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	<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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	<description>L'actualit&#233; &#224; Madagascar. Informations politiques, &#233;conomiques, sociales, culturelles et sportives. Tourisme, m&#233;t&#233;o, guides pratiques, dossiers et reportages.</description>
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		<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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		<title>Une r&#233;gion pleine de merveilles</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Une-region-pleine-de-merveilles,2780.html</link>
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		<dc:date>2007-11-06T04:18:43Z</dc:date>

      <pubDate>Tue, 06 Nov 2007 07:18:43 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Felana, R. L.</dc:creator>



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&lt;p&gt;Des sites, des cultures vivri&#232;res (choux rouges ; fruits et l&#233;gumes rares), les poissons sont les fers de lance de l'Itasy. Une nouvelle destination digne des grandes randonn&#233;es p&#233;destres, en particulier montagnardes. La Chute de la Lily, l'Il&#244;t de la Vierge, sont tr&#232;s pris&#233;s ces derniers temps.&#192; deux kilom&#232;tres de la petite ville d'Ampefy, au centre de la carte de Madagascar, dans cette contr&#233;e recul&#233;e de l'Itasy se trouve le &#171; Relais de la Vierge &#187; dont tout pr&#232;s se trouve la statue. En (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Tourisme,036-.html" rel="directory"&gt;Tourisme&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des sites, des cultures vivri&#232;res (choux rouges ; fruits et l&#233;gumes rares), les poissons sont les fers de lance de l'Itasy. Une nouvelle destination digne des grandes randonn&#233;es p&#233;destres, en particulier montagnardes. La Chute de la Lily, l'Il&#244;t de la Vierge, sont tr&#232;s pris&#233;s ces derniers temps.&#192; deux kilom&#232;tres de la petite ville d'Ampefy, au centre de la carte de Madagascar, dans cette contr&#233;e recul&#233;e de l'Itasy se trouve le &#171; Relais de la Vierge &#187; dont tout pr&#232;s se trouve la statue. En effet, ce Relais y est gr&#226;ce au choix du p&#232;re de l'ind&#233;pendance, Philibert Tsiranana. Une stature pas comme celle du Br&#233;sil certes, mais qui a pr&#233;serv&#233; par le pass&#233; les c&#339;urs et gard&#233; les splendeurs de cette r&#233;gion malgr&#233; toutes les r&#233;cessions &#233;conomiques successives. Le revers de la m&#233;daille : la r&#233;gion de l'Itasy reste isol&#233;e. Le service des Postes n'arrive pas encore &#224; la relier avec le grand Tana, pour ne pas dire avec Madagascar. Qu'en est-il des avis des promoteurs touristiques ? Une dame qui s'y investit est optimiste. Elle compte sur la relance touristique pour arrimer Soavinandriana au d&#233;veloppement. Cette dame admet toutefois que cela n&#233;cessite nombre d'efforts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Exploitation du saphir : le d&#233;but de la fin (4/4)</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Exploitation-du-saphir-le-debut-de,798.html</link>
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		<dc:date>2007-06-22T08:43:09Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 22 Jun 2007 11:43:09 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>R. L.</dc:creator>



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&lt;p&gt;Evidemment, la ville champignon d'Ilakaka n'aurait jamais atteint son envergure actuelle sans la pr&#233;sence des asiatiques sp&#233;cialis&#233;s dans l'achat (au rabais) des pierres pr&#233;cieuses. Ainsi la pr&#233;sence d'une grosse communaut&#233; d'origine &#233;trang&#232;re constitue le moteur financier d'Ilakaka. On trouve &#224; Ilakaka un fort regroupement de sri lankais et de tha&#239;landais. &lt;br class='autobr' /&gt; Les tha&#239;landais travaillent dans le cadre d'une structure organis&#233;e. Ils sont g&#233;n&#233;ralement soit salari&#233;s de soci&#233;t&#233;s bien &#233;tablies (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Reportage,040-.html" rel="directory"&gt;Reportage&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Evidemment, la ville champignon d'Ilakaka n'aurait jamais atteint son envergure actuelle sans la pr&#233;sence des asiatiques sp&#233;cialis&#233;s dans l'achat (au rabais) des pierres pr&#233;cieuses. Ainsi la pr&#233;sence d'une grosse communaut&#233; d'origine &#233;trang&#232;re constitue le moteur financier d'Ilakaka. On trouve &#224; Ilakaka un fort regroupement de sri lankais et de tha&#239;landais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les tha&#239;landais travaillent dans le cadre d'une structure organis&#233;e. Ils sont g&#233;n&#233;ralement soit salari&#233;s de soci&#233;t&#233;s bien &#233;tablies &#224; Bangkok soit travaillent &#224; leur compte mais sont g&#233;n&#233;ralement mandat&#233;s par d'autres soci&#233;t&#233;s. Ils sont de ce fait assez respectueux de la loi. Ils ne prennent aucun risque financier. Ils ach&#232;tent en fonction d'un bon de commande &#233;manant de leur mandataire &#224; Bangkok. Ils connaissent leur prix de vente. Le prix d'achat est fix&#233; localement par la concurrence. Quand il y a beaucoup d'acheteurs, les prix montent sur Ilakaka. Les marges qu'ils prennent restent cependant raisonnables et tournent entre 10 et 30% par rapport au prix de vente en brut sur Bangkok. Le march&#233; est tr&#232;s segment&#233;. Un tha&#239;landais se sp&#233;cialisera sur une gamme de produits (Rose, fancy ou bleu, &#8230;.). Un shop regroupera 3 ou 4 tha&#239;landais qui ach&#232;teront chacun un produit diff&#233;rent. A moins d'un retournement dramatique du march&#233; sur Bangkok, ils ne peuvent pas perdre d'argent. A la limite ils peuvent perdre leur temps.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des sri lankais sans vergogne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Les sri lankais sont g&#233;n&#233;ralement &#224; leur compte. Ils sont plus &#224; la recherche des grosses pierres que des petites. Il y a les grosses soci&#233;t&#233;s telles que World Gems, Zam Saphir, Ramzi Gems ou la Terrasse. Ensuite il y a les autres sri lankais, les tout petits dont on ne conna&#238;t m&#234;me pas le nom et qui essayent d'exister par tous les moyens. Ils sont l&#224; pour faire un coup. Ils attendent toute la journ&#233;e l'arriv&#233;e d'un mineur trop na&#239;f qui va leur apporter. La pierre qui changera d&#233;finitivement leur statut. Ce petit sri lankais veut &#234;tre calife et il est pr&#234;t &#224; tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L&#224;, l'image du vazaha prend une s&#233;v&#232;re d&#233;culott&#233;e. Ce petit sri lankais vient pour trois mois avec g&#233;n&#233;ralement un visa touristique. G&#233;n&#233;ralement, il a tr&#232;s peu de moyens. En attendant la bonne fortune, il essaye de subsister comme il peut. Il mange chez les uns et dort chez les autres. Il constitue la proie id&#233;ale et facile pour tous les fonctionnaires grands et petits qui veulent arrondir leur fin de mois. Quand la police de l'immigration de Fianarantsoa ou d'Antananarivo fait une descente de contr&#244;le sur Ilakaka, le petit sri lankais est du pain b&#233;ni. Lors de ces fameuses descentes qui durent parfois plus d'une semaine, on assiste souvent le soir &#224; un d&#233;fil&#233; de sri lankais &#224; l'h&#244;tel Friends, devenu quartier g&#233;n&#233;ral de la police de l'immigration. D'&#226;pres n&#233;gociations ont lieu en cet amical &#233;tablissement. On finit toujours par s'entendre. Il y a g&#233;n&#233;ralement beaucoup d'appel&#233;s mais tr&#232;s peu d'expuls&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un &#171; namana &#187; corrupteur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Les tha&#239;landais, par contre, sont g&#233;n&#233;ralement en r&#232;gle quant &#224; leur visa. Les gros sri lankais, dans le cas improbable o&#249; ils ne seraient pas en r&#232;gle, sont prot&#233;g&#233;s en haut lieu donc intouchables. Le petit sri lankais avec son visa touristique est forc&#233;ment dans la clandestinit&#233; et aura donc besoin de m&#233;canisme de protection. Par l'interm&#233;diaire d'une compagne malgache ou d'un salari&#233; lui aussi malgache officiant sous le titre pompeux de &#171; body guard &#187;, il nouera d&#233;lib&#233;r&#233;ment des relations utiles avec un gendarme ou un policier. A leur insu ils deviennent des comparses qui, passivement ou activement, alertent du danger. Notre petit sri lankais d&#232;s son arriv&#233;e &#224; Ivato veut &#234;tre l'ami de tout le monde. D'ailleurs son premier mot &#224; l'&#233;gard des douaniers et la police des fronti&#232;res sera &#171; namana &#187;, mon ami. M&#234;me s'il n'a rien &#224; se reprocher, il essayera de corrompre car il sait que son fonds de commerce d&#233;pendra des relations de connivence qu'il saura nouer utilement partout o&#249; il va. Il d&#233;nature toutes les relations sociales qui sont fond&#233;es sur la d&#233;fiance et la dissimulation. Son ma&#238;tre mot est &#171; corruption &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le petit sri lankais sert de rabatteur pour les gros sri lankais et les tha&#239;landais. Depuis 2 ou trois ans, il a pris la place du d&#233;marcheur malgache mettant ce dernier hors circuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'ins&#233;curit&#233; a toujours &#233;t&#233; une donn&#233;e inh&#233;rente &#224; la vie d'Ilakaka. Elle atteint, r&#233;guli&#232;rement, un pic avant les f&#234;tes de l'ind&#233;pendance et de no&#235;l. Cependant avec la baisse de la production et un recentrage des activit&#233;s de n&#233;goce vers les petits sri lankais, des milliers de jeunes d&#233;marcheurs malgaches ayant perdu leur source de revenu se retrouvent aux abois. Face aux comportements ostentatoires de certains sri lankais, attitude apparemment indispensable &#224; l'exercice du m&#233;tier de n&#233;gociant, des sentiments d'envie et d'injustice peuvent servir d'autojustification au fait de se servir directement chez le voisin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une s&#233;curit&#233; s&#233;lective&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; La demande de s&#233;curit&#233; a toujours &#233;t&#233; tr&#232;s forte de la part des op&#233;rateurs du secteur minier. Cela explique sans doute la pr&#233;sence de plus d'une cinquantaine de gendarmes et de militaires en &#171; d&#233;tachement &#187; des compagnies d'Ihosy ou de Sakaraha. Si le militaire se loue &#224; 150.000 Ar par mois, le gendarme est un peu plus cher (Ils sont bien s&#251;rs nourris et log&#233;s). Cela n'inclut &#233;videmment pas la part des sup&#233;rieurs hi&#233;rarchiques d'un montant d'un minimum de 200.000 Ar par militaire ou par gendarme. Etre commandant de compagnie &#224; Ihosy ou Sakaraha est un poste tr&#232;s envi&#233;. Tous les gros sri lankais ont chez eux au moins un militaire ou un gendarme. La pr&#233;sence d'un &#233;l&#233;ment des forces de l'ordre chez soi est effectivement dissuasive. Les tha&#239;landais et les petits commer&#231;ants malgaches sont les cibles privil&#233;gi&#233;es des agressions. Le 29 mai 2007, un tha&#239;landais s'est fait agresser et blesser gri&#232;vement chez lui en pleine nuit. Evidemment, dans un tel cas d'agression, la r&#233;action des forces de l'ordre est toujours tardive. Trouver les malfaiteurs rel&#232;ve du miracle. Aujourd'hui le message que veulent faire passer les agresseurs et les forces de l'ordre pourrait se d&#233;coder de la mani&#232;re suivante ; pour ne pas se faire agresser il est indispensable d'avoir un militaire ou un gendarme chez soi. La multiplication des actes d'agression ces derniers mois a rendu la demande de s&#233;curit&#233; beaucoup plus pressante. Encore plus grave, l'ins&#233;curit&#233; d&#233;borde du cadre des sites d'exploitation du saphir. Le parc national de l'isalo qui ne se trouve qu'&#224; 25 km d'Ilakaka, constitue aujourd'hui une extension naturelle des zones d'activit&#233; des bandits. Avec ses 33.000 visiteurs en 2005, l'Isalo est le parc qui attire le plus de touristes &#224; Madagascar. Il est bien s&#251;r moins risqu&#233; de s'attaquer &#224; des touristes sans armes qu'&#224; des sri lankais ou &#224; des tha&#239;landais au fait des risques de la vie &#224; Ilakaka. On peut donc penser aujourd'hui sans vouloir jouer au Cassandre, qu'une explosion de la d&#233;linquance sur Ilakaka fragiliserait l'essor de l'activit&#233; touristique du pays.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Complicit&#233; des forces de l'ordre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Ilakaka, avec son potentiel minier quasi-unique devrait s'inscrire dans une logique de d&#233;veloppement durable pour le pays. Pourtant, aujourd'hui plus que jamais, l'incertitude demeure concernant la rentabilit&#233; des exploitations m&#233;canis&#233;es. Les mineurs commencent &#224; consid&#233;rer ce travail comme une activit&#233; de subsistance. Durant ces huit ann&#233;es d'exploitation anarchique, l'activit&#233; a &#233;t&#233; livr&#233;e &#224; elle-m&#234;me, le pouvoir a d&#233;sert&#233;. Ni Andranodambo, Vatomandry, Andilamena ou Ambodronife du c&#244;t&#233; de Di&#233;go, sites d'exploitation aujourd'hui presque abandonn&#233;s, n'ont permis de d&#233;gager de mod&#232;le de d&#233;veloppement int&#233;grant des principes et des objectifs viables en termes de redistribution des ressources, de contribution aux d&#233;penses communes, de respect de l'environnement et des valeurs traditionnelles. Aucun de ces sites n'ont permis de densifier le tissu &#233;conomique que ce soit au niveau de la r&#233;gion ou encore moins au niveau national. Ilakaka est aujourd'hui comme une immense verrue au milieu de la figure malgache. L'agression dans l'Isalo des 16 touristes leaders fran&#231;ais &#224; 200 m&#232;tres de la RN7 au mois de mai dernier met en lumi&#232;re au premier plan de l'actualit&#233; nationale une r&#233;alit&#233; difficile &#224; cacher. Ilakaka, aujourd'hui, est le royaume de la corruption. Les forces de l'ordre participent activement &#224; installer le d&#233;sordre. Il y a trois mois, des malfrats poursuivis par des policiers de Ranohira ont failli s'&#233;chapper avec la complicit&#233; active de gendarmes qui ont tent&#233; de les convoyer dans un taxi-brousse de location hors de la ville en for&#231;ant un barrage de policiers. Et que dire du gendarme qui ex&#233;cuta sur une place d'un march&#233; de village, un pauvre h&#232;re suspect&#233; de vol et d&#233;nonc&#233; par un passant. Le suppos&#233; malfaiteur sera enfoui dans un trou de mineurs sans autre forme de proc&#232;s. Sa seule faute aura &#233;t&#233; soit d'&#234;tre au mauvais endroit au mauvais moment ou effectivement d'&#234;tre un bandit qui n'a pas su nouer les bonnes relations avec les bonnes personnes. L'impunit&#233; et le laxisme face &#224; de tels actes ne peuvent que les banaliser. Les comportements ostentatoires des malfrats ne peuvent qu'inciter une certaine frange de jeunes sans rep&#232;res &#224; l'imitation, le plus gros risque restant le d&#233;bordement de l'ins&#233;curit&#233; sur un secteur touristique en pleine vitalit&#233;. Cependant, les solutions ne sont pas vraiment compliqu&#233;es &#224; mettre en &#339;uvre. Dans la r&#233;gion, les malfaiteurs sont identifi&#233;s pour la plupart. Il suffirait juste d'arr&#234;ter la partie de Colin Maillard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Exploitation du saphir : le d&#233;but de la fin (3/4)</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Exploitation-du-saphir-le-debut-de,777.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.madagascartribune.vahiny.com/Exploitation-du-saphir-le-debut-de,777.html</guid>
		<dc:date>2007-06-21T11:58:05Z</dc:date>

      <pubDate>Thu, 21 Jun 2007 14:58:05 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>R. L.</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'exploitation du gisement de saphir &#224; Ilakaka a fait r&#234;ver plus d'un. Mais l'eldorado risque de les d&#233;cevoir en analysant les perspectives &#233;conomiques. &lt;br class='autobr' /&gt; Les retomb&#233;es fiscales sont sans aucun doute tr&#232;s limit&#233;es. Les d&#233;penses somptuaires et de prestige d'un certain groupe de personnes montrent que des revenus importants peuvent &#234;tre d&#233;gag&#233;s de cette activit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Les gouvernants de ce pays ont fait un r&#234;ve et voient d&#233;j&#224; un futur proche o&#249; toutes les pierres sorties d'Ilakaka (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Reportage,040-.html" rel="directory"&gt;Reportage&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'exploitation du gisement de saphir &#224; Ilakaka a fait r&#234;ver plus d'un. Mais l'eldorado risque de les d&#233;cevoir en analysant les perspectives &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les retomb&#233;es fiscales sont sans aucun doute tr&#232;s limit&#233;es. Les d&#233;penses somptuaires et de prestige d'un certain groupe de personnes montrent que des revenus importants peuvent &#234;tre d&#233;gag&#233;s de cette activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les gouvernants de ce pays ont fait un r&#234;ve et voient d&#233;j&#224; un futur proche o&#249; toutes les pierres sorties d'Ilakaka seraient taill&#233;es par des centaines de milliers de petites mains malgaches et vendues &#224; des riches acheteurs venus de New York ou de Gen&#232;ve. Antananarivo d&#233;tr&#244;nerait Bangkok ou Colombo. La valeur ajout&#233;e se ferait ainsi &#224; Madagascar plut&#244;t qu'en Tha&#239;lande ou au Sri Lanka. Plusieurs d&#233;clarations tonitruantes dans ce sens dans les journaux nationaux ont pu impressionner. Elles n'ont cependant qu'une port&#233;e d&#233;magogique. Elles ne font que montrer &#224; la face du monde que nos dirigeants ont une m&#233;connaissance totale du march&#233; des pierres pr&#233;cieuses et ignorent tout des enjeux de l'activit&#233; mini&#232;re. La sinc&#233;rit&#233; avec laquelle nos dirigeants affirment vouloir mettre en place une telle politique peut pr&#234;ter &#224; sourire. Dans un monde global, la na&#239;vet&#233; et l'incomp&#233;tence n'ont jamais permis &#224; un pays de jouer dans la cour des grands. Sur un march&#233; de pr&#232;s de 5 milliards de dollars, la tentation est grande de tirer les plans sur la com&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un potentiel &#233;norme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Madagascar a, certes, une carte &#224; jouer sur des march&#233;s de niche. Des pierres naturelles, pas forc&#233;ment de valeur mais s&#233;lectionn&#233;es avec soin, taill&#233;es &#224; Madagascar et vendues sur certains march&#233;s europ&#233;ens et am&#233;ricains, peuvent rapporter des plus-values extr&#234;mement juteuses. L'administration aurait un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans l'accompagnement, la facilitation et la promotion de cette activit&#233;. Ce march&#233; qui n'a rien d'embryonnaire aujourd'hui, va prendre de plus en plus d'importance. Ceci n'est pas une vision. C'est juste la tendance du march&#233;. D'autres segments de march&#233; peuvent sans aucun doute &#234;tre explor&#233;s et d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il faut cependant laisser &#224; C&#233;sar ce qui appartient &#224; C&#233;sar. La plus grosse part de la production d'Ilakaka doit aller &#224; Bangkok. Laissons aux Sri lankais le n&#233;goce des grosses pierres &#224; risques. Il ne sert &#224; rien de vouloir r&#233;inventer l'eau chaude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ilakaka est aujourd'hui &#224; l'image m&#234;me de ce pays ; un &#233;norme potentiel que nous n'arrivons pas &#224; mettre en valeur. Il pourrait devenir un mod&#232;le pour l'ensemble du pays. Cet actif rel&#232;ve d'un patrimoine commun au peuple malgache. De par son potentiel, il pourrait devenir la base extr&#234;mement dynamique d'un vivier d'entrepreneurs florissants et de personnes form&#233;es et comp&#233;tentes qui peuvent essaimer &#224; travers le pays. Pour le moment, cela rel&#232;ve plus d'une chim&#232;re que d'un &#233;ventuel devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un appui aux exportateurs m&#233;canis&#233;s est indispensable. La d&#233;taxation du carburant, r&#233;clam&#233;s par les exploitants, pourrait devenir un outil d'aide &#224; la professionnalisation de ce secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La profession gagnerait &#224; &#234;tre plus transparente. En effet, ce manque de transparence incite &#224; remplacer l'information quantifi&#233;e par des supputations. Les signes ext&#233;rieurs et les d&#233;penses somptuaires aiguisent les app&#233;tits des interlocuteurs issus de l'administration, tous les op&#233;rateurs miniers &#233;tant per&#231;us comme des milliardaires &#224; qui il faut soutirer de l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href='https://www.madagascartribune.vahiny.com/Exploitation-du-saphir-le-debut-de,798.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;(A suivre)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Exploitation du saphir : le d&#233;but de la fin (2/4)</title>
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		<dc:date>2007-06-20T10:46:16Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 20 Jun 2007 13:46:16 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>R. L.</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'exploitation sauvage de cette pierre pr&#233;cieuse a entra&#238;n&#233; la d&#233;t&#233;rioration d'un certain nombre de valeurs sociales et traditionnelles. Ainsi le cas du village de Manombo o&#249; des pratiques maffieuses et la loi du plus fort pr&#233;dominent. &lt;br class='autobr' /&gt; Manombo est un village qui se situe &#224; 14km d'Ilakaka sur la RN7 en direction de Sakaraha et Tul&#233;ar. Avant le grand rush de 1998, une centaine de personnes vivotait &#224; Manombo. C'est devenu, depuis, un grand centre de revente des pierres sorties des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Reportage,040-.html" rel="directory"&gt;Reportage&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'exploitation sauvage de cette pierre pr&#233;cieuse a entra&#238;n&#233; la d&#233;t&#233;rioration d'un certain nombre de valeurs sociales et traditionnelles. Ainsi le cas du village de Manombo o&#249; des pratiques maffieuses et la loi du plus fort pr&#233;dominent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Manombo est un village qui se situe &#224; 14km d'Ilakaka sur la RN7 en direction de Sakaraha et Tul&#233;ar. Avant le grand rush de 1998, une centaine de personnes vivotait &#224; Manombo. C'est devenu, depuis, un grand centre de revente des pierres sorties des carri&#232;res environnantes. 3.000 personnes y vivent aujourd'hui. Les commer&#231;ants sri lankais y ont b&#226;ti des grands &#171; shops &#187; o&#249; se font le soir les transactions d'achat de la production de la journ&#233;e. Manombo a, aujourd'hui, &#233;clips&#233; compl&#232;tement Ilakaka et Sakaraha. La raison en est toute simple. A l'entr&#233;e d' Ilakaka et de Sakaraha se trouvent deux barrages de policiers et de gendarmes distants l'un de l'autre d'une centaine de m&#232;tres. Les forces de l'ordre sont cens&#233;es faire un contr&#244;le de la r&#233;gularit&#233; des papiers des v&#233;hicules qui passent. C'est une activit&#233; qui apparemment est tr&#232;s dangereuse car, &#224; chaque barrage, il n'y a pas moins de 6 militaires arm&#233;s. Cela donne &#233;videmment lieu &#224; un racket r&#233;gulier sur les quelques deux cents taxis qui font la tourn&#233;e des villages de mineurs. Des 4L et 504 Peugeot d'un &#226;ge plus que respectable font r&#233;guli&#232;rement le tour des villages miniers avec &#224; leur bord plus de 8 passagers. La v&#233;rification des papiers des v&#233;hicules se r&#233;sume r&#233;guli&#232;rement &#224; un &#233;change de billets de banque qui passent de la main du chauffeur &#224; celui du policier ou du gendarme. Un autre racket consiste &#224; v&#233;rifier que tous les passagers des taxis disposent d'une carte d'identit&#233; nationale. Tous les mineurs qui ne sont pas en possession de leur carte d'identit&#233; sont &#171; bloqu&#233;s &#187; et rel&#226;ch&#233;s contre le paiement d'une somme pouvant atteindre 20.000 Ar par personne. Les mineurs ayant trouv&#233; une pierre de valeur sont tout de suite rep&#233;r&#233;s. Ils sont g&#233;n&#233;ralement originaires de Di&#233;go, Antsirabe ou Fianarantsoa. Travaillant en &#233;quipe de quatre ou cinq, ils se d&#233;placent ensemble pour vendre leur production. Les ventes se faisaient &#224; l'&#233;poque soit &#224; Ilakaka soit &#224; Sakaraha. Mais, il y a cinq ans des commer&#231;ants sri lankais ont eu l'ing&#233;nieuse id&#233;e de monter des &#171; shops &#187; &#224; Manombo qui se trouve avant les barrages. Les mineurs, plut&#244;t que de se faire racketter &#224; l'entr&#233;e d'Ilakaka ou de Sakaraha ont pr&#233;f&#233;r&#233; vendre leurs pierres &#224; Manombo et se disperser apr&#232;s la vente. Aujourd'hui, tous les gros acheteurs sri lankais ont leur &#171; shop &#187; &#224; Manombo. Pour les n&#233;gociants malgaches, Manombo est devenu un passage oblig&#233;. Toutes les grosses pierres y transitent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un racket organis&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Le plus int&#233;ressant reste cependant la mani&#232;re dont les habitants traditionnels de Manombo ont su tirer leur &#233;pingle du jeu. Une quinzaine de familles, unies derri&#232;re le chef de village a su se montrer intransigeante devant l'invasion. Tous les terrains o&#249; sont construits les &#171; shops &#187; sont lou&#233;s aux commer&#231;ants qui y b&#226;tissent. Par ailleurs, tous les mineurs qui travaillent sur les carri&#232;res autour du village doivent vers&#233;s au chef de village un pourcentage repr&#233;sentant parfois le tiers de la production. Les quelques mineurs qui ne veulent pas se plier &#224; cette r&#232;gle sont expuls&#233;s gr&#226;ce au recours d'une garde priv&#233;e pr&#233;torienne et/ou de gendarmes ou de policiers. Tout ceci &#233;videmment est contraire &#224; la loi, qui dit que la propri&#233;t&#233; du sous-sol revient de droit soit &#224; l'&#233;tat soit au permissionnaire &#224; qui l'Etat a r&#233;troc&#233;d&#233; ce droit.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les parrains r&#232;gnent en ma&#238;tre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Les anciens habitants du village ne sont pas titulaires des droits miniers. Ils ne peuvent donc pr&#233;tendre &#224; un quelconque droit sur le produit du sous-sol. Les terres autour du village sont des terrains domaniaux. Tous les malgaches, quelque soient leurs origines, peuvent donc pr&#233;tendre &#224; travailler sur ces terrains au m&#234;me titre que les habitants du village. L'utilisation de la force et de la menace des armes pour obliger les mineurs &#224; r&#233;troc&#233;der une tr&#232;s grosse partie du fruit de leur labeur constitue un cas extr&#234;mement int&#233;ressant de racket organis&#233;. Ceci se passe tous les jours &#224; cinq cent m&#232;tres de la route nationale 7 qui relie Antananarivo &#224; Toliara. Les &#171; parrains &#187; de Manombo sont aujourd'hui &#224; la t&#234;te de quelques milliers de z&#233;bus et d'une dizaine de voitures et de camions. Cependant, les choses sont en train de changer. Cette pratique maffieuse est remise en cause par l'action d'un certain nombre de gens qui se sont regroup&#233;s au sein d'une association pour faire face &#224; l'intimidation. Cependant, au vu de certains actes commis par cette association, il y a tout lieu de penser que ce n'est qu'un &#171; lasa vazaha misolo vazaha &#187; (litt&#233;ralement un blanc qui part est remplac&#233; par un autre blanc).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href='https://www.madagascartribune.vahiny.com/Exploitation-du-saphir-le-debut-de,777.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;(A suivre)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Exploitation du saphir : le d&#233;but de la fin (1/4)</title>
		<link>https://www.madagascartribune.vahiny.com/Exploitation-du-saphir-le-debut-de,743.html</link>
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		<dc:date>2007-06-19T07:25:09Z</dc:date>

      <pubDate>Tue, 19 Jun 2007 10:25:09 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>R. L.</dc:creator>



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&lt;p&gt;Apr&#232;s 8 ann&#233;es d'exploitation anarchique et illicite du gisement de saphir &#224; Ilalaka, des questions commencent et doivent se poser quant au bilan et sur les vrais b&#233;n&#233;ficiares de cette ru&#233;e vers le saphir. Voici donc la suite de notre reportage d'hier... &lt;br class='autobr' /&gt; L'exploitation mini&#232;re &#224; Ilakaka et les transactions commerciales li&#233;es &#224; cette activit&#233; sont caract&#233;ris&#233;es par l'opacit&#233;. Cela rend difficile toute approche quantitative. Il ne peut en &#234;tre autrement car l'administration malgache (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.madagascartribune.vahiny.com/-Reportage,040-.html" rel="directory"&gt;Reportage&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s 8 ann&#233;es d'exploitation anarchique et illicite du gisement de saphir &#224; Ilalaka, des questions commencent et doivent se poser quant au bilan et sur les vrais b&#233;n&#233;ficiares de cette ru&#233;e vers le saphir. Voici donc la suite de notre reportage d'hier...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'exploitation mini&#232;re &#224; Ilakaka et les transactions commerciales li&#233;es &#224; cette activit&#233; sont caract&#233;ris&#233;es par l'opacit&#233;. Cela rend difficile toute approche quantitative. Il ne peut en &#234;tre autrement car l'administration malgache s'est &#233;vertu&#233;e &#224; vouloir contr&#244;ler la production en voulant jouer aux apprentis sorciers, alors qu'il aurait &#233;t&#233; plus simple de plagier des m&#233;thodes qui marchent en Tha&#239;lande ou en Sierra L&#233;one.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La n&#233;cessit&#233; d'une approche pragmatique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; L'attitude de cette administration est des plus ambigu&#235;s. Son discours vis-&#224;-vis des exploitants est clair. Il se r&#233;sume &#224; une seule phrase : l'administration fait son maximum pour aider les exploitants. Il est vrai que les pratiques ont bien chang&#233; en l'espace d'une d&#233;cennie. Les d&#233;marches administratives sont souvent caract&#233;ris&#233;es par une volont&#233; assez &#233;vidente de transparence. Mais sur le terrain, la volont&#233; d'appliquer la loi &#224; la lettre se fait plus nuanc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'apr&#232;s cette loi, seul celui qui a un permis a droit &#224; l'exploitation. Cependant, tous les carr&#233;s miniers d'Ilakaka sont envahis par des dizaines de milliers d'exploitants ill&#233;gaux. Il est impensable pour l'autorit&#233; locale et r&#233;gionale d'expulser ces ill&#233;gaux. Il est vrai qu'avant toute chose, ce sont des &#233;lecteurs potentiels. Cette ambigu&#239;t&#233; se retrouve toujours dans les discours ambivalents lors des s&#233;ances de travail mixte. Il est extr&#234;mement rare qu'un repr&#233;sentant de l'autorit&#233; publique met un b&#233;mol aux affirmations des locaux qui consid&#232;rent comme un droit naturel l'acc&#232;s &#224; cette ressource.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le laxisme r&#232;gne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; La solution dans les cas de conflits r&#233;currents entre l'exploitant l&#233;gal et les mineurs ill&#233;gaux consiste &#224; trouver un terrain d'entente (&#171; marimaritra iraisana &#187;) dans le partage des zones d'exploitation o&#249; celui qui a un permis, seul responsable des d&#233;g&#226;ts environnementaux devant l'administration, se voit contraint de c&#233;der une partie de ses droits miniers aux exploitants irr&#233;guliers. Cela suffit &#224; calmer le jeu mais ne r&#233;sout en rien le probl&#232;me pos&#233; par les ill&#233;gaux. En effet, si tous les intervenants d'Ilakaka sont d'accord pour reconna&#238;tre qu'il y a au moins 50.000 mineurs, cela repr&#233;sente 40.000 m3 de sable d&#233;vers&#233;s dans les rivi&#232;res tous les jours. L'impact n&#233;gatif sur l'environnement est de 20 fois sup&#233;rieur &#224; ce que fait celui de toutes les exploitations m&#233;canis&#233;es r&#233;unies. La position de l'administration depuis le d&#233;but du rush est caract&#233;ris&#233;e par une d&#233;marche &#224; la fois laxiste et tatillonne. Laxiste car elle n'a jamais essay&#233; de trouver une solution viable au probl&#232;me pos&#233; par l'exploitation anarchique faite par les ill&#233;gaux. Le leitmotiv de tous les dirigeants de l'administration r&#233;gionale est : pas de troubles sociaux. Tatillonne car les proc&#233;dures d'octroi de permis environnemental et de suivi des soci&#233;t&#233;s l&#233;galement constitu&#233;s sont extr&#234;mement s&#233;v&#232;res. Il y a l&#224; manifestement deux poids deux mesures. D'un c&#244;t&#233;, l'administration tol&#232;re des dizaines de milliers d'ill&#233;gaux sur des permis qu'ils appauvrissent de jour en jour ; de l'autre, elle exige des exploitants l&#233;s&#233;s par la pr&#233;sence des ill&#233;gaux des contraintes drastiques sur le respect de l'environnement. L'exploitation du saphir d'Ilakaka, comme toute autre exploitation mini&#232;re, est un pr&#233;l&#232;vement gratuit sur la nature. Globalement, la valeur ajout&#233;e que cette activit&#233; d&#233;gage ne prend pas en compte les impacts sur la sant&#233; ni la d&#233;t&#233;rioration d'un certain nombre de valeurs sociales et traditionnelles. Qui, aujourd'hui, se soucie des centaines de mineurs qui rentrent affaiblis et mourants dans leur village ? La quantification de ces &#233;l&#233;ments est &#233;videmment difficile. Pour un d&#233;veloppement durable de cette activit&#233;, il est indispensable d'en tenir compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href='https://www.madagascartribune.vahiny.com/Exploitation-du-saphir-le-debut-de,759.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;(A suivre)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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