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samedi 18 avril 2026
Antananarivo | 13h28
 

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Behoririka : affrontements, chaos urbain et colère des marchands de rue

samedi 18 avril | Mandimbisoa R. |  614 visites  | 5 commentaires 

Des individus en colère renversent un bac à ordure, bloquent la circulation et attaquent même des journalistes à coups de poing. À Behoririka, en pleine heure de pointe, la tension est montée d’un cran en quelques minutes seulement. Ce qui devait être une simple opération d’assainissement des marchés s’est transformé en une confrontation ouverte entre marchands de rue et agents municipaux.

À l’origine de l’incident, une tentative de déguerpissement de vendeurs de textiles installés sur les trottoirs et débordant largement sur la chaussée. Refusant de céder, les marchands ont rapidement exprimé leur colère, dénonçant des pratiques qu’ils jugent abusives de la part des agents chargés de l’assainissement. Cris, bousculades et jets d’objets ont alors marqué le début d’une escalade difficile à contenir.

La situation a dégénéré lorsque les manifestants ont décidé d’occuper la route, paralysant complètement la circulation sur cet axe stratégique de la capitale. Automobilistes bloqués, piétons contraints de se frayer un passage entre les étals improvisés et les déchets renversés : le désordre était total. Dans ce climat électrique, certains journalistes présents sur place ont également été pris à partie.

Derrière cet épisode de violence se cache un problème plus profond et récurrent. Les marchands de rue, bien que relevant du secteur informel, occupent une place centrale dans l’économie quotidienne d’Antananarivo. Leur présence massive sur les trottoirs et les voies publiques contribue cependant à une congestion chronique et à une dégradation visible de l’espace urbain.

Les autorités municipales se retrouvent ainsi dans une position délicate. Toute tentative de régulation se heurte à une forte résistance, alimentée par la précarité des vendeurs et par un sentiment d’injustice. En parallèle, les usagers de la route et les riverains dénoncent une anarchie persistante qui complique la circulation et aggrave l’insalubrité.

Les critiques ne s’arrêtent pas là. Plusieurs vendeurs accusent les agents municipaux de racket et d’abus, pointant du doigt un système qui, selon eux, favorise les arrangements informels au détriment de règles claires et équitables. Ces pratiques présumées alimenteraient également un manque à gagner pour les finances de la commune.

Au-delà des marchés de rue, d’autres formes d’occupation illégale de l’espace public participent à cette désorganisation : épiceries débordant sur les trottoirs, petits restaurants improvisés ou encore garages mécaniques installés à même la chaussée. Autant de facteurs qui accentuent les problèmes de circulation et d’hygiène.

Ce n’est que dans ce contexte déjà explosif que le nouveau président de la délégation spéciale (PDS), Fenoherintsoa Ralambomanana, a dû intervenir sur les lieux, alors même que sa prise de fonction officielle n’était pas encore effective. Face à l’impasse et pour tenter de rétablir un semblant de circulation, il a accepté de laisser les vendeurs poursuivre temporairement leurs activités jusqu’à 8 heures du matin, conformément à un arrangement déjà en vigueur mais souvent dépassé.

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5 commentaires

Vos commentaires

  • 18 avril à 09:43 | bekily (#9403)

    MADAGASCAR DEVENU
    TERRE DE VIOLENCE.

    Rajoelina a laissé un pays en
    COMPLETE DÉLIQUESCENCE
    dont aucune force politique ne pourra s’en débarrasser facilement.

    La multiplication des petits marchands de rue n’est qu’un des symptômes classiques de la grande misère du peuple.

    La solution radicale est de :
    * Soit accepter la mise sous tutelle de l’ONU, comme la Namibie un temps .
    * Soit accepter un GOUVERNEMENT DE TECHNOCRATES indépendants des pouvoirs politique.
    Mais
    les MPITADY SEZA sont tenaces, seuls leurs intérêts personnels comptent.

    Mais la pauvreté sculpte aussi la mentalité des politiciens...a 90% veules et arrivistes.
    Dans un océan de population de 60% de moins de 30 ans...et frappée par le chômage à 42% pour les moins de 40 ans....

    Et les suggestions ubuesque fusent : fédéralisme, dans une ambiance de mafia karana, népotisme, copinage ,
    voire tribalisme de plus en plus hargneux sur les réseaux sociaux.

    Aucun dirigeant malgache n’a été capable de faire comme L’ÎLE MAURICE multiraciale :
    Indépendante en 1968 ,
    qui sut intelligemment INTERDIRE aux partis de faire référence à leurs origines raciales,
    dès 1970 !
    Ia population mauricienne est ÉVOLUEE !!!!!

    La violence deviendra de plus en plus le seul moyen d’expression d’un peuple en ECONOMIE DE SURVIE.

    Les répressions tout aussi violentes des autocrates n’empêcheront pas leurs chutes tout aussi violemment.

    Répondre

  • 18 avril à 10:14 | vazaha (#9399)

    Le PDS commence bien (ou mal c’est selon) sa mission.
    En cédant d’une façon ou d’une autre face aux marchands de rue et face a l’anarchie généralisée, le PDS doit se demander sil doit cajoler ube clientèle politique ou reussir sans état d’âme un mandat de PDS. Car bientot viendra l’élection municipale sitôt un peu d’ordre mis a la CENI.

    Quoiqu’on dise , il faudrait plusieurs décennies pour régler le problème dune ville avec une population qui double tous les 20ans, une minuscule superficie administrative (80km2), un budget ridicule a cause dune mauvaise gestion de la fiscalité locale, une topographie en difficultés face aux agressions climatiques .

    Cest un miracle de voir encore Tana survivre. Les solutions existent, mais letat n’en fait pas une urgence : déconcentration, decongestion, decentralisation villes nouvelles. Il faut accepter de déplacer toute la population des bas quartier en peripherie proche et lointaine. Cela necessite 1 milliard de dollar et 40 années d’effort soutenu et de patience. Cela necessite de laisser faire sans état d’âme les vrais techniciens du developpement urbain et de la résilience climatique .

    Assainissement, inondation, ordures ménagères, tr1nsports et circulations, insécurité et banditisme, scolarité, marchés de toutes tailles, éclairage publique et j’en passe.

    Le bâtiment de l’hôtel de ville est beau et emblématique. Mais lint3nd1nce na pas suivi sa reconstruction.

    Répondre

    • 18 avril à 10:20 | bekily (#9403) répond à vazaha

      L’EXPLOITATION demographique ( sans aucune gestion ) et son jeunesse inquiétant
      Est une sacrée bombe sociale

      MIDANIKA NY KIBO !

    • 18 avril à 10:21 | bekily (#9403) répond à vazaha

      CORRIGE
      L’EXPLOSION
      demographique ( sans aucune gestion ) et son jeunesse inquiétant
      Est une sacrée bombe sociale
      MIDANIKA NY KIBO !

    • 18 avril à 10:22 | bekily (#9403) répond à vazaha

      Corrige
      L’EXPLOSION demographique ( sans aucune gestion ) et son jeunesse inquiétant
      Est une sacrée bombe sociale

      MIDANIKA NY KIBO !

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