &#224; instaurer plus de justice sociale, plus d'&#233;galit&#233; dans les relations &#224; l'int&#233;rieur des couples, et ainsi &#224; cr&#233;er une soci&#233;t&#233; plus harmonieuse. L'Afrique du Sud sous le r&#233;gime d'apartheid &#233;tait apparemment plus stable qu'elle ne l'est maintenant qu'elle est soumise aux soubresauts propres aux r&#233;gimes d&#233;mocratiques. L'injustice sociale, b&#226;tie sur des notions de hi&#233;rarchie des races, &#233;tait la base d'un syst&#232;me qui en apparence fonctionnait assez bien. Fallait-il pour autant laisser continuer le syst&#232;me odieux de l'apartheid ? De m&#234;me, l'apparence d'ordre actuelle, b&#226;tie sur une notion de hi&#233;rarchie entre les sexes (qui &#233;tait absente de l'authentique soci&#233;t&#233; traditionnelle, celle par exemple du Beforona d'il y a deux g&#233;n&#233;rations), cache en fait un d&#233;ficit de coh&#233;sion et de respect mutuel &#224; l'int&#233;rieur des couples comme au sein de la soci&#233;t&#233;. Ce sont ces valeurs qu'il faut retrouver, en les adaptant au contexte d'aujourd'hui, pour esp&#233;rer vivre dans une soci&#233;t&#233; moins violente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le plus fondamental des droits de l'homme &#8211; et de la femme : le droit &#224; la vie</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Le-plus-fondamental-des-droits-de,20135.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Le-plus-fondamental-des-droits-de,20135.html</guid>
		<dc:date>2014-07-26T05:37:54Z</dc:date>

      <pubDate>Sat, 26 Jul 2014 08:37:54 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Lu r&#233;cemment dans la presse : &#224; Fort-Dauphin, un homme tranche la gorge &#224; son &#233;pouse et &#224; son b&#233;b&#233; de six mois. Son forfait accompli, apr&#232;s avoir disparu pendant quelques jours, il rentre tranquillement chez lui. Interrog&#233; par la police, il commence par nier toute implication dans le double meurtre, puis finit par avouer : c'est parce qu'il aurait entendu dire que le b&#233;b&#233; n'&#233;tait pas de lui qu'il a tu&#233; et celui-ci et sa m&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Contre le &#171; crime passionnel &#187; ou la &#171; violence conjugale &#187; : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lu r&#233;cemment dans la presse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Midi Madagasikara du vendredi 18 juillet 2014, page 20&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : &#224; Fort-Dauphin, un homme tranche la gorge &#224; son &#233;pouse et &#224; son b&#233;b&#233; de six mois. Son forfait accompli, apr&#232;s avoir disparu pendant quelques jours, il rentre tranquillement chez lui. Interrog&#233; par la police, il commence par nier toute implication dans le double meurtre, puis finit par avouer : c'est parce qu'il aurait entendu dire que le b&#233;b&#233; n'&#233;tait pas de lui qu'il a tu&#233; et celui-ci et sa m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Contre le &#171; crime passionnel &#187; ou la &#171; violence conjugale &#187; : m&#234;me combat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En d'autres temps, on aurait parl&#233; de &#8216;crime passionnel'. La pratique serait tr&#232;s ancienne, et se retrouve semble-t-il dans de nombreuses soci&#233;t&#233;s humaines. Elle consiste g&#233;n&#233;ralement pour un mari tromp&#233; (ou qui s'estime tromp&#233;) &#224; tuer sa femme. Aujourd'hui, on parle dans le droit moderne, dans les organisations internationales, de &#8216;violence conjugale'. Le vocabulaire a chang&#233;, mais le fond reste le m&#234;me : sous pr&#233;texte d'amour excessif pour son &#233;pouse, le mari la tue. En v&#233;rit&#233;, la jalousie amoureuse n'est &#233;voqu&#233;e qu'une fois le meurtrier arr&#234;t&#233;, pour sa d&#233;fense. Loin d'&#234;tre emport&#233; par la passion, il calcule froidement que cet argument lui attirera l'indulgence de ses juges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que toutes les sources s'accordent sur un constat : m&#234;me aujourd'hui, les peines inflig&#233;es aux auteurs de crime passionnel sont g&#233;n&#233;ralement plus l&#233;g&#232;res que celles qui sanctionnent les autres types de crime. Juges et jur&#233;s si&#233;geant en cour d'assises seraient plus indulgents envers les &#233;poux meurtriers qu'envers les auteurs de crime crapuleux par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Ma femme, mon objet, mon bien &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En Afghanistan ou en Arabie Saoudite, les femmes adult&#232;res sont lapid&#233;es &#224; mort (m&#234;me lorsque &#171; l'adult&#232;re &#187; consiste &#224; &#234;tre victime d'un viol). En Californie en 1994, la star du football et du cin&#233;ma O.J. Simpson a vraisemblablement tranch&#233; la gorge (lui aussi !) &#224; son ex-femme Nicole, dont il &#233;tait pourtant divorc&#233; depuis deux ans, ainsi qu'au compagnon de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi de commun entre le mari de Fort-Dauphin et ces maris jaloux de par le monde ? Tous consid&#232;rent qu'ils sont propri&#233;taires de la personne de leur &#233;pouse, dont ils ont l'usage sexuel exclusif. Lorsqu'ils perdent, ou croient avoir perdu cette exclusivit&#233;, croyant leur honneur de m&#226;le bafou&#233;, ils exercent leur droit de vie ou de mort sur leur bien, qui aura brusquement perdu toute valeur &#224; leurs yeux, devenant un objet de r&#233;pulsion. Se substituant &#224; la Justice, ils condamnent l'&#233;pouse &#224; mort (et plus rarement, le voleur de leur bien, c'est-&#224;-dire le s&#233;ducteur de leur femme) et mettent leur sentence &#224; ex&#233;cution sans attendre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le droit des femmes &#224; la vie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me sans aborder la question de l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes (s'il fallait que les &#233;pouses tromp&#233;es tuent leur mari, quelle h&#233;catombe ! D'ailleurs, elles en ont rarement les moyens), la simple notion de droits humains commande que soit respect&#233; le droit des femmes &#224; la vie. Soit dit en passant, arr&#234;tons de parler de &#171; droits de l'homme &#187; : l'expression contribue &#224; perp&#233;tuer l'id&#233;e que la femme n'a pas de personnalit&#233; propre, et qu'elle jouit automatiquement des droits reconnus &#224; l'homme, m&#234;me lorsque c'est loin d'&#234;tre le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esclavage a &#233;t&#233; aboli il y a plus d'un si&#232;cle &#224; Madagascar ; aucun Malgache, homme ou femme, n'est plus cens&#233; appartenir &#224; un autre. Un meurtre, quel que soit le lien de parent&#233; entre meurtrier et victime, ou le motif invoqu&#233;, doit &#234;tre puni avec toute la s&#233;v&#233;rit&#233; que m&#233;rite le fait d'avoir &#244;t&#233; la vie &#224; un autre &#234;tre humain. Tant que notre soci&#233;t&#233; ne se sera pas impr&#233;gn&#233;e de cette conviction, de m&#234;me que les forces de l'ordre et les juges qui sont amen&#233;s &#224; traiter ces cas de violence conjugale extr&#234;me, les assassins continueront &#224; rentrer tranquillement chez eux apr&#232;s avoir tu&#233; leur femme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Midi Madagasikara du vendredi 18 juillet 2014, page 20&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un magistrat r&#233;put&#233; int&#232;gre &#224; la t&#234;te du BIANCO : quelle condition pour le succ&#232;s de sa mission ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Un-magistrat-repute-integre-a-la,20064.html</link>
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		<dc:date>2014-07-02T04:55:30Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 02 Jul 2014 07:55:30 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le district d'Antsohihy, qui a fourni tant d'&#233;lites &#224; la nation, est devenu le fief, au sens le plus f&#233;odal, le plus mafieux du terme, d'un gangster qui p&#232;se comme une mal&#233;diction sur la population, dont il se vante d'&#234;tre le repr&#233;sentant incontournable, &#233;liminant politiquement les personnalit&#233;s de la r&#233;gion qui voudraient donner d'Antsohihy une image plus civilis&#233;e, violant les jeunes filles mineures en essayant de faire croire, &#224; coups de menaces et de billets de banque, que ce n'est pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le district d'Antsohihy, qui a fourni tant d'&#233;lites &#224; la nation, est devenu le fief, au sens le plus f&#233;odal, le plus mafieux du terme, d'un gangster qui p&#232;se comme une mal&#233;diction sur la population, dont il se vante d'&#234;tre le repr&#233;sentant incontournable, &#233;liminant politiquement les personnalit&#233;s de la r&#233;gion qui voudraient donner d'Antsohihy une image plus civilis&#233;e, violant les jeunes filles mineures en essayant de faire croire, &#224; coups de menaces et de billets de banque, que ce n'est pas une forme de torture.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Violence, viol, violation : la loi du plus fort &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'y a pas qu'&#224; Antsohihy que les droits humains les plus fondamentaux sont bafou&#233;s. Le viol, dans la plupart des soci&#233;t&#233;s humaines, fait partie d'un tout : une soci&#233;t&#233; primitive datant d'avant le droit &#8211; pas seulement le droit moderne, mais le droit coutumier, qui avait mis en place des r&#232;gles pour faciliter le vivre ensemble, pour prot&#233;ger les droits humains, y compris ceux des femmes et des jeunes filles. &#192; Madagascar en 2014 r&#232;gne la loi du plus fort. Les plus forts &#8211; en nombre, en termes de statut social, de pouvoir politique, d'&#226;ge &#8211; violent les plus faibles, en l'occurrence les jeunes filles qui sont encore au lyc&#233;e, qui n'ont que 16 ans, qu'on enl&#232;ve pour les isoler de ceux qui pourraient les d&#233;fendre. C'est, multipli&#233; par 220 (lyc&#233;ennes kidnapp&#233;es), &#171; l'exploit &#187; de Boko Haram au Nigeria.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la m&#234;me logique de la loi du plus fort qui fait que les riches en grosses 4 X 4 imposent aux pi&#233;tons de se ranger pour les laisser passer, pour &#233;viter de se faire tuer. Quand une lyc&#233;enne de 17 ans trouve la mort en se faisant faucher par une grosse 4 X 4 &#224; Ambatobe, le jeune conducteur est condamn&#233; &#224; payer des dommages int&#233;r&#234;ts qui sous d'autres cieux s'apparenteraient &#224; une simple amende. C'est la m&#234;me logique qui veut qu'on remette tous ses biens aux bandits arm&#233;s de kalachnikov qui font irruption chez vous, que la population de Maroantsetra assiste impuissante au pillage de son patrimoine de bois pr&#233;cieux, qui permettra aux puissants de garnir leurs comptes &#224; l'&#233;tranger de millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Moteur de la spirale de la violence : la corruption&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Hit and run&lt;/i&gt;, frapper et s'enfuir : principe normalement &#233;l&#233;mentaire pour le violeur, le voleur et tout auteur de violence, mais inutile chez nous, quand il leur suffit de payer diff&#233;rents fonctionnaires pour &#233;chapper &#224; la punition qu'ils craignent plus que tout : la prison, la privation de leur pr&#233;cieuse libert&#233;, n&#233;cessaire pour recommencer leur forfait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre monde ne serait peut-&#234;tre pas aussi violent, dangereux, s'il n'&#233;tait &#224; demi civilis&#233;. Des lois vot&#233;es par un Parlement cens&#233;ment d&#233;mocratique sont appliqu&#233;es par un appareil judiciaire cens&#233;ment moderne. Mais pour notre plus grande ins&#233;curit&#233;, les lois sont vot&#233;es par des parlementaires qui aujourd'hui, le sont souvent devenus parce qu'ils &#233;taient financi&#232;rement les plus forts ; et elles sont appliqu&#233;es par des magistrats et des forces de l'ordre qui parfois d&#233;fendent celui qui est financi&#232;rement le plus fort.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une lueur de civilisation, de progr&#232;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sombre tableau, un magistrat r&#233;put&#233; int&#232;gre vient d'&#234;tre nomm&#233; &#224; la t&#234;te du Bureau Ind&#233;pendant Anti Corruption, le BIANCO. Les plus hautes autorit&#233;s de l'&#201;tat, &#224; savoir le Pr&#233;sident de la R&#233;publique qui s'est engag&#233; d&#232;s son discours d'investiture &#224; restaurer l'&#201;tat de droit, le Premier ministre charg&#233; de traduire sa politique en actions, ainsi que la ministre de la Justice, ont assist&#233; &#224; sa prestation de serment. Il faut esp&#233;rer qu'au-del&#224; de la c&#233;r&#233;monie solennelle, ces autorit&#233;s sauront apporter au directeur g&#233;n&#233;ral du BIANCO le soutien politique dont il aura besoin pour que son action soit efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la comp&#233;tence technique, il l'a probablement ; la d&#233;termination aussi, pour avoir l'honn&#234;tet&#233; d'appeler le corps de la magistrature dont il est issu &#224; balayer sa propre cour. Mais m&#234;me dans les pays &#224; tradition d&#233;mocratique dont nous avons h&#233;rit&#233; nos institutions, la technicit&#233; et la d&#233;termination ne suffisent pas. Pour que le BIANCO puisse commencer &#224; jouer son r&#244;le, il doit jouir de la neutralit&#233; des autorit&#233;s politiques ou mieux, de leur bienveillance ; ou mieux encore, de leur soutien actif. Nous savons par exp&#233;rience qu'au-del&#224; du discours, m&#234;me la neutralit&#233; est loin d'&#234;tre acquise. Mais c'est la condition essentielle pour &#233;branler la s&#233;curit&#233; dont les violeurs, les voleurs et autres auteurs de violation de la loi sont &#224; peu pr&#232;s les seuls &#224; jouir aujourd'hui, pour que le BIANCO puisse devenir l'un des leviers d'une &#8216;re-civilisation' de notre soci&#233;t&#233; partie en roue libre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le viol banalis&#233; &#224; Madagascar &#8211; jusqu'o&#249; la tol&#233;rance ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Le-viol-banalise-a-Madagascar,19987.html</link>
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		<dc:date>2014-06-04T06:07:26Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 04 Jun 2014 09:07:26 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un livre lanc&#233; dans le cadre de la c&#233;l&#233;bration du 70e anniversaire du d&#233;barquement en Normandie le 6 juin 1944 nous apprend que sur les dizaines de milliers de GIs am&#233;ricains coupables de viols sur les femmes fran&#231;aises aussit&#244;t apr&#232;s la Lib&#233;ration, des centaines ont &#233;t&#233; jug&#233;s, et des dizaines condamn&#233;s &#224; mort et pass&#233;s par les armes. C'est que l'honneur de l'arm&#233;e am&#233;ricaine et des Etats-Unis en g&#233;n&#233;ral &#233;tait en jeu. Il ne s'agissait pas de laisser impun&#233;ment les soldats am&#233;ricains se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un livre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Roberts, Mary Louise, Des GI et des femmes : Amours, viols et prostitution &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; lanc&#233; dans le cadre de la c&#233;l&#233;bration du 70e anniversaire du d&#233;barquement en Normandie le 6 juin 1944 nous apprend que sur les dizaines de milliers de GIs am&#233;ricains coupables de viols sur les femmes fran&#231;aises aussit&#244;t apr&#232;s la Lib&#233;ration, des centaines ont &#233;t&#233; jug&#233;s, et des dizaines condamn&#233;s &#224; mort et pass&#233;s par les armes. C'est que l'honneur de l'arm&#233;e am&#233;ricaine et des Etats-Unis en g&#233;n&#233;ral &#233;tait en jeu. Il ne s'agissait pas de laisser impun&#233;ment les soldats am&#233;ricains se comporter avec les femmes des territoires lib&#233;r&#233;s comme les Nazis en territoire occup&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C'&#233;tait il y a 70 ans d&#233;j&#224;. Et aujourd'hui ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En Inde, le viol collectif qui a entra&#238;n&#233; la mort d'une &#233;tudiante &#224; New Delhi l'an dernier a suscit&#233; l'indignation, y compris des femmes indiennes qui sont sorties de leur r&#233;serve traditionnelle pour r&#233;clamer la peine de mort pour les auteurs, mais aussi pour d&#233;noncer l'inertie des responsables politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et chez nous ? En 2011, le p&#232;re d'une lyc&#233;enne de 16 ans, Ella, viol&#233;e par un politicien connu avec la complicit&#233; agissante du proviseur de son lyc&#233;e, est venu &#224; Antananarivo d&#233;noncer le crime, sachant qu'il n'avait aucune chance de se faire entendre &#224; Antsohihy. Depuis, le p&#232;re s'est tu, sans doute vaincu par les menaces et les intimidations qui ont commenc&#233; tout de suite apr&#232;s le crime. Le criminel avait &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;, mais on a appris peu apr&#232;s par la presse qu'il s'&#233;tait fait porter malade et admettre &#224; l'h&#244;pital d'Androva &#224; Mahajanga. Apr&#232;s s'&#234;tre fait discret pendant quelque temps, le voil&#224; qui refait fi&#232;rement surface, &#233;lu d&#233;put&#233;, toujours dans la circonscription d'Antsohihy o&#249; il s&#233;vit depuis quelques l&#233;gislatures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des soi-disant ray aman-dreny complices du violeur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'il a &#233;t&#233; &#233;lu, c'est que son casier judiciaire &#233;tait vierge, que la CENIT n'a rien eu &#224; redire &#224; son dossier de candidature. Comment expliquer une telle situation ? Il est de notori&#233;t&#233; publique que le violeur n'en &#233;tait pas &#224; son premier crime. Mais chaque fois, il s'est trouv&#233; des notables, des personnalit&#233;s politiques et traditionnelles, dont parait-il des femmes, pour d&#233;fendre sa cause, intervenir de toutes les mani&#232;res possibles pour lui &#233;viter d'&#234;tre traduit en justice. Dans ces conditions, il n'est pas &#233;tonnant que les victimes se taisent. A quoi bon d&#233;noncer ? Au mieux, on n'aboutira &#224; rien, au pire les victimes s'exposeraient, et exposeraient leur famille par la m&#234;me occasion, aux repr&#233;sailles du violeur et de ses complices.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces personnes n'ont-elles donc aucun sens de l'honneur ? de la justice ? Quels int&#233;r&#234;ts ces personnes cens&#233;es &#234;tre des &lt;i&gt;ray aman-dreny&lt;/i&gt; placent-elles au-dessus du malheur des jeunes filles victimes du violeur ? Peut-&#234;tre n'ont-ils/elles pas de filles, seulement des fils ? Car aucun parent &#8211; sauf peut-&#234;tre le proviseur du lyc&#233;e cit&#233; ci-dessus &#8211; n'aimerait que sa fille tombe entre les grosses pattes du violeur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le violeur reconnu par ses pairs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a pire : le violeur notoire a &#233;t&#233; &#233;lu vice-pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e Nationale par 111 voix de ses pairs d&#233;put&#233;s sur 111 votants. Pas une femme, donc, pas un p&#232;re, pour voter contre lui, ou au moins pour voter blanc ? Mesdames et Messieurs les D&#233;put&#233;s, si seulement une dizaine d'entre vous s'&#233;taient abstenus, qu'est-ce que cela aurait chang&#233; au r&#233;sultat du vote, &#224; supposer que les sordides calculs politiciens commandaient qu'un tel ou un tel soit &#233;lu &#224; tout prix ? Mais au moins, vous auriez montr&#233; un peu de solidarit&#233;, un peu de respect, envers les victimes du violeur. Qu'est-ce qui vous en a emp&#234;ch&#233;s ? &lt;i&gt;Henamaso&lt;/i&gt; ? Et dire que chacun de ces 111 l&#233;gislateurs revendiquerait fi&#232;rement sa qualit&#233; de chr&#233;tien, ou de musulman, pour s'opposer &#224; toute d&#233;p&#233;nalisation de l'avortement, m&#234;me lorsque la grossesse aura &#233;t&#233; le r&#233;sultat d'un viol. Respect de la personne humaine, cr&#233;ature de Dieu, dites-vous ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pleurez, &#244; mes jeunes compatriotes !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Que reste-t-il donc &#224; faire pour les jeunes filles d'Antsohihy ? Eviter d'&#234;tre jeunes, &#233;viter d'&#234;tre jolies, pour pouvoir esp&#233;rer &#233;chapper &#224; la convoitise du p&#233;dophile vieillissant. Il n'y a pas d'autre solution, puisque les &lt;i&gt;ray aman-dreny&lt;/i&gt; cens&#233;s les prot&#233;ger montrent plus de solidarit&#233; envers leur violeur qu'envers elles. Jeunes filles, d'Antsohihy, vieillissez-vous, enlaidissez-vous : c'est le prix que vous devez payer pour avoir le droit devivre une vie normale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Roberts, Mary Louise, Des GI et des femmes : Amours, viols et prostitution &#224; la Lib&#233;ration. Editions du Seuil, 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Yes, we can&#8230; have a woman Prime Minister</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Yes-we-can-have-a-woman-Prime,19769.html</link>
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		<dc:date>2014-03-26T05:11:26Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 26 Mar 2014 08:11:26 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



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&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'on n'entend pas depuis quelques semaines&#8230; Dans la capitale du moins, dans tous les milieux, tout le monde croit savoir qui sera le prochain Premier ministre. Certains d&#233;fendent, ou m&#234;me s'efforcent de &#171; vendre &#187; telle ou telle personnalit&#233;. D'autres sont moins focalis&#233;s sur l'individu. Pour ne citer que l'un des pronostics les plus r&#233;cents, d'apr&#232;s un quotidien, le Dr Jules Etienne &#171; issu du Sud-Est passe pour un homme nouveau &#187;, et l'actuel Premier ministre Jean Omer Beriziky, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'on n'entend pas depuis quelques semaines&#8230; Dans la capitale du moins, dans tous les milieux, tout le monde croit savoir qui sera le prochain Premier ministre. Certains d&#233;fendent, ou m&#234;me s'efforcent de &#171; vendre &#187; telle ou telle personnalit&#233;. D'autres sont moins focalis&#233;s sur l'individu. Pour ne citer que l'un des pronostics les plus r&#233;cents, d'apr&#232;s un quotidien, le Dr Jules Etienne &#171; &lt;i&gt;issu du Sud-Est passe pour un homme nouveau&lt;/i&gt; &#187;, et l'actuel Premier ministre Jean Omer Beriziky, &#171; &lt;i&gt;originaire du Nord, est consid&#233;r&#233; comme un homme qui a l'exp&#233;rience du m&#233;tier&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une femme Premier ministre n'est pas/est &#224; exclure &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes sortes de crit&#232;res, de cat&#233;gorisations, ont &#233;t&#233; entendus, y compris de la bouche du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, qui a dit entre autres que la nomination du Premier ministre doit se faire &#171; &lt;i&gt;dans le cadre de la r&#233;conciliation nationale tout en respectant la Constitution&lt;/i&gt; &#187; ; que le Premier ministre devra pouvoir &#171; &lt;i&gt;travailler avec le pr&#233;sident et &#233;pouser toute la philosophie du pr&#233;sident, appliquer son programme, en politicien mais &#233;galement en technicien&lt;/i&gt; &#187;. Le Pr&#233;sident aurait dit aussi, selon la presse, que le Premier ministre peut &#171; &lt;i&gt;venir du monde des affaires ; mais de bonnes affaires&lt;/i&gt;&#8221; . Et Olivier Rasamizatovo de conclure : &#171; Une v&#233;ritable devinette de la part du Pr&#233;sident qui nous a d&#233;j&#224; r&#233;pondu en apart&#233; &#224; New York, qu'&lt;i&gt;&#8221; une femme Premier ministre n'est pas &#224; exclure&#8221; &lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;claration &#8211; m&#234;me en apart&#233;, de la bouche du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, elle est toujours importante &#8211; nous met du baume au c&#339;ur. Qu'on ne s'y trompe pas : on reste au niveau du principe. Aucun mouvement de femmes, &#224; ma connaissance, n'a de candidate &#224; pr&#233;senter. Sarah Georget, qui &#224; mon avis (qui n'engage que moi) aurait fait un bon Premier ministre, a rejoint les rangs de la Plateforme pour la Majorit&#233; Pr&#233;sidentielle. Mais de la part du Pr&#233;sident, c'est un positionnement encourageant dans la lutte pour l'&#233;galit&#233; hommes-femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que, parmi tous les principes invoqu&#233;s, m&#234;me parfois parmi des juristes, on aura entendu que &#171; le Premier Ministre ne peut pas &#234;tre une femme puisque l'Assembl&#233;e Nationale est d&#233;j&#224; pr&#233;sid&#233;e par une femme &#187;. Dans quelle partie de la Constitution, ou m&#234;me dans quelle Constitution, ces gens-l&#224; ont-ils pu puiser une id&#233;e pareille ? On &#233;voque l'usage. Mais quel usage ? Celui qui veut qu'en 1960 tous les chefs et tous les membres de toutes les institutions de la nouvelle R&#233;publique Malgache &#233;taient des hommes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#034;http://www.madagascar-tribune.com/IMG/jpg/paritegg.jpg&#034; class=&#034;no_image_filtrer&#034; width=&#034;100%&#034; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pesant h&#233;ritage colonial explique-t-il tout ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans l'administration coloniale, m&#234;me les secr&#233;taires &#233;taient des hommes. Les rares femmes qu'on trouvait dans les b&#226;timents administratifs &#233;taient hors cadre, elles &#233;taient &#171; dames auxiliaires &#187;. Avec quelles fonctions ? Peut-&#234;tre servaient-elles le th&#233; &#224; ces messieurs ? Ce qui est s&#251;r, c'est d'une part que de plus en plus de Fran&#231;aises &#224; l'&#233;poque avaient acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation, ce qui leur aurait permis d'&#234;tre fonctionnaires, sans la discrimination que subissaient les femmes ; et d'autre part que les &#171; dames auxiliaires &#187; ne gagnaient probablement pas assez pour vivre sans &#234;tre aussi, &#224; la maison, l'auxiliaire d'un mari.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, les textes ont chang&#233; &#8211; encore que&#8230; la discrimination qui imposait la retraite &#224; 55 ans pour les femmes du secteur priv&#233; n'a &#233;t&#233; &#233;limin&#233;e qu'en 2013 ! Mais les mentalit&#233;s n'ont pas beaucoup chang&#233;, et le changement est lent &#224; venir. Nous sommes pass&#233;s de 0% de femmes maires en 1960 &#224; 5% aujourd'hui, on ne peut pas se vanter d'&#234;tre tr&#232;s modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors merci, Monsieur le Pr&#233;sident, d'avoir clou&#233; le bec &#224; certains de vos proches, en affirmant qu'une &#171; &lt;i&gt;femme Premier ministre n'est pas &#224; exclure&lt;/i&gt; &#187;. Au Malawi, maintenant en R&#233;publique Centrafricaine, elles sont m&#234;me Pr&#233;sidentes de la R&#233;publique. &lt;i&gt;Yes, we can.&lt;/i&gt; Oui, nous pouvons &#8211; avoir une femme Premier ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#034;http://www.madagascar-tribune.com/IMG/jpg/8840642.jpg&#034; class=&#034;no_image_filtrer&#034; width=&#034;100%&#034; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>8 mars 2014 : Encore un slogan &#8211; mais est-ce encore n&#233;cessaire ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/8-mars-2014-Encore-un-slogan-mais,19712.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/8-mars-2014-Encore-un-slogan-mais,19712.html</guid>
		<dc:date>2014-03-08T05:15:06Z</dc:date>

      <pubDate>Sat, 08 Mar 2014 08:15:06 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Rabenoro</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#171; L'&#233;galit&#233; pour les femmes, c'est le progr&#232;s pour tous &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le th&#232;me propos&#233; cette ann&#233;e par les Nations Unies, pour la Journ&#233;e Internationale des Femmes, ressemble bien &#224; un slogan. Un slogan sert &#224; marteler une conviction, le but &#233;tant que l'adversaire, &#224; court d'arguments contraires, litt&#233;ralement resy lahatra, finisse par reconna&#238;tre sa d&#233;faite dans cette joute oratoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Que les femmes sachent qu'elles peuvent faire ce qu'elles veulent, il n'y a personne pour les en emp&#234;cher &#187;, a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;L'&#233;galit&#233; pour les femmes, c'est le progr&#232;s pour tous&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#232;me propos&#233; cette ann&#233;e par les Nations Unies, pour la Journ&#233;e Internationale des Femmes, ressemble bien &#224; un slogan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un slogan sert &#224; marteler une conviction, le but &#233;tant que l'adversaire, &#224; court d'arguments contraires, litt&#233;ralement &lt;i&gt;resy lahatra&lt;/i&gt;, finisse par reconna&#238;tre sa d&#233;faite dans cette joute oratoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Que les femmes sachent qu'elles peuvent faire ce qu'elles veulent, il n'y a personne pour les en emp&#234;cher &#187;, a d&#233;clar&#233; un auditeur sur une de nos cha&#238;nes radios, au lendemain de la c&#233;r&#233;monie organis&#233;e par le Conseil National des Femmes pour r&#233;compenser trois personnalit&#233;s qui ont contribu&#233; &#224; l'&#233;galit&#233; hommes-femmes : le Premier ministre Beriziky pour s'&#234;tre battu pour faire accepter un record historique de neuf femmes au gouvernement, juste apr&#232;s la signature de la Feuille de route du 11 septembre 2011 ; B&#233;atrice Atallah, pr&#233;sidente de la CENI-T, pour avoir favoris&#233; la participation des citoyennes aux processus &#233;lectoraux ; et Tabera Randriamanantsoa, alors ministre charg&#233; du Travail et des Lois Sociales, pour avoir &#8211; enfin ! &#8211; aboli la discrimination contre les femmes employ&#233;es dans le secteur priv&#233;, en alignant l'&#226;ge de la retraite des femmes sur celui des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a personne pour emp&#234;cher les femmes d'&#234;tre les &#233;gales des hommes ? C'est vrai, peu d'hommes &#224; Madagascar oseraient se d&#233;clarer ouvertement hostiles &#224; l'&#233;galit&#233; hommes-femmes. Ce serait contraire &#224; la culture malgache, telle qu'elle est v&#233;hicul&#233;e par une langue nationale d'o&#249; est absent le mot qui voudrait dire &#171; Non &#187; (selon les r&#233;gions, pour exprimer notre d&#233;saccord &#8211; jamais notre refus ! &#8211; nous &#233;mettons une vari&#233;t&#233; de sons longuement modul&#233;s, impossibles &#224; transcrire, dans lesquels se perdent les asp&#233;rit&#233;s d'un &#171; Non &#187; cat&#233;gorique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant&#8230; La signature de la Feuille de route a &#233;t&#233; le signal du d&#233;part de la course effr&#233;n&#233;e des politiciens pour occuper les places dans les institutions de la Transition. Tous se pr&#233;valaient de deux principes pos&#233;s dans la Feuille de route : le principe de l'&#233;quilibre entre les forces/mouvances politiques, et celui de l'&#233;quilibre r&#233;gional. Personne n'a pr&#234;t&#233; attention &#224; l'autre principe pourtant &#233;nonc&#233; &#224; plusieurs reprises dans la Feuille de Route &#8211; celui d'une repr&#233;sentation &#233;quilibr&#233;e des hommes et des femmes. En bons Malgaches, les leaders politiques auxquels nous avons rendu des visites de plaidoyer nous ont re&#231;ues cordialement ; mais sur la centaine de noms qu'ils ont propos&#233;s pour &#234;tre nomm&#233;s ministres, initialement deux (deux !) &#233;taient des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait vers la fin de l'ann&#233;e 2011. Deux ans, une &#233;lection pr&#233;sidentielle et des &#233;lections l&#233;gislatives plus tard, o&#249; en sommes-nous ? La Feuille de route enterr&#233;e, avec son principe de repr&#233;sentation &#233;quilibr&#233;e hommes-femmes, un nouveau pilier est apparu : le passage du discours d'investiture du Pr&#233;sident Rajaonarimampianina, o&#249; il s'engageait &#224; respecter l'&#233;quilibre hommes-femmes, notamment dans la conduite des affaires publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; voir les m&#233;dias de cette semaine, le sc&#233;nario est le m&#234;me : la toile de fond du discours d'investiture s'estompe, tandis que les politiciens de tous bords se battent pour gagner le poste de Premier ministre. Comme en 2011, chaque faction politique roule des biceps, revendique la majorit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e Nationale pour s'attribuer le pouvoir de proposer un Premier ministre, selon la Constitution que chacun invoque. Comme en 2011, chaque faction politique affiche l'appartenance r&#233;gionale de ses membres, se pr&#233;vaut du souci de l'unit&#233; nationale pour tenter d'imposer telle ou telle personnalit&#233; issue de telle ou telle r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre ne sera probablement pas une femme. C'est au niveau de la composition du gouvernement que sera mise &#224; l'&#233;preuve la volont&#233; du chef de l'&#201;tat et du chef du gouvernement de mettre en &#339;uvre le principe de la repr&#233;sentation &#233;quilibr&#233;e des hommes et des femmes. C'est &#224; eux d'inciter les groupes politiques &#224; pr&#233;senter des femmes pour &#234;tre nomm&#233;es ministres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, les femmes ne peuvent d&#233;cid&#233;ment pas faire ce qu'elles veulent : elles ne peuvent pas imposer que la moiti&#233; des membres du gouvernement soient des femmes, ce n'est pas pr&#233;vu dans la Constitution actuelle ! Certes, personne ne les en emp&#234;che ; mais il reste beaucoup de barri&#232;res &#224; neutraliser, beaucoup de facteurs favorisants &#224; imaginer et &#224; mettre en place. Cela, les femmes ne peuvent pas le r&#233;ussir seules : il leur faut l'appui des hommes qui ont le pouvoir de les y aider, et surtout celui de l'ensemble de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre soci&#233;t&#233;, nous aurons l'occasion d'en discuter, est encore largement r&#233;fractaire &#224; l'&#233;galit&#233; des femmes, bien que les individus le nient avec indignation. Alors oui, les slogans sont encore n&#233;cessaires, pour que des fractions de plus en plus larges de la soci&#233;t&#233; soient &lt;i&gt;resy lahatra&lt;/i&gt; ; pour faire prendre conscience des bienfaits de l'&#233;galit&#233; des femmes, par exemple, de ce que &#171; l'&#233;galit&#233; pour les femmes, c'est le progr&#232;s pour tous &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mireille Rabenoro&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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