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	<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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	<description>L'actualit&#233; &#224; Madagascar. Informations politiques, &#233;conomiques, sociales, culturelles et sportives. Tourisme, m&#233;t&#233;o, guides pratiques, dossiers et reportages.</description>
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		<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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		<title>Neutraliser les Forces Arm&#233;es, pour une transition apais&#233;e</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Neutraliser-les-Forces-Armees-pour,13683.html</link>
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		<dc:date>2010-03-10T04:17:23Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 07:17:23 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Rafolisy</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les Forces Arm&#233;es (FA) sont ind&#233;niablement au centre de la crise qui ronge le pays depuis il y a plus d'un an, si l'on ne cite que leur passivit&#233; regrettable du Black Monday, la perm&#233;abilit&#233; de leurs barrages menant &#224; Ambohitsorohitra le 7 f&#233;vrier 2009, les successives violentes r&#233;pressions&#8230; et la mutinerie du CAPSAT. Depuis des d&#233;cennies, on ne doutait plus de l'engagement politique des FA ou du moins de son commandement, qualifi&#233;s autrefois de &#171; mpitolona manao fanamiana &#187;. On ne peut pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Forces Arm&#233;es (FA) sont ind&#233;niablement au centre de la crise qui ronge le pays depuis il y a plus d'un an, si l'on ne cite que leur passivit&#233; regrettable du &lt;i&gt;Black Monday&lt;/i&gt;, la perm&#233;abilit&#233; de leurs barrages menant &#224; Ambohitsorohitra le 7 f&#233;vrier 2009, les successives violentes r&#233;pressions&#8230; et la mutinerie du CAPSAT. Depuis des d&#233;cennies, on ne doutait plus de l'engagement politique des FA ou du moins de son commandement, qualifi&#233;s autrefois de &#171; &lt;i&gt;mpitolona manao fanamiana&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Militant en uniforme, slogan du r&#233;gime pseudo-socialiste de 1975 pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On ne peut pas effacer du tableau, pour &#234;tre objectif, le ralliement d'Ambohitsorohitra en 2002 et le &#171; &lt;i&gt;Fampandriantany&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pacification militaire suite &#224; la crise post-&#233;lectorale de 2002&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui s'ensuivirent (principalement par les &lt;i&gt;Zanadambo&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nom de guerre des r&#233;servistes, forces pro-Ravalomanana, toujours en 2002.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela sugg&#232;re fortement que si l'on ne trouve pas de solutions appropri&#233;es contre cette n&#233;faste polarisation politique, il est illusoire d'esp&#233;rer une vie politique sereine pour les temps &#224; venir. Il faudra en toute priorit&#233; &#171; neutraliser &#187;, en tous les sens du terme, la Grande Muette devenue trop bavarde et plut&#244;t instrument de politique politicienne que garante de la s&#233;curit&#233; du territoire, des biens et des personnes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Situation de blocage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les derni&#232;res interventions du GIC n'ont pas en apparence sembl&#233; conduire &#224; d&#233;crisper la tension politique. Il nous faudra patienter encore pendant plusieurs semaines pour esp&#233;rer une &#233;ventuelle solution. En attendant, la vie de la Nation continue avec toutes ces mis&#232;res et ces incertitudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En toute &#233;vidence, cette situation de pourrissement si elle perdure est voulue par une minorit&#233; qui en b&#233;n&#233;ficie, du point de vue de rentes questionnables et de publicit&#233; politique d&#233;loyale. Elle est cependant extr&#234;mement pr&#233;judiciable pour l'avenir de la Nation et n'importe quel citoyen sens&#233; ne demande que de s'en sortir rapidement et s&#251;rement. &#192; ce titre, il est encourageant de voir de bonnes volont&#233;s, comme les organisations de la soci&#233;t&#233; civile et la communaut&#233; internationale, qui s'activent pour apporter leur contribution. Ces contributions ont toutes leurs m&#233;rites sauf qu'apparemment elles ignorent ou feignent d'ignorer les facteurs r&#233;els de blocage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une observation simple de la situation am&#232;ne &#224; constater que le blocage semble venir principalement de la Mouvance Rajoelina qui, &#224; tort ou &#224; raison (peu importe), veut unilat&#233;ralement diriger la transition. Pour pouvoir ainsi d&#233;fier toutes les autres mouvances et la communaut&#233; internationale (et en particulier la SADC), sans une base d&#233;mocratique &#233;vidente et av&#233;r&#233;e, elle se sent bien s&#251;r assur&#233;e par une force et use de celle-ci pour ses man&#339;uvres de maintien au pouvoir. Cette force provient visiblement des FA, et aussi dans une certaine mesure de la Justice&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette institution m&#233;rite tout autant un s&#233;rieux &#171; lifting &#187; sinon un &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ou pr&#233;cis&#233;ment par des &#171; &#233;lectrons libres &#187; de celles-ci. Ainsi, tant que cette force reste politiquement active, elle constituera toujours une menace pour toute solution concert&#233;e &#224; la crise et, en g&#233;n&#233;ral, pour la stabilit&#233; politique future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous &#233;tions tous t&#233;moins de ce que Monsieur Manandafy Rakotonirina et ses compagnons ont subi &#224; l'h&#244;tel Carlton en avril dernier et ceci ne constitue qu'un cas parmi tant d'autres o&#249; certains &#233;l&#233;ments des FA agissaient outrageusement pour le compte d'une tendance politique. Pareil cas risque de se produire &#224; tout moment pour les adversaires politiques de la Mouvance Rajoelina ou de celle qui arrivera aussi &#224; enr&#244;ler des &#233;l&#233;ments agissants. M&#234;me pendant une transition dite consensuelle, le risque n'est pas minime si l'on n'arrive pas au pr&#233;alable &#224; r&#233;gler une bonne fois pour toutes l'activisme de certains &#233;l&#233;ments des FA. Cela aurait pour cons&#233;quence d'emp&#234;trer le pays dans une spirale de violences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra alors, en tout &#233;tat de cause, faire en sorte que les FA (re)deviennent non partisanes pour esp&#233;rer une vraie transition consensuelle, neutre et surtout capable de mettre en place une nouvelle gouvernance l&#233;gitime et l&#233;gale. En fait, il ne s'agira pas seulement de &#171; d&#233;sarmer &#187; la dite Mouvance mais aussi de l'&#233;pargner d'un tr&#232;s probable retour de flamme, comme certains anciens dirigeants l'ont subi, et surtout pour notre pays d'&#233;viter un nouveau chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des solutions existent certainement pour &#233;carter ce risque, elles m&#233;ritent toutes d'&#234;tre consid&#233;r&#233;es mais prenons en seulement quelques unes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des mesures radicales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'on ne peut tout d'abord s'emp&#234;cher de penser &#224; la solution concernant le GMP&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Groupe Mobile de la Police, successeur des fameuses Forces R&#233;publicaines de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en 1975. Elle a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour neutraliser un corps arm&#233; de la police qui a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; comme la base agissante de la mutinerie dirig&#233;e par le Colonel Br&#233;chard Rajaonarison et ensuite de l'attentat qui a cout&#233; la vie au Colonel Richard Ratsimandrava, alors nouveau Chef de l'Etat. Cette solution rapide &#233;tait possible, favoris&#233;e semblait-il par le choc psychologique national d&#251; &#224; l'assassinat de chef de l'Etat, avec une coh&#233;sion sans faille et un leadership incontest&#233; au sein des Forces Arm&#233;es. Ces derni&#232;res avaient alors d&#233;ploy&#233; toute une armada pour venir &#224; bout des hommes d'Antanimora d'alors. Cette coh&#233;sion semble actuellement difficile &#224; trouver au sein de nos FA. Point n'est besoin d'&#234;tre dans les secrets des armes pour savoir que le moral de la troupe est actuellement au plus bas, profond&#233;ment sap&#233; par une suspicion g&#233;n&#233;rale de corruption. Une telle option resterait ainsi improbable et, le cas &#233;ch&#233;ant, ne contribuerait pas &#224; une r&#233;solution durable de la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une solution &#224; l'africaine peut aussi &#234;tre envisag&#233;e. Il s'agit de neutraliser physiquement les dirigeants des forces activistes, comme ce qui s'est pass&#233; tout r&#233;cemment en Guin&#233;e o&#249; la situation s'est pour le moment d&#233;cant&#233;e suite au hors jeu concert&#233; du Capitaine Dadis Camara et de son ancien aide de camp. Tr&#232;s radicale et efficace, cette solution nous m&#232;nera cependant des dizaines ann&#233;es en arri&#232;re et an&#233;antira les acquis des successives luttes populaires et de notre marche vers la tol&#233;rance politique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des men&#233;es d&#233;moralisatrices&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un autre sc&#233;nario, qui en toute vraisemblance a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; utilis&#233; ces derniers temps, serait de d&#233;stabiliser les unit&#233;s militaires activistes en sapant par des moyens subversifs le semblant de coh&#233;sion et de loyaut&#233; qu'elles affichent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a pu constater les r&#233;sultats dans les journaux comme par exemple le malaise au sein du FIS, apparemment r&#233;solu par l'intervention du Pr&#233;sident de la HAT qui s'est entretenu directement avec les commandants de cette Force. Cela a par ailleurs d&#233;montr&#233; une fois de plus la d&#233;licatesse de la situation puisque cette Unit&#233; &#233;chappe totalement au contr&#244;le du Ministre des Forces Arm&#233;es et des Commandements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation au sein de la Gendarmerie, caract&#233;ris&#233;e par la r&#233;volte d'&#233;l&#233;ments de la FIGN, constitue sans aucun doute un autre signe de cette men&#233;e subversive. Si cette option peut relativement neutraliser ces unit&#233;s, elle ne constitue certainement pas une solution durable puisqu'elle aurait comme cons&#233;quences le sentiment d'ins&#233;curit&#233; et d'incertitude et favorise les ench&#232;res de malversations.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une intervention &#233;trang&#232;re ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La solution la plus id&#233;ale serait que les FA puissent pacifiquement, et en toute fraternit&#233; d'armes, r&#233;gler elles m&#234;mes l'activisme politique en leur sein. Elle est malheureusement illusoire pour plusieurs raisons. La principale en est que nos &#171; pirates politiques &#187; ne s'abstiendraient pas de tenter les militaires et la faible armature &#233;thique de ces derniers n'y r&#233;sisterait pas &#224; coup s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la discipline n'&#233;tant plus la force principale de notre Arm&#233;e, on a esp&#233;r&#233; compter sur la longue tradition de respect des anciens dans les &#233;coles militaires comme l'ACMIL et l'ENSOA. Malheureusement tr&#232;s parlant, les &#171; bottages &#187; des culs des grands anciens par les jeunes devant les cam&#233;ras nous mettent devant une mentalit&#233; bien loin de cela. Les assises militaires en mai 2009 au Centre de Conf&#233;rence d'Ivato n'ont apparemment pas arriv&#233; &#224; freiner les ardeurs d&#233;plac&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste alors une option plus probable de nous sortir de ce bourbier, la neutralisation des unit&#233;s activistes par une force internationale et neutre (l'on se pose la question si celle de la SADC pourra r&#233;pondre &#224; ce crit&#232;re). Pour que cela puisse aboutir sans heurts majeurs, il faudra que la majorit&#233; encore &#171; constitutionaliste &#187; mais passive au sein de nos FA y soit associ&#233;e. Elle devra comprendre et accepter que cette intervention ne soit pas une agression &#233;trang&#232;re. Elle devra faire taire temporairement sa fiert&#233; en reconnaissant qu'&#224; elle seule, elle n'arrivera pas de sit&#244;t &#224; r&#233;soudre son probl&#232;me. Avec plus de volont&#233;s, elle devra participer au d&#233;mant&#232;lement des unit&#233;s et la mise &#224; l'&#233;cart des chefs militaires politiquement instrumentalis&#233;s. Ce sera une mission internationale tr&#232;s limit&#233;e dans le temps et dans l'espace, le temps d'assainir les Forces, r&#233;organiser la hi&#233;rarchie et stabiliser de nouveau le moral de la troupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque soit la voie emprunt&#233;e, croisons nos doigts, elle ne sera &#233;videmment que le d&#233;but du commencement de la refonte de notre politique de d&#233;fense nationale. Le moment venu, sa conception devra se faire &#224; partir d'un d&#233;bat ouvert &#224; tous les citoyens soucieux du &lt;i&gt;Tanindrazana Iombonana&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Militant en uniforme, slogan du r&#233;gime pseudo-socialiste de 1975 pour designer les militaires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pacification militaire suite &#224; la crise post-&#233;lectorale de 2002&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nom de guerre des r&#233;servistes, forces pro-Ravalomanana, toujours en 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette institution m&#233;rite tout autant un s&#233;rieux &#171; &lt;i&gt;lifting&lt;/i&gt; &#187; sinon un &#171; &lt;i&gt;reengineering&lt;/i&gt; &#187; si l'on veut partir sur des bases saines dans la prochaine r&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Groupe Mobile de la Police, successeur des fameuses Forces R&#233;publicaines de S&#233;curit&#233; (FRS) et remplac&#233; par le FIP (Force d'Intervention de la Police) au Camp d'Antanimora.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La CONFIANCE : ingr&#233;dient vital d'une solution durable &#224; la crise</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/La-CONFIANCE-ingredient-vital-d,12522.html</link>
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		<dc:date>2009-08-14T02:00:00Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 14 Aug 2009 05:00:00 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Rafolisy</dc:creator>



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&lt;p&gt;Parler de confiance en ces temps de repositionnement politique voire de &#171; retournement de veste &#187; peut rapidement &#234;tre tax&#233; d'une na&#239;vet&#233; intellectuelle sinon d'une incongruit&#233;. Cependant, &#224; bien y r&#233;fl&#233;chir, on peut avancer que la crise que traverse le pays depuis la fin de l'ann&#233;e derni&#232;re constitue sans aucun doute une crise de confiance au sein de la soci&#233;t&#233; malagasy. Les politiciens, entre eux, et une partie des citoyens, quels qu'en soient les raisons, n'accordent plus pleinement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Tribune-libre-.html" rel="directory"&gt;Tribune libre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parler de confiance en ces temps de repositionnement politique voire de &#171; retournement de veste &#187; peut rapidement &#234;tre tax&#233; d'une na&#239;vet&#233; intellectuelle sinon d'une incongruit&#233;. Cependant, &#224; bien y r&#233;fl&#233;chir, on peut avancer que la crise que traverse le pays depuis la fin de l'ann&#233;e derni&#232;re constitue sans aucun doute une crise de confiance au sein de la soci&#233;t&#233; malagasy. Les politiciens, entre eux, et une partie des citoyens, quels qu'en soient les raisons, n'accordent plus pleinement cr&#233;dit au syst&#232;me de gouvernance jusqu'alors en place&lt;sup&gt;(1)&lt;/sup&gt;. On parle actuellement de r&#233;vision sinon de changement des textes fondamentaux de la R&#233;publique pour mieux asseoir une d&#233;mocratie et un Etat de droit. La m&#233;fiance des citoyens &#224; l'endroit des politiciens a &#233;t&#233; une r&#233;alit&#233; depuis des d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci &#233;tant, qu'en est il de cette notion de &#171; confiance &#187; que l'on entend fr&#233;quemment utilis&#233;e dans diverses relations humaines, m&#234;mes l&#224; o&#249; elle appara&#238;t comme un luxe, par exemple au sein du microcosme politique malgache. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, la confiance, dit-on, est un &#233;tat psychologique comprenant l'intention d'accepter la vuln&#233;rabilit&#233; bas&#233;e sur une attente positive des intentions ou comportements d'autrui (Rousseau et al, 1998, p. 395). Cet &#233;tat procure une repr&#233;sentation de la mani&#232;re par laquelle des individus comprennent leur relation avec une autre partie dans des situations qui impliquent le risque ou la vuln&#233;rabilit&#233; (Dirks and Ferrin, 2001, p. 456).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a ainsi la caract&#233;ristique d'un &#234;tre laborieux pour l'acquisition mais facile &#224; perdre. Une fois perdue, il est presque impossible de la recouvrer. Cependant, elle est indispensable dans presque toutes les relations humaines et que les organisations dans lesquelles la confiance r&#232;gne sont durablement les plus performantes. D'un autre point de vue, la confiance fournit les conditions sous lesquelles la coop&#233;ration et les attitudes plus positives sont probables. La confiance entre les n&#233;gociateurs semble avoir un effet n&#233;gatif sur un conflit (De Reu et al. 1998).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette notion est aussi pertinente en politique et surtout en syst&#232;me d&#233;mocratique o&#249;, par le pacte &#233;lectoral, les citoyens confient leur destin&#233;e commune (s&#233;curit&#233;, libert&#233; et qualit&#233; de vie) &#224; des personnes, en g&#233;n&#233;ral des politiciens. Ils prennent ainsi un risque en donnant ce mandat consid&#233;rable &#224; des personnes, notamment au niveau national, qu'ils ne connaissent que par l'interm&#233;diaire des campagnes &#233;lectorales et des m&#233;dia. Ce risque est en principe mitig&#233; par la primaut&#233; du droit et le syst&#232;me de recevabilit&#233; institutionnelle et sociale que l'ensemble de la communaut&#233; daigne mettre en place. La d&#233;rive survient alors in&#233;luctablement lorsque ces balises ne sont pas effectives. En fin de compte, les citoyens n'accordent plus la confiance aux politiciens alors qu'ils sont en partie responsables de leur conduite par l'effectivit&#233; du syst&#232;me par leur participation et leur vigilance. C'est ici avant tout que l'&#233;ducation citoyenne a sa raison d'&#234;tre et elle commence depuis le cercle familial, en passant par la communaut&#233; de base et jusqu'au niveau de la soci&#233;t&#233; civile organis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'int&#233;ressant maintenant &#224; la crise politique actuelle qui n'est que la r&#233;plique des pr&#233;c&#233;dentes, car non fondamentalement r&#233;solues reconnaissons le, la confiance devra retrouver une place dans toutes les issues propos&#233;es. Prenons par exemple la recherche d'une solution n&#233;goci&#233;e et consensuelle par l'interm&#233;diaire d'une transition inclusive recommand&#233;e par l'ensemble des organisations internationales pertinentes. On voit bien que l'absence de confiance est l'un des facteurs bloquants sinon le principal obstacle. L'histoire entre les parties semble ne plus permettre le minimum de cr&#233;dit entre eux, du moins entre les chefs de file. Une transition concert&#233;e suppose que lorsqu'une partie conc&#232;de sur une de ses exigences, elle prend le risque de la confier &#224; l'autre partie. C'est l&#224; sans doute une des explications de la revendication des si&#232;ges qualifi&#233;s de &#171; strat&#233;giques &#187; pendant la p&#233;riode transitoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les protagonistes actuels peuvent s'accorder sans encombre sur des principes (la fameuse Charte) mais difficilement sur leurs mises en &#339;uvre. Pour cela, en effet, il leur faudra se faire des concessions, bref prendre des risques et laisser aux mains d'adversaires politiques des pouvoirs relativement importants. Peut-on alors concevoir que Ratsiraka, apr&#232;s Dakar II et la suite, puisse encore une fois prendre le risque de mettre la destin&#233;e politique de son clan aux mains de Ravalomanana ? Il en est de m&#234;me pour Zafy &#224; l'endroit de ceux qui ont orchestr&#233; sa questionnable emp&#234;chement et actuellement tr&#232;s influents au sein de la Haute Autorit&#233; de Transition. Et tr&#232;s r&#233;cemment, Ravalomanana pourra-t- il sereinement conc&#233;der des pouvoirs importants &#224; Rajoelina qu'il qualifie de putschiste et de voyou ? Cela est aussi vrai dans l'autre sens lorsque Ravalomanana et son clan sont tax&#233;s de terroristes par la mouvance Rajoelina.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette m&#233;fiance g&#233;n&#233;ralis&#233;e ne s'arr&#234;te pas au niveau des individus, elle s'&#233;tend au niveau des institutions existantes suppos&#233;es non partisanes et &#8230; c'est plus alarmant. L'int&#233;grit&#233; de la justice, notamment &#224; son plus haut niveau, n'est pas pour rassurer les politiciens et les citoyens avertis. La composition et surtout les d&#233;cisions de la Haute Cour Constitutionnelle ont &#233;t&#233; depuis source de contestation politique et n'ont eu autorit&#233; que par la force. On peut illustrer cela par l'emp&#234;chement de 1991, la recomposition et le recomptage de voix de 2002 et tout r&#233;cemment la validation d'une ordonnance inconstitutionnelle de f&#233;vrier 2009. L'ultime recours en Etat de droit ne semble plus digne d'enti&#232;re confiance comme il se doit, en sachant surfer sur les successives vagues de la politique politicienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les Forces Arm&#233;es, dernier rempart de la R&#233;publique et de la Nation disent-ils, leur image a &#233;t&#233; s&#233;rieusement &#233;corn&#233;e par la r&#233;cente soit disant prise de responsabilit&#233; par les &#171; hommes forts &#187; du CAPSAT et des autres unit&#233;s de la Capitale et ses environs. Mais cette situation est le r&#233;sultat d'une instrumentalisation politique depuis des d&#233;cennies. Actuellement, avec un Ministre des Forces Arm&#233;es, un Chef d'Etat Major G&#233;n&#233;ral de l'Arm&#233;e et un Commandant de la Gendarmerie promu par leurs faits d'armes lors de la mutinerie de mars 2009, il sera t&#233;m&#233;raire pour Ravalomanana de rentrer avec s&#233;r&#233;nit&#233; au pays sans mesures de s&#233;curit&#233; particuli&#232;re, m&#234;me avec un accord politique formel sign&#233; par toutes les parties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment alors se d&#233;gager de cette situation de m&#233;fiance g&#233;n&#233;ralis&#233;e vers un &#233;tat de confiance permettant la progression vers une meilleure stabilit&#233; ? Les n&#233;gociations actuelles sous l'&#233;gide du GIC semblent susciter des s&#233;rieuses inqui&#233;tudes mais il est encore temps de rectifier la d&#233;marche. Ce Groupe a bien fait de confier la m&#233;diation &#224; un champion de la gouvernance donc digne de confiance, le Pr&#233;sident Joachim Chissano, mais il semble oublier qu'il faudra avant tout trouver une personnalit&#233; &#224; laquelle toutes les parties font confiance pour conduire la transition. Sans cet homme ou cette femme, d'une meilleur trempe que celle du tandem Razanamasy/Ravony du temps de la transition de 1992, la meilleure Charte possible sur la forme et le contenu de la transition ne m&#232;nerait probablement qu'&#224; une nouvelle impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous semble entrevoir par la d&#233;marche du GIC la proposition d'un sch&#233;ma de partage de pouvoir. Bien que cette solution puisse aboutir rapidement &#224; un consensus, elle fera courir au pays le grand risque de faire perdurer voire m&#234;me pi&#233;tiner la transition. Les mouvances vont certainement se rivaliser, avec chacun leurs parcelles de pouvoir, &#224; reluire leur blason et ternir l'image des concurrents en usant des moyens pas toujours loyaux. Cette solution en exp&#233;rimentation au Kenya et au Zimbabwe n'est certainement celle appropri&#233;e pour Madagascar. L'&#233;conomie et le social d&#233;j&#224; martyris&#233;s risqueront de ne pas supporter d'&#226;pres batailles politiques d'une transition prolong&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crit&#232;res les plus importants &#224; rechercher pour cette personnalit&#233; est sa neutralit&#233; et son int&#233;grit&#233;, g&#233;n&#233;rateur de confiance, c'est-&#224;-dire ne pas avoir &#233;t&#233; per&#231;ue comme engag&#233;e lors des successifs conflits de pouvoir depuis 1991. Il faudra &#233;galement et en m&#234;me temps revoir la composition de la HCC et changer les grands chefs de nos Forces Arm&#233;es pour y mettre des personnes neutres et aptes &#224; r&#233;sister &#224; toutes les tentations, notamment financi&#232;res et politiques. Il va sans dire que leur mandat restera limit&#233; dans le temps et sur le fond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Par Dr Rafolisy Patrick, ancien Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral du Conseil Sup&#233;rieur de la Magistrature (CSM) et ancien Secr&#233;taire Ex&#233;cutif du Comit&#233; pour la Sauvegarde de l'Int&#233;grit&#233; (CSI).&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;(1)&lt;/sup&gt; :C'&#233;tait apparemment un acquis fragile en ce qui concerne l'attitude des citoyens puisque en 2006, selon le sondage sur la lutte contre la corruption effectu&#233;e par l'agence capsule sur une commande du CSLCC, la confiance des citoyens au syst&#232;me &#233;tait en ce moment bien au dessus de la moyenne pour une stabilit&#233; durable &#224; moyen terme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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