<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Madagascar-Tribune.com</title>
	<link>https://www.madagascar-tribune.com/</link>
	<description>L'actualit&#233; &#224; Madagascar. Informations politiques, &#233;conomiques, sociales, culturelles et sportives. Tourisme, m&#233;t&#233;o, guides pratiques, dossiers et reportages.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/spip.php?id_auteur=61&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Madagascar-Tribune.com</title>
		<url>https://www.madagascartribune.vahiny.com/local/cache-vignettes/L144xH32/logo2-01354.png?1761187033</url>
		<link>https://www.madagascar-tribune.com/</link>
		<height>32</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Combien de victimes ?</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Combien-de-victimes,5903.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Combien-de-victimes,5903.html</guid>
		<dc:date>2008-04-09T03:22:07Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 09 Apr 2008 06:22:07 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lahiniriko Denis, RAW</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1947, Madagascar entre dans une lutte arm&#233;e contre la pr&#233;sence fran&#231;aise. Il s'ensuit une terrible r&#233;pression qui motive les demandes r&#233;p&#233;t&#233;es de r&#233;paration ou de compensation, voire plus, de la part de certaines associations, dont Otrikafo. Quoi qu'il en soit, 61 ans plus tard, historiens, &#233;crivains, pol&#233;mistes ou encore simple citoyen ne tombent pas d'accord sur le nombre approximatif des victimes. &#201;tat des lieux du d&#233;bat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une chose est certaine : les morts &#233;taient nombreuses lors de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Divers,006-.html" rel="directory"&gt;Divers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1947, Madagascar entre dans une lutte arm&#233;e contre la pr&#233;sence fran&#231;aise. Il s'ensuit une terrible r&#233;pression qui motive les demandes r&#233;p&#233;t&#233;es de r&#233;paration ou de compensation, voire plus, de la part de certaines associations, dont Otrikafo. Quoi qu'il en soit, 61 ans plus tard, historiens, &#233;crivains, pol&#233;mistes ou encore simple citoyen ne tombent pas d'accord sur le nombre approximatif des victimes. &#201;tat des lieux du d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose est certaine : les morts &#233;taient nombreuses lors de la r&#233;pression du soul&#232;vement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre certitude : les victimes malgaches repr&#233;sentent la quasi-totalit&#233; de ceux qui ont laiss&#233; leur vie. Les dommages et spoliations sont incontestables. Par contre, l'incertitude plane quand il s'agit d'&#233;valuer le nombre de ces derniers.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le r&#244;le de la presse&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le chiffre de 80.000 morts a &#233;t&#233; donn&#233; par un G&#233;n&#233;ral fran&#231;ais de l'&#233;poque. Depuis cette date, ce nombre est rest&#233; dans la m&#233;moire collective malgache. C'est le r&#233;sultat d'un syst&#232;me d'enseignement qui, visiblement, n'a pas jug&#233; bon de tenir compte des avanc&#233;es effectu&#233;es par la science historique dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, l'analyse approfondie du contexte politique de l'&#233;poque renseigne que l'&#233;vocation de ce chiffre par un haut responsable de l'arm&#233;e coloniale n'a pas &#233;t&#233; faite pour affirmer une v&#233;rit&#233; quelconque. &#192; l'&#233;poque, la pacification n'a pas encore touch&#233; &#224; sa fin&#8230; Il s'agit plut&#244;t d'une strat&#233;gie politique destin&#233;e &#224; faire peur aux Malgaches dans le dessein de dissuader ceux qui seraient tent&#233;s de rejoindre les maquis pour pr&#234;ter main-forte aux insurg&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques ann&#233;es plus tard, l'Administration fran&#231;aise r&#233;futait ce nombre en proc&#233;dant &#224; un recensement de victimes de l'insurrection. Elle avan&#231;ait le chiffre de 15 &#224; 20.000 morts dont la plupart ont succomb&#233; &#224; cause de leur &#233;tat sanitaire d&#233;sastreux. S'il est difficile de croire aveugl&#233;ment &#224; la pertinence de cette enqu&#234;te officielle, il n'en demeure pas moins vrai que la &#171; popularisation &#187; du chiffre de 80 &#224; 100.000 est &#224; mettre &#224; l'actif de la presse communisante des ann&#233;es 1950. Avec un journal comme le &#171; Fifanampiana &#187;, aid&#233; par l'influent Comit&#233; de Solidarit&#233; de Madagascar, ce nombre finit par s'imposer.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Nouvelle &#233;valuation&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, avec l'ouverture des archives coloniales sur 1947, une nouvelle &#233;valuation a pu &#234;tre faite, notamment par une &#233;quipe d'historiens universitaires, malgaches et &#233;trangers. Adoptant la technique de la d&#233;mographie historique, ils ont proc&#233;d&#233;, dans leurs analyses des documents officiels, &#224; des enqu&#234;tes sur terrain. Ils ont ainsi pu consulter des cahiers dans lesquels de nombreux villages de la c&#244;te orientale mentionnent ceux qui ont fui, ceux qui sont morts ou ceux qui sont n&#233;s &#224; l'&#233;poque. R&#233;sultat : le nombre des victimes lors de l'insurrection est, certes tr&#232;s &#233;lev&#233;, mais il ne d&#233;passe pas les 30.000 morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La confrontation entre ces diff&#233;rentes &#233;valuations est actuellement source de pol&#233;mique. Sans y prendre part, on peut avancer tout simplement qu'il s'agit d'une opposition entre &#171; M&#233;moire &#187; et &#171; Histoire &#187;. Et les d&#233;bats ne font que commencer&#8230; Toujours est-il que dans le contexte colonial, les pr&#233;judices et les dommages sont &#233;normes. Le pr&#233;sident Jacques Chirac l'a partiellement reconnu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un des aspects de l'oppression coloniale</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Un-des-aspects-de-l-oppression,5878.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Un-des-aspects-de-l-oppression,5878.html</guid>
		<dc:date>2008-04-08T03:03:06Z</dc:date>

      <pubDate>Tue, 08 Apr 2008 06:03:06 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lahiniriko Denis, RAW</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quand on &#233;voque les &#233;v&#233;nements de 1947 &#224; Madagascar, la m&#233;moire collective malgache retient, en premier lieu, l'image d'une r&#233;pression sanglante et aveugle. Du traumatisme qui en r&#233;sulte d&#233;coule cette impression que l'iniquit&#233; du r&#233;gime colonial se r&#233;sume &#224; cet aspect r&#233;pressif. Il n'en est rien. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, la colonisation, dans sa version qui consiste &#224; exploiter les colonies au profit de la m&#233;tropole, comporte &#233;galement d'autres facettes &#171; ambigu&#235;s &#187;. Tel est justement le cas de ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Divers,006-.html" rel="directory"&gt;Divers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand on &#233;voque les &#233;v&#233;nements de 1947 &#224; Madagascar, la m&#233;moire collective malgache retient, en premier lieu, l'image d'une r&#233;pression sanglante et aveugle. Du traumatisme qui en r&#233;sulte d&#233;coule cette impression que l'iniquit&#233; du r&#233;gime colonial se r&#233;sume &#224; cet aspect r&#233;pressif. Il n'en est rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la colonisation, dans sa version qui consiste &#224; exploiter les colonies au profit de la m&#233;tropole, comporte &#233;galement d'autres facettes &#171; ambigu&#235;s &#187;. Tel est justement le cas de ce soi-disant politique de d&#233;veloppement au b&#233;n&#233;fice de la colonie et de sa population indig&#232;ne mais qui, au final, ne concourt qu'&#224; la prosp&#233;rit&#233; des colons : celle des grands travaux de modernisation de Madagascar.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'ambivalence d'un syst&#232;me&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Au nom de la &#171; mission civilisatrice et humanitaire &#187;, ch&#232;re aux colonisateurs, des grands travaux &#233;taient entrepris &#224; Madagascar d&#232;s le lendemain de la conqu&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils consistent &#224; mettre en place une infrastructure routi&#232;re et ferroviaire moderne, une infrastructure hospitali&#232;re et &#233;coli&#232;re digne de l'&#233;poque ou encore une infrastructure &#233;conomique consistant &#224; l'&#233;rection des grandes concessions industrielles ou agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours normatif propre au monde colonial parle alors de mesures humanistes destin&#233;es &#224; faire entrer les Malgaches dans l'&#232;re moderne : &#171; des &#233;coles pour &#233;duquer et des h&#244;pitaux pour soigner &#187;, r&#233;p&#232;te-t-on dans les diff&#233;rents services du Minist&#232;re des Colonies, rue Oudinot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais vu du c&#244;t&#233; des colonis&#233;s, les choses prennent une autre coloration. Celle de ses hommes et des femmes qui meurent par milliers ou par dizaine de milliers sur les chantiers publics lors de la construction de la ligne de chemin de fer Tananarive - C&#244;te-Est ou encore les nombreuses morts lors du percement des tunnels d'Ambohidahy et d'Ambanidia.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Un r&#233;gime au b&#233;n&#233;fice des colons&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour la construction de la plupart des infrastructures coloniales, l'administration recourt le plus souvent &#224; la r&#233;quisition de la main-d'&#339;uvre. S'il est pr&#233;vu que les travailleurs soient r&#233;mun&#233;r&#233;s, force est de constater qu'ils ne touchent, au mieux, qu'un salaire de mis&#232;re pour un travail tr&#232;s difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;vus de rester sur le chantier pour une dizaine de jour, souvent ils sont oblig&#233;s d'y demeurer plus de 3 mois sans qu'ils touchent un centime dans une condition sanitaire d&#233;sastreuse. Cons&#233;quences : le taux de mortalit&#233; atteint des proportions inimaginables sur les diff&#233;rents chantiers publics. Qui ne se rappelle pas du sinistre SMOTIG du temps du Gouverneur G&#233;n&#233;ral Marcel Olivier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pis, ce syst&#232;me est souvent pouss&#233; &#224; l'extr&#234;me en for&#231;ant les Malgaches &#224; travailler sur les concessions appartenant &#224; des particuliers. Il en r&#233;sulte alors une immense paup&#233;risation de la population au b&#233;n&#233;fice d'une minorit&#233;, celle m&#234;me de ceux qui croient qu'ils sont &#224; Madagascar pour &#171; civiliser &#187; les &#171; barbares &#187;. L'insurrection de 1947 y puise, sans aucun doute, ses origines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>


</channel>

</rss>
